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Les Somnambules, Tome 1



Description ajoutée par juliendu08000 2013-05-09T22:43:10+02:00

Résumé

Quentin a dix-sept ans. C’est un ado comme les autres, qui aime écouter de la musique, aller au cinéma, ou envoyer plein de textos… mais qui préfère les garçons aux filles. Même si ce n’est pas toujours facile, il assume et fait face, au quotidien.

Depuis le début de l’année scolaire, un nouvel élève, Enzo, le trouble beaucoup. Pourtant, celui-ci semble le détester. Et quand ils se retrouvent partenaires pour un atelier très spécial, la situation devient encore plus tendue. Pourquoi Enzo est-il si distant avec lui, et à la fois si changeant ? Quels secrets cache-t-il derrière son attitude arrogante, son regard triste ? Quentin voudrait le comprendre, l’aider, mais Enzo lui accordera-t-il sa confiance ?

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Classement en biblio - 143 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Sorcier 2014-03-23T16:47:36+01:00

« J'ai grandi en me disant qu'on pouvait aimer n'importe qui, qu'il n'y a pas de choses normales et d'autres qui ne le sont pas. Et puis ça serait quoi, être normal ? Pour moi ce qui compte c'est ce qu'on ressent. Et du moment que c'est sincère... le reste n'a pas d'importance. »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Momotard 2018-01-08T12:26:57+01:00
Diamant

Ouf, je suis arrivé au bout de cet ouvrage entier, tant il est fort ,même si l'intrigue paraît simple. Elle l'est, en effet, mais relatée d'une manière personnelle, où le lecteur est partie prenante du récit avec un des deux personnages, des rebondissements auxquels on prend part sans pouvoir s'en extraire jusqu'à une chute attendue mais pleine de surprises. J'ai hâte de lire la suite...

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Commentaire ajouté par Gumix 2016-04-18T07:48:39+02:00
Bronze

J'ai déjà lu des romans et lu aussi des mangas avec une romance entre deux hommes mais là hormis les noms masculin, j'avais l'impression de lire une romance entre un homme et une femme. Pour moi l'auteur n'a pas su faire la différence entre un homme et une femme ce qui m'a fortement déçu en lisant ce livre car je voulais lire une romance entre deux hommes et là je n'avais pas l'impression que Quentin était un homme (hormis son prénom et au début quand il explique comment sa se passait dans sa classe lorsqu'ils ont qu'il était homo). Donc la romance est bien présente mais attention a ne pas tomber dans le piège de transformer un garçon en fille par rapport au ressentiment car les goût pour twilight.. ne m'ont pas du tout choqué (car je connais des hommes qui aiment ce genre de film) mais plutôt la manière dont ce comporte le personnage et ses sentiments était un peu trop exagéré et je n'avais pas l'impression de voir un homme dans le personnage de Quentin. Vraiment dommage car l'histoire était bien mais quand je veux lire une romance entre 2 hommes je ne m'attend pas à lire une romance de couple hétéro.

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Commentaire ajouté par virgo76 2016-01-25T14:22:31+01:00
Or

Quelle magnifique découverte, il y a beaucoup d'émotions dans ce livre. Hâte de voir le prochain tome

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Commentaire ajouté par Shadow-Reader 2015-04-24T23:23:48+02:00
Bronze

Ecrivant moi-même de la romance homosexuelle entre adolescents, j'étais longtemps tentée de voir ce que d'autres auteurs faisaient autour du même sujet. Lorsque j'ai entendu parlé de ce livre, ce fut donc tout naturellement qu'il rejoint ma wish-list, pour ensuite arriver dans ma PAL.

C'est un livre qui se lit facilement, et qui vaut le coup d'oeil. J'ai bien aimé son côté tendre, ainsi que son réalisme. Cependant, j'ai été perturbée par quelques éléments (je suppose que c'est parce que j'écris moi-même des histoires dans ce genre-là que mon côté critique n'a pas pu empêcher de ressortir), qui font que je n'ai pas tellement eu l'impression de lire un roman sur une romance homosexuelle entre deux hommes.

