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Les voies d'Anubis



Description ajoutée par anonyme 2016-06-13T13:56:47+02:00

Résumé

Lorsque le professeur Brendan Doyle accepte de donner une conférence sur le poète anglais Coleridge, il est loin d'imaginer qu'il ne va pas tarder à le rencontrer en personne... en 1810 ! Car après avoir accepté l'offre d'un millionnaire ayant percé les mystères du voyage dans le temps, le voilà plongé dans une aventure rocambolesque, traversant un Londres peuplé de bohémiens, de mendiants douteux et de sorciers terrifiants, tel ce clown macabre qui règne sur le monde souterrain. Et pour couronner le tout, Doyle ne peut revenir à son époque, à moins de déjouer les plans malfaisants de mages égyptiens qui veulent ramener leurs anciens dieux à la vie. Mais osera-t-il prendre le risque de changer le cours de l'Histoire ?

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Classement en biblio - 150 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par lelette1610 2018-05-09T14:26:48+02:00

— Le père du clown était également maître-gueux dans le quartier de St. Giles et il n’aurait jamais accepté de travailler avec des simulateurs… tous ses aveugles étaient réellement des aveugles et ses gamins estropiés ne se traînaient sur des béquilles simplement pour faire vrai. Tout à son honneur, diriez-vous jusqu’à ce qu’on vous apprenne qu’il recrutait du personnel en bonne santé et le modifiait ensuite en fonction du type de mendicité pratiquée. Quelque-part sous Londres, il avait créé une clinique à l’envers où il mettait au point des techniques pour transformer des hommes, des femmes, des enfants robustes en créatures pour susciter l’horreur et la pitié.

Au cours de son récit, le sourire de Jacky s’était effacé.

— Donc, reprit le capitaine, si le vieux Théobaldo Horabin avait décidé que vous étiez Tom le Muet, il vous aurait d’abord coupé la langue puis, à titre d’expérience, il vous aurait authentiquement rendu idiot en vous frappant le crâne en un point précis ou en vous étouffant assez longtemps pour entraîner la mort de votre cerveau. (il se reprit une goulée de cognac au goulot) On dit même qu’il s’est essayé sur son propre fils et c’est la raison pour laquelle Horabin porte des vêtements si lâches et dissimule sous un maquillage le visage difforme qu’il doit à son père.

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Commentaires les plus appréciés

Bronze

Tout d’abord, une petite précision semble s’imposer : Les voies d’Anubis, de l’auteur américain Tim Powers, et paru en 1983, est souvent considérer comme étant l’un des plus connus, mais aussi, l’un des meilleurs romans Steampunk. Or, a y regarder de plus prêt, il est très difficile d’affirmer que celui-ci puisse véritablement rentrer dans cette catégorie littéraire. Personnellement, car c’est dans mes habitudes mais que j’aime aussi savoir où je mets les pieds, j’aime me renseigner à l’avance sur les œuvres que je prévoie de lire, ainsi, ce constat m’était connu avant coup, cependant, j’imagine le passionné de Steampunk, habitué a déambuler au beau milieu de dirigeables, de diverses machines a vapeur et autres accessoires du folklore du genre s’attaquer aux Voies d’Anubis et, se rendre compte que tous ces éléments en sont tout bonnement absents. Certes, il y a bien une histoire de voyage temporel qui entraine le personnage principal dans le Londres du dix neuvième siècle, mais même pas l’habituelle et mille fois vue et revue époque Victorienne puisque, outre manche, un certain Napoléon (le premier, pas l’autre) est encore au pouvoir ; quant a Londres, c’est le notre, point barre, enfin, a peu de choses prêts liées au récit en tant que tel, bien évidement. Ainsi donc, de mon point de vu personnel, si des œuvres comme (pour n’en citer que quelques unes que j’ai put lire ces derniers temps) les bande dessinées Empire et Hauteville House ou les romans La Lune seule le sait, L'Instinct de l'équarisseur ainsi que, bien entendu, Le nomade du temps, peuvent être considérées comme faisant partie du genre, je serais plus dubitatif avec le livre qui nous préoccupe aujourd’hui, Les voies d’Anubis.

