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Traduction personnelle :

La Maison Cadogan était ancienne, majestueuse et luxueuse, une maison en pierre de trois étages bâtie sur une parcelle de gazon légèrement vallonnée dans le quartier de Hyde Park à Chicago. Elle était entourée d'une imposante clôture destinée à tenir nos ennemis à distance, gardée par des hommes et des femmes qui risquaient leur vie pour préserver la maison d’une attaque. Ce soir, l'été ayant cédé la place à l'automne, une brise fraîche se répandait à travers la sombre obscurité, tout était calme.

Katana à mes côtés, je terminais ma patrouille autour du vaste terrain, hochais la tête à l’attention du garde au portail, et gravis en courant les escaliers jusqu’au flamboyant perron. Un dernier coup d'œil, un dernier regard pour m’assurer de la tranquillité du royaume, puis j’ouvris la porte ... pour pénétrer dans le chaos.

Le joli foyer de la Maison Cadogan - le plancher en bois brut, la table à piédestal richement décorée de fleurs parfumées, le lustre étincelant - était rempli de gens et de bruit. Un vampire s'occupait de la réception, et trois autres – des quémandeurs espérant une rencontre avec Ethan Sullivan, Maître de la Maison - attendaient sur un banc sur le côté. Les vampires portaient des caisses vers les escaliers du sous-sol pour le camion qui les attendaient, sous le regard aiguisé d’Helen, la mère supérieure de la Maison.

Un vampire avec la peau foncée et à la tête rasée surgit d’un coin dans le foyer. C'était Malik, le Second d'Ethan. Il portait un costume sombre - l'uniforme officiel de la Maison Cadogan - sa peau contrastait vivement avec la chemise blanche et le vert pâle de ses yeux. Il parcouru la pièce du regard, me repéra et se dirigea dans ma direction.

"Nuit chargée", dit-il.

"En effet"

Le silence s’abattit sur la pièce, toutes les conversations et toutes les activités s'arrêtèrent alors que le Maître de la Maison entrait dans la pièce. Tous les yeux se tournèrent vers lui, y compris les miens.

Que nous nous connaissions depuis un an ne le rendait pas sa vue moins spectaculaire. Au contraire - qu'il soit à moi, et que je sois assurément sienne - rendait le choc encore plus puissant.

Il était grand et élancé, le corps d'un homme qui avait été soldat. Même maintenant, en tant que chef des vampires, il avait gardé le même physique ciselé. Ses cheveux étaient d'un blond doré et à longueur d'épaule, ses yeux étaient du vert émeraude le plus pur. Sa mâchoire était carrée, son nez droit, ses lèvres habituellement ourlées d’un rictus diabolique, ou tendues en une ligne sérieuse - l'expression d'un Maître avec le poids sur ses épaules.

Il portait lui aussi l'uniforme de la maison Cadogan - un costume noir qui lui allait à la perfection comme le vêtement cher et sur mesure qu'il était probablement. Il portait une chemise blanche en dessous, le bouton du haut ouvert pour dévoiler la larme argentée brillante de la médaille Cadogan qui pendait autour de son cou. C'était une marque de solidarité, d'unité, parmi les vampires de la Maison Cadogan. Et il la portait aussi bien que tout le reste.

A côté de lui se tenait une petite femme à la peau brune et aux cheveux foncés. C’était un vampire, si je me fiais au bourdonnement invisible de la magie autour d'elle. Et étant donné la tension autour de ses yeux, c’était un vampire avec des soucis.

"Nous restons en contact" promit Ethan, et elle noua ses doigts ensemble, inclinant la tête vers lui.

"Merci infiniment."

"Je vous en prie" dit-il, et nous la regardâmes tous se diriger vers la sortie.

Quand je tournais de nouveau la tête vers Ethan, son regard était fixé sur moi.

"Sentinelle", dit-il par le biais de notre connexion télépathique, admirant le cuir et l'acier de mon ensemble. "J'aime ton look".

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« Duchesse et toi êtes déjà mariés depuis trop longtemps, rétorqua Mallory.

Elle plaqua aussitôt sa main contre sa bouche en laissant échapper un juron étouffé.

