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Des doigts couraient dans ses cheveux. Des ongles le chatouillaient, frôlaient sa peau. Les caresses, innocentes au départ, devinrent plus sensuelles. Elles parcoururent son corps entier. Elles découvraient des endroits secrets, où un simple contact faisait trembler Arnaut. Le plaisir l'envahissait peu à peu. Une chaleur inattendue inonda ses reins. Il savait d'instinct qu'en ouvrant les yeux, tout s'arrêterait. On mordilla soudain son oreille. Une langue effleura son cou alors que la main qui le torturait d'une manière si délicieuse descendait sur ses flancs, caressait son bas-ventre. Arnaut gémit et entrouvrit les paupières. Le Chasseur était penché sur lui.

— Tu m'appartiens.

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La colère nouait sa gorge alors qu'elle caressait les cheveux de Fière. Les larmes ne venaient pas. Seule comptait cette envie meurtrière qui grandissait en son for intérieur, quand on l'avait tirée de l'étable où elle était enfermée, chaque insulte, chaque ordure jetée à sa face, chaque crachat qui avait atteint sa peau alimentaient cette pulsion malsaine.

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« — Au secours ! À l’aide !

Ses cris se perdirent dans la nuit. Dire que ceux qui auraient pu l’aider se trouvaient si près et restaient sourds à sa détresse ! Il maudit le vent qui emportait au loin ses appels. Sa visibilité se réduisait à chaque assaut de la tempête, les flocons voilaient la lumière provenant de la rue. Les animaux grondèrent de plus belle, excités par la voix de Peter et la peur qu’ils percevaient chez lui. Il jura. Il ne pouvait pas finir ainsi. Pas maintenant ! Animé d’une nouvelle ardeur, il marcha vers un de ses agresseurs, pointant son arme improvisée en sa direction. Le chien l’esquiva, recula. La sphère qu’il portait au cou se mit à briller. Elle émit un bourdonnement métallique qui vrilla les oreilles de Peter. L’objet se détacha du collier et tomba dans la neige. Le bruit cessa. Une ombre agile apparut soudain près de Peter. Les nerfs en pelote, il faillit la repousser de son bâton et suspendit son geste in extremis. Ce n’était pas un chien, mais un renard au poil brillant et aux dents découvertes. Il se plaça entre le jeune homme et ses adversaires en jappant de défi. «  Peter contempla, éberlué, son allié inattendu s’élancer à la gorge d’un des animaux. Il cria de surprise à ce geste. Le renard avait signé son arrêt de mort. Ce qui se passa ensuite se déroula en quelques secondes. Peter n’eut pas le temps de réagir. Au lieu de riposter, le chien disparut. Il s’évanouit en fumée, comme s’il n’avait jamais été présent. Son compagnon l’imita. Sidéré, les yeux écarquillés, Peter se retrouva seul avec le renard. De surprise, il lâcha son bâton.

— Ce n’est pas vrai, balbutia-t-il. Impossible…

Il scruta la neige : les molosses n’avaient laissé aucune empreinte. À l’instar d’illusions envolées avec la bise.

— Je deviens cinglé…

Le renard se dirigea vers la sphère, la flaira. Peter tendit le bras pour la prendre, mais l’animal l’en empêcha en s’interposant entre lui et l’objet.

— Bordel ! s’écria l’adolescent. T’es qui, toi ?

Comme s’il n’avait attendu que ce signal, le renard se transforma soudain. Et à la grande stupéfaction de Peter, sa mère le réprimanda :

— Attention à ton vocabulaire, jeune homme. »

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« – Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. ne éternité pour nous. Un instant pour eux. »

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- Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

- Nous ?

- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s'arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis des siècles. Une éternité pour nous, un instant pour eux.

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Quand le Chasseur fut assuré du décès du cerf, il s'accroupit sur la pointe des pieds et contempla l'énorme carcasse étendue dans le sous-bois, dont la terre noire avait absorbé le sang. Des traînées sanguinolentes maculaient les membres dénudés du Chasseur. La lumière indiscrète de la lune révélait un corps mince , à l'apparente fragilité. Impression trompeuse, qui lui avait permis d'emporter bien des combats face à des ennemis surpris par la force de leur adversaire.

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Niels vit d'abord une peau pâle, où dansaient des lignes sombres, des jambes nues aux muscles déliés. L'inconnu se coula près de lui d'un mouvement souple et rapide. Niels écarquilla les yeux, se mordit la lèvre jusqu'au sang. Le visage qui se tenait à quelques pouces du sien n'avait rien d'humain. Ce qu'il venait de voir était gravé dans son esprit : les crocs d'ivoire, cette peau pâle et ces griffes... Oh Seigneur ! Il vivait un cauchemar éveillé.

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-Griffe et croc, poil et plume...murmura le Chasseur.

