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- Bonsoir, il me faudrait... trois litres de café, extra-noir, et trois... quatre ? kilos de sucre, me corrigeai-je alors que le vampire levait les doigts en l'air. On paie en cash.

- Vous vous moquez de moi ? me répondit la voix à travers le combiné.

- Du tout. Trois litres de café, quatre kilos de sucre. Cash. Chambre 204.

- Qu'est-ce que vous allez faire de tout ce café et ce sucre ?

- Mais je vous en pose des questions ?

- Je...

- Bon sang, je ne vous demande pas de me faire une omelette à la mère poularde, juste de nous faire monter du café et du sucre !

- Mademois...

- C'EST MA LUNE DE MIEL ET JE VEUX DU SUCRE ET DU CAFE, EST-CE QUE JE PEUX VIVRE MES FANTASMES SANS QU'ON ME FASSE CHIER ?

- ...

- ALORS ?!

- On vous monte ça rapidement, toutes nos félicitations.

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— Après vous, m’invita le vampire.

— Ce que vous êtes charmant.

— J’y travaille.

— Vous comptez me pousser dans l’escalier pour faire barrage s’il devait y avoir des emmerdes, c’est ça ?

— Vous me connaissez si bien.

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- Alors. Vous m'expliquez, maintenant ? (Agent Loan)

- Je me fais passer pour Auguste sur les serveurs de discussion du jeu. (Esther)

- Quel jeu ?

- Celui auquel il jouait avec sa clique ?

- Oh.

- "Oh" ? Sérieusement ? On vous a déjà dit que vous étiez un enquêteur d'une nullité de dimension cosmique, ou pas ?

L'insulte sembla lui voler trente kilomètres au-dessus.

- Ce n'est pas comme si c'était une vocation.

- Comment ça pas u... Non. Vous savez quoi ? On s'en fout.

Je frappai ma touche F5 comme si elle m'avait personnellement agressée.

- Pourquoi avez-vous rudoyé le serveuse ?

Avec un grognement, je me jetai sur le dossier de ma chaise.

- Parce que vous êtes une vraie plaie, agent Loan. Et que la moitié de l'hôtel a dû vous voir passer nu, et que je suis devenue l'attraction du jour !

- Pardon ?

- "Mais qui est cette mystérieuse femme qui partage une chambre avec ce dieu grec et qui commande quatre kilos de sucre pour des jeux sexuels ?!"

- Navré.

- Ne sortez plus sans porter au minimum un boxer, s'il vous plaît. Vous auriez pu provoquer des accidents, vous savez.

- J'éviterai à l'avenir.

Je terminai mon jus de tomate et réalisai que c'était la conversation la plus civilisée que nous avions eue depuis notre première rencontre. Il y avait anguille sous roche.

- Vous m'avez l'air bien guilleret, tout d'un coup.

- Le pouvoir d'une saine réflexion, éluda-t-il.

p. 274 - 275

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- Je dirais un peu moins de cent kilos ? persifla-t-il.

- C'est la vélocité de mon poing dans votre pif qui vous a permis de calculer ça aussi vite ? le rembarrai-je.

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— Je peux forcer les gens à se plier à ma volonté, à condition que nos regards se croisent. Alors si je devais enlever mes lentilles en situation d’urgence…

Hmm. Effectivement, vu sous cet angle…

— Vous auriez l’air rudement moins nouille.

— Jusqu’à ce que je me fourre le doigt dans l’œil et m’énuclée.

— Un bonus bienvenu.

Je jurai apercevoir un sourire passer sur ses lèvres avant qu’il ne tourne la tête. La voiture ralentissait.

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Avec un plaisir non simulé, il attrapa son breuvage et le sirota tranquillement, puis réalisa que je l'observais.

- Quoi ?

Je secouai la tête, définitivement agacée par l'injustice crasse de la vie.

- Hallucinant comme d'être beau vous simplifie tout.

- Vous devriez essayer. C'est délicieux.

- Mais je vous emmerde !

- ... Je parlais du jus de tomate.

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Et nom de nom, d'où provenaient ces paillettes ?! Une orgie de licornes qui aurait mal tourné ?

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Je n’avais pas eu d’autre solution que de veiller jusqu’aux aurores, avec le soutien indéfectible de mon jeu vidéo favori. Je ne regrettais rien.

Ou presque.

Je croisai mon reflet dans les miroirs de l’ascenseur et retins un gémissement. À dix-neuf ans, mon corps montrait une incapacité à gérer la moindre privation de sommeil qui forçait le respect. Comprendre : ma tronche aurait fait fuir la lèpre.

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La télé vous manipule quand elle vous montre à longueur de journée des gens heureux en été. La personne lambda qui se réveille à 7 heures et voit déjà le mercure atteindre les 33 °C ne chantonne pas en tartinant sa biscotte de beurre plein de bons oméga-3. Non. Elle fait le deuil de sa dignité, comme tout un chacun, et vérifie trois fois qu’elle a pensé à prendre du déo dans son sac.

C’est donc le sourire aux abonnés absents que je débarquai au bureau le lendemain. Je m’étais levée avec la facilité d’un parpaing immergé à qui on aurait donné la mission de remonter à la surface. Impossible de fermer l’œil de la nuit, le combo orage et nerfs en boule à la suite de ma rencontre avec le vil personnage de la veille s’étant révélé plus efficace qu’une intraveineuse d’espresso.

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Mais lâchez-moi !

Peine perdue ; mon agresseur se contenta de me retourner la main, paume vers le ciel, et de passer son pouce sur mon poignet comme un bon gros pervers. OK, cette fois j’en avais soupé. Remontée à bloc, je lui enfonçai mon genou dans les parties, puis lui assenai un violent coup de coude sur le crâne, histoire de faire bonne figure.

— Merci pour rien ! criai-je au Cube qui me dévisageait bouche bée.

Puis, sans demander mon reste, je partis en courant, le scouich-scouich de mes chaussures m’accompagnant dans ma fuite.

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