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- Bridgerton ! Marmonna Andrew en traversant le pont de l’Infinity à grandes enjambées. Bridgerton !

Entre toutes les femmes, il avait fallu que celle qui avait découvert sa grotte - restée, soit dit en passant, secrète pendant trois bonnes années - soit une Bridgerton.

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ÉPILOGUE Spoiler(cliquez pour révéler)

« Neuf mois plus tard

Andrew croyait vouloir une fille, mais, quand il tint son fils nouveau-né dans ses bras, il n’eut qu’une seule pensée : cette étonnante et miraculeuse créature était absolument parfaite.

Poppy et lui auraient tout le temps de faire d’autres bébés.

— Dix doigts, lui annonça-t-il alors que, les yeux fermés, elle reposait dans leur lit. Et dix orteils. 

« — Tu les as comptés ? murmura-t-elle.

— Pas toi ?

Elle souleva une paupière.

— J’étais occupée.

Andrew rit tout bas en frôlant le nez minuscule de son fils.

— Ta mère est très fatiguée.

— J’ai l’impression qu’il te ressemble, déclara Poppy.

— Il est très beau, c’est certain.

Elle leva les yeux au ciel. Elle avait beau avoir les paupières closes, Andrew vit qu’elle levait les yeux au ciel.

— Et il est très intelligent, ajouta-t-il en reportant son attention sur le bébé.

— Évidemment

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- Je séjourne chez une amie, expliqua Poppy, et si je ne rentre pas ce soir, elle donnera l’alerte. Toute ma famille va investir les lieux. Croyez-moi, ajouta-t-elle en le regardant droit dans les yeux, vous préférerez éviter que cela se produise.

- Dites-moi, votre nom, mademoiselle.

- Ma famille…

- Votre nom.

Poppy se mordit la lèvre, puis :

- Vous pouvez m’appeler Mlle Bridgerton.

A ces mots, la capitaine blêmit. Oui, il blêmit ! Et pour la première fois depuis qu’il est entré dans la cabine, Poppy éprouva un léger sentiment de triomphe. Certes, elle n’allait pas recouvrer la liberté ; elle savourait néanmoins sa première victoire, si ténue fût-elle.

- Je constate que vous avez entendu parler de ma famille, reprit-elle d’un ton mielleux.

Il marmonna quelque chose, et elle devina que ce quelque chose n’était pas admis dans la bonne société.

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- Tout ce que je veux, c’est un baiser.

Andrew l’agrippa et l’attira à lui.

- Ce ne sera pas juste un baiser, Poppy. Entre nous, ça ne pourra jamais être juste un baiser.

- Je sais, souffla-t-elle.

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- Poppy !

Elle sursauta. C'était la voix d'Andrew.

- Poppy ! hurla-t-il.

Elle regarda frénétiquement autour d'elle. Elle n'était pas prête à le voir.

- Poppy !

Il se rapprochait. Elle entendit un choc, puis un fracas suivit d'un « bordel de merde ! » sonore.

Elle faillit éclater de rire. Peut-être esquissa-t-elle un sourire.

Mais elle pleurait toujours.

- Pop...

Un éclair zébra le ciel et, durant une fraction de seconde, la pièce entière fut illuminée. Il y avait une porte en face !

Poppy se rua vers elle, et tressaillit lorsqu'un coup de tonnerre assourdissant déchira la nuit.

- Vous voilà, gronda Andrew depuis la porte opposée. Bonté divine, Poppy, vous voulez bien vous arrêter ?

Elle s'immobilisa, la main sur la pognée.

- Vous boitez ? murmura-t-elle.

- Je crois que j'ai cassé le vase préféré de ma mère.

- Alors, ce n'est pas ... à cause du Portugal ?

- Non, c'est parce que je vous poursuis dans cette fichue obscurité. A quoi diable pensiez-vous ?

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- Ma cousine Billie est mariée et …

Andrew lutta pour ne pas éclater d’un rire horrifié. Il connaissait Billie Bridgerton - à présent, Billie Rokesby. C’était sa belle-soeur et l’une de ses plus vieilles amies.

Poppy se méprit visiblement sur son expression effarée.

- Oui je sais, Billie est un surnom inhabituel pour une femme. En vérité, elle s’appelle Sybilla.

- Evidemment, marmonna-t-il.

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- Si je vous embrassais, vous me laisseriez faire ? Murmura-t-il.

