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Soudain,Tod soupira et se redressa pour s'asseoir dans le canapé, une main posée sur mon ventre, par dessus mon T-shirt.

-Il y a un problème?

-Absolument pas, répondit-il.

Il repoussa une mèche de cheveux tombée sur son front.Dans ses pupilles tournoyait un désir qui devait sans doute être le reflet du mien.

-Mais j'ai besoin de faire une pause, ajouta-t-il.

-Pourquoi?

Je levais les yeux, sourcils froncés, m'efforçant de ne pas me vexer.

-Parce que c'est tellement bon, tout ça, avec toi.Et que je n'ai as fais ça depuis tellement longtemps. Pas depuis que je suis mort.Du coup, il faut que je m'arrête ou...je ne vais pas pouvoir me retenir.

C'est alors que je compris ce qu'il voulait dire, et mes joues s'enflammèrent brusquement.

-Oh...Je suis désolée.

Embarrassée, je me couvris le visage des deux mains;Tod les écarta doucement et son regard bleu sonda le mien.

-Qu'est-ce qui te pose problème?Le fait que j'ai envie de toi?Si l'un de nous deux devait se sentir mal à l'aise, c'est plutôt moi.Mais ce n'est pas le cas.Il faut juste que je fasse redescendre la température pendant quelques minutes, et je serai de nouveau tout à toi.

Le feu de mes joues se propagea dans tous mon corps, lentement, au point qu'il me sembla que j'allais me consumer sous ses yeux s'il continuait de me regarder de cette façon.Et cependant une part de moi souhaitait plus que tout au monde qu'il continue de me regarder ainsi.

Tod éclata de rire, et je poussai un grognement de protestation en réalisant qu'il avait déchiffré mes pensées-une spirale de bleu incandescente?-dans mes yeux.

-Et si on déjeunait?proposa-t-il.

Saisissant la perche qu'il me tendait, je me levai d'un bond.

-On doit avoir de quoi se faire des sandwichs...

Il me suivit dans la cuisine et on regard se posa un peu plus bas sur son corps.Ce 'était pas intentionnel, mais le mal était fait, et il était trop tard pour faire semblant de rien.Mon sang battait si fort dans mes tempes que pendant une interminable seconde, je n'entendis plus rien d'autre.Oui, il avait envie de moi.C'était indéniable.

Et, comme il l'avait dit, cela ne le lui posait aucun problème.Tant mieux, parce que j'étais embarrassée pour deux.

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-Laisse la porte ouverte, lança mon père.

C'était la deuxième injonction préférée de son arsenal.

Juste après: "Nash, rentre chez toi!"

p63

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Il n'était pas encore parvenu sur le trottoir que j'avais déjà sorti mon téléphone de ma poche et composé le numéro de Tod.

Il décrocha à la première sonnerie.

- Kaylee ? Tu as un service à me demander ?

Une cannette de soda vide à la main, je m'immobilisai entre le salon et la cuisine.

- Comment le sais-tu ?

- Tu ne m'appelles que pour me demander des choses que Nash ne peut pas faire.

Mes joues s'empourprèrent et je fus soudain heureuse qu'il ne puisse pas me voir. Enfin, pour ce que j'en savais.

- C'est faux !

- Ah bon ? dit-il, taquin.

Sur un ton de défi, il ajouta :

- Alors comme ça... tu n'as besoin de rien ?

C'était donc vrai ? J'en étais arrivée à compter sur lui tant que ça ?

Il avait marqué un point. Je ne pus m'empêcher de sourire en dépit de la gravité de mon appel.

- En fait, je t'appelais pour t'offrir quelque chose.

Pendant quelques secondes qui me semblèrent des heures, je n'entendis que le bruit discret de sa respiration au bout du fil. Puis, d'une voix que je trouvai plus rauque qu'à l'accoutumée, il dit :

- A quoi penses-tu exactement ?

- A une expédition sur le terrain. Ça te dirait de faire quelque chose de dangereux et d'illégal à la fois ?

- Est-ce qu'il y aura des filles mineures, des activités nocturnes et des coulis de fruits variés ?

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C'est vraiment là toute fin du livre alors je le mets en spoiler au cas où...

Spoiler(cliquez pour révéler)

- Où est Tod ? finit-elle par dire.