Mais quelque part, cela a-t-il une grande importance ? A moins de vouloir cataloguer chaque œuvre dans toutes les catégories existantes, franchement, non. Cependant, ce simple constat évoqué plus haut peut, du moins je pense, décevoir les inconditionnels pur et dur du genre. D’ailleurs, cela serait plutôt dommage tant le roman de Tim Powers, sans être un monument de la littérature fantastique de ces dernières décennies, n’en reste pas moins un incontournable que tout amateur se doit de lire. Après, c’est une question de choix qui se pose : soit on est un fan inconditionnel d’un genre et on ne voit que par lui, soit ce qui nous importe avant tout, c’est le plaisir de la lecture, la qualité, quelque soit les genres (Space opéra, Uchronie, Fantasy, Horreur, Steampunk etc.). Et dans le cas des Voies d’Anubis, indéniablement, la qualité est au rendez vous, et quelque part, c’est ce qui compte.

Une histoire prenante de bout en bout avec une intrigue plutôt bien ficelée, des personnages bien souvent pittoresques et que l’on pourrait croire a la base peu crédibles pour un sou pour ce qui est de certains mais auxquels on croit et que l’on n’est pas prêt d’oublier de si tôt, mais aussi, avec cet énième récit de voyage temporel, il est incontestable que Tim Powers réussit son coup et se démarque de la concurrence par le fait que, plutôt que de rentrer dans des explications pseudo rationnelles quand a la possibilité d’un tel voyage ainsi que sur les dangers de ce que tout amateur connaît comme étant les fameux paradoxes temporels, ici, l’auteur nous présente les faits, bruts tels qu’ils sont : oui, Brendan Doyle voyage bel et bien dans le passé, plus précisément dans le Londres du début du dix neuvième siècle, oui, ce n’est pas un quelconque Londres d’un univers parallèle, et oui, cela aura des implications non négligeables quant a cette fameuse trame temporelle. Mais là où certains nous auraient sortis des paradoxes, d’autres dimensions, dans Les voies d’Anubis, Tim Powers s’en sort d’une autre façon, quelque part, si j’ose, plus terre à terre, mais, ma fois, avec un certain brio. Bien évidement, je ne vous dirais pas ici comment, inutile de vous gâcher le plaisir de la découverte, mais personnellement, j’ai assez bien aimé ce sacré beau sac de nœuds que l’auteur nous a sortis pour s’en sortir, encore une fois, de belle façon.

N’oublions pas non plus les protagonistes de cette histoire car ils occupent une place non négligeable dans la réussite finale de cette œuvre : si Brendan Doyle n’est pas, avouons le, le « héros » le plus charismatique de la littérature fantastique (le contraire serait plus exact) et apparaît un peu fade par moments, et si les autres personnages que je qualifierais de cent pour cent humains sont un peu, plus ou moins, dans le même cas, il en est tout autrement de figures marquantes comme le fameux Joe face de chien (le soit disant loup garou qui sévit à Londres), les mages égyptiens (oui, pour les étourdis du fond de la classe, il sera beaucoup fait état de l’Egypte dans cette histoire, d’où le titre), que cela soit le « vrai » ou son Ka, ainsi que, celui que je place au dessus de tous les autres, le fameux chef des mendiants, un clown monté sur échasses qui n’est pas sans rappeler, de mon point de vu, un autre grand allumé qu’est Kefka dans Final Fantasy VI. Celui là, malgré son allure grotesque qui pourra vous laisser perplexe au départ, s’avérera être le personnage le plus intéressant, a proprement parlé de ce récit et vous ne serez pas prêt de l’oublier par la suite.