Le style d'écriture, dont le point de vue est à la première personne, est fluide et naturel. J'ai moins aimé le fait que Quentin s'adresse directement au lecteur - parfois avec un peu trop d'audace que ça en devient énervant -, mais là il n'est question que de mon jugement personnel (j'ai énormément de mal avec les histoires où le narrateur invite le lecteur dans l'histoire, vu que ça casse le réalisme). Cependant, j'ai trouvé la façon de parler de Quentin disons... Un peu trop féminine. Certes, l'auteur est une femme, mais je trouve qu'elle aurait pu davantage travailler ce côté-là, pour que l'on sente à la lecture qu'on est dans la peau d'un homme. Résultat ? A pas mal de moment, j'ai eu l'impression de lire de la romance hétérosexuelle, d'où la difficulté d'utiliser la première personne dans ce genre de récit. Mais, d'un autre côté, on sent que l'auteur s'est appropriée son personnage, et je trouve ça plutôt bien.

Le deuxième point dont je veux parler : la relation entre les deux personnage principaux. J'aime bien le fait que tout ne se passe pas trop vite, que les personnages prennent le temps de faire connaissance, et que Quentin reste dans le doute permanent. Cependant, j'ai eu énormément de mal à aimer le personnage d'Enzo. J'ai trouvé à son passé un côté plus caricatural que triste, mais c'est surtout cette idéalisation permanente que Quentin fait d'Enzo qui m'a laissée. Oui, quand on est amoureux on pense sans arrêt "qu'il est beau, qu'il est beau...". Mais de là à ce que ces pensées récurrentes s'affichent dans un roman ?... J'ai juste trouvé ça trop lourd. A aucun moment, on ne voit vraiment Enzo tel qu'il est. Il a toujours cette façon divine d'être décrit, qui fait que je n'ai pas réussi à m'identifier à lui. Le bon côté, c'est qu'on est tous un peu idéalistes et neuneu lors de nos premiers amours. Cependant, si au début, j'ai trouvé ça mignon, le fait que Quentin en soit toujours à décrire la couleur des yeux d'Enzo aux trois quart du livre m'a lassée. Je n'ai pas réussi à me visualiser le personnage, et le lecteur n'a pas le temps de se faire un jugement personnel qu'on a de nouveau une description idéalisée d'Enzo. Lorsque je parlais de narration trop féminine, je pense que ce point-là y joue pas mal. Je ne veux pas faire de stéréotype, mais les femmes ont plus tendance à rester dans la contemplation que les hommes, alors que ces derniers essaieront d'autres choses, comme impressionner la personne qui leur plaît. Brefouilles, si j'insiste là-dessus, c'est pour le cas-où l'auteur verrait cet avis, que j'essaie de développer le plus possible. Personnellement, ayant grandie entourée de garçons et étant méchamment garçon manqué, je me sens plus à l'aise à narrer dans la peau d'un homme, d'où le fait que j'ai été un peu embêtée par ça.

Sinon, venons-en au thème principal : le fait que ces deux personnages soient des garçons, et qu'ils s'aiment. Je suis une grande fan d'histoires d'amour homosexuelles et ce n'est pas la première que je lis, alors forcément on finit par se demander pour chaque histoire comment le thème de l'homophobie y est abordé. Ce que j'ai bien aimé dans cette histoire, c'est que les homophobes ont plus l'air de crétins que de monstres, et qu'ils se trouvent en arrière-plan de l'histoire. Pourtant, plusieurs éléments m'ont un peu perturbée. Premièrement, que les deux garçons ne se remettent jamais en question. Certes, du point de vue de l'auteur, il est tout à fait normal de se dire que oui, deux gars peuvent s'aimer. Mais de là à ce que les deux personnages soient du même avis et le prennent aussi facilement ?... La chose est beaucoup plus dure lorsqu'on le vit. Quand on se rend compte qu'on est attiré par quelqu'un du sexe opposé, on ne se dit pas "c'est normal". On va se demander pourquoi. On va se demander pourquoi l'homophobie existe, et si on a vraiment autant raison qu'on nous dit de le penser. Dans ce livre, j'ai trouvé que les doutes, les hauts et les bas, il y en avait trop peu. Quentin a déjà fait son coming-out donc ce thème n'y est pas abordé (alors que généralement dans ce genre d'histoire je trouve que c'est l'acceptation de soi qui est la partie la plus intéressante), mais du côté d'Enzo, bien qu'il s'explique à un moment donné de l'histoire, il n'a jamais eu de problème avec le fait d'aimer un garçon. Alors ici, j'ai surtout l'impression que l'auteur a voulu imposer son point de vue (qu'elle ne voit pas le problème que deux garçons s'aiment), mais le fait que les personnages eux-mêmes le pense sans hésitation me dérange.

