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— Sentinelle, tu es toujours la plus belle de toutes, quoi que tu portes. Surtout, et de préférence, quand tu ne portes rien du tout.

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(P.77)

_Bien. je me faisait du souci.

_C'est ton travail de te faire du souci, répliquai-je d'un ton léger en lui pressant la main. C'est pour ça qu'on te paie une fortune. Que tu vas apparemment reverser à la Meute des Grandes Plaines pour garder cette voiture dans ton garage.

_Ne crains rien, sentinelle. Il me restera assez d'argent pour t'alimenter en bacon.

_Heureusement que tu sais reconnaître les priorités.

Ethan leva les yeux au ciel et m'administra une claque sur les fesses.

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Olivia avait hérité de la beauté de ses parents. Elle laisserait bien des cœurs brisés dans son sillage. Ceux d’adolescents rêvant d’elle en secret ; ceux d’étudiants trop désinvoltes pour l’aborder.

Même si ce n’était pas son physique qui présiderait à sa destinée. Petite-fille de l’un des hommes les plus influents de Chicago et fille d’un chirurgien cardiaque philanthrope, elle se ferait courtiser par les meilleures universités du pays.

Cette bataille promettait d’être amusante.

Cependant, alors que je l’observais avec un sourire attendri, mes propres limites se rappelèrent à moi et je ne pus m’empêcher de ressentir une certaine tristesse. Les vampires ne pouvaient pas avoir d’enfant. Je ne serais jamais mère, Ethan ne serait jamais père. Et en dépit de la prédiction qu’avait un jour énoncée Gabriel, il était impossible qu’un enfant aux yeux du du même vert que ceux d’Ethan fasse partie de notre avenir.

Soudain gagnée par la mélancolie, je me sentis sur le point de pleurer. Je gardai les yeux rivés sur Olivia jusqu’à ce que je sois sure que les larmes ne rouleraient pas sur mon visage, y imprimant la trace de ma nostalgie.

Au bout d’un moment, je me tournai vers Ethan et lus de la tristesse dans son regard. Nous n’avions échangé aucune parole, mais il m’avait observée pendant que je portais un enfant endormi dans mes bras et contemplais avec peine un avenir qui nous était inaccessible.

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Il glissa un dernier carré de soie dans la poche de sa veste, l’ajusta et se contempla dans le miroir.

— Pas mal, Sentinelle.

— Pas mal du tout. Je crois que nous sommes prêts.

— Chaussures ? s’enquit-il en baissant les yeux sur mes pieds.

— Ah.

Je fouillai dans la penderie, où m’attendaient plusieurs paires. Helen avait dû les descendre de nos appartements. Je chaussai un modèle approprié, puis tournai sur moi-même pour soumettre le résultat à Ethan.

— Et voilà, conclus-je.

Il regarda ma sélection avec un air horrifié. Les talons aiguilles semblaient parfaitement adaptés à cette robe…, mais pas au mois de février à Chicago.

Raison pour laquelle j’avais enfilé d’affreuses bottes en caoutchouc vert caca d’oie pour marcher jusqu’à la voiture, choix qu’Ethan ne paraissait pas apprécier.

J’affichai une expression candide.

— Tu n’aimes pas ?

— Tu n’es pas sérieuse.

— A propos de quoi ? Des chaussures ? (Je baissai les yeux en réprimant un sourire.) On est en février, Ethan. Il y a de la neige.

- Il me dévisagea pendant une minute.

— Tu plaisantes.

— Oui, bon, je plaisantais, avouai-je avant de lui montrer la paire d’escarpins noirs à dentelle que je tenais derrière mon dos. Tu préfères ça ?

Il parut soulagé.

— Tout ça pour ça ?

— Ça valait le coup.

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_Tu as était blessée?

_Oui, mais ça va. Je suis juste un peu fatiguée.

Les yeux de Malik étincelèrent de malice.

_Avec quelle arme t'a t-on agressée, déjà? Un couteau éplucheur? Une cuillère à glace?(Il pressa son pouce contre son index) Ou l'un de ces cure-dents parfumés à la cannelle?