Il me fallut un moment pour assimiler ce qu’elle venait de dire, pour comprendre qu’elle avait révélé le surnom qu’Ethan m’avait donné. Je me tournai vers lui, un sourcil arqué dans une imitation parfaite de son expression favorite.

— Duchesse ? C’est comme ça que tu m’appelles ?

— Dark Sullivan, répliqua-t-il, un sourire amusé sur les lèvres.

— Ce surnom-là est parfaitement approprié, argumentai-je.

— Parce que Duchesse ne l’est pas ?

— Je n’ai rien d’une aristocrate.

— Non, c’est vrai, mais ce n’est pas ce qui t’a valu ce surnom. Tu le dois au jour où tu es entrée dans mon bureau pour la première fois. Avec ton teint pâle, tes cheveux bruns et tes envoûtants yeux clairs remplis de douleur et de colère, tu ressemblais à la duchesse d’une belle et mystérieuse contrée. J’étais subjugué.

Je le dévisageai avec incrédulité. Il m’avait déjà offert des compliments, et, bien entendu, je savais qu’il m’aimait, mais jamais encore il ne m’avait présenté cette version de notre première rencontre.

— Et ensuite elle t’a provoqué en duel, rappela Mallory.

« — En effet. Elle était très autoritaire.

— Et toi, tu as dit : « Très bien, ma petite, vas-y, montre-moi ce que tu as dans le ventre », ajouta Mallory.

— Là, tu ne m’aides pas, la rabrouai-je en pointant mon index sur elle.

— Je ne suis pas d’accord, mais…

Sur ces mots, elle mima le geste de coudre ses lèvres.

— Elle a raison, approuva Ethan. C’est assez proche de ce dont je me souviens.

— Dis donc, Sullivan, Merit maîtrise à la perfection le regard noir du Maître en colère, intervint Catcher, qui refusa la bouteille que je lui tendais et la reboucha avant de la poser par terre. Tu ne devrais pas abuser de ce surnom.

— Il n’a pas tort, Duchesse, renchérit Ethan d’un air narquois. Tu m’imites très bien.

Je grondai. Peut-être devrais-je le provoquer en duel plus souvent, histoire de lui rappeler les limites.

Il se pencha pour m’embrasser sur les lèvres.

— Si ça peut te consoler, tu es très vite devenue « Sentinelle » pour moi.

— Les vampires de la Maison sont nombreux à être au courant ? lançai-je sans me départir de mon regard assassin.

— Moins nombreux que pour Dark Sullivan, répliqua-t-il, un éclat amusé dans les yeux. 

— Touché, admis-je avec réticence.

— Quand vous aurez fini de flirter, on pourra peut-être se mettre à la magie ? suggéra Catcher. »

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Cadogan House was old, stately, and luxurious, a three-story stone house on a rolling bit of lawn in Chicago’s Hyde Park. It was surrounded by an imposing fence meant to keep our enemies at bay, guarded by men and women who risked their lives to keep the House safe from attack. Tonight, as summer gave way to fall and a cool breeze spilled across the quiet dark, there was peace.

Katana at my side, I finished my patrol of the expansive grounds, nodded at the guard at the gate, and jogged up the stairs to the glowing portico. One final look, one last glance to ensure quiet in the realm, and then I opened the door … and walked back into chaos.

Cadogan House’s pretty foyer—hardwood floors, pedestal table of richly-scented flowers, gleaming chandelier—was crowded with people and noise. A vampire manned the front desk, and three others—Supplicants seeking time with Ethan Sullivan, Master of the House—waited in a bench along one side. Vampires carried boxes toward the basement stairs for the waiting truck, watched with an eagle eye by Helen, the House’s den mother.

A vampire with dark skin and shaved head rounded the corner into the foyer. This was Malik, Ethan’s Second in command. He wore a slim-cut dark suit—the official Cadogan House uniform—his skin contrasting vividly against the crisp white shirt and pale green of his eyes. He tracked the room, found me, and walked my way.

“Busy night,” he said.

“It is.”

A hush fell over the room, all talk and activity coming to a stop as Cadogan House’s Master stepped into the room. Every eye in the place turned to him, including mine.

