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Les os des filles



Description ajoutée par DameAmbre 2019-02-09T17:51:41+01:00

Résumé

« Après deux premiers romans fictionnels, je me suis trouvée face à la nécessité d’écrire un roman plus intime. L’écriture lyrique dont j’avais usé jusque-là laissa place soudain à une écriture plus directe, sans autre envie que celle de raconter la stricte vérité. Pourquoi ? Pour trouver, à travers la littérature, des réponses aux questions qui nous empêchent de vivre.

Les Os des Filles est l’histoire de trois femmes : Ba, sa fille et sa petite-fille – ma grand-mère, ma mère et moi-même. L’histoire commence dans les années 1960, pendant la seconde guerre d’Indochine, sous les bombes d’un village vietnamien. Seule, Ba y élève ses trois filles, avec l’intention de monter à Hanoi, la capitale, pour s’extraire des conditions de vie misérables. Si elle y parvient, le quotidien de cette famille est toutefois brisé en 2005 par le départ des filles en Occident. Tandis que la grand-mère reste à Hanoi, sa fille s’installe en France avec sa petite-fille. Cette dernière, arrachée à sa terre natale, garde dans son corps le souvenir des guerres, des famines et des bombes. Quand l’enfant tombe malade, quelques années plus tard, à l’hôpital où elle se retrouve, son corps fatigué se rappelle les combats d’une grand-mère pour survivre.

Ainsi, Les Os des filles est un roman sur trois générations de femmes qui ont traversé trois combats : celui de la guerre, celui de l’exil et celui de la maladie. Comment les événements historiques influent-ils sur les relations personnelles ? Comment le lien affectif entre une fille et sa mère peut-il être brisé par une bombe, un avion ou bien un hôpital ? De quoi sont donc faits les os qui nous soutiennent ? En 2018, j’ai voulu revenir sur le récit de cette filiation maternelle brisée, afin de réparer avec l’écriture, peut-être, des choses irréparables. »

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Classement en biblio - 8 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Diamond03 2020-01-20T11:45:02+01:00

" - (…) La seule chose que je fais avec plaisir et sans me sentir observée ni jugée, c'est lire. Dans les romans que je dévore, dans les poésies que je récite, les personnages me laissent en paix. L'auteur me parle, raconte, je regarde, je suis, j'écoute. Et j'oublie un peu mon corps de rescapée. Et personne ne me le rappelle, ne le pointe du doigt, ne le regarde de haut en bas. Il n'y a plus rien à cet instant-là que la littérature et elle me sauve la vie, elle occupe mon temps, elle m'extrait de ma guerre un instant."

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Chrystelle-18 2020-02-15T16:49:45+01:00
Commentaire ajouté par marie-nel 2020-02-06T12:49:30+01:00
Diamant

Je commence ma belle aventure de juré du Prix des lecteurs du Livre de Poche 2020 avec ce roman de Line Papin. J'avais vu cette photo en noir et blanc tourner sur les réseaux sociaux l'année dernière au moment de sa sortie en grand format aux éditions Stock. J'étais intriguée par cette couverture et le résumé me donnait envie de découvrir l'auteure et son histoire. Le prix commence fort avec ce roman, qui n'est pas très long (à peu près 150 pages au format poche) mais très intense.

Line Papin raconte ici sa propre histoire, sa propre vie. Elle est d'origine vietnamienne, est née à Hanoï au milieu des années 90, à une époque où le Vietnam se relève enfin et peut vivre « normalement ». C'est un pays qui a été touché par deux guerres, et qui a eu beaucoup de mal à relever la tête, comme on peut se l'imaginer dans ces cas-là. On va ainsi faire la connaissance de la grand-mère et de la mère de l'auteure. Elle va nous raconter leurs conditions de vie dans un petit village avec tout ce qu'une guerre peut amener comme désastre, la faim, la maladie, les bombes, la mort. Et ces femmes vont survivre. Ba, la mère de Line, va ensuite s'installer à Hanoï où elle rencontrera celui qui sera son mari et père de ses enfants. Il est français. Ils vont vivre dix ans dans cette ville où ils habitent une maison proche des parents de Ba. Ils vivent tous ensemble, avec les parents et ses deux sœurs. Line va ainsi vivre dans une maison où les portes ne sont jamais fermées, où les cousins et cousines entrent et sortent comme elles veulent, où ils mangent tous par terre, où ils sont tous là les uns pour les autres. Les parents de Line vont quitter le Vietnam pour revenir en France, dans la famille de son père, en Touraine déjà, puis à Paris. Line vit très mal ce déménagement et cette nouvelle vie qui, on s'en doute, est totalement différente de celle qu'elle a connue jusqu'à maintenant. Il y a bien sûr en plus, le manque de son pays natal, de sa famille maternelle, et la façon de vivre en France est totalement différente. Ajouté à cela les problèmes que tous les adolescents peuvent rencontrer, on comprend vite les circonstances qui amènent Line à la maladie. Et nous, lecteurs, allons suivre Line dans sa lutte contre elle-même, dans sa guérison et dans son retour aux sources, dans un Hanoï complètement différent de celui qu'elle a connu pendant son enfance. On comprend le choc qu'elle a dû avoir à ce moment-là, les mentalités ont changé, Hanoï est devenue une ville comme les autres, avec son modernisme. Je n'ose imaginer les sentiments que cela a dû susciter chez la jeune femme. Déjà, moi, à ma petite échelle, quand je retourne sur les lieux de mon enfance, je suis choquée des différences qu'il peut y avoir. Ce qui est logique, car ce qu'on voit avec nos yeux d'adulte est bien différent de notre vision d'enfant. Alors, quand c'est en plus dans un pays tout neuf et enfin libre de ses actes, ce doit être encore plus déroutant.