Mais dans Les voies d’Anubis, Tim Powers réussit aussi le tour de force de nous proposer un Londres fort bien décrit, assez crédible dans l’ensemble ce qui permet au lecteur une espèce d’immersion dans le récit, chose qui n’arrive pas forcement toujours, surtout que ce Londres, aussi semblable soit-il du notre (enfin, celui d’il y a deux cent ans) n’en possède t’il pas une faune pour le moins curieuse, où des lutins marchent au milieu de créatures sorties d’un laboratoire d’un quelconque savant fou, où les dieux de l’ancienne Egypte ne sont pas une création de l’esprit et où la magie est présente, sous une forme un peu différente que celle que l’on a l’habitude de rencontrer dans le genre fantastique (et oui, utiliser celle-ci a un prix) mais néanmoins redoutable. Bref, vous l’avez compris, Les voies d’Anubis, sans être a proprement parler un roman Steampunk, de part la qualité de son intrigue, les excellentes trouvailles de son auteur, son univers et quelques bonnes idées, mérite largement de figurer dans la bibliothèque de tout amateur de littérature fantastique. Bien évidement, il y a mieux, beaucoup mieux par ailleurs, mais sincèrement, si vous ne connaissez pas encore ce roman, n’hésitez pas une seconde car il fourmille de bonnes idées et vous fera passer a coup sur un fort bon moment.

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Diamant

"Les voies d'Anubis" est le deuxième roman de Tim Powers après "Les Chevaliers de la brune".

Le premier livre que j'ai lu de l'auteur est "A deux pas du néant".

C'était l'époque ou avec K.W Jetter, Blaylock et Di Phillipo, ils ont inventé le Steampunk.

Début de l'histoire en bref: Brendan Doyle, professeur de faculté en Californie se rend à Londres pour une conférence.

Il se retrouve ensuite propulsé dans le Londres de 1810 par une brèche de temps.

Il doit assister à une sorte de causerie dans une taverne de Londres au début du 19ème siècle.

Après bien des péripéties il va plus tard se retrouver en Egypte où des magiciens vénèrent le dieu Anubis.

Le roman est divisé en deux livres: 1) Le visage sous la fourrure et 2) Les douze heures de la nuit.

L'ouvrage de Powers a reçu notamment le prix Philip K. Dick en 1984.

Ce livre assez hors-normes comme "Machines Infernales" de Jetter, "La trilogie Steampunk" de Di Phillipo ou encore "Homunculus" de Blaylock est l'une des grandes références du genre Steampunk.

Définition de ce genre proche de l'Uchronie: Le steampunk contrairement au cyberpunk qui fait référence aux hacker et à l'informatique, nous plonge la plupart du temps dans une Angleterre Victorienne revisitée mais pas seulement.

On se retrouve souvent (ce qui n'est pas le cas ici) à l'époque de "Sherlock Holmes" ou encore de "Jack L'éventreur".

Personnellement, Ce "sous-genre" de l'Uchronie me régale.

Lisez "La trilogie Steampunk" de Paul di Fillipo (La reine Victoria qui a été enlevée est remplacée après une mutation par une femme batracien), ou encore "Machines infernales" de K.W Jeter ou un horloger après avoir rencontré un homme en noir se trouve plonger dans un monde extravagant.

Si je vous conseille un livre de Tim Powers (bien que "Les voies d'Anubis" soient croustillants et plein d'humour), je vous conseille "A deux pas du néant" ou encore Les Puissances de l'invisible".

Pour en savoir plus sur l'Uchronie, lisez le livre L'Histoire revisitée: Panorama de l'uchronie sous toutes ses formes.

Un très bon livre original et palpitant.

Adanson Marco.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par eleora 2019-03-21T19:11:29+01:00
Argent

Magnifique couverture, un titre qui interpelle et pourtant la passionnée d'Égypte que je suis à été déçue par le fait que l'évocation de l'Égypte ancienne ne soit qu'un prétexte à toute la magie. En effet aucun moment de l'histoire ne se déroule à cette période. L'histoire m'a toutefois globalement plut malgré des chapitres beaucoup trop longs et inadaptés au rythme de l'œuvre ce qui rend la lecture parfois ennuyeuse selon moi.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-02-08T21:44:40+01:00
Argent

Les voies d'Anubis sont-elle impénétrables, comme celle de Dieu ?