Pour ce qui est de l'homophobie, bien qu'elle soit très peu présente dans l'histoire, elle est y. Au niveau des parents, j'ai encore trouvé étrange qu'ils l'acceptent aussi facilement (peut-être est-ce une idéalisation de la part de l'auteur ?). Même s'ils ne sont pas homophobes, en général, lorsque ça en vient à leurs enfants, et surtout si leur enfant est unique, alors ils ont quand même de quoi être perturbés. Souvent, ils pensent que c'est de leur faute, de l'éducation, et puis ils pensent aux petits-enfants... Même s'ils ne parlent pas toujours de ces doutes-là à leurs enfants, et les gardent pour eux-mêmes, essayant de se montrer le plus indulgent possible lorsque le concerné est dans les parages. A côté de tout ça, le lycée. Visiblement, Enzo et Quentin n'hésitent pas à s'afficher, même discrètement. Que cette décision viennent aussi tôt et naturellement dans la relation m'a aussi surprise. Pour ce qui est de l'homophobie, donc, elle est représentée sous un nom : Jonathan. Ce que je n'ai pas compris, c'est pourquoi il est tout seul dans son délire. S'il est si sûr de ses convictions, alors sa sûreté doit sûrement emmener d'autres lycéens qui veulent être sous son aile et qui, pour être à l'abri de ses moqueries, vont rejoindre ses délires minables. Aussi, je trouve que malheureusement, l'homophobie est trop souvent caricaturée dans les livres, et ici c'est le cas de Jonathan. Je suis extrêmement loin de dire que les homophobes ont raison, mais ils ont des raisons. Que cela soit l'incompréhension, une homosexualité refoulée, ou tout simplement le besoin de marcher sur les pieds des autres pour remonter sa propre estime - ce qui semble être le cas de Jonathan, mais encore, je suis surprise qu'il n'ait pas plus de potes à le joindre, il a bien besoin de gens devant qui il veut se montrer intéressant. Après, il y a les homophobes, les vrais, qui croient dur comme fer à leurs idées, mais là c'est surtout une question de culture et d'éducation, et Jonathan avait beau être caricaturé, il ne semblait pas se trouver dans ce cas-là. Enfin, tout ça pour dire que j'en ai un peu marre que les homophobes passent pour les crétins de service parce que oui, certes, ils le sont, mais après ils sont humains et ont leur propre fond, que l'on l'admette ou non xD

Brefouilles, je m'emporte dans mon avis, mais si je relève ces points-là, c'est bien parce que ce sont les seuls points négatifs que j'ai trouvés. A côté de tout cela, ce livre est vraiment agréable à lire, il fait rêver, nous émet et nous touche. Pour ceux qui souhaitent lire une romance homosexuelle sans que le registre ne s'éloigne trop des romances hétérosexuelles, alors ce livre pourra très certainement vous plaire. Mon seul regret ? Que ces deux jeunes hommes ne se haïssent jamais et ne se frappent pas dessus, uhuh (ça, c'est mon béguin pour les romances je t'aime - moi non plus, mélange amour/haine, mais après c'est personnel xD). Si vous aimez les histoires mignonnes, celle-ci en est très certainement une ! Pour ma part, je compte bientôt lire la suite, parce que malgré tout ce que j'ai pu dire plus haut, ces deux petits-là me manquent déjà xD

Edit: J'ai récemment regardé le film "Geography Club", racontant une histoire d'amour entre deux garçons. Et ?... On y retrouve le principe de s'occuper à deux d'un poupon. Exactement comme dans Les Somnambules. Ce qui me fait douter de l'originalité de ce roman, d'où les idées semblent venir d'ailleurs...

