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Chapitre 1

– Irène, je peux savoir pourquoi tu viens de me pousser du lit ?

Édouard se relève péniblement, écarlate après tous ces efforts. Ces derniers temps, faire l’amour est devenu une véritable calamité, autant pour lui que pour moi. La seule excitation qui nous anime, c’est l’idée de procréer, et non l’envie de passer du bon temps à batifoler. Notre intimité est devenue plus ennuyante qu’un documentaire animalier sur Arte.

Quoique les animaux ont parfois l’air de plus s’amuser que nous, avouons-le.

J’ignore mon pauvre mec qui se masse le coude suite à sa chute rocambolesque. Je ne dois pas perdre une minute. Que dis-je ! Je ne dois pas perdre une seconde. Il faut absolument que cette fois-ci soit la bonne. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté. Je rêverais d’être enceinte pour Noël et de berner mes proches en refusant de goûter ne serait-ce qu’une goutte de gewurztraminer alors qu’à l’accoutumée, je suis pleine comme une barrique dès le plateau de fruits de mer.

Je tente de me souvenir de mes cours de gymnastique et m’applique à réaliser une chandelle parfaite jusqu’à ce que la pointe de mes pieds touche la tête de lit. Constat effarant : je ne suis plus aussi souple qu’à mes 14 ans.

– Mais qu’est-ce que tu fiches ? bougonne Édouard tandis qu’il se relève avec difficulté.

Constat effarant numéro deux : il est loin, le meilleur buteur junior du FC Guéret. Nous avons vieilli. Beaucoup.

Trop.

Trente-cinq ans et la sensation d’avoir déjà un pied dans la tombe. J’adore.

– J’aide tes petits têtards à accéder au Graal, lui précisé-je.

Édouard hausse un sourcil et s’assied à côté de moi, la tête penchée, les yeux rivés sur mon entrejambe. Mes mains soutiennent mon dos pour surélever davantage mes jambes et maintenir la position. Je dois avoir l’air ridicule, pourtant mon compagnon ne se moque pas. C’est une tout autre émotion qui traverse son visage : l’accablement.

– Pourquoi c’est facile pour les autres et pas pour nous, Irène ?

Il s’allonge à mes côtés, laisse sa tête retomber sur l’oreiller. Il soupire si fort et si longtemps qu’il pourrait créer une tornade dans notre petit appartement. Édouard est un homme bien plus sensible CHAPITRE 1

– Irène, je peux savoir pourquoi tu viens de me pousser du lit ?

Édouard se relève péniblement, écarlate après tous ces efforts. Ces derniers temps, faire l’amour est devenu une véritable calamité, autant pour lui que pour moi. La seule excitation qui nous anime, c’est l’idée de procréer, et non l’envie de passer du bon temps à batifoler. Notre intimité est devenue plus ennuyante qu’un documentaire animalier sur Arte.

Quoique les animaux ont parfois l’air de plus s’amuser que nous, avouons-le.

J’ignore mon pauvre mec qui se masse le coude suite à sa chute rocambolesque. Je ne dois pas perdre une minute. Que dis-je ! Je ne dois pas perdre une seconde. Il faut absolument que cette fois-ci soit la bonne. Nous devons mettre toutes les chances de notre côté. Je rêverais d’être enceinte pour Noël et de berner mes proches en refusant de goûter ne serait-ce qu’une goutte de gewurztraminer alors qu’à l’accoutumée, je suis pleine comme une barrique dès le plateau de fruits de mer.

Je tente de me souvenir de mes cours de gymnastique et m’applique à réaliser une chandelle parfaite jusqu’à ce que la pointe de mes pieds touche la tête de lit. Constat effarant : je ne suis plus aussi souple qu’à mes 14 ans.

– Mais qu’est-ce que tu fiches ? bougonne Édouard tandis qu’il se relève avec difficulté.

Constat effarant numéro deux : il est loin, le meilleur buteur junior du FC Guéret. Nous avons vieilli. Beaucoup.

Trop.

Trente-cinq ans et la sensation d’avoir déjà un pied dans la tombe. J’adore.

– J’aide tes petits têtards à accéder au Graal, lui précisé-je.

Édouard hausse un sourcil et s’assied à côté de moi, la tête penchée, les yeux rivés sur mon entrejambe. Mes mains soutiennent mon dos pour surélever davantage mes jambes et maintenir la position. Je dois avoir l’air ridicule, pourtant mon compagnon ne se moque pas. C’est une tout autre émotion qui traverse son visage : l’accablement.

– Pourquoi c’est facile pour les autres et pas pour nous, Irène ?