Je me suis très vite attachée à Line et à sa famille. J'ai beaucoup aimé suivre sa grand-mère dans ce petit village vietnamien, la vie de sa mère et de ses sœurs enfants, puis adultes à Hanoï à une époque où tout se reconstruit. Avec ces deux générations de femmes, on voit l'évolution du pays, la différence de vie entre un village pendant la guerre et une ville en période de paix retrouvée.

Bien qu'il ne soit pas séparé distinctement en deux parties, on les ressent à la lecture. En effet, l'auteure nous parle déjà de ses aïeux, du Vietnam pendant une première moitié approximativement, puis ensuite, nous parle de sa vie à elle, de ses propres ressentis, de sa vie en France et de sa déchirure avec son pays natal. Ce livre est une belle fresque humaine, où les femmes ont la place principale. Ce qui m'a le plus frappée c'est que tout cela s'est passé il y a peu de temps. Line Papin pourrait être ma fille, elle est d'ailleurs née un an plus tard de ma dernière fille, et pourtant, tout ce qu'elle vit, toutes les avancées que son pays fait, paraissent tellement venir d'une autre époque alors que cela date de 25 ans...Ce décalage m'a vraiment choquée et intriguée. Pour la France, cette période de renaissance après-guerre remonte aux années 50, pour moi qui n'étais pas encore née, ça me semble très loin. Alors quand je vois une jeune femme de 25 ans expliquer sa vie dans son pays comme le notre il y a 75 ans, j'avoue que j'en ai été perturbée.

Tous ces éléments ont fait je pense beaucoup dans mon attachement pour l'auteure et sa famille. En plus, elle parle à la première personne du singulier, ce choix narratif est somme toute logique. Mais ce « je » permet un rapprochement avec le personnage principal qui est Line. Il permet de rentrer dans sa tête, se mettre dans sa peau et vivre au plus près d'elle, ressentir le moindre de ses sentiments au moment où elle les raconte. J'aime beaucoup ce procédé, je me sens ainsi très proche du personnage et je vis avec lui chacun des événements importants. Et ce que vivra Line est loin d'être facile.

Je dois dire que la lecture s'est faite rapidement, il faut dire aussi que le style fait que ça se lit facilement. Line Papin a réussi à m'entrainer dès le départ avec elle dans son récit, elle m'a pris par la main, et ne l'a lâchée qu'une fois la fin arrivée. J'ai passé un après-midi intense avec elle. Le livre n'est pas très long, mais il n'avait pas besoin de plus de pages. Je pense que cela aurait été de trop, et aurait provoqué trop de répétitions. Là, c'est un condensé d'émotions diverses, j'ai vécu cette lecture intensément au rythme des événements de la famille de Line Papin. J'ai souvent été émue, aussi bien dans la joie que dans la peine. Mais d'un point de vue général, je trouve qu'il en ressort plein de positivité de cette lecture. Au milieu du livre, il y a un encart avec des photos de la famille de Line. Cela m'a permis de mettre des visages sur chacun des membres, que ce soit sa grand-mère, ses parents, ses tantes. J'ai pu ainsi visualiser chacun d'eux, à défaut de ne pouvoir le faire des lieux, vu que je ne connais pas ce pays. Il y a peu de descriptions de paysages, mais cela ne m'a pas manqué, j'ai de loin préféré celles que l'auteure a fait sur les personnages. La signification du titre « Les os des filles » est elle aussi très jolie.

Ce livre est une très belle découverte pour moi, une très bonne lecture, je ressors conquise par le style de cette auteure. J'ai vu qu'elle avait écrit deux autres romans, je pense qu'ils feront partie de futurs achats, j'aimerais beaucoup la lire à nouveau dans d'autres contextes. En tout cas, une chose est sûre, c'est que je vais la suivre de près dans ses futures publications. C'est ce que j'aime dans ce Prix des Lecteurs, faire des découvertes de romans vers lesquels je ne serai peut-être pas allée de moi-même en temps ordinaire. C'est très enrichissant et instructif.

