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Bibliothèque de LesMotsPourRever : Liste d'argent

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L'Épée de Vérité, tome 4 : Le Temple des Vents L'Épée de Vérité, tome 4 : Le Temple des Vents
Terry Goodkind   
C'est pour moi le meilleur tome! Vraiment excellent! Le seul bémol: j'ai été déçu de le fermer, la dernière page? Déjà?!

par Aeryn
Ma raison de vivre Ma raison de vivre
Rebecca Donovan   
Pour le coup il s’agit d’un achat totalement impulsif. Je n’avais jamais entendu parler de cette auteure et ce roman n’avait pas encore commencé à faire de bruit lorsque je l’ai repéré. J’ai d’abord été intriguée par la couverture (le gris et noir m’a définitivement attirée au milieu de toutes ces couvertures toutes plus bariolées les une que les autres !) puis mon imagination s’est mise à partir dans tous les sens lorsque j’ai lu le titre. S’il y a bien un achat que je n’ai pas regretté c’est celui là ! Difficile de vous donner un avis sans tout vous révéler mais on va essayer !

Emma, jeune lycéenne de 16 ans à qui tout semble réussir, vit chez son oncle et sa tante depuis le décès de son père et l’incapacité de sa mère à la prendre en charge. Déterminée à obtenir une bourse pour l’université, elle s’investit dans plusieurs activités et décroche des notes excellentes. Elle pourrait être populaire si elle le voulait mais elle repousse délibérément quiconque tente de devenir proche d’elle. Seule Sara est parvenue à devenir son amie et sait tout de ce qui se cache derrière cette envie d’atteindre l’excellence à tout prix et ces blessures qu’elle dissimule tant bien que mal. Emma compte les jours jusqu’à cette liberté que représente pour elle l’université et maintient avec brio son équilibre pourtant bien précaire, du moins jusqu’à ce qu’arrivent Evan et son envie d’apprendre la connaître.

L'auteure a pris le temps de mettre en place la romance, pas de coup de foudre au premier regard dans cette histoire. L'amour n'est d'ailleurs pas le sujet principal de ce récit mais plutôt un élément déclencheur, une raison de se battre pour se sortir de la situation dans laquelle se trouve notre héroïne.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/ma-raison-de-vivre/
L'Épée de Vérité, tome 5 : L'Âme du Feu L'Épée de Vérité, tome 5 : L'Âme du Feu
Terry Goodkind   
Moi Fitch me tape sur les nerfs !! Et je suis déçu qu'on ne voit pas assez Richard et Kalhan. Mais j'ai adoré la fin, que je raconterais pas bien entendu

par rachelle
Harry Potter, Tome 7 : Harry Potter et les Reliques de la mort Harry Potter, Tome 7 : Harry Potter et les Reliques de la mort
Joanne Kathleen Rowling   
Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai pleuré dans ce roman mais à la fin je ne me séparais plus de ma boite de Kleenex ! L'histoire se finit en apothéose malgré un épilogue un peu décevant à mon goût (non pas décevant mais peut être un peu trop rapide ! on reste sur notre faim !) Bref un bon moment de lecture comme j'en ai rarement eu !

par Istehar
Hellraiser Hellraiser
Clive Barker   
Ma 1er incursion dans l'univers de Clive Barker et que d'enchantement!!!!! Il nous entraîne dans un monde fantasmagorique où le bien et le mal ne font plus qu'un. C'est un roman trop court à mon goût et j'aurai tellement voir plus de développement sur les cénobites et sur la boîte de Lemarchand, car tout cela m'a bien intrigué!!!! Les personnages sont très bien faits, Franck est à mes yeux un être enjôleur et manipulateur qui parvient à retrouver une apparence un peu plus normale grâce à Julia (sa belle soeur et maîtresse). Il l'entraînera dans sa propre déchéance. Les autres personnages sont aussi très réaliste, j'ai eu beaucoup d'affection pour Kristy.
Lire la suite: http://lesmotspourrever.com/hellraiser/#more-754
Écoute-la Écoute-la
Sarah Dessen   
J’aime beaucoup Sarah Dessen parce qu’elle a un don pour faire surgir un thème parfois dérangeant au milieu d’une histoire en apparence banale, et ce sans jamais tomber dans le cliché ou le tragique.

