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On a été actif et important, on a voyagé, siégé aux conseils royaux et participé à de grands événements; et l'on finit dans son jardin, la pensée ralentie et la vue brouillée, seul et presque oublié, sauf lorsque les gens plus jeunes ont à faire appel à vos souvenirs..

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Le pouvoir, sans le consentement de ceux sur lesquels il est exercé, est une duperie qui jamais ne dure longtemps, un équilibre éminemment fragile entre la peur et la révolte, et qui se rompt d'un coup quand suffisamment d'hommes prennent ensemble conscience de partager le même état d'esprit."

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« La haine le soutenait. Aussi longtemps qu’en lui resterait la vie, aussi longtemps resterait la haine. En quelque endroit qu’il prît auberge, c’était la haine qui l’éveillait avec le premier rayon du jour filtrant entre les volets d’une chambre inconnue. La haine était le sel de ses repas, le ciel de sa route. »

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C'est souvent à vingt ans qu'un homme formule les quelques principes qu'il mettra toute une vie à appliquer. Édouard III avait une qualité majeure pour un homme de pouvoir : il était sans passions et sans vices.

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Aux obsèques qui eurent lieu le 30 novembre, à Maubuisson, Robert eut un maintien pensif et sombre qui surprit. Sa manière eût été davantage d'afficher un air de triomphe. Pourtant son attitude n'était pas feinte. À perdre un ennemi contre lequel on s'est battu vingt ans, on éprouve une sorte de dépouillement. La haine est un lien très fort qui laisse, en se rompant, quelque mélancolie.

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On croit toujours, lorsqu'on s'engage sur le chemin du mensonge, que le trajet sera court et facile ; on franchit aisément et même avec un certain plaisir les premiers obstacles ; mais bientôt la forêt s'épaissit, la route s'efface, se ramifie en sentiers qui vont se perdre dans les marécages ; chaque pas bute, s'enfonce ou s'enlise ; on s'irrite ; on se dépense en démarches vaines dont chacune constitue une nouvelle imprudence."

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- Mais si femme ne peut régner, à plus forte raison ne peut-elle transmettre ! dit Philippe de Valois.

- Et pourquoi, Monseigneur ? Les rois en France ne naissent donc point de femme ?

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[Robert d'Artois]

On dit que les hommes forts sont ceux qui savent reconnaître leurs torts. Il en est de plus forts, peut-être, qui ne les reconnaissent jamais. Robert appartenait à cette seconde espèce. Il rejetait toutes fautes sur les autres, morts et vivants, sur Philippe le Bel, Enguerrand, Mahaut, sur Philippe de Valois, Eudes de Bourgogne, le chancelier Sainte-Maure. Et d’étape en étape, il ajoutait à la liste de ses ennemis sa sœur de Namur, son beau-frère de Hainaut, et Jean de Luxembourg, et le duc de Brabant. À Bruxelles, il recruta un avoué véreux nommé Huy et son secrétaire Berthelot ; c’était par des gens de procédure qu’il commençait à remonter sa maison.

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« Chaque homme en venant au monde est investi d’une fonction infime ou capitale, mais généralement inconnue de lui-même, et que sa nature, ses rapports avec ses semblables, les accidents de son existence le poussent à remplir, à son insu, mais avec l’illusion de la liberté. »

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« Pour les pairs et les seigneurs, pour tous ces hommes dont les armoiries étaient comme l’expression non seulement de la puissance mais presque de l’existence, qui faisaient flotter ces emblèmes sur leur toits, sur leurs lances, sur leurs chevaux, qui les brodaient sur leur propre poitrine, sur la cotte de leurs écuyers, sur la livrée de leurs valets, qui les peignaient sur leurs meubles, les gravaient sur leur vaisselle, en marquaient hommes, bêtes et choses qui à quelque degré dépendaient de leur volonté ou constituaient leurs biens, cette déchirure, sorte d’excommunication laïque, était plus infamante encore que le billot, la claie ou la potence. Car la mort efface la faute et le déshonneur s’éteint avec le déshonoré. »

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