Et bien non, elles sont totalement pénétrables, dans un sens comme dans l'autre, mais pas à tout moment car les failles ne sont pas ouvertes partout et en même temps…

Ah, quel voyage fantastique je viens de faire, mes amis ! Dans le temps et dans l'espace.

Nous partîmes en 1983 et pas un prompt saut dans le temps, nous arrivâmes en 1810, à Londres.

Oubliez le Londres de Sherlock Holmes, si la misère est bien présente, si les mendiants et leur confrérie sont bien là a agiter leur escarcelle, nous sommes aussi dans un monde où la magie existe, même, si, au fil des époques, elle perd de sa force.

Difficile de s'ennuyer dans ce roman fantastique, sauf peut-être au départ, qui est un peu poussif, mais ensuite, attachez vos ceintures et accrochez à tout ce qui dépasse.

Dans ces pages de l'édition cuivrée (du plus bel effet) il y a moult personnages différents, en plus du principal, Brendan Doyle, sans que pour autant on puisse les mêler et ne plus s'y retrouver.

Niveau action, on n'est pas volé sur la marchandise, ça bouge, ça saute dans le temps et pour le même prix, vous passerez donc de 1983 à 1810, puis dans les années 1660. N'oubliez pas votre passeport, ni votre crème solaire, car en plus de voyager dans le temps et on ira se balader à Alexandrie (♫ Alexandra ♪).

Les voyages dans le temps… Quand je me mets à réfléchir à la chose, j'en attrape des migraines : comment peut-on influencer le passé alors qu'on vient juste se sauter dans le passé ?

On pourrait le changer, mais le passé n'aurait pas pu être changé à l'avance par nous, puisque l'on vient juste d'y sauter !

Un peu comme si Marty McFly, en chantant Johnny Be Good de Chuck Berry au bal de ses futurs parents, devenait en fait Chuck Berry, qui lui, n'aurait tout simplement pas existé, puisque ce serait McFly qui, en chantant la chanson, l'avait crée. Vous suivez ?

Impossible que ce soit McFly qui soit l'auteur originel de la chanson dans le passé, puisqu'il vient seulement d'arriver dans le passé et que moi, je ne comprend plus ce qui a bien pu se passer dans ces foutus voyages temporels (j'ai jamais rien compris, d'ailleurs).

Bref, grosse migraine en tentant de comprendre ces choses rationnellement, mais si je ne cherche pas la petite bête à la quadrature du cercle des voyages temporels, le tout devient foutrement amusant dans l'histoire.

Un roman abracadabrantesque, comme disait l'autre. Sans compter que nous mélangeons plusieurs mythes, dont celui des Dieux Égyptiens, des voyages dans le temps sans voiture, et que l'auteur récrit le mythe du loup-garou de manière totalement éclairée et jubilatoire.

Anybref, si vous aimez le fantastique, un brin de steampunk (léger, on est à ses débuts), la grande Aventure (avec un A majuscule), les voyages en tout genre, Londres, la mythologie égyptienne, la magie, l'action, le mystère, le suspense, la poésie, je vous conseille d'embarquer pour le Grand Voyage !

Prière de laisser tout objets vous rattachant à votre époque à l'accueil, merci.

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Commentaire ajouté par Walhan 2018-10-27T10:50:07+02:00
Diamant

Bien qu'il soit référencé en précurseur du Steampunk, celui-ci joue sur tellement d'autres facettes qu'il est difficile d'y trouver celle-ci. On y retrouve pourtant l'époque et le côté foutraque du genre où tout semble possible. Pourtant, l'histoire est parfaitement cohérente malgré la présence de magie et de voyages temporels.