Le regard de Poppy s’adoucit et se teinta d’une pointe d’amusement.

D’amusement ?

- Si vous m’embrassiez, répliqua-t-elle, je n’aurais pas l’occasion de vous laisser faire ou pas. Ce serait fait.

On pouvait compter sur Poppy Bridgerton pour couper les cheveux en quatre. Il n’allait toutefois pas lui permettre de s’en tirer à si bon compte.

- Si je m’inclinais ainsi vers vous, dit-il, joignant le geste à la parole. Et si mes yeux s’attardaient sur votre bouche, signe universellement convenu que l’on envisage un baiser, que feriez-vous ?

Elle s’humecta les lèvres. Sans en avoir conscience, devina Andrew.

- Je ne sais pas, chuchota-t-elle.

- Mais c’est en train d’arriver. Je m’incline… Je vous touche la joue…

Elle tourna presque imperceptiblement la tête contre sa main. Andrew eut conscience que sa voix devenait rauque avant même qu’il ne prononce les mots.

- Il ne s’agit plus de ce que vous feriez, mais de ce que vous ferez.

Il rapprocha encore son visage, si près qu’il ne voyait plus celui de Poppy dans son entier, si près qu’il sentait son souffle léger sur ses lèvres.

- Que ferez-vous, Poppy ?

Elle s’inclina alors. Juste un peu, et ce fut suffisant pour que ses lèvres effleurent celles d’Andrew.

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- Que suggères-tu que nous fassions d’elle ?

- Je ne sais pas, capitaine. On pouvait pas la laisser là-bas, en tout cas. Y a encore tout ce qu’on a rapporté du dernier voyage. Si on l’avait laissée partir, elle en aurait parlé à quelqu’un, c’est sûr.

- Ou elle l’aurait pris pour elle, hasarda le capitaine, la mine songeuse.

L’insulte arracha un grognement de protestation à Poppy. Comme si ses principes ne lui interdisaient pas de voler !

Le capitaine arqua un sourcil.

- Elle semble avoir une opinion à ce sujet…

- Des opinions, ça, elle en a, grommela Green d’un air sombre.

- Vraiment ?

- On lui a enlevé son bâillon pendant qu’on vous attendait. Eh ben, on a dû lui remettre après une minute. Même pas une minute, d’ailleurs.

- Pénible à ce point ?

Green confirma d’un hochement de tête.

- Elle m’a flanqué un coup de poing sur le crâne.

Poppy émit un grognement de satisfaction. Lorsque le capitaine la regarda de nouveau, il avait l’air presque impressionné.

- Tu aurais dû lui attacher les mains dans le dos.

- Il aurait fallu la détacher d’abord, et ça pas question, marmonna Green en se frottant le crâne.

[...]

Alors qu’il avançait vers la couchette et tendait la main vers le bâillon de Poppy, Green lui agrippa le bras tandis que Brown bondissait et s’insinuait carrément être son capitaine et la couchette.

- Vous voulez pas faire ça, sûrement, protesta Green d’un ton qui ne présageait rien de bon.

- Je vous en supplie, capitaine, lui enlevez pas le bâillon, renchérit Brown.

Le capitaine suspendit son geste, le temps de dévisager ses hommes tour à tour.

- Je peux savoir, s’il vous plaît, ce qu’elle risque de faire ?

Green et Brown gardèrent le silence, mais reculèrent presque jusqu’au mur.

- Bonté divine, reprit le capitaine avec impatience, vous êtes des hommes, non ?

Sur ce, il ôta le bâillon.

- Vous ! Cria Poppy.

Ce fut tout juste si elle ne cracha pas en direction de Green. Lequel blêmit.

- Et vous ! Gronda-t-elle à l’intention de Brown. Et vous ! Conclut-elle en foudroyant le capitaine du regard.

Ce dernier haussa un sourcil.

- A present que vous avez fait la démonstration de l’étendue de votre vocabulaire…

- Je vous tuerai tous jusqu’au dernier, continua Poppy avec force. Comment osez-vous me ligoter et me garder ici pendant des heures…

- Ça fait juste une demi-heure, protesta Brown.

- Pour moi, c’étaient des heures ! Fulmina Poppy. Et si vous croyez que je vais rester ici à subir ce genre de sévices de la part d’une bande de stupides pirates…

Elle se mit à tousser. L’infâme capitaine tentait de la bâillonner de nouveau.

- C’est bon, dit-il, je comprends maintenant.

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