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Extrait ajouté par helenanou 2014-10-14T22:22:14+02:00

II. La promenade, l'accident.

Un jour, Madeleine peignait sa poupée ; Camille lui présentait les peignes, rangeait les robes, les souliers, changeaient de place les lits de poupée, transportait les armoires, les commodes, les chaises, les tables. Elle voulait, disait-elle, faire leur déménagement : car ces dames (les poupées) avaient changé de maison.

MADELEINE - Je t'assure, Camille, que les poupées étaient bien mieux logées dans leur ancienne maison : il y avait bien plus de place pour leurs meubles.

CAMILLE - Oui, c'est vrai, Madeleine ; mais elles étaient ennuyées de leur vieille maison. Elles trouvent d'ailleurs qu'ayant une plus petite chambre elles y auront plus chaud.

MADELEINE - Oh! quand à cela, elles se trompent bien, car elles sont près de la porte, qui leur donnera du vent, et leurs lits sont tout contre la fenêtre, qui ne leur donnera pas de chaleur non plus.

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Extrait ajouté par Fiametta 2018-12-28T11:59:22+01:00

Madame de Fleurville

Ma chère Sophie, tu as été gourmande, et le Bon Dieu s'est chargé de la punition en permettant cette indigestion qui va te faire rester couchée jusqu'au dîner ; elle te privera de la promenade que nous devons faire dans une heure pour aller manger des cerises chez Madame de Vertel. Quant à être fouettée, tu peux te tranquilliser là-dessus : je ne fouette jamais ; et je suis bien sûre que, sans avoir été fouettée, tu ne recommenceras pas à te remplir l'estomac comme une gourmande. Je ne défends pas les fruits et autres friandises, mais il faut en manger sagement si l'on ne veut pas s'en trouver mal.

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Extrait ajouté par Biquet 2011-11-02T21:56:10+01:00

XXVIII. La partie d'âne.

MARGUERITE. – Maman, pourquoi ne montons-nous jamais à âne ? c’est si amusant !

MADAME DE ROSBOURG. – J’avoue que je n’y ai pas pensé.

MADAME DE FLEURVILLE. – Ni moi non plus ; mais il est facile de réparer cet oubli ; on peut avoir les deux ânes de la ferme, ceux du moulin et de la papeterie, ce qui en fera six.

CAMILLE. – Et où irons-nous, maman, avec nos six ânes ?

SOPHIE. – Nous pourrions aller au moulin.

MARGUERITE. – Non, Jeannette est trop méchante ; depuis qu’elle m’a volé ma poupée, je n’aime pas à la voir ; elle me fait des yeux si méchants que j’en ai peur.

MADELEINE. – Allons à la maison blanche, voir Lucie.

SOPHIE. – Ce n’est pas assez loin ! nous y allons sans cesse à pied.

MADAME DE FLEURVILLE. – J’ai une idée que je crois bonne ; je parie que vous en serez toutes très contentes.

CAMILLE. – Quelle idée, maman ? dites-la, je vous en prie.

MADAME DE FLEURVILLE. – C’est d’avoir un septième âne.

MARGUERITE. – Mais ce ne sera pas amusant du tout d’avoir un âne sans personne dessus.

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Extrait ajouté par Biquet 2011-11-02T21:55:41+01:00

XXII. Sophie veut exercer la charité.

Sophie avait été fortement impressionnée de l’aventure de Françoise et de Lucie ; elle avait senti le bonheur qu’on goûte à faire le bien. Jamais sa belle-mère ni aucune des personnes avec lesquelles elle avait vécu n’avaient exercé la charité et ne lui avaient donné de leçons de bienfaisance. Elle savait qu’elle aurait un jour une fortune considérable, et, en attendant qu’elle pût l’employer au soulagement des misères, elle désirait ardemment retrouver une autre Lucie et une autre Françoise. Un jour la mère Leuffroy, la jardinière, avec laquelle elle aimait à causer, et qui était une très bonne femme, lui dit :

« Ah ! mam’selle, il y a bien des pauvres que vous ne connaissez pas, allez ! Je connais une bonne femme, moi, par delà la forêt, qui est tout à fait malheureuse. Elle n’a pas toujours un morceau de pain à se mettre sous la dent. »

SOPHIE. – Où demeure-t-elle ? Comment s’appelle-t-elle ?

MÈRE LEUFFROY. – Elle reste dans une maisonnette qui est à l’entrée du village en sortant de la forêt ; elle s’appelle la mère Toutain. C’est une pauvre petite vieille pas plus grande qu’un enfant de huit ans, avec de grandes mains, longues comme des mains d’homme. Elle a quatre-vingt-deux ans ; elle se tient encore droite, tout comme moi ; elle travaille le plus qu’elle peut ; mais, dame ! elle est vieille, ça ne va pas fort.

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Extrait ajouté par Biquet 2011-11-02T21:55:10+01:00

XX. La pauvre femme.

« Mes chères enfants, dit un jour Mme de Fleurville, allons faire une longue promenade. Le temps est magnifique, il ne fait pas chaud ; nous irons dans la forêt qui mène au moulin. »

MARGUERITE. – Et cette fois je n’emporterai certainement pas ma jolie poupée.

MADAME DE ROSBOURG. – Je crois que tu feras bien.

CAMILLE, souriant. – À propos du moulin, savez-vous, maman, ce qu’est devenue Jeannette ?

MADAME DE FLEURVILLE. – Le maître d’école est venu m’en parler il y a peu de jours ; il en est très mécontent ; elle ne travaille pas, ne l’écoute pas ; elle cherche à entraîner les autres petites filles à mal faire. Ce qui est pis encore, c’est qu’elle vole tout ce qu’elle peut attraper ; les mouchoirs de ses petites compagnes, leurs provisions, les plumes, le papier, tout ce qui est à sa portée.

MADELEINE. – Mais comment sait-on que c’est Jeannette qui vole ? Les petites filles perdent peut-être elles-mêmes leurs affaires.

MADAME DE FLEURVILLE. – On l’a surprise déjà trois fois pendant qu’elle volait, ou qu’elle emportait sous ses jupons les objets qu’elle avait volés !

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Extrait ajouté par Biquet 2011-11-02T21:37:34+01:00

I. Camille et Madeleine.

Mme de Fleurville était la mère de deux petites filles, bonnes, gentilles, aimables, et qui avaient l’une pour l’autre le plus tendre attachement. On voit souvent des frères et des sœurs se quereller, se contredire et venir se plaindre à leurs parents après s’être disputés de manière qu’il soit impossible de démêler de quel côté vient le premier tort. Jamais on n’entendait une discussion entre Camille et Madeleine. Tantôt l’une, tantôt l’autre cédait au désir exprimé par sa sœur.

Pourtant leurs goûts n’étaient pas exactement les mêmes. Camille, plus âgée d’un an que Madeleine, avait huit ans. Plus vive, plus étourdie, préférant les jeux bruyants aux jeux tranquilles, elle aimait à courir, à faire et à entendre du tapage. Jamais elle ne s’amusait autant que lorsqu’il y avait une grande réunion d’enfants, qui lui permettait de se livrer sans réserve à ses jeux favoris.

Madeleine préférait au contraire à tout ce joyeux tapage les soins qu’elle donnait à sa poupée et à celle de Camille, qui, sans Madeleine, eût risqué souvent de passer la nuit sur une chaise et de ne changer de linge et de robe que tous les trois ou quatre jours.

Mais la différence de leurs goûts n’empêchait pas leur parfaite union.

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