Une histoire de grande qualité qui gardera encore longtemps une influence forte sur mon approche de la narration.

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Commentaire ajouté par PricesseDesmots 2018-10-24T20:26:25+02:00
Argent

C'est un roman vraiment étrange mais il tient le lecteur en haleine. Un livre passionnant de fantastique et d'aventure !

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Commentaire ajouté par lelette1610 2018-05-11T09:43:48+02:00
Or

Comme d'autres "booknodeurs", je suis d'accord avec l'excellent commentaire de Feanor1974.

Pour ma part, je classerai ce livre dans le domaine du fantastique mais cela n'est pas très important.

C'est un passionnant récit d’aventures écrit sur un rythme trépidant où l'on trouve une bonne dose d'humour. C'est une suite ininterrompue de péripéties et de rebondissements, à la manière d'un feuilleton. Il mélange avec facilité personnages historiques et personnages de fiction.

L'auteur en profite pour décrire l'époque victorienne où derrière la rigueur morale se cache l'abjection, la misère crasse (incursion de Brendan Doyle dans les quartiers des laissés pour compte de la société britannique) et le terreau de croyances millénaires qui irriguent la société toute entière (mythe du loup-garou, sorciers, sectes, magie noire égyptienne).

Je salue une nouvelle fois la maison d'édition Bragelonne pour la qualité de présentation de ce livre (belle couverture, dorure...)(mois du cuivre).

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Commentaire ajouté par Avalon 2017-06-22T19:24:52+02:00
Lu aussi

Avis mitigé.

J'ai un gros mais alors un gros coup de coeur pour la couverture, que je trouve absolument sublissime. Et franchement j'aurais adoré l'afficher sur ma page booknode mais malheureusement, ce n'est pas une lecture que j'ai réellement apprécié.

Ce qui m'a dérangé, c'est le style assez vieillot de l'auteur. Mais cela s'explique par le fait que ce roman est une réédition d'un roman écrit dans les années 80.

C'est dommage car sans cela je l'aurai sans doute mis dans mes favoris.

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Commentaire ajouté par FannyP29 2017-03-22T19:51:30+01:00
Or

Tim Powell avec les Voix d'Anubis est considéré comme le père de la littérature steampunk.

J'ai donc souhaité découvrir ce livre fondateur. Il faut préciser que je n'ai pas beaucoup lu de ce genre, mais le steampunk m'intéresse. J'ai bien apprécié le roman. L'intrigue est intéressante, un peu complexe parfois. Les personnages de Doyle et Jacky sont plutôt attachant. Le nombre de rebondissements m'a surpris : dès que l'on pense que le personnage en a finit avec les problèmes, un nouveau arrive.

Univers sympathique moins difficile à cerner et à assimiler que ceux à quoi je m'attendais. Bref, un incontournable qui se lit facilement et vous emmènera dans un Londres un peu particulier.

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Commentaire ajouté par Lupa 2016-12-22T13:26:25+01:00
Or

Ne me demandez surtout pas depuis combien de temps ce titre était dans ma bibli... je sais juste que cela faisait une éternité, et que je suis impardonnable de l'y avoir laissé si longtemps ^^ Si si, impardonnable, constatez par vous-mêmes :

1) Un roman fantastique et de science-fiction ayant pour thème principal le voyage temporel (j'adore !).

2) Qui contient un savant mélange de références historiques, de mythologie égyptienne, et évoque de nombreuses cultures (Tout ce que j'aime ^^).

3) Qui fait revivre des auteurs et œuvres de la littérature britannique du xixe siècle (c'est énorme !)

4) Qui nous immerge dans le Londres de 1810 plus vrai que nature (là, je n'y tiens plus !)

5) Et considéré comme le meilleur roman de l'auteur, aux critiques unanimes et aux nombreux Prix (*)...

STOP ! N'en jetez plus, la cour est pleine !