L’histoire commence avec Annabelle, 16 ans. Lycéenne populaire et mannequin professionnel durant son temps libre, sa vie est en apparence parfaite, y compris au sein de sa famille. On pourrait être amené à penser qu’elle est superficielle mais c’est très loin d’être le cas. Elle est la cadette de trois filles et se voit comme un juste milieu entre sa première sœur Christine qui cherche à attirer l’attention par tous les moyens, et sa seconde sœur Emma qui est particulièrement introvertie et repliée sur elle-même. Si l’une parle à tort et à travers, l’autre garde pour elle la moindre de ses pensées.

Parfaite en apparences seulement parce que la réalité est toute autre. De retour au lycée après la pause estivale, Annabelle se voit rejetée et insultée par Sophie qui était pourtant sa meilleure amie depuis des années. Qu’est-ce qui a changé ? Que s’est-il passé durant l’été ? C’est là toute l’intrigue de cette histoire. En toute honnêteté la cause de ce brusque changement finit par se deviner facilement et pourtant, même si le mystère principal de cette histoire est levé, l’auteur a su nous donner envie de lire la suite. La grande question devient alors : Annabelle osera-t-elle un jour en parler ?

Ne pouvant plus être aux côtés de Sophie, notre héroïne réalise qu’elle n’a aucun autre ami. Ainsi isolée, elle se retrouve avec les solitaires de l’école, notamment lors des pauses déjeuner. C’est là qu’elle rencontre Phil, un garçon un peu brute de décoffrage doté d’un passé violent à qui personne n’ose adresser la parole et qui ne cherche pas non plus à créer des liens. Constamment rivé à son iPod, Phil est un passionné de musique qui a décidé de toujours dire la vérité en face, qu’importent les conséquences. Or dire la vérité est bien tout le problème d’Annabelle.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/ecoute-la/
Les garçons ne tricotent pas (en public) Les garçons ne tricotent pas (en public)
T.S. Easton   
Ben Fletcher est un lycéen qui n’a pas vraiment choisi ses amis si bien qu’il n’a pas grand chose en commun avec eux. Lui qui est plutôt un enfant sage se retrouve souvent embrigader dans des situations improbables. Cette fois, il s’agit de voler des bouteilles d’alcool qui serviront de droit d’entrer à l’une des fêtes les plus prometteuses de l’été. Malgré les appréhensions de Ben le vol se passe sans encombre. Malheureusement sur le chemin du retour, la bande fait encore des siennes : sur un passage piéton bien précis, Mme Frensham s’occupe de faire traverses les plus jeunes et arrête donc la circulation, mais les amis de Ben ne sont pas décidé à l’écouter. Ils forcent donc le passage et Ben les suit mais contrairement à eux, il se fait attraper par Mme Frensham. Un enchaînement de rebondissements fait qu’il y en a pour treize mille livres de dégâts, sans oublier que Mme Frensham a été blessée, et Ben est désormais sous contrôle judiciaire. Il doit rédiger un journal, faire quelques tâches pour la femme qu’il a soi-disant agressée, mais surtout participer à un atelier parmi : mécanique automobile, tricot, poterie, informatique. N’aimant pas particulièrement la mécanique et s’y connaissant déjà en informatique, il n’a plus que deux options devant lui. Et puisque Mlle Swallow, la prof d’anglais sexy, anime le cours de tricot, Ben opte pour celui-là malgré ses réticences et ses préjugés concernant cette activité. Sauf que le personnel du service de probation s’est encore trompé et que Mlle Swallow n’anime absolument pas le cours de tricot. Dommage pour Ben, il est trop tard pour changer, d’autant plus qu’il se surprend à apprécier cette activité finalement. Il se découvre même un certain talent, au point que sa prof l’inscrive à un concours national.

Les garçons ne tricotent pas (en public) est présenté sous la forme d’un journal, celui-là même que doit rédiger Ben. Toute l’histoire se passe dont de son point de vue mais pour une fois cela ne m’a pas dérangé. Il faut dire que j’étais tellement plongée dans son récit que je n’ai pas eu le temps de me poser beaucoup de questions ! Si je l’ai entamé avec un chouille de scepticisme (notamment à cause de la couverture) et avec une bonne dose de curiosité, je me suis laissée embarquer sans même m’en rendre compte. J’ai suivi Ben dans ses mésaventures sans la moindre arrière pensée. J’ai eu honte avec lui, j’ai ri avec lui, j’ai stressé avec lui, j’ai espéré avec lui, … Bref, j’ai tourné les pages sans le réaliser et j’ai passé un super moment !

