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Les Sirènes de Bagdad



Description ajoutée par BooksFan-ny 2022-02-08T13:16:09+01:00

Résumé

"Le coup parti, le sort en fut jeté. Mon père tomba à la renverse, son misérable tricot sur la figure, le ventre décharné, fripé, grisâtre comme celui d'un poisson crevé... et je vis, tandis que l'honneur de la famille se répandait par terre, je vis ce qu'il ne me fallait surtout pas voir, ce qu'un fils digne, respectable, ce qu'un Bédouin authentique ne doit jamais voir – cette chose ramollie, repoussante, avilissante ; ce territoire interdit, tu, sacrilège : le pénis de mon père... Le bout du rouleau ! Après cela, il n'y a rien, un vide infini, une chute interminable, le néant..."

Connu et salué dans le monde entier, Yasmina Khadra explore inlassablement l'histoire contemporaine en militant pour le triomphe de l'humanisme. Après Les Hirondelles de Kaboul (Afghanistan) et L'Attentat (Israël ; Prix des libraires 2006), Les Sirènes de Bagdad (Irak) est le troisième volet de la trilogie que l'auteur consacre au dialogue de sourds opposant l'Orient et l'Occident. Ce roman situe clairement l'origine de ce malentendu dans les mentalités.

Yasmina Khadra est traduit dans vingt-deux pays. Son roman L'Attentat sera adapté aux États-Unis par Focus Features, producteurs, entre autres films, du Secret de Brokeback Mountain (huit nominations aux Oscars 2006).

[Source : Éditions Le Grand Livre du Mois 2006]

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Classement en biblio - 222 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par sapho 2017-03-08T16:01:10+01:00

J'avais toujours appréhendé le moment de franchir le pas; maintenant que je l'avais derrière moi, je ne ressentais rien de particulier. J'avais assisté à la tuerie avec le même détachement que j'observais devant les victimes des attentats. Je n'étais plus le garçon fragile de Kafr Karam. Un autre individu s'était substitué à moi. J'étais sidéré par la facilité avec laquelle on passe d'un monde à l'autre et regrettais presque d'avoir mis si longtemps à le redouter. Elle était loin, la chiffe molle qui dégueulait à la vue d'une giclée de sang et perdait la raison dès qu'un échange de tirs se déclenchait; loin, la loque qui s'était évanouie lors de la bavure qui avait emporté Souleyman. Je renaissais dans la peau de quelqu'un d'autre, aguerri, froid, implacable. Mes mains ne tremblaient pas. Mon cœur battait normalement. Dans le rétroviseur à ma droite, mon visage ne trahissait aucune expression; c'était un masque de cire, impénétrable et inaccessible.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par BooksFan-ny 2022-02-08T13:07:11+01:00
Argent

Après "Les hirondelles de Kaboul" et "L'attentat" lus récemment, voici venu le tour au troisième volet de cette trilogie un peu particulière, "Les sirènes de Bagdad", où Yasmina Khadra nous emmène ici en Irak.

Nous suivons le cheminement d'un jeune Bédouin (dont, je m'en rends compte à l'instant, le prénom n'est pas dévoilé), dont les projets d'avenir tombent à l'eau lors du renversement de Saddam Hussein.

Mon ressenti sur ce livre est plutôt paradoxal. Parce qu'effectivement, Yasmina Khadra ayant une très belle plume sachant relater les événements de manière très réaliste, c'est immédiatement que j'ai été emportée par son récit, récit que j'ai d'ailleurs eu du mal à lâcher. Et en même temps, j'ai ressenti une sorte de malaise tout au long de ma lecture. Ce n'est, en effet, pas évident de suivre le narrateur dans ses états d'âme, dans le changement qui s'opère en lui : de jeune étudiant à martyr... Le récit étant narré à la première personne, on se retrouve directement projeté dans ses pensées ; toute sa colère et surtout toute sa haine nous éclaboussent au visage. Et si je peux comprendre les raisons qui l'ont porté jusque-là, c'est difficile de plussoyer et soutenir, au même titre que le comportement des Américains relaté dans le récit d'ailleurs, les attentats, les bombes, faisant de nombreuses victimes (civiles la plupart du temps)...

Yasmina Khadra est un conteur né, il a ce don pour décrire superbement les ressentis de ses personnages, tout comme pour décrire la réalité des événements. J'apprécie la manière, presque poétique, imagée, accorte, qu'il a de raconter une histoire dérangeante (surtout ici), poignante, qui marque à vif...