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Argent

J'ai beaucoup aimer l'histoire de deux adolescents qui tombe amoureux l'un de l'autre et j'ai été triste quand j'ai crus qu'ils allaient être séparer.

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Commentaire ajouté par Linkward 2014-08-15T11:20:48+02:00
Lu aussi

La douceur. Quand je pense à ce livre, c'est le premier mot auquel je pense, douceur. Parce que c'est doux et mignon. Agréable et tendre.

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Commentaire ajouté par smalad 2014-05-15T17:02:41+02:00
Argent

C'est mignon et gentil et l'auteur a beaucoup de tendresse pour ses personnages mais j'ai trouvé que cela manquait un peu de rythme et de passion justement pour cet amour absolu naissant. Néanmoins je lirai la suite et j'ai tout de même passé un bon moment.

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Commentaire ajouté par Sorcier 2014-04-04T20:05:40+02:00
Or

http://florentcraon.blogspot.fr/2014/04/les-somnambules.html

Après le sublime La croisée des âmes, c’est avec grand plaisir que je me suis lancé dans Les somnambules. Et une fois n’est pas coutume, j’ai beaucoup aimé (ce n’était pas loin du coup de cœur).

Avant de vraiment parler du livre, je tiens à préciser que la tolérance et le respect d’autrui devraient être de rigueur, car ce n’est pas l’homosexualité qui fait souffrir le monde, mais bien le manque d’humanité de la plupart des gens. Ophélie a fait passer un message fort et clair, et j’espère aussi qu’il sera compris, que cela fera évoluer les mentalités.

C’est la 1ère fois que je lisais de la romance gay, et ce fut une très bonne surprise. Ophélie a tourné cette romance d’une très belle manière, toute en sensibilité, sincérité et émotivité. Mais d’autres sujets sont abordés : la difficulté d’être parent, le fait de pouvoir le devenir avec les responsabilités que cela engendre… les relations familiales sont en fait assez développées. Ophélie ne s’est donc pas contentée de construire une romance simpliste.

L’histoire en elle-même, pleine de bons sentiments, m’a beaucoup touché, de par le fait que les deux personnages se découvrent peu à peu, apprennent à se connaitre. Ils sont construits avec suffisamment de profondeur pour captiver et être attachants.

Quentin est un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est quelqu’un de passionné, d’optimiste (en toutes circonstances^^), d’attentionné, assumant pleinement ce qu’il est. J’ai aimé sa combativité, ne se laissant pas abattre par les préjugés et croyant en ses convictions. C’est aussi un éternel rêveur, souvent en train de divaguer. En parlant de ses divagations, je trouve qu’il en faisait un peu trop concernant son attirance pour Enzo, à la longue ça m’énervait quelque peu (mais sans conséquence globalement).

Quant à Enzo… c’est quelqu’un de très attachant. J’avoue avoir eu une petite préférence pour lui (oui je sais Ophélie, Enzo a beaucoup de fans^^ :P ). Son côté mystérieux m’a beaucoup plu, car c’est quelqu’un qu’il faut aller chercher, et qui cache une grande richesse intérieure. Peu à peu, grâce à Quentin, il se découvre, et il s’avère que c’est quelqu’un de bien, malgré son lourd passé et le fait qu‘il était souvent seul. Une nouvelle fois, c’est la preuve qu’il ne faut pas se fier aux apparences, et chercher à connaitre la personne, à voir au fond de son cœur. C’est en cela que je trouve que la romance n’est pas simpliste, car Enzo est un minimum complexe pour qu’on se pose des questions à son sujet, il n’entre pas dans un quelconque stéréotype.

La façon dont leur relation se construit est belle et bien amenée. Tour à tour elle m’a touché et fait rire. J’ai aimé qu’ils partagent leurs passions, et qu’ils découvrent au fur et à mesure qu’ils sont sur la même longueur d’onde. C’est un peu fleur bleue, mais c’est beau. Les quelques rebondissements sont appréciables, car faisant parfois craindre le pire pour leur relation.

Les personnages d’Alice et Florent (ça m’a fait sourire de voir mon prénom^^) m’ont bien plu eux aussi, car étant des amis dévoués et toujours prêts à écouter Quentin (enfin surtout Alice. T’aurais pas pu développer davantage Florent Ophélie^^ : P ). Dommage que je ne les ais pas vus plus souvent donc. J’ai également beaucoup aimé la mère de Quentin, qui, en bref, est la mère que tout le monde rêverait d’avoir je pense.

