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— Carsek, je ne te connais pas depuis très longtemps, mais ensemble, nous avons massacré les géants vhomars au gué du silence. Nous en avons tellement tué que nous avons fait un pont avec leurs cadavres. Toi et moi, nous avons traversé la plaine gorgone, où un quart de notre compagnie est tombé en poussière. Je t’ai vu te battre. Je connais ta flamme. Tu ne peux pas me leurrer. Ton peuple a été asservi depuis plus longtemps que le mien, c’est vrai, mais ça ne change rien. Un esclave est un esclave. Et nous vaincrons, Carsek, monstre aux mains couvertes de sang. Alors bois ça, et estime-toi heureux que nous soyons arrivés aussi loin.

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— Je pensais que ta famille ne régnait sur la Crotheny que depuis cent ans, dit Austra. — C’est vrai, répondit Anne. Mais elle a pu venir ici à l’époque des premiers royaumes. Personne ne sait où elle est allée, après la guerre, ni où elle a été enterrée. C’est elle, je le sais. Ça ne peut être qu’elle. Aide-moi à repousser le couvercle, que je la voie. — Anne ! Non 

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— C’est peut-être à cela que les maisons ressemblaient il y a un millier d’années, suggéra Anne. — C’est peut-être une tombe scaosienne ! s’exclama Austra. C’est peut-être sa tombe ! — Ils n’avaient pas de tombes, dit Anne. Ils pensaient être immortels. Viens, je veux voir cela. — Qu’est-ce que c’est 

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— Tu n’es pas mourant, sale bête rance. Mais je vais quand même essayer d’être plus clair. Lorsque mon peuple est arrivé ici, nous pensions être en un endroit appelé Virginie. Son nom venait de celui d’une reine, je pense, dans l’ancien pays ; je ne sais pas, je suis né ici. Mais notre reine a elle aussi été prénommée ainsi : Virginie Elisabeth Dare, c’est son vrai nom. Lorsque nous disions Virginie, vous, pauvres Croatanis abrutis, pensiez que nous parlions votre langue, et que nous nous appelions Vhiri Genian, les Hommes-nés. Une confusion dans les langues, en fait. — Oh ! dit Carsek. Puis il s’évanouit

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— Je ne l’avais jamais vue d’en haut, murmura-t-il. — Elle paraît différente ? — Énormément. Plus petite. Je crois qu’elle me plaît. — Nous avons réussi, Carsek, soupira Thaniel. Comme l’a dit la reine, le monde nous appartient, maintenant. Qu’allons-nous en faire 

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— Nous sommes des hommes, répondit Thaniel d’un ton plus sobre. Et nous sommes vivants, et libres. C’est suffisant. (Il se gratta le crâne.) Je n’ai pas bien compris cette dernière chose qu’elle a dite. Le nom à partir duquel on va commencer à compter les années 

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Et pour Carsek, ce fut l’aboutissement de tout cela. Ils emmenèrent le maître, et il ne le revit plus jamais. La reine-née, menton fièrement dressé, se retourna vers eux, et Carsek sentit son regard croiser le sien un court instant. De nouveau il perçut un éclair comme le feu, et un moment, il manqua tomber à genoux devant elle

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— Nous ne sommes pas tes esclaves. — Vous êtes nés esclaves. Vous mourrez esclaves. Vous vous êtes juste invoqué un nouveau maître. Les filles de votre progéniture seront confrontées à ce que vous avez engendré, et cela les anéantira

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La pluie s’arrêta, mais le ciel se fit plus sombre encore. Carsek n’entendait plus que son souffle rauque ; il ne voyait plus que du sang et le mouvement du fer qui se levait et s’abaissait, comme la crête de vagues se brisant au-dessus de lui. Son bras pouvait à peine se redresser pour tuer encore, et de ses cinquante hommes ne restait que le cercle qu’il formait avec les huit survivants, dont faisait partie Thaniel. Néanmoins les géants arrivaient encore, vague après vague

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Carsek tira sa hache. La pression des corps s’accrut comme les Vhomars se ruaient en avant et que ses propres hommes, impatients de tuer, le poussaient de derrière. Il se retrouva à suffoquer dans la puanteur poisseuse, pris entre bouclier et armure, avec trop peu d’espace pour user de sa hache. Quelque chose heurta son casque si fort qu’il résonna, puis sa coiffe de métal lui fut arrachée. Des doigts épais se refermèrent sur sa chevelure, et soudain les pieds de Carsek ne touchèrent plus le sol

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