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Commentaire ajouté par Diamond03 2020-01-20T11:30:32+01:00
Bronze

Un très court roman qui retrace l'histoire du Vietnam à travers des souvenirs de famille. C'est un roman à caractère autobiographique, une sorte de discussion entre la fille qu'elle était et la femme qu'elle ai aujourd'hui. L'auteure retrace la vie de sa grand-mère, de sa mère jusqu'à sa naissance, puis sa vie, la petite-fille, l'adolescente et la jeune femme. J'ai trouvé l'histoire assez envoûtante, on est transporté dans chaque génération, dans chaque combat ( guerre, maladie…), cependant, j'ai trouvé ce récit dénué d'émotions. L'écriture est froide, voir assez sèche, c'est un style particulier auquel j'ai du mal à accrocher même si l'histoire m'a beaucoup plu.

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Commentaire ajouté par Poljack 2020-01-05T11:51:34+01:00
Argent

Mon avis :

Mêlant l’histoire récente du Viêt Nam à travers celle de sa famille et souvenirs personnels, ce court roman construit comme un dialogue entre l’écrivaine d’aujourd’hui et la petite fille blessée qu’elle a été surprend d’abord par sa forme. L’auteur passe de la narration à la troisième personne à un monologue où « je » est sujet, puis s’adresse d’un « tu » familier à l’enfant d’hier. Si cette forme peut être légèrement déroutante dans un premier temps, on est vite séduit par cette plume vive, parfois sèche, mais toujours élégante, qui retransmet avec méticulosité les émotions d’une jeune déracinée.

L’exercice aurait pu dégager les remugles d’un déballage plus ou moins thérapeutique, mais il n’en est rien. Sans doute justement grâce à cette forme narrative où l’autrice est alternativement témoin, complice et actrice de son histoire, l’introspection garde une certaine retenue. On ne ressent aucune complaisance envers la douleur. Paradoxalement, si les blessures les plus intimes ne sont pas étalées crûment à la face du lecteur, le trait est précis, sans fioriture ni fausse pudeur. Avec l’aspect brut du langage d’une petite fille de dix ans, parfois, puis un peu plus dans l’analyse au fur et à mesure que la narratrice avance en âge.

On retiendra aussi qu’il s’agit d’un livre de femmes… Non pas féministe à la manière militante, mais bien plutôt féminin, de manière matriarcale. Les hommes, maris, pères, oncles, ne sont d’ailleurs qu’évoqués dans ce roman où l’histoire se transmet de mère en fille. Encore que pour Line, la sienne n’étant pas vraiment présente pour elle, c’est par sa grand-mère, Ba, que se fait la filiation.

Moi qui préfère généralement les romans d’imagination aux récits autobiographiques, ce petit livre m’a réellement séduit, autant par le récit de cette tranche de vie qui m’a donné une autre image du Viêt Nam que par la plume élégante et sobre de Line Papin. Tout juste pourrais-je lui reprocher d’être un peu « trop sage », si de temps en temps un mot un peu plus populaire ou une image un tantinet incongrue ne venait déranger, comme un clin d’œil malicieux, l’impeccable structure des phrases.

Si vous aimez la belle écriture, Les os des filles devrait satisfaire votre appétit littéraire, alors, n’hésitez plus !

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Commentaire ajouté par DameAmbre 2019-02-09T18:56:47+01:00
Bronze

J'ai reçu ce livre par les éditions Stock sans rien en connaître, pas même l'auteur.

L'histoire en elle-même est intéressante, et je comprends complètement son besoin de s'écrire, de recréer ce lien brisé, de fouiller dans ses générations passées, de dénouer et tirer les fils jusqu'à pouvoir survivre, enfin.

Mais ça ne fonctionne pas.

J'ai eu bien de la difficulté à rentrer dans l'histoire : le style de Line Papin ne m'a pas touchée, et sa mise à distance émotionnelle.. m'a mise à distance moi aussi. Il y avait un décalage entre l'intérêt (réel) historique et familial, et l'écriture factuelle, lointaine, plate. Dans cette succession de faits, je n'ai pas réussi à me faire une place.

La seconde partie autour de son anorexie, de ce lien brisé entre son pays et elle, sa mère et elle, m'a beaucoup plus parlé, peut-être était-ce moins froidement abordé (encore que).

Si je comprends pleinement cette distance de l'auteur (se mettre en lien avec soi, ce n'est pas évident), je ne suis pas convaincue par le style malgré l'intérêt certain de son histoire.

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Activité récente

Évaluations

Editeurs

Les chiffres

Lecteurs 8
Commentaires 5
Extraits 4
Evaluations 5
Note globale 7.6 / 10

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