Sans doute n'atteindrait-il pas le moine, protégé par sa propre magie. Quant aux autres... Un sourire joua sur ses lèvres. Il leur réservait l'enfer.

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Extrait du prologue

Lion House, Richmond upon Thames

Novembre 2013

La magie lui brûlait le coeur. Il la pratiquait depuis des années. Pourtant, chaque fois qu'il se retrouvait devant cette porte d'acier, derrière laquelle dormait un des trésors des Outrepasseurs, un tremblement agitait ses mains et un lien semblait comprimer tout son être. Un parfum de soufre inondait ses sens et sa vision se teintait de rouge. Un gémissement le tira de sa transe.

- Posez-la à terre, ordonna-t-il aux gardes qui entouraient la prisonnière. Partez, à présent.

Ses hommes de main s'exécutèrent en silence. Noble demeura seul avec la jeune femme. Elle remuait faiblement la tête, signe que son inconscience provoquée par les drogues prenait fin. Noble se détourna d'elle : il s'en occuperait bien assez tôt. Il reporta toute son attention sur la plaque d'acier qui lui barrait le chemin. Il ferma les yeux. L'odeur de soufre devint plus prononcée. Elle le prenait à la gorge, l'étouffait presque. Noble visualisa la salle où il voulait entrer, sa profondeur de caverne, la piscine creusée en son centre, ses eaux d'un calme trompeur... Un déclic retentit à son oreille, douce musique. Il respira plus librement. Le lien qui s'était noué autour de lui se relâcha et disparut. Noble grogna de satisfaction avant de se souvenir de sa captive. Il attrapa le col de son chemisier des deux doigts de la main gauche, les seuls qui lui restaient, et franchissant la porte, traîna la jeune femme sur le sol carrelé de la pièce. Il l'abandonna à quelque distance de la piscine, dont les eaux clapotaient gentiment et attendit son réveil.

Quand Molly Jenkins s'éveilla, elle ressentit d'abord de violentes nausées. Elle n'eut que le temps de détourner la tête avant de rendre tripes et boyaux. Un mal de crâne affreux la fit gémir alors qu'aussi faible qu'un chaton nouveau-né, elle se retournait sur le dos. Quand elle tenta d'ouvrir les yeux, elle ne rencontra que les ténèbres. Où se trouvait-elle ? Ce ne pouvait être dans son appartement, il n'y avait pas de carrelage. Une vague de panique la submergea et elle tenta de s'asseoir. La tête lui tournait mais Molly tint bon. L'obscurité qui l'enveloppait la renvoya à ses peurs de petite fille, quand elle se terrait sous les couvertures par crainte d'attirer le bogeyman. Où l'avait-on enfermée ? Quelle heure était-il ? Sa mémoire lui jouait des tours : elle se souvenait de son réveil dans le lit froid, de sa déception quand elle avait constaté qu'une fois de plus, son amant l'avait quittée avant le lever du jour. Étrange habitude qui l'irritait. Sa routine matinale s'était déroulée sans problème : trajet de métro, arrivée chez Lightning Ultimate, l'entreprise où elle travaillait depuis bientôt cinq ans. Elle avait enchaîné les réunions jusqu'à l'heure du lunch, où elle avait rendez-vous avec une amie d'enfance. Le dernier souvenir lui montra l'enseigne du restaurant et puis plus rien. Le trou noir. Que s'était-il passé ? L'avait-on enlevée ? Dans quel but ? La crainte du prédateur, du sériai killer s'insinua en elle tel un serpent venimeux. Molly tremblait autant d'angoisse que de froid. L'estomac toujours en déroute, elle se recroquevilla sur elle-même. Des sanglots lui montaient à la gorge. Elle songea aux bras puissants de Pablo quand il l'attirait à lui, de ses gestes tendres d'abord, plus osés ensuite, quand la passion les consumait tous les deux. Plongée dans ces souvenirs réconfortants, elle manqua presque le bruit. Molly redressa la tête, écarquilla grand les yeux dans l'espoir d'intercepter une source de lumière. Peine perdue. Le bruit subsistait toujours. Il lui évoquait le chant d'une rivière, le murmure de l'eau courante. Étrangement, elle en tira du réconfort et trouva assez de courage pour murmurer :

- Il y a quelqu'un ?

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-Hé! protesta-t-il.C'est bon,je ne te veux pas de mal.

En guise de réponse l'animal fit claquer ses mâchoires.

Il était temps de filer.Peter se retourna, glissa dans la neige...et découvrit que le chemin vers la maison lui était barré. Un deuxième molosse, non moins imposant que son congénère,s'etait glissé dans son dos. Fixée à un collier autour de son cou, une sphère argentée brillait. Pour l'instant,Peter se fichait pas mal du goût pour le moins excentrique de certains propriétaires.Les bêtes l'avaient piégé.

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