C’était aussi une joie de voir les quelques références musicales accompagnant l’histoire (Ahhh Indochine !! ♥). Elles apportaient une immersion supplémentaire, en plus du fait que ce soit écrit à la 1ère personne.

Pour finir, je suis toujours frappé par la beauté de la plume d’Ophélie. Sensible, poétique, délicate et percutante en même temps. Percutante dans le sens où ses histoires s’accompagnent toujours de passages marquants. Ce sont des vérités qui vont droit au cœur, qui donnent à réfléchir sur notre propre condition et sur la façon de construire nos relations avec les autres. Tu as un don pour construire des personnages sincères et entiers. C’est toujours un grand bonheur de te lire, je passe toujours par une foule d’émotions et de réflexions, et pour cela je te dis un grand merci, car tu es une auteure remarquable ! Je pense que ça n’a pas dû être facile d’écrire sur ce sujet, qui malheureusement fait toujours polémique, mais à mon avis ça en valait la peine, car c’est vraiment un très beau roman. Maintenant, il me tarde d’avoir le tome 2^^

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Commentaire ajouté par icarus 2014-04-04T13:26:28+02:00
Or

Une histoire magnifique et une écriture qui l'est tout autant.

Le personnage principal est jeune ( 17 ans) et comme c'est lui qui donne l'impression d'écrire parfois cette beauté linguistique semble un peu trop dans sa bouche mais bon...

Très romantique pour le genre.

Une ode à l'acceptation que certain devrait lire.

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Commentaire ajouté par KarolynD 2014-03-08T00:08:43+01:00
Or

http://plumes-de-reve.skyrock.com/3210388809-Les-Somnambules-Tome-1-Ophelie-Pemmarty.html

J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre mais la romance seule n'étant pas trop mon genre parce que je trouve ça trop fade, je ne pensais pas le lire un jour honnêtement. Par ailleurs, il s'agit d'un genre de romance particulière puisque c'est une romance gay, un genre que je n'avais jamais testé et que j'avais peur de ne pas apprécier. Et puis, des amies l'ont lu et me l'ont conseillé pour la beauté de l'histoire et de la plume de l'auteur, et après avoir vu une interview de l'auteure, j'ai finalement acheté Les Somnambules sur un coup de tête. Après lecture, je ne le regrette pas parce que j'ai découvert une histoire magnifique. J'avais besoin de légèreté quand j'ai commencé ce livre et j'ai été exaucée.

La couverture est relativement simple : on voit deux garçons sur un fond violet pailleté, ce qui donne une image aussi belle qu'attirante. Ce n'est pas la couverture qui m'a amenée vers ce livre aussi belle soit-elle, je le dis tout de suite, mais l'histoire en elle-même. En effet, cette dernière parle d'un amour entre deux personnes du même sexe : Quentin et Enzo. Ils deux garçons se retrouvent ensemble lors d'un atelier très spécial et se doivent de collaborer s'ils veulent obtenir une bonne note. Mais l'aventure prend une tournure inattendue. À travers les mots de Quentin, on suit l'évolution de l'histoire d'amour entre eux, leur quotidien, leurs déboires, leurs émois, leurs joies et leurs peines.

C'est Quentin, dix-sept ans, qui narre l'histoire. Il est homosexuel et l'assume pleinement, même si cela a été difficile et que certains camarades de classe lui font encore sentir qu'ils perçoivent sa différence comme néfaste. Il adore la musique et joue de la guitare, est sérieux dans ses engagements, autant au niveau scolaire qu'au niveau personnel, mais c'est un rêveur. Il a tout le temps la tête dans les nuages. Je me suis facilement attachée à lui parce qu'il a un tempérament qui me ressemble, une façon de dire les choses aussi douce que de manière réaliste, et j'aime beaucoup. J'ai trouvé sa sensibilité touchante, et sa façon d'être très humaine. Il prend les choses comme elles viennent, essaye de faire avec et pense que chaque problème a sa solution. C'est un éternel optimiste qui ne s'avoue jamais vaincu, et j'ai vraiment aimé sa combativité. Pour le mettre au tapis, il en faut beaucoup, et j'adore cette vision de choses, car ça le rend fort et déterminé.

