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Les Vampires, Tome 4 : Fouilles maléfiques



Description ajoutée par zara29 2010-06-18T14:42:02+02:00

Résumé

Lorsque Tara Adair rend visite à son grand-père en France, elle trouve le vieil homme très agité. Il la supplie d'aller inspecter un chantier de fouilles situé dans une église des environs. ~~ Il s'y prépare des événements terribles ! " affirme-t-il, sans toutefois expliciter ses craintes. Intriguée, Tara obtempère et bascule en plein cauchemar. Alors qu'elle visite la crypte, un ouvrier est retrouvé décapité au pied d'un tombeau ouvert! Sur le conseil d'un séduisant chercheur, Tara disparaît avant l'intervention de la police. Entre Brent Malone et elle, des liens troubles, mélange d'attirance et de méfiance, se tissent. Brent n'est pas seulement le passionné d'archéologie qu'il prétend être. Qui est-il alors ? D'où vient-il ?Sera-t-il capable d'affronter la créature qui s'est éveillé d'un très long sommeil pour se fondre dans les rues de Paris dans les rues de Paris, assoiffée de sang et de revanche ?

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Classement en biblio - 44 lecteurs

Extrait

Prologue

Allemagne, septembre 1944

L’obus explosa à dix pas de la ligne de défense.

Ils auraient dû être habitués au fracas du canon depuis qu’ils croupissaient dans ce trou infâme, et pourtant, ils ne purent s’empêcher de sursauter.

Ils campaient ici depuis près de deux semaines en attendant les renforts. Le bruit courait que les hommes d’Airborne ne tarderaient pas à se montrer, mais à mesure que l’attente se prolongeait, les soldats commençaient à perdre patience. Seul leur jeune lieutenant restait convaincu que les renforts avaient été effectivement envoyés en temps et en heure. Simplement, ils n’avaient pas encore réussi à atteindre leur position. Son instinct, qui ne l’avait jamais trompé, lui disait que les avions avaient déjà largué leur lot de parachutistes. Encore fallait-il que ceux-ci soient arrivés à bon port… Il savait aussi que les pertes risquaient d’être lourdes : parachutes emmêlés dans les branches, hommes abattus pendant que leur voilure flottait dans le ciel d’un bleu absurde, achevés dès qu’ils avaient touché terre ou faits prisonniers. Une farouche détermination de dominer l’Europe animait encore l’armée allemande.

― Nom d’un chien, c’était tout près ! s’exclama Ted Myers en se signant.

Ses yeux bleu pâle bordés de rouge brillaient au milieu de sa figure noircie par la suie. À ses côtés, Jimmy Decker s’était mis à trembler de tous ses membres avant de s’aplatir, secoué de convulsions, contre le muret de terre qui leur tenait lieu de bouclier.

― Myers, emmenez-le à l’infirmerie, ordonna le lieutenant.

― Y a plus d’infirmerie, chef, lui annonça le sergent Walowski, qui s’était assis, dos au mur boueux, et avait extirpé une cigarette de sa poche. Bombardée hier soir.

― Les infirmiers l’ont installée un peu plus loin. Eh bien, Myers, faites donc ce que je vous dis.

Le lieutenant regarda à travers une fissure pratiquée à même la paroi de terre compacte. La nuit ne tarderait pas à tomber. Cela voulait dire qu’ils allaient essuyer un nouveau tir mortel. Ensuite, l’ennemi, tapi dans le sous-bois, tenterait une sortie. Le nombre de ses soldats n’avait pas cessé de diminuer, et les survivants étaient épuisés. Ils avaient tenu le coup pendant presque deux semaines dans des conditions déplorables. Pratiquement tous étaient des tireurs exceptionnels ; ils n’avaient pas cédé d’un pouce et semblaient toujours capables de refouler l’adversaire – les troupes d’élite allemandes qui avaient reçu l’ordre de les débusquer et qui étaient prêtes à sacrifier leur vie à la gloire de la mère patrie. Oh, cela ne durerait pas éternellement, songea-t-il avec amertume. Ne serait-ce qu’à cause de l’écrasante supériorité en nombre des Allemands – on eût dit qu’ils étaient chaque jour plus nombreux. Et quand bien même cinquante ennemis tomberaient sur le champ d’honneur contre un seul de ses soldats, ces derniers finiraient par capituler. À moins que les renforts n’arrivent très vite. Un sifflement strident déchira le silence.

― Couchez-vous ! ordonna-t-il.

Myers, qui entraînait Decker à travers champs vers l’infirmerie, se courba en deux, sans cesser de courir. Au fond de l’excavation creusée par les bombes, les soldats s’aplatirent contre la paroi humide, mais cette fois-ci, l’explosion retentit plus loin que la précédente.

― Restez couchés !

Deux nouvelles déflagrations firent ruisseler une pluie terreuse sur leurs uniformes déjà affreusement sales. Personne ne bougea. Aucun cri de douleur ne fendit l’air lourd, signe qu’il n’y avait pas de blessé.

