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Raisa s'agita impatiemment sur sa selle et regarda autour d'elle. Elle plissa les paupières pour se protéger les yeux du soleil qui brillait sur la piste.

-Ne plisse pas les paupières, Raisa, dit sèchement sa mère.

C'était une des phrases toutes faites que la reine employait en lieu et place de conversation avec sa fille, avec "Tiens-toi droite", "Où vas-tu donc comme ça" et le passe-partout: "Raisa ana'Marianna!"

Raisa s'abrita donc les yeux d'une main et examina les bois environnants.

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- Ah! te voilà, Rebecca!

Tout le monde pivota, et Gourmettes fit son entrée, comme un prince pirate, vêtu de ses jambières et de ses bottes fabriquées par les clans, et d'une veste en daim fatiguée.

Il fit un signe de tête aux Chiffoniers.

- Hé! Velours, merci de t'être occupé de ma petite copine! Je te jure, elle ne m'a causé que des ennuis!

Sous les yeux sidérés de Velours, Gourmettes saisit le bras de Raisa et la fit passer derrière lui, s'interposant entre elle et les autres. Il lui quelque chose dans la main, et elle sentit du métal froid. Son couteau! Elle le saisit fermement, ne comprenant plus rien.

Les Chiffoniers regardaient Gourmettes avec l'intérêt avide généralement réservé aux meutriers, aux adultères, aux acteurs et autres personnages célèbres.

Tous, expecté la fille aux tatouages. L'expression de son visage était plus complexe: un mélange de colère, de désir et de trahison.

"Elle en pince pour lui", pensa Raisa, "et il l'a repoussé".

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Vous pouvez me torturer, mais je ne peux pas vous dire ce que j'ignore.

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Ne demande pas à connaître la vérité à moins d'être prêt à l'entendre.

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Les ténèbres de chaque côté de la piste semblèrent se condenser pour former des silhouettes grises aux contours mouvants qui avançaient en même temps qu’elle.

Des loups gris, le symbole de sa Maison. Raisa aperçut d’étroites têtes allongées et des yeux d’ambre, des langues pendant entre des crocs acérés. Puis ils disparurent.

On disait que des loups apparaissaient aux reines de sa lignée à des moments décisifs, des périodes de danger ou lors d’occasions à ne pas manquer. Ils n’étaient jamais apparus à Raisa, ce qui n’avait rien d’étonnant, puisqu’elle n’était pas encore reine.

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Quand sa vision revint, elle était de nouveau entourée de loups de la taille de petits poneys. Ils s’étaient attroupés autour d’elle, grondant et claquant des mâchoires, leur odeur sauvage faisant concurrence à celle de la fumée, leurs poils raides lui éraflant la peau. Ils se pressaient contre ses jambes comme s’ils voulaient lui faire quitter la piste.

- Hanalea, ayez pitié de moi, murmura-t-elle.

Était-ce une hallucination, ou étaient-ils réels, forcés de partager la piste avec eux à cause des flammes ?

Raisa était tellement concentrée sur la horde de loups qu’elle faillit rentrer dans Micah, qui s’était arrêté brusquement. Les loups disparurent dans la fumée.

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Des loups étaient sculptés sur le linteau de la cheminée. Les murs des salles de réception étaient recouverts d’étagères débordant de livres. D’autres ouvrages étaient empilés sur la table de chevet.

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- J’ai un cadeau pour toi, dit Elena.

Elle sortit une bourse en daim de sa tunique et la lui tendit.

Raisa défit le cordon et renversa le contenu dans sa main. Au bout d’une chaîne pendait un lourd anneau terni par le temps, et gravé de loups courant en une ronde sans fin.

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Magret remonta timidement sa manche pour dévoiler l’intérieur de son bras. Il portait le tatouage d’un loup hurlant à la lune.

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Le feu passa à côté d’eux en sifflant et craquant, consumant avidement tout ce qu’il rencontrait sur son chemin.

À sa suite, trois cavaliers apparurent, tels des bergers poussant les flammes devant eux.

Han les regarda, hypnotisé. Les cavaliers étaient des garçons de son âge, mais ils portaient de splendides manteaux en soie et en laine fine qui effleuraient leurs étriers, et de longues écharpes ornées de symboles exotiques. Leurs montures n’étaient pas des poneys de montagne râblés et hirsutes, mais des chevaux de plaine, aux longues jambes délicates et au cou fièrement dressé, leurs selles et leurs brides ornées d’argent. Han s’y connaissait en chevaux, et il savait que ces bêtes coûtaient un an de salaire pour une personne ordinaire.

Autant dire toute une vie de paie pour lui !

Les jeunes gens chevauchaient d’un air détaché et arrogant, apparemment inconscients du paysage magnifique qui les entourait.

Danseur s’immobilisa, son visage couleur bronze se durcit, et ses yeux bleus devinrent opaques.

— Des ensorceleurs, souffla-t-il, utilisant le terme des clans qui désignait les magiciens. J’aurais dû le savoir.

Des ensorceleurs, pensa Han, partagé entre la peur et l’excitation. Il n’en avait jamais vu de près. Les magiciens ne se mêlaient pas aux gens comme lui. Ils vivaient dans les palais somptueux qui entouraient le château de la Marche-des-Fells, et servaient la reine, à la cour. Beaucoup étaient envoyés comme ambassadeurs dans les pays étrangers… et ce n’était pas un hasard. Les rumeurs sur leurs pouvoirs tenaient les envahisseurs étrangers en respect.

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