De nouveau, mes yeux s'emplirent de larmes et mon père m'attira contre lui.

- Harmony..., commença-t-il.

C'est alors que je compris qu'il savait. Il avait dû voir Tod mourir, ou bien il l'avait deviné tout seul. Mais il ne lui avait encore rien dit.

- Tod a refusé de faucher l'âme de Kaylee. Je suis désolé.

Harmony porta ses mains à sa bouche et les larmes affluèrent dans ses yeux. Elle s'affaissa dans le canapé et ferma les yeux de toutes ses forces, mais cela n'empêcha pas les larmes de couler.

- J'ai essayé..., murmurai-je sans retenir mes propres larmes. Je leur ai demandé de le faire revenir, mais Levi m'a dit qu'il ne pouvait rien faire.

- Et si tu avais attendu une heure de plus, il aurait eu raison.

Je me figeai entre les bras de mon père en entendant cette voix. Si mon coeur avait encore battu, il se serait arrêté à coup sûr. Harmony se leva du canapé, les yeux rouges et la bouche grande ouverte. Je me retournai lentement.

Tod se tenait devant la porte de la cuisine, les bras croisés, les lèvres relevées en un demi-sourire. Il ouvrit les bras et je m'y précipitai ; il les referma sur moi et je sentis contre moi son corps chaud, solide et plus réel que jamais.

- Je suppose que c'est à toi que je dois cette heureuse surprise ? me chuchota Tod à l'oreille.

Je m'écartai juste assez pour le regarder dans les yeux. Des larmes chaudes me dégringolaient sur les joues, et je me sentis vaguement soulagée d'être encore en mesure de pleurer.

- Levi m'a dit qu'il était trop tard. Il a dit qu'il avait déjà disposé de ton âme, sanglotai-je. Je pensais que tu étais parti...

Je le serrai de toutes mes forces et il me caressa le dos.

- Quel petit sournois ! s'exclama-t-il.

Puis il recula pour me dévisager.

- Merci, Kaylee, dit-il.

J'éclatai de rire face à l'absurdité de la situation, qui me donnait le vertige : recevoir un cadeau - un cadeau surprise, qui plus est - de la part de celui-là même qui avait pris ma vie !

- Alors on est quitte, Faucheur ?

Pour toute réponse, Tod m'embrassa.

Et, enfin, mon coeur se remit à battre.

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-Je te vois, Tod. Toi.

En ce moment précis, je ne voyais même rien d'autre au monde que lui.

Cette fois, ce fut lui qui m'embrassa, et je basculai dans ce baiser comme Alice dans le pays des merveilles, tête la première, coeur sens dessus dessous. Tout tournait autour de moi et, cependant, je ne cessais de vouloir tomber.

Mon vertige fut brutalement interrompu quand j'entendis qu'on criait mon nom.

-Kaylee ?

Nash.

Je m'écartai de Tod si brusquement que je faillis m'emmêler les pieds.

Nash était au bout du couloir, avec Sabine, son téléphone à la main, comme s'il était sur le point de composer un numéro. Ou qu'il venait de le faire. Juste à ce moment, et comme pour confirmer, mon portable sonna, m'indiquant que je venais de recevoir un SMS.

Sans doute un message de Nash, qui me croyait en train d'espionner Emma et Beck.

Emma ! Nom d'un chien ! Je l'avais oubliée !

Nash me dévisageait et, dans ses yeux où la douleur le disputait à la colère, les couleurs tournoyaient à toute allure.

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- Tu peux me dire ce que tu trouves de si drôle ? lançai-je entre mes dents serrées.

- Ce n'est pas drôle, non. Mais je suis soulagé de voir que tu continues d'agir de façon aussi irrationnelle et que tu n'acceptes pas le fait de mourir. Pendant un moment, j'ai craint de te voir "entrer sereinement dans la nuit éternelle", ou un truc dans le genre. Et ça, ça ne t'aurait pas ressemblé, Kaylee.

Interdite, je me tournai vers lui, sourcils levés. Il était rare que Tod dise ce que j'attendais de lui, mais c'était la première fois que je l'entendais citer un poème. C'était probablement une première pour lui aussi.

- Tu préfères quand je "lutte, enragée, contre l'ombre qui vient" ?

