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Extrait ajouté par Athenodore 2020-01-07T09:12:47+01:00

Elle l'observe au loin, depuis le bon côté de la barrière. comme tout le monde elle connaît le mot "précarité", omniprésent dans les médias, mais ne s'est jamais frottée à la réalité. Son expérience de la précarité s'arrête à cette jeune SDF plantée devant le boulangerie, qui tend le main pour quelques pièces en un morceau de pain. Qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il vente, elle se tient là, un gobelet posé devant elle. Solène la voit tous les matins. Elle n'a jamais pris le temps de s'arrêter. Ce n'est pas du mépris ou de l'indifférence, plutôt une forme d'habitude.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2020-03-02T19:26:47+01:00

Cynthia avait raison. Parfois, les mots ne suffisent pas.

Lorsqu'ils sont impuissants, il faut passer à l'action.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2020-03-02T19:20:55+01:00

Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi, chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?

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Extrait ajouté par Fanny-135 2020-03-02T19:15:48+01:00

La responsabilité de chacun se dilue dans celle de la communauté. Le fait est scientifiquement prouvé : plus nombreux sont les témoins d'une agression, moins ceux-ci réagissent. Il en est de même pour la pauvreté. Solène n'est pas égoïste, elle est comme ces millions d'hommes et de femmes pressés, qui arpentent la capitale sans se retourner. Chacun pour soi, et Dieu pour tous — si Dieu il y a.

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Extrait ajouté par Cllem 2020-01-02T14:05:49+01:00

Ils ne changeront peut-être pas l'histoire du Palais, ni même la vie de ces femmes, mais ils apporteront leur modeste contribution, comme le colibri de la fable de Pierre Rabhi, que Salma lui a racontée. Lors d'un terrible incendie de forêt, les animaux assistaient impuissants à la catastrophe. Seul un petit colibri s'activait, remplissant son bec d'eau pour jeter des gouttes sur les flammes.

Pauvre fou, lui dit le tatou, ce n'est pas avec ça que tu eteindras le feu. Je sais, répondit le colibri. Mais au moins j'aurais fais ma part.

Solène est ainsi : un petit oiseau tombé du nid, qui tente d'éteindre un incendie. Son action est infime, dérisoire, ridicule diraient certains.

Mais elle fait sa part.

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Extrait ajouté par ArkhamAsyluum 2019-12-30T02:27:58+01:00

Solène ne sait jamais ce qui l'attend, ni ce qu'elle va trouver lorsqu'elle ouvre la porte du foyer. Chaque jeudi lui prodigue son lot de surprises. Chaque permanence est riche en rebondissements. Chaque rencontre est un événement.

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Extrait ajouté par petitebullerose 2019-09-16T16:59:27+02:00

Raisonnable, Blanche ne l'est pas. Elle ne l'a jamais été. Je ne suis pas en état, et après ? lance-t-elle. Je me reposerai dans l'éternité.

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Extrait ajouté par YesAgainOneMorePage 2020-03-10T08:50:18+01:00

Burn out, en anglais le terme paraît plus léger, plus branché. Il sonne mieux que dépression. Au début, Solène n'y croit pas. Ce n'est pas elle, non, elle n'est pas concernée. Elle ne ressemble en rien aux personnes fragiles dont les témoignages emplissent les pages des magazines. Elle a toujours été forte, active, en mouvement. Solidement armée, du moins elle le pensait.

Le surmenage professionnel est un mal fréquent, lui dit le psychiatre d'une voix calme et posée. Il prononce des mots savants qu'elle entend sans vraiment les comprendre, sérotonine, dopamine, noradrénaline, et des noms de toutes les couleurs, anxiolytiques, benzodiazépines, antidépresseurs. Il lui prescrit des pilules à prendre le soir pour dormir, le matin pour se lever. Des cachets pour l'aider à vivre.

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Extrait ajouté par YesAgainOneMorePage 2020-03-09T22:18:24+01:00

Assise près de lui sur le canapé, Solène l'écoute se confier. Elle le comprend si bien. Elle aussi est une rescapée de la solitude. Le vide et le silence elle connaît. Les appartements dans lesquels ont se perd, faute d'avoir quelqu'un à qui parler. L'angoisse qui vous étreint à la nuit tombée. Le désarroi de se réveiller seul, au matin. L'appréhension des week-ends et des jours fériés qui sont rien d'autre qu'un enchaînement de longues journées solitaire où l'on tue le temps, faute de se tuer. L'impression que la vie vous file entre les doigts, comme du sable. Comme un train qu'on ne peut arrêter, dans lequel on n'a pas choisi de monter.

Oui, tout cela, elle connaît.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2020-03-02T19:25:48+01:00

Les obstacles ne sont que des cailloux sur la route, lui dit-il. Le doute fait partie du chemin. Le sentier n'est pas uniforme, il y a des passages agréables, des tournants raboteux et pleins d'épines, du sable, des rochers, avant les prairies couvertes de fleurs... Il faut continuer d'avancer quoi qu'il en coûte.

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