That we’d known each other for a year didn’t make the sight of him any less thrilling. To the contrary—that he was mine, and I was most assuredly his, made the impact even more forceful.

He was tall and lean, the body of a man who’d once been a soldier. Even now, as a leader of vampires, he’d kept the same chiseled physique. His hair was golden-blond and shoulder length, his eyes the green of new emeralds. His jaw was square, his nose straight, his lips usually either quirked in a wicked grin, or pulled into a serious line—the expression of a Master with weight on his shoulders.

He also wore the Cadogan House uniform—a trim black suit that fitted him like the expensive, bespoke garment it probably was. He wore a white buttondown beneath, the top button unclasped to show the gleaming silver teardrop of the Cadogan medal that hung at his throat. It was a mark of solidarity, of unity, among the vampires of Cadogan House. And he wore it as well as everything else.

Beside him was a small woman with tan skin and dark hair. She was vampire, at least based on the invisible buzz of magic around her. And given the tightness around her eyes, she was a vampire with worries.

“We’ll be in touch,” Ethan promised, and she knotted her fingers together, inclined her head at him.

“Thank you so much.”

“You’re very welcome,” he said, and we all watched her head for the door.

But when I looked back at Ethan, his gaze was fixed on me.

Sentinel, he said through our telepathic connection, taking in the leather and steel of my ensemble. I like the look of you.

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-Seigneur ! souffla Ethan à côté de mois tandis que mon sourire s’élargissait.

Des anecdotes embarrassantes sur mon sublime mari, voilà qui me semblait un moyen parfait pour oublier mes petits déboires familiaux.

-Vas-y !criai-je.

-Eh bien, il y a ce jour où nous n’avons trouvé pour toute monture qu’un âne à la mine très triste. Fermez les yeux, si vous voulez bien, et imaginez l'auguste Ethan Sullivan à califourchon sur Bourriquet. Jusqu'au moment où Bourriquet, fatigué de le porter, l'éjecta d'une ruade au beau milieu de la rue.

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-Je t'aime Ethan Sullivan.

-Je t'aime Merit tout court.

Ça me convenait parfaitement.

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Gabriel tira une flasque de la poche de sa veste et me la tendit au moment où Ethan nous rejoignait.

-Puis-je t'offrir une gorgée pour te féliciter, chaton ?

-Je te serais reconnaissant de ne pas appeler ma femme «chaton», commenta Ethan avec un sourire d'une réfrigérante affabilité.

-Je me demandais quand tu me dirais ça, rétorqua Gabriel, la mine réjouie.

-Maintenant tu le sais.

-Exact.

-Et alors ma gorgée ? quémandai-je.

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-Très bien, céda Ethan après un long moment de réflexion. Il serait bon de lui montrer ton alliance, histoire de lui rappeler que tu n'es pas libre.

-Seth ne s'intéresse pas à moi, affirmai-je. En tout cas pas de cette manière.

Je le connaissait depuis que j'était petite. Mon père avait commencé à financer ses campagnes alors que Seth n'était encore qu'un jeune conseiller municipal.

-Tout de même, un rappel ne peut pas faire du mal, insista Ethan en me prenant la main.

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-Je n'ai vraiment pas faim.

Je m'approchai de la fenêtre et écartai d'un doigt le rideau de soie que l'occultait. Dehors, l'obscurité et le froid régnaient, comme en témoignaient les cristaux de givre que s'étaient déjà formés sur la vitre.

-Tu n'as pas faim ? plaisanta Ethan en faisant passer sa chemise par-dessus sa tête. Comment est-ce possible ?

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-Je t'aime aussi, tyran.

Il émit un reniflement de dédain avant de me prendre la main.

-Appelle-moi Dark Sullivan, Duchesse.

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-Je suis enceinte.

Ethan se contenta de me dévisager. Ses yeux s'agrandirent comme des soucoupes avant de se baisser vers mon ventre et de revenir se poser sur mon visage.

-Quoi ?

-Je suis enceinte.

-Tu es. Comment sais-tu que... Comment ?

Repensant à la façon dont Mallory et lui m'avaient taquinée, je répliquai :

-Eh bien, tu sais, quand un homme et une femme...

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