Ben est un garçon vraiment simple et gentil, qui a du mal à parler aux filles et qui parfois se demande ce qu’il fait avec Gex, Joz et Freddie. Il n’est pas populaire, pas plus intelligent qu’un autre (même s’il a clairement un esprit scientifique, ce qui fait que certaines de ses analyses m’ont laissé de marbre), bref il est très, très facile de s’identifier à lui. Même s’il a certains tocs qui font qu’on se demande parfois s’il n’est pas très, très légèrement autiste (je ne pourrais pas vous dire pourquoi exactement. C’est plus une impression, un ressenti, mais je me suis poser la question plusieurs fois). Sa bande d’amis est spécialisée dans les plans foireux à la limite du légal (quand ils ne sont pas clairement illégaux) mais ils ont au moins le mérite de faire sortir Ben de sa coquille et de son quotidien, lui offrant des expériences qu’il n’aurait jamais tenté seul (comme aller à la fête de Anaya ou s’incruster dans une boîte de nuit alors qu’il est mineur). Et c’est exactement pour ça que je les aime ! Ils sont tantôt bizarre tantôt lourd mais ils apprécient vraiment Ben. Sa famille est un peu plus … disons un peu moins commune. Sa petite sœur Molly ne fait que de brèves apparitions, sa mère est une magicienne souvent en tournée, et son père un mécanicien qui n’a clairement pas inventé la poudre (fan de foot et bourré de préjugés, comme le fait que les garçons héréto ne tricotent pas). Même s’il ne les comprend pas toujours, Ben s’entend bien avec sa famille. J’ai aimé la complicité qu’il a avec sa mère. Sa relation avec son père est un peu différente. Comme il ne veut pas le décevoir, Ben n’ose pas lui dire qu’il n’aime pas les voitures ou le sport, et encore moins qu’il aime faire du tricot.

C’est d’ailleurs l’un des points central du livre. Comment assumer sa passion pour le tricot dans une société comme la nôtre ? Autour de lui, tous pensent que les aiguilles ne vont qu’aux femmes ou aux gays. Sauf que Ben n’est ni l’un ni l’autre, alors pourquoi est-ce qu’il adore le tricot ? Parce que ça lui permet de ne plus penser à rien, de décrocher de tous ses soucis, de faire un break. Et puis surtout c’est tellement gratifiant de réaliser quelque chose de ses mains ! Au tout début, Ben fait tout pour que cela reste un secret. Il prétend participer au cours de poterie et demande au professeur qui anime le cours de n’en parler à personne. Bien entendu le lecteur sait d’avance que cela ne pourra pas rester ainsi. Ben le sait aussi, d’ailleurs, il n’est pas assez naïf pour croire que tout cela restera secret bien longtemps. Et pourtant malgré tout il continue d’y croire et repousse sans cesse le moment où il devra en parler à son père. Je pense que si c’est cette histoire m’a autant touché c’est parce que malgré moi j’y ai fait un parallèle avec le fait de faire un coming-out. Le secret n’est pas aussi « important » et pourtant la peur que ressent Ben est exactement la même. Il sait qu’on va le juger, peut-être même le rejeter. Tout ça pour quoi ? Parce qu’il aime quelque chose qui ne devrait pas l’intéresser. J’ai toujours trouvé ridicule cette manie de coller des poupées dans les mains des petites filles et des voitures dans celles des garçons. Le tricot n’est pas seulement un truc de fille tout comme il n’est pas seulement un truc de « vieille ». J’ai vraiment eu peur pour Ben lorsque son secret éclate au grand jour. D’abord dans son lycée, ce qui m’a fait appréhender la réaction de ses amis, puis ensuite chez lui, surtout en ce qui concerne son père. Évidemment je savais que tout ne pourrait pas bien se passer donc la réaction du père n’a pas été une réelle surprise. Je dirais même que j’aurais été déçue qu’il en soit autrement. J’ai été blessée en même temps que Ben et j’ai espéré avec lui pour que les choses s’arrangent enfin.