Ici Tim Powers fait preuve d'une sacrée maîtrise, et je me demande s'il n'a pas emprunté lui-même une de ces brèches temporelles tellement son rendu des bas-fonds du Londres de 1810 est immersif !

Cette histoire construite avec un souci du précision qui force le respect, nous prend dans le courant de ce fleuve qu'est le temps, avec pour compagnon de voyage un Doyle à bien des égards stoïque et valeureux ! On souffre et espère avec lui, tout en se demandant quelle va être l'issue de tous ses déboires.

Les engrenages du temps ne se grippent jamais sous la plume de Tim Powers, au contraire, son encre semble les avoir huilés à la perfection, de sorte qu'aucun paradoxe ne survient, tout en évitant l'écueil d'explications dans lesquelles on pourrait s'enchevêtrer.

Les références historiques et littéraires parsèment savamment le récit , et sont renforcées par des citations à chaque début de chapitre, ajoutant du savoir au plaisir !

En résumé : Une découverte captivante qui me permets de terminer l'année en beauté ! Un roman maîtrisé de A à Z et d'une grande intensité, à découvrir AB-SO-LU-MENT !!!

Chronique complète :

http://lup-appassionata.blogspot.fr/2016/12/les-voies-danubis-de-tim-powers.html

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Commentaire ajouté par Esmeralda1982 2016-08-11T20:57:29+02:00
Bronze

J'avais hâte de découvrir ce livre, si souvent présenté comme un monument du steampunk. Ayant de plus flashé sur la magnifique couverture (j'adore l'Egypte !), j'ai foncé... Mais globalement, ce fut une déception.

L'écriture est particulièrement relevée et travaillée (pour ne pas dire torturée), ce qui confère une certaine qualité à l'oeuvre mais nuit parfois à la compréhension de l'intrigue, déjà très compliquée, en particulier du fait des "changements" que subissent les personnages (je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler les secrets de l'histoire). Il y a quelques bons moments et bonnes surprises (la rencontre du poète et de sa femme, par exemple, et la fin qui ne manque pas d'originalité) mais de façon générale, les personnages ne sont pas attachants, l'intrigue traine parfois en longueur (quel ennui que le Guignol des bohémiens !) et j'ai été déçue de ne pas en apprendre davantage sur le pourquoi du comment du voyage dans le temps.

Autre gros bémol : le cadre temporel est préindustriel - médiéval à bien des égards - et je me demande encore d'où vient le qualificatif "steampunk" qui colle tant à la peau de ce livre... hormis le voyage dans le temps, je n'ai retrouvé aucun code du genre...

Enfin, si vous espérez rencontrer les membres du panthéon egyptien, passez votre chemin !! L'escapade au pays des pharaons n'est que très anectotique...

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Commentaire ajouté par Miney 2016-08-08T16:44:23+02:00
Lu aussi

Sans le trouver mauvais, je n'ai pas adhéré du tout à ce roman.

L'intrigue est originale et extrêmement dense, mais elle a tendance à partir un peu dans tous les sens. Il faut parfois s'accrocher pour ne pas décrocher, au risque de ne pas tout à fait comprendre qui est tel personnage ou quelle est l'action qui vient de se dérouler, d'autant plus que l'écriture est elle-même assez lourde et qu'il manque parfois des sauts à la ligne entre deux actions assez différentes. On s'y perd vite.

Je ne me suis pas du tout attachée au personnage de Doyle, ce qui a encore accentué mon désintérêt pour l'histoire. Jacky est un peu plus sympathique mais on suit bien moins souvent ses pas.

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Date de sortie

Les voies d'Anubis

  • France : 2018-02-14 (Français)

Activité récente

Wololo l'ajoute dans sa biblio or
2019-03-08T22:50:55+01:00

Les chiffres

Lecteurs 150
Commentaires 28
Extraits 9
Evaluations 43
Note globale 7.07 / 10

Évaluations

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  • The Anubis Gates - Anglais
  • Las Puertas De Anubis - Espagnol

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