Il s’allonge à mes côtés, laisse sa tête retomber sur l’oreiller. Il soupire si fort et si longtemps qu’il pourrait créer une tornade dans notre petit appartement. Édouard est un homme bien plus sensible qu’il n’y paraît. Derrière ses airs bougons, il peut être prévenant et généreux. C’est pour cette raison que je l’ai choisi, à l’époque.

Nous nous sommes rencontrés à la soirée d’intégration de l’université. J’avais 17 ans, je prenais ma première grosse cuite, et mes copines s’évertuaient à vouloir me caser avec n’importe quel mec qui passerait par-là. Elles trouvaient ça désespérant que je n’aie jamais eu de petit ami et comptaient bien y remédier. C’est au moment où je dansais avec un gros lourdaud de troisième année qu’Édouard a débarqué avec ses muscles et son sourire flamboyant. J’ai eu l’impression de papillons dans le ventre alors qu’en réalité, j’avais simplement la nausée à cause du punch. Mais comment pouvais-je résister à ce beau footballeur venu me sauver des griffes d’un immonde étudiant pataud qui n’arrêtait pas de me marcher sur les pieds ?

Impossible.

Édouard était beau. Il l’est toujours.

Ces derniers temps, ce qui est difficile dans notre relation, c’est le côté non naturel que nous nous imposons. Cela fait plus d’un an que nous essayons d’avoir un enfant. En soi, rien de bien dramatique. Des millions de couples ont vécu ça avant nous. Cependant, avec cette connasse de société qui nous met la pression et mon horloge biologique qui ne cesse de tourner, faire l’amour devient beaucoup moins… sensuel. Tout est plus machinal, moins spontané.

Fut un temps où tout était rose avec Édouard, où tous nos projets aboutissaient à quelque chose de merveilleux. Nous étions sur la même longueur d’onde… avant.

Mon gynéco n’arrête pas de me dire que c’est mon stress qui m’empêche de procréer. Peut-être, oui. Peut-être aussi que notre karma n’est plus le bon, que la roue du bonheur a choisi un autre couple à cajoler.

Je laisse retomber mes jambes avec un long soupir d’agacement. Tout en douceur, Édouard niche son nez au creux de mon cou. Nos moments de tendresse sont de plus en plus rares, nous ne parvenons plus à nous accorder de petits instants câlins sans penser à notre situation.

Souvent, quand mon homme m’observe, je sais qu’il m’en veut.

Il m’en veut parce que, même si nous sommes ensemble depuis presque vingt ans, j’ai attendu mes 34 ans avant de vouloir me lancer dans un projet bébé. Il m’en veut parce que j’ai tenu à faire passer ma carrière avant toute autre chose pendant des années, et que depuis deux ans, je bosse comme conseillère téléphonique suite à un burn-out dans mon ancien job. Il m’en veut parce que depuis nos 25 ans, il m’a partagé son envie de fonder une famille. Il me trouve égoïste de ne pas l’avoir écouté. Ce que je suis peut-être.

Édouard a mille et une raisons de m’en vouloir.

– Je t’aime, Irène.

Source : kobo.com

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Échec cuisant. Les ours mal léchés ne s’apprivoisent pas.

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Ce que je ressens pour Rudolph est trop fort, trop fou, trop intense.

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"Quand il ouvre le dernier cadeau, le jeune garçon fronce les sourcils, puis éclate de rire en lançant :

- Ca, ça vient forcément de Jacob !

Quincy agite un livre intitulé L'Art de la drague devant notre nez. Rudolph jette un regard faussement assassin au vieux bougre.

- Il n'y a pas d'âge pour commencer à draguer, grommelle Jack, pince-sans-rire. Mieux vaut commencer jeune pour être le plus performant possible.

Rudolph se met à rire, et je l'imite. Seul un homme aussi facétieux que Jacob peut offrir un guide de la drague à un gamin de 9 ans."

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L'ours mal léché qui a rendu ma vie plus belle.

Le lutin facétieux qui m'éblouit chaque jour.

L'ange qui me comble de sa venue en cette veille de Noël.

De quoi d'autre aurais-je besoin, franchement ?

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- J'ai besoin de ta force, Irène, chuchote-t-il quand il rompt à regret notre baiser. j'ai besoin de ton optimiste, de ta spontanéité, de ton grain de folie... Ne me quitte jamais.

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- La vie est vraiment plus sympa depuis que tu es ici.

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- Je me sens bien avec toi, Irène. Ce que je viens de te confier, je ne l'ai jamais confié à personne. Je ne me force pas quand je suis avec toi, d'accord ?

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Et un ours mal léché qui grogne... c'est absolument craquant.

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Ce n'est que l'histoire de quelques heures.

Pas moyen que l'ours mal léché s'en rende compte.

Mais suis-je assez dingue pour signer un pacte avec le diable, même s'il a l'air d'un ange ?

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