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Commentaire ajouté par Sandrine-106 2020-07-31T19:31:57+02:00
Argent

Trop bien

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Commentaire ajouté par Allebei 2020-06-21T22:32:05+02:00
Or

Le jeune héros sans nom dans le roman est un jeune bédouin habitant dans un village irakien isolé au moment de la chute de Saddam Hussein. Sa vie est simple, très modeste, voire morne dans ce coin reculé du pays. Cependant, rien ne reste figé : la guerre qui gronde bouleverse cette pauvre existence. Elle apporte son lot de tragédies. Un jour, les soldats américains massacrent des villageois. Leurs bavures se répètent. Le jeune homme assiste à une scène considérée comme un déshonneur en Orient ; voir la nudité de son père, maltraité par les G.I. Ivre de vengeance, le héros n’a plus qu’une idée en tête : anéantir l’Occident. Alors, il s’en va à Bagdad où il découvre une misère bien pire que dans son village et des atrocités au quotidien. Volé, à la rue, il passe une mauvaise période, jusqu’au moment où il retrouve des gens de son village qui l’aident à refaire surface. En réalité, ces connaissances préparent de futurs terroristes. Le héros rongé par la haine se laisse embrigader facilement. Il suit sa formation et est finalement envoyé sur le terrain. Mais au lieu d’un attentat suicide à la bombe, les responsables lui injectent un virus pour exterminer tous les gens qu’il croisera sur son passage. Or, au dernier moment, le jeune homme refuse de propager une pandémie mondiale et préfère se sacrifier : il mourra jeune, à l’âge de 21 ans, tué par ses complices sur ordre des chefs et si ceux-ci l’épargnent, le virus le tuera. Yasmina Khadra anticipe ici en 2006, une pandémie commanditée. Il pointe surtout du doigt les horreurs de la guerre, les intérêts financiers et politiques, les gens qui utilisent les autres. L’histoire montre également le point de vue de ces jeunes terroristes qui sont avant tout des victimes. En effet, les vrais criminels manipulent les très jeunes adultes, les poussent à la haine en se servant de leur détresse et détruisent la vie des autres pour leurs propres intérêts. Au final, l’auteur condamne les agissements des chefs terroristes et donne une belle leçon de tolérance à tous avec le renoncement final de son héros. J’ai donc beaucoup apprécié ce livre triste qui explique les mécanismes de la fanatisation des jeunes et qui voudrait inciter le monde à vivre en paix.

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Commentaire ajouté par EmyBZH 2020-05-01T20:03:03+02:00
Argent

Découverte de cet auteur. Il ma conquis pour découvrir ses oeuvres.

Roman apprécié malgré le thème.

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Commentaire ajouté par Abranovich 2020-04-21T10:29:34+02:00
Argent

une histoire superbe, je me suis tellement attachée au personnage principal qu'à la fin j'ai clos le livre avec une émotion de tristesse " je voulais lui prendre la main avant que ..." et pour le titre on peut jouer voir l'interpréter qu'a la fin.Il offre une Vraie vue sur la guerre en Irak avec une écriture magnifique... Des situations réalistes. Du grand art en terme de narration. Je suis une inconditionnelle de Khadra.

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Commentaire ajouté par Aasha 2019-10-13T17:22:00+02:00
Argent

C’est le 3ème livre que je lis de cet auteur.

Avec cette lecture, je termine sa trilogie consacrée à l’incompréhension entre l’Occident et l’Orient.

Comparativement aux deux autres, ce roman aborde cette thématique de manière plus frontale. Il est clairement fait référence à la haine qui peut exister entre ces deux parties du monde.

Concernant l’histoire à proprement parlé, c’est un récit dur porté par des personnages froids, hommes aux cœurs épuisés par tant d'horreurs subies.

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Commentaire ajouté par Nausicaa_Npa 2019-06-18T16:27:47+02:00
Argent

Comme les deux autres tomes de cette trilogie, j'ai vraiment apprécié cette histoire qui permet de nous placer au cœur du terrorisme. De comprends comment et pourquoi on peut se dire que c'est le choix à faire. De ne pas juste ramener cette personne a "un fou".

Comme toujours, Khadra a une écriture incisive et puissante qui donne vraiment à réfléchir et à revoir son jugement.

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Commentaire ajouté par Sunlove 2019-04-16T08:22:37+02:00
Or

C'est un livre extrêmement bien écrit ! Un magnifique plaidoyer contre la violence !

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Commentaire ajouté par paultuc 2018-11-07T18:25:57+01:00
Or

C est un livre qui touche et qui ne laisse pas indifférent !! Je trouve le livre très bon, avec des scènes très bien décrite on s y croirait et ça nous touche encore plus.

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Commentaire ajouté par pujols 2018-08-18T08:31:58+02:00
Bronze

«Impossible de nettoyer les écuries d'Augias; on ne peut que peindre à fresque avec leur purin», disait à peu près Francis Ponge. C'est ce que fait magistralement Yasmina Khadra dans Les sirènes de Bagdad. Sous un soleil de plomb, un ciel lourd, parmi la poussière, dans la rue, le jour, la nuit, sous les étoiles, au bord du fleuve, sur les routes, dans les hôtels, les boutiques, ça se dispute, se menace, se venge, se massacre. «Tout le monde figure dans le collimateur.» Mais pourquoi donc ? «Pour la Cause.»

J'ai rencontré Yasmina Khadra dans un salon du livre, et obtenu sa dédicace : c'est un personnage attachant.

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Date de sortie

Les Sirènes de Bagdad

  • France : 2011-01-08 - Poche (Français)

Activité récente

Claumap l'ajoute dans sa biblio or
2021-09-17T23:07:28+02:00

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 222
Commentaires 19
extraits 55
Evaluations 32
Note globale 8.28 / 10

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