― Ils vont passer à l’attaque, annonça le lieutenant. Ils vont essayer de nous tomber dessus à la faveur de la nuit. Ne gaspillez pas vos munitions. Ne tirez pas avant que je ne vous aie donné l’ordre.

― Exact ! approuva l’un des soldats. Pas avant qu’on n’ait vu le blanc de leurs yeux !

― Bah, on verra jamais leurs yeux dans cette foutue poussière, répliqua Lansky.

Lansky était le vétéran du régiment. Il venait de fêter ses quarante-cinq ans quand la guerre avait éclaté et avait rejoint l’armée américaine deux jours après que son fils avait été tué en Italie. Les recruteurs n’avaient pas tenu compte de son âge. Lansky faisait partie des cracks. Redoutable chasseur de bisons dans le Montana, il ne manquait pour ainsi dire jamais sa cible.

― Chaque balle compte, précisa le lieutenant.

Il avait la moitié de l’âge de Lansky, mais ce dernier obéissait loyalement aux ordres du lieutenant, lequel le considérait comme un ami. Lansky en avait vu des vertes et des pas mûres lors de la Première Guerre mondiale et en avait retiré une expérience précieuse. Souvent, il suggérait des plans d’attaque intéressants, sans toutefois offenser son supérieur hiérarchique.

À présent, le vétéran fixait son jeune chef.

― Ils arrivent, murmura-t-il. Je le sens.

Le lieutenant répondit par un simple hochement de tête. Un instant après, ce fut un déferlement d’uniformes gris. Les soldats allemands surgissaient de toutes parts en poussant des cris guerriers. Décidément, l’être humain ne changeait pas, se dit le lieutenant. De tout temps, les combattants avaient éprouvé le besoin de pousser des cris féroces avant de se jeter dans la mêlée, ne serait-ce que pour se prouver qu’ils étaient encore vivants.

― Feu ! tonna-t-il.

Le premier rang des assaillants chancela, vacilla, puis s’écroula comme un château de cartes. Mais, presque aussitôt, d’autres soldats jaillirent à travers les brumes du crépuscule.

― Feu !

Les balles rugirent, brisant l’assaut. Telle une armée fantôme, les ennemis continuèrent à se déployer aveuglément autour du fossé, sous une avalanche de balles.

― Feu !

L’odeur âcre de la poudre rendait l’air irrespirable. Dans le noir, ils entendirent des râles d’agonie, tandis que d’autres hommes, blessés, tombaient. Les attaquants étaient maintenant de plus en plus proches.

Un soldat ennemi se matérialisa brusquement dans la nuit. Il sauta dans la tranchée, l’arme pointée sur Lansky. Le lieutenant abattit violemment la crosse de son fusil sur la nuque de l’Allemand, qui s’effondra, inanimé. Peu après, d’autres silhouettes se profilèrent dans la clairière.

― Feu à volonté !

Dans les minutes qui suivirent, un sanglant corps à corps s’engagea. Bientôt, les Allemands seraient dans le refuge, et on ne saurait plus où donner de la tête. Un assaillant reçut une balle en pleine poitrine et dégringola le long de la pente embourbée, écrasant Lansky sous son poids. Lansky venait de repousser le cadavre et recommençait à tirer quand, soudain, un étrange hurlement emplit la nuit.

Ce n’était pas le cri guerrier des ennemis, mais un glapissement bizarre, effrayant, semblable à la clameur qu’auraient pu produire les damnés dans les profondeurs de l’enfer, une sorte d’aboiement si surprenant, si déchirant que, pendant plusieurs minutes, il n’y eut plus le moindre coup de feu. Dans les deux camps, les soldats retenaient leur souffle, muets, et ce silence oppressant paraissait bien plus atroce que le tumulte des combats.

McCoy, un jeune homme originaire de Boston, chuchota :

― Que Dieu nous protège !

Alors, l’enfer se déchaîna. L’étrange aboiement reprit en même temps que les coups de feu, que défenseurs et attaquants échangeaient au milieu des ténèbres. Puis un nouveau vacarme recouvrit tous ces bruits. On eût dit un roulement de cavalerie, comme si un millier de chevaux galopaient dans leur direction. De longs cris de terreur s’élevèrent parmi les Allemands, dans une obscurité d’encre rendue plus noire encore par les nuages de poussière.

― Je vous salue Marie, pleine de grâce… murmura McCoy.

― Par tous les saints ! s’exclama Lansky, alors qu’un soldat allemand dégoulinant de sang émergeait de la brume et venait s’abattre au fond du trou avec un bruit mat.

C’est alors que les créatures firent irruption.

Des loups, à moins que ce ne fût de grands chiens, au pelage argenté, noir ou fauve. En tout cas, des animaux qui ressemblaient à des loups, sauf qu’ils étaient beaucoup plus gros et que leurs yeux, rouges comme des braises, luisaient dans la nuit, tandis qu’ils bondissaient vers les hommes.

