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- Les agents de liaison sont censés être diplomate. Je le suis autant qu'un blaireau enragé.

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— Duncan.

— Ne t'en fais pas, ma puce, s'empressa-t-il de lui assurer. J'ai beau me comporter parfois comme un homme des cavernes, j'ai parfaitement conscience que je ne peux pas te traîner jusque dans ma grotte.

— Pas si tu veux garder tes bijoux de famille. Il tressaillit.

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— Qu'est-ce qui te fait penser que je vais mal le sans surprise, d'un ton hargneux.

— Tu es un homme.

À cette accusation brutale, il la regarda fixement, puis il esquissa un sourire contrit.

— Bien vu, marmonna-t-il, lui effleurant la joue des doigts. Raconte-moi.

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-Peut-être que vous avez un tout petit brin de charme, reconnut-elle à contrecœur.

Le péché à l'état pur couvait dans ses yeux noisette.

-Je n'ai rien de petit, Callie. laissez-moi vous le prouver.

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Prologue

Valhalla avait toujours été enveloppé de mystère. Les dirigeants de ce gigantesque complexe qui portait le nom du séjour des dieux Scandinaves affirmaient qu’il s’agissait d’un lieu d’asile pour ces êtres trop uniques pour vivre au sein de la société normale.

Bien sûr, personne n’ignorait que c’était juste une façon polie de dire que c’était le foyer des phénomènes de foire.

Sorcières, médiums, nécromanciens, Sentinelles et Dieu seul savait quoi d’autre rôdaient dans le domaine protégé par une couche de puissants sortilèges.

Au cours du siècle dernier, Valhalla avait effrayé et fasciné le monde entier, mais plus particulièrement les habitants d’une petite ville du Midwest, qui voyaient le bleu chatoyant du ciel réfléchi par le dôme protecteur dissimulant les bâtiments aux regards.

Sans surprise, certains réclamaient la destruction totale de cet endroit. Les bizarroïdes étaient dangereux, insistaient-ils, dotés de pouvoirs qu’aucun d’eux ne comprenait vraiment. Qui savait ce que ces monstres feraient si on les mettait en rogne ?

Tandis que d’autres soutenaient qu’on devrait les enfermer pour les étudier comme des rats de laboratoire. Leurs mutations pourraient peut-être servir pour aider les gens normaux.

La plupart, cependant, choisissaient de feindre d’ignorer l’existence de Valhalla et des évolués - comme ces derniers préféraient qu’on les appelle - qui vivaient derrière le dôme.

Jusqu’à ce qu’ils aient besoin d’eux, bien sûr.

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- Cette alchimie n'a rien à voir avec un don quelconque, (il fit remonter les doigts sur l'arrière de ses cuisses, et sa peau se couvrit de chair de poule). Mais avec le destin.

Son coeur qui battait la chamade s'arrêta complètement.

Le destin.

Un truc si dangereux.

- Comment ça?

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Une partie d’elle voulait se boucher les oreilles des mains. Ouais, c’était immature mais il y avait des limites à ce qu’une pauvre fille pouvait supporter. Et elle avait eu plus que sa part d’émotions fortes au cours de la dernière demi-heure, merci beaucoup.

Malheureusement, une plus grande partie comprenait qu’il n’était plus question de fuir ni de se cacher de son destin.

C’était ce dont l’avait mise en garde Boggs toutes ces années plus tôt. Elle le savait au plus profond de son âme.

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- Un homme fait des trucs fous quand il a été blessé, insista-t-il. Des trucs qu’il finit par regretter.

— Par « fous », je suppose que tu parles de passer du temps avec moi ?

— Je suis désolé, mais s’il avait eu toute sa tête, il n’aurait jamais été avec une…

— Bizarroïde ? proposa-t-elle avec obligeance.

Elle vit une rougeur se répandre sur sa peau, et il tourna les yeux vers la rangée de fauteuils qui faisaient face à l’estrade à l’autre bout de la salle.

— Je ne suis pas un fanatique. Je ne déteste pas les évolués, déclara-t-il d’un ton bourru. Je sais juste que les gens de votre espèce ne sont pas destinés à se mêler aux humains.

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Sans se soucier de la désapprobation de Callie, il lui laissa endosser le rôle du gentil flic. Il n’avait jamais été bon pour ça de toute façon. Le méchant flic ? Voilà qui était facile.

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- Non. (Myst indiqua la liasse de papiers.) En fait, les lettres que j’ai rassemblées mentionnent plusieurs fois qu’il était haï et craint par la société.

Callie résista à l’envie de toucher les feuilles qui se désagrégeaient.

— Elles disent pourquoi ?

— A cause de ses yeux, pour commencer.

— Qu’est-ce qu’ils avaient ?

— Ils sont décrits comme des diamants.

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