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Les synodes en France aux XIXe et XXe siècles : des atouts et des ambiguïtés

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Description ajoutée par Damon_S 2012-11-07T19:01:41+01:00

Résumé

L'A (?2002), historien du droit canonique, auteur d'un ouvrage sur le Synode diocésain (1992), poursuit ses recherches sur cette vénérable institution qui, du 6e au 17e siècle, a établi un dialogue pastoral régulier entre l'évêque et son presbyterium. L'A en étudie la composition, la fréquence et la fonction en France entre 1820 et 1960 (depuis le Concordat jusqu'à Vatican II). L'évolution qu'il y découvre, et qui sera érigée en norme dans le Code de 1917, équivaut à une dérive et à une régression: délaissant son caractère essentiellement pastoral, le synode est devenu le conseil législatif de l'évêque qui, tous les dix ans, délibère avec l'élite de ses prêtres sur les statuts diocésains. L'A se tourne alors vers la période postconciliaire. Tandis que le directoire de pastorale pour les évêques (1973) demande une très large participation des laïcs dans la préparation du synode, le nouveau Code (1983) prévoit leur participation à l'assemblée elle-même, mais sans en spécifier ni le nombre ni les qualités requises (compétence, expérience, formation).

L'heureuse réévaluation théologique de la fonction des laïcs n'abolit pas la différence essentielle (et non de degré) entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun à tous les fidèles: les laïcs les mieux qualifiés pour participer au synode semblent être les agents pastoraux investis d'une lettre de mission de leur évêque. Certaines assemblées postconciliaires recensées par l'A, si utiles et si fructueuses qu'elles puissent être, ne se présentent-elles pas comme des conseils pastoraux géants, handicapés par le grand nombre et la diversité excessive des laïcs, la surabondance des sujets traités, la périodicité réduite? Pareils forums ne répondent pas à la finalité du synode diocésain. Il importe de ne pas leur en donner le titre: on pourrait croire qu'ils le remplacent… ce qui aboutirait à la suppression définitive d'une institution plus que millénaire.

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Extrait

Extrait ajouté par Damon_S 2012-11-07T19:02:30+01:00

Les synodes diocésains dans la tradition latine de l'Eglise catholique romaine héritent d'un long passé. Grâce aux travaux du canoniste français Louis Trichet, décédé depuis, ce sont les institutions synodales françaises des XIXe et XXe siècles qui sont évoquées dans ce livre. De nombreux obstacles ont pu gêner la célébration de ces assises diocésaines : la tutelle gallicane avant la Révolution de 1789 et pendant tout le XIXe siècle, le caractère très clérical de l'organisation des synodes diocésains, synodes sur lesquels a pu peser la rationalité du Code de droit canonique latin de 1917, un code encore très marqué par la contre-réforme catholique lancée par le concile de Trente (1543-1563). Le concile Vatican II (1962-1965) et le nouveau Code de droit canonique latin de 1983 ont considérablement élargi la composition du synode diocésain, afin que toutes les composantes de cette " portion du Peuple de Dieu " qu'est le diocèse puissent être dûment représentées et soient en mesure de participer, ponctuellement mais pleinement, à l'élaboration de la loi synodale que l'évêque promulgue en tant qu'unique législateur canonique du diocèse. Là aussi les difficultés ne manquent pas. éviter le parlementarisme pour faire découvrir aux catholiques leur propre tradition canonique de la procédure décisionnelle, à savoir par la recherche si possible d'un consensus. Autre défi : tenir compte de la réelle coopération d'un grand nombre de fidèles diocésains, hommes et femmes de toutes conditions, ce qui peut stimuler la gouvernance du diocèse. Autre difficulté : éviter de confondre les institutions. L'objet canonique du synode diocésain est de préparer, auprès de l'évêque, des décisions, des exhortations ; le synode n'est donc pas une session de formation permanente, ni seulement une démarche spirituelle pastorale

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