― Feu ! Feu ! rugit le lieutenant.

La pétarade de la mitrailleuse lui fit écho, et l’instant d’après, ce ne fut plus qu’un épouvantable bourbier d’uniformes allemands et américains entremêlés, si intimement imbriqués les uns dans les autres que l’on ne pouvait plus les distinguer.

― Feu ! Feu ! Feu !

Ses hommes s’exécutèrent. Il entendit les déflagrations assourdissantes. Près de lui, Lansky fut soudain happé par quelque chose. Aussitôt après, un officier allemand vint s’écraser dans la tranchée, mort, les yeux grands ouverts.

― Lansky !

Le lieutenant tomba à genoux et se mit à ramper dans la boue, décidé à ramener son ami à l’abri. Les balles sifflaient furieusement à ses oreilles tandis qu’il progressait lentement, laborieusement.

Quelque chose le heurta. Quoi ? Il n’en savait rien, mais il sentit un poids terrible dans le dos, puis une piqûre sur la nuque. Oh… qu’était-ce ? Il n’aurait su le dire. Il éprouvait une sensation de brûlure. Non, aucune douleur à proprement parler, à part cette piqûre. Il avait été touché, réalisa-t-il, mais par quoi ? Une baïonnette ? Un de ces loups féroces ? Il respirait, pourtant.

Oui, il était vivant, puisqu’il respirait. Il respirait et continuait à ramper.

Enfin, Lansky lui apparut. Le tireur d’élite était affalé sur la bordure déchiquetée de l’excavation. Il fallait vite le ramener à l’intérieur. Des gouttes de sueur tombèrent devant ses yeux.

Non, ce n’était pas de la sueur. Du sang ! Sa vision se brouillait.

Mais il refusait de mourir là, dans la boue. Tout comme il refusait de perdre la bataille de façon aussi lamentable. Il jeta un furtif coup d’œil à la silhouette inerte de Lansky, aperçut sa main pâle sur le sol noirâtre. Il se redressa, attrapa la main de son ami et l’attira vers lui. Le corps vint d’un seul coup et le jeune lieutenant se recroquevilla, horrifié. Lansky n’avait plus de tête… Un cri d’épouvante mourut dans la gorge du lieutenant. Il se sentait brûlant, mais bientôt, le feu qui le consumait se fondit dans un froid glacial.

« La mort est froide », songea-t-il.

Il agonisait. La vie s’enfuyait de lui en même temps que son sang, qui s’écoulait à travers les lèvres de la petite plaie qu’il avait derrière la nuque. La lumière chiche des étoiles avait complètement disparu, tout comme les bruits. Il n’entendait plus rien, ni râles, ni appels au secours, ni coups de feu. L’air semblait suspendu, immobile. Le silence enveloppait la campagne dans un suaire glacé. Ses forces déclinaient, mais il était toujours conscient.

Toujours vivant.

Pour le moment.

Le temps filait, filait, tel un cours d’eau bruissant dans un paysage figé.

Puis il y eut comme un bruit de pas.

C’étaient bien des pas.

Ils approchaient.

À présent, il les percevait clairement, qui martelaient durement le sol. Quelque chose se posa près de sa tête. Il cligna des yeux. Sa vision rétrécissait jusqu’à n’être plus qu’un minuscule orifice au milieu d’un brouillard rouge et noir.

Oui, indéniablement, quelque chose s’était posé près de lui.

Il rouvrit péniblement les paupières en luttant pour rester conscient, sachant pourtant que la fin était proche.

Enfin, il l’aperçut.

Une botte.

Une botte noire, plantée dans la fange sanguinolente. Sous la couche de boue séchée qui recouvrait le cuir noir, un petit objet scintillait. Avant de refermer les yeux, il reconnut l’insigne.

Une croix gammée.

Ce fut sa dernière pensée – la dernière image qu’il vit.

L’épais brouillard cramoisi engloutit l’univers, puis il n’y eut plus que les ténèbres.

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Commentaires récents

Or

L'auteur fait entrer en scène de nouveaux type de personnage ce qui est pas mal mais ils ne sont pas assez développés et c'est dommage. Néanmoins c'est toujours aussi agréable à lire

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Pas apprécié

Pas vraiment transcendant comme livre, bon le scénario est pas mal mais plutôt flou à mon goût, je me dis simplement que je n'aurai pas dû lire ce bouquin maintenant alors que je suis passé au niveau supérieur avec Lara Adrian, JR Ward et Kresley Cole et j'en passe. De plus c'est apparemment le quatrième tome et c'est écrit nul part, OK! je l'ai acheté dans un vide grenier, mais je pense qu'il aurait pu l'indiquer sur la couverture.

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Date de sortie

Les Vampires, Tome 4 : Fouilles maléfiques

  • Canada : 2006-06-07 (Français)

Activité récente

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Les chiffres

Lecteurs 44
Commentaires 3
Extraits 2
Evaluations 7
Note globale 7.29 / 10

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