Je décochai à Luc, le seul susceptible d'avoir eu le temps de mentionner l'arme particulière qui m'avait blessée, un regard torve

_Franchement

Il m'adressa un clin d’œil

_Je lui ai dit que ton assaillant s'était servi d'une spatule. Le reste, je n'y suis pour rien

_C'était un couteau de cuisine, affirmai-je en écartant mes mains d'une trentaine de centimètres. Énorme

_C'est ce qu'elle prétend, murmura Ethan

Mon sens du sarcasme était peu être contagieux

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— Parfois, tu me fais fondre.

— Si ce n’est que parfois, je ne fais pas correctement mon travail.

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-Bien parlé, renchérit ma mère en glissant un regard à Ethan. Si ce n’est pas impoli, puis-je vous demander quel âge vous avez ?

— Ce n’est pas impoli, assura-t-il. J’ai trois cent quatre-vingt-quatorze ans. Oh, et presque trois quarts.

Le silence s’abattit sur la tablée.

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-Jeff a déjà sauvé notre peau plusieurs fois, soulignai-je.

-J'en ai bien conscience, Sentinelle. Mais tu dois reconnaître qu'il a un style qui lui est propre.

-C'est vrai. Un style velu. Oh ! En parlant de ça, tu ne m'as toujours pas donné l'argent de notre pari.

-Tu n'as pas gagné notre pari, Sentinelle.

-J'avais deviné que Jeff était un puma.

-Et comme je te l'ai répété à plusieurs reprises, Jeff n'est pas un puma.

-Ce n'est pas non plus une marmotte, contrairement à ce que tu croyais, rétorquai-je en le gratifiant d'un regard sarcastique. C'était moi la plus proche de la vérité. J'ai gagné.

-Proche, ça ne compte pas. C'est un match nul.

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— C’est une sacrée histoire, commentai-je.

— Mm-hmm, reconnut Ethan. Est-ce qu’il a dit pourquoi il te laissait conduire cette voiture en particulier ?

— Parce que nous sommes amis ?

Ethan émit une exclamation sarcastique.

— Vous l’êtes peut-être, mais ce n’est pas la raison pour laquelle il te l’a prêtée. (Il se pencha pour chasser un grain de poussière de la carrosserie étincelante.) Il veut me faire enrager. J’essaie de lui acheter cette voiture depuis dix ans.

Luc siffla avant de déclarer :

— C’est une belle claque.

— En effet, concéda Ethan en me considérant d’un air dubitatif, sourcil arqué. Mais je suis certain que Merit n’était pas au courant. Je me trompe ?

— Bien sûr que je n’étais pas au courant, me défendis-je. Pas de tous ces détails, en tout cas.

Ethan accorda à la voiture un dernier regard appuyé avant de désigner la porte.

— Maintenant que nous nous sommes rincé l’œil, reprenons le travail.

— Tu es sûr qu’on peut la laisser sans surveillance ? m’inquiétai-je.

Un grand sourire se dessina sur les lèvres d’Ethan.

— Je n’ai aucune intention de la laisser sans surveillance… ni de la laisser quitter cette Maison.

— Que la bataille commence ! s’exclama Luc en frappant Ethan dans le dos, tous deux visiblement réjouis à l’idée de s’engager dans un conflit d’un genre différent.

Les hommes et leurs joujoux, soupirai-je en mon for intérieur avant de les suivre vers la sortie.

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-Pas mal du tout, renchérit Ethan avant de me pousser délicatement sur le côté et d’ouvrir la boîte de chemise qu’il avait apportée, révélant une demi-douzaine de mouchoirs dans une gamme de couleurs s’étendant du blanc au blanc crème.

Il en glissa un avec précaution dans la poche de sa veste, puis un autre.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je choisis un mouchoir, répondit-il en étudiant son reflet.

— Pour mes parents ?

— Pour tes parents, tes frères et soeurs, tes neveux et nièces. Pour toi. Parce que je veux faire bonne impression.

— Tu as déjà rencontré mes parents.

— C’est vrai, concéda-t-il, croisant mon regard dans le miroir. Mais pas comme ça.

Une gravité nouvelle transparaissait dans sa voix. Non pas celle d’un Maître vampire responsable des siens et de leur sécurité, mais celle d’un homme qui, pour la première fois depuis longtemps, plaçait le bien-être et le bonheur d’une femme au-dessus de tout. Même si cela impliquait d’impressionner sa famille particulièrement collet monté.

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