Enzo a dix-sept ans aussi mais est moins à l'aise dans sa peau que Quentin. Non pas parce qu'il n'assume pas son homosexualité, non, mais plutôt à cause de son passé. Il n'a pas fait de grosses conneries, je rassure ceux qui ont pensé cela un instant, mais c'est « juste » qu'il a toujours été plus ou moins seul. Dès le départ, on voit qu'il n'a pas l'habitude de s'ouvrir aux autres, de partager des choses avec un ami. J'ai beaucoup aimé son côté gros dur qui cache sa sensibilité. En effet, il se révèle lorsqu'il est avec Quentin : de garçon réservé au regard sévère qu'on n'ose pas approcher, il passe à quelqu'un de sensible, joueur et passionné en sa compagnie. J'ai beaucoup aimé sa façon de remettre en place Jonathan, l'homophobe de leur lycée.

Et puis il y a aussi les amis du duo, Florent et Alice. Ils sont gentils mais je ne saurais pas quoi dire de plus sur eux étant donné qu'on les voit peu finalement par rapport aux deux héros. La mère de Quentin est vraiment une mère formidable tandis que les parents d'Enzo sont plus que distants. Comme dit Quentin, ils font parfois froid dans le dos.

Les deux garçons sont très attachants car criants de réalisme. Ce qu'ils disent sont parfois des vérités qui nous percutent en plein cœur. J'ai même eu envie de vous montrer pleins d'extraits tellement le nombre de passage qui m'ont frappée sont plus nombreux que je l'aurais pensé. De ce fait, j'ai trouvé ce livre très touchant, l'histoire très belle, et la plume sublime. J'appréhendais cette lecture car je n'avais jamais testé la romance gay (et la romance « simple » tout court non plus il me semble en fait). C'était un défi, autant pour moi que pour l'auteure, et je le trouve parfaitement relevé. Du coup, je tiens à féliciter Ophélie Pemmarty : c'est après une interview dans une émission de télé que j'ai voulu connaître ta plume, et je ne le regrette absolument pas. Tu as une façon de traiter le sujet qui est magnifique, et on en redemande.

La seule chose qui m'a un peu dérangée, ce sont les négations qui disparaissent parfois, laissant place au langage parlé. Ça m'a fait étrange et j'ai parfois dû relire la phrase une autre fois pour la comprendre mais bon, ce n'est pas énorme. Du coup, Les Somnambules n'est pas un coup de cœur mais s'en est dangereusement approché. J'ai été profondément touchée par l'histoire, et nul doute que je retenterai ce genre de lectures une prochaine fois. Néanmoins, je ne le classe pas dans mes coups de cœur car au bout d'un moment, la romance m'a lassée. En fait, j'ai compris pourquoi je ne lis jamais de romance simple, sans autres intrigues derrière : parce que ça finit par me lasser si on a que l'histoire d'amour au premier plan. J'ai besoin d'avoir une seconde intrigue pour être centrée sur plusieurs choses à la fois. Du coup, n'avoir que la romance dans ce roman, ce n'est pas négatif en soi bien sûr, mais pour moi, ça a relégué le livre de la catégorie « coup de cœur » à celle « très bonne lecture ». Je ne fais aucun reproche à l'histoire ; je constate juste mon ressenti, car j'ai passé un très bon moment en compagnie de Quentin, Enzo, et la plume d'Ophélie.

En bref, une très bonne découverte et une lecture vraiment agréable, qui m'a donné envie de tester d'autres lectures de ce genre. Des personnages forts et touchants, criants de réalisme qui nous fait penser qu'ils pourraient être nos amis, et qui nous font comprendre que le combat contre l'homophobie n'en est encore qu'à son début et qu'il faut qu'on revoie nos positions sur le sujet. La plume d'Ophélie Pemmarty, poétique, délicate, et percutante, permet de faire passer un message fort tout en douceur, et rien que pour ça, je conseille à tout le monde d'ouvrir Les Somnambules.

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2017-11-08T20:41:47+01:00

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