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S’il fut une nouvelle fois touché en sortant de la cavité, les minuscules carreaux ne provoquèrent qu’un sourire sur le visage réjoui du plus enragé des guerroyeurs effrénés. Quand une sphère de ténèbres apparut pour bloquer sa progression, il poussa un rugissement et fonça droit dedans, souriant encore quand il percuta de plein fouet le mur qui se trouvait de l’autre côté.

L’elfe noir, abasourdi par l’avancée du féroce Pointepique, fit volte-face et fila dans le tunnel avant de disparaître à la faveur d’une courbe serrée. Gaspard se lança à sa poursuite, son armure grinçant et de la bave coulant en filets de ses épaisses lèvres jusque sur sa barbe noire et drue.

— Idiot ! cria-t-il, la tête baissée et devinant l’embuscade quand il aborda la courbe sur les talons du drow en fuite.

La pointe de son casque intercepta l’épée et embrocha l’avant-bras de l’ennemi. Dans son élan, le guerroyeur se propulsa en l’air et retomba lourdement sur le torse du drow, le bloquant ainsi contre le sol.

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Le drow enchaîna, ses lames sifflant avec acharnement, et repoussa son ennemi jusqu’à quelques centimètres du vide. L’assassin tenta une percée sur la droite mais un cimeterre vint intercepter son épée, tandis que l’autre manœuvrait de façon à maintenir Drizzt en face de lui. Il essaya alors par la gauche, hélas son bras blessé fut lent à réagir ; il devina instantanément qu’il ne déborderait pas l’elfe noir cette fois. Il se contenta alors de maintenir sa position et jeta toute son énergie dans les parades, tout en essayant de trouver une botte de contre qui repousserait cet adversaire enragé.

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J’éprouve encore de la tristesse quand je pense aux jeux à l’entraînement avec mon père, quand je me rappelle les marches aux côtés de Montolio à travers les montagnes ou quand les souvenirs de Wulfgar, plus intenses que le reste, illuminent mon esprit, tel un résumé des dernières années de ma vie. Je me souviens du jour, au Cairn de Kelvin, alors que nous parcourions la toundra du Valbise, où le jeune Wulfgar et moi-même avons aperçu les feux de camp de son peuple nomade. C’est à cet instant que nous sommes tous les deux réellement devenus amis, que nous avons compris que, en dépit des incertitudes que nous aurions à subir au cours de nos vies, nous pourrions toujours compter l’un sur l’autre.

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Bruenor et Gaspard s’accroupirent derrière eux et le guerroyeur esquissa rapidement une carte de la grotte. Bien que l’heure ne soit pas aux plans détaillés, Bruenor détermina des zones de responsabilités et assigna à chacun la tâche qui correspondait le mieux à son style au combat. Bien entendu, il ne donna aucune indication spécifique à Guenhwyvar et ne prit pas la peine d’inclure Gaspard dans la majeure partie de la discussion, sachant très bien que, une fois les hostilités déclenchées, le guerroyeur effréné serait déchaîné et incontrôlable. Catti-Brie et Wulfgar devinaient également le rôle à venir de Pointepique et aucun d’eux ne s’en plaignit ; ils comprenaient que face à des adversaires aussi talentueux et précis que les elfes drows, un peu de chaos serait le bienvenu.

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Gaspard, à qui ce détail n’avait pas échappé, devançait ses compagnons et les distançait de plus en plus, Catti-Brie et Wulfgar, humains dont les yeux étaient impuissants dans le spectre infrarouge, devant presque progresser au pas, une main systématiquement posée sur Bruenor. Seule Guenhwyvar, parfois en tête, plus souvent évoluant en émissaire silencieux entre le roi nain et le guerroyeur, maintenait un semblant de communication entre les meneurs du petit groupe.

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Vierna demeura silencieuse un long moment alors qu’elle réfléchissait aux prochaines actions à mener. Il n’existait que deux façons de remonter depuis le niveau inférieur : le puits qui débouchait dans la salle voisine et quelques tunnels étroits situés assez loin au nord. Elle considéra la pièce et y entra pour y observer le puits, tout en se demandant si elle avait commis une erreur en n’envoyant que trois chasseurs aux trousses de Drizzt. Elle hésitait à lancer dans la poursuite tous les soldats dont elle disposait : une dizaine de drows et un drider.

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Bruenor finit par déboucher sur un petit passage latéral qui se divisait en trois, chaque boyau se divisant encore un peu plus loin. Le nain à la barbe rousse improvisa et mena ses amis à gauche, puis à droite, ce qui les conduisit dans une cavité exiguë travaillée par les gobelins et munie d’une dalle de pierre calée à côté de l’étroit passage d’entrée. Dès qu’ils s’y furent introduits, Wulfgar poussa la dalle contre l’ouverture et s’y adossa.

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Pis encore, le rôdeur aperçut d’autres silhouettes se glisser par les ouvertures latérales du tunnel. Seuls sept elfes noirs l’avaient escorté dans le couloir mais il savait qu’ils étaient deux fois plus nombreux à avoir accompagné Vierna, sans parler de la bande plus fournie qu’ils avaient quittée peu de temps auparavant. Il devinait que les soldats manquants étaient tous lancés, ils le contournaient et exploraient d’autres voies, d’où ils envoyaient par codes muets des rapports sur les itinéraires à suivre.

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Drizzt pivota enfin et vit son redoutable rival, l’assassin humain Artémis Entreri, fin prêt, une fine épée dans une main et une dague incrustée de bijoux dans l’autre. La torche, qui brûlait toujours, gisait à ses pieds. La transformation magique du halfelin en humain avait été totale, vêtements compris, ce qui perturbait Drizzt. En effet, quand il s’était servi du masque, cet objet n’avait modifié que la couleur de sa peau et de ses cheveux, ce qui expliquait la surprise qui s’affichait sur son visage.

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Le halfelin se retourna, sa massue brandie, quand il entendit un grognement ; il ne s’agissait que de Guenhwyvar, toujours sur le qui-vive, qui revenait sur ses pas par un passage latéral. Elle passa près de lui et suivit l’itinéraire emprunté par son maître. Régis ne perdit pas une seconde pour lui emboîter le pas, même s’il ne pouvait espérer marcher au rythme de l’animal.

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