- J'aime quand tu "luttes, enragée" contre n'importe quoi. Ça te donne l'air farouche et tellement... vivante.

Dans ses prunelles, des nuances bleues se mirent à tournoyer.

- Et si tu racontes à qui que ce soit que je cite du Dylan Thomas, je te jure que... En fait, non, laisse tomber : personne ne te croira.

Devant nous, le feu passa au rouge et je ralentis avant de m'arrêter sur la file de gauche. Une main posée sur le coeur, je lui décochai une oeillade exagérément romantique.

- J'emporterai ton secret dans ma tombe.

- J'aurais bien aimé que ce ne soit pas vrai.

- Oui, moi aussi.

Rien que d'y penser, je sentais mon coeur enfler dans ma cage thoracique.

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- On va encore jouer les espions ? C'est la deuxième de mes activités favorites.

(Tod)

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Oh, non! Quelqu'un va mourir. Quelqu'un que je connais.

Je pris une profonde respiration pour me calmer, mais je ne pus contenir le tremblement de mes mains. Pourvu que se ne soit pas Emma. Ou Nash. Ou mon père. Il était hors de question qu'après ma mère je sois également privée de mon père. Je rassemblait mes forces pour poser la question- Qui?- Mais aucun son ne sortit de ma bouche.Au cours des derniers mois, j'avais subi tellement d'épreuves que l'idée de perdre encore quelq'un que j'aimais m'était proprement insuportable. Ce fut donc Tod qui répondit à la question que je n'avais pas le courage de poser:

C'est toi, Kaylee. Tu est sur la liste.

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[spoiler]

- C'etait un vendredi soir, il etait tard ; j'étais au volant de ma voiture quand un chauffard ivre mort m'a percuté. Je n'ai pas pu l'évité parce qu'il roulait tous phares éteints.

Pas étonnant que mon père ait toujours refusé de me laisser conduire les soirs de week-end.

- Je n'etais pas gravement bléssé, poursuivit Tod. Je m'étais cogné la tête, etla colone de direction m'avait brisé quelques côtes, mais j'aurais survécu. Malheuresement, mon passager n'avait pas bouclé sa ceinture. Il a été projeté en avant et il a traversé le pare-brise tête la première, et il est mort quelques minutes après. Trop tard pour que j'ai le temps d'appellé une ambulance. Alors j'ai fais la seule chose possible : J'ai supplié le Faucheur de lui laissé un peu de temps.

Tod déglutit péniblement, et je réalisais que, de nouveau il voyait des images invisibles pour moi - peut etre cette route sombre deux ans plus tôt.

- Au lieu de ça, le Faucheur m'a offert un choix. Laisser le garçon mourir... ou prendre sa place.

Et bien sur, il avait opté pour la deuxième option. Cette partie de l'histoire était claire. Mais...

- Pourquoi avoir fait une chose pareille ? Pourquoi accépter de mourir à la place de cet inconnu ?

Je veux dire m'a mère l'avait fait, mais j'étais la chair de sa chair...

Je compris alors ce que Tod ne m'avait pas encore avoué.

- L'autre, c'etait Nash n'est ce pas ? murmurais-je.

Tod ne repondit pas, mais ses yeux me confirmèrent que j'avais vu juste.

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-Peu importe. Où en sommes-nous de ma dernière volonté ?

Je me rallongeai sur le lit et pris une pose alanguie, espérant l'inciter à changer d'avis.

-Je suis ta dernière volonté ?

Il s'étendit à côté de moi et je levai la tête pour qu'il passe un bras derrière ma nuque.

-Eh bien... pas tout à fait. Ma dernière volonté est de ne pas mourir. Mais tu viens en avant-dernier. Alors où en sommes-nous ?

Il fit glisser sa main le long de mon bras et mon pouls s'accéléra quand elle vint se poser sur mon ventre.

-Nous en sommes..., commença-t-il.

C'est alors que ma chaise grinça. Levant les yeux, je découvris que Tod s'y trouvait, assis à califourchon, dos tourné au lit, dans une attitude courtoise dont il n'était guère coutumier, en particulier lorsqu'il nous surprenait dans un moment d'intimité. Bien qu'une part de moi se sente frustrée de cette irruption, une autre était étrangement soulagée. Je me sentais un peu perdue face à ces émotions contradictoires.

-J'espère que je vous dérange...

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