Ce livre est vraiment une grande réussite et une très bonne lecture. Le récit est léger et drôle tout en abordant mine de rien des thématiques sérieuses et parfois complexes comme l’affirmation de soi, l’acceptation de la différence, le regard des autres, la violence à l’école, les préjugés, les introspections classiques de l’adolescence (l’amitié, l’amour, la famille, …). Il y des moments parfois un peu durs, notamment face à ces personnes qui restent positionnées sur leur retranchement et ne veulent pas admettre qu’ils puissent potentiellement avoir une vision des choses étriquée. Certes Ben réussit finalement tout ce qu’il a entrepris et l’histoire frôle le non-crédible mais au final ça n’a pas la moindre importance parce qu’on est heureux pour lui.

Finalement le seul reproche que je puisse faire sur Les garçons ne tricotent pas (en public) concerne toutes les références à la culture populaire que l’on peut y trouver. Je préfère quand un livre est intemporel parce que tout le monde ne peut pas avoir la totalité de ces références. Un exemple tout bête : il est ici beaucoup question de Hunger Games. J’ai failli ne pas lire cette saga donc j’ai failli passer à côté d’énormément de références, ce qui aurait gêné ma compréhension du livre. Ah si, autre point négatif : la couverture ! Merlin qu’elle est moche et pas du tout représentative de l’histoire. Mais à part, j’ai vraiment passé un très, très bon moment !
Je t'ai rêvé Je t'ai rêvé
Francesca Zappia   
C’est avec un mélange de scepticisme et de curiosité que j’ai commencé ce livre. J’étais intriguée parce que le thème de la schizophrénie n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de courant dans l’univers du yound adult, mais particulièrement sceptique parce que je me méfie toujours lorsqu’un commentaire d’un auteur connu (ici John Green) orne la couverture. Soyons honnête, tout ceci n’est qu’une histoire de marketing et neuf fois sur dix l’auteur en question n’a jamais ouvert le livre mais accepté un joli chèque pour qu’on y appose son nom (ouh que je suis mauvaise langue ^^). Ceci dit, heureusement que je n’ai pas pour principe de fuir ce genre de livre parce que Je t’ai rêvé est absolument génial !

Ici nous suivons Alex, une adolescente schizophrène à tendance paranoïaque qui tente de contrôler sa maladie pour avoir une vie normale. Heureusement pour elle, elle peut compter sur ses parents et sur sa petite sœur Charlie pour ne pas sombrer dans la folie. Suite à un incident dans son ancien lycée, elle se voit contrainte de changer d’école ce qui n’arrange en rien son état mental. Parfois elle ne parvient pas à faire la différence entre la réalité et les hallucinations, ce qui fait qu’elle a besoin de repères donc que les changements ne sont vraiment pas évident pour elle. Vous n’aimiez pas être le petit nouveau dans un collège/lycée ? Rappelez-vous ces moments de doute et d’incertitude mais multipliez-les par dix. Au moins.

Alex n’a pas vraiment d’autres objectifs que celui de se faire oublier et de réussir à terminer son année sans faire de vague, pour pouvoir ensuite intégrer une fac. En guise de punition pour ce qu’il s’est passé dans son ancien lycée, elle se voit obligée de faire des heures de travaux d’intérêt général (qui ici consiste essentiellement à gérer la mise en place et l’entretien de l’équipement des différentes équipes sportives) en compagnie d’autres élèves. Parmi eux se trouve Miles, un crétin arrogant particulièrement intelligent dont les yeux bleus lui rappellent un petit garçon qu’elle a connu quand elle avait sept ans mais qu’elle n’a jamais revu par la suite, ce qui fait qu’elle n’a jamais su si cet enfant était réel ou inventé par sa schizophrénie.

Alex est vraiment attachante et on ne peut que la soutenir. Malgré sa maladie, sa peur des nazis, sa tendance à voir des complots partout et sa manie de prendre des photos pour discerner ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, elle prend énormément sur elle, ravale ses doutes et ses peurs, et réussit à donner le change entre ses prises de bec avec Célia et cette surenchère de mauvais coups avec Miles. Mais tout ça importe peu au final puisqu’Alex a enfin ce qu’elle n’a jamais réussi à avoir jusque là : des amis.

La schizophrénie est ici traitée en douceur – peut-être un peu trop diront certains, il aurait été intéressant d’aller encore plus loin sur le sujet – et laisse finalement place à la romance. Bon ou mauvais choix, à vous de me le dire.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/je-tai-reve/
Dysfonctionnelle Dysfonctionnelle
Axl Cendres   
Lorsqu'il n'est pas en prison, Sid-Ahmed tient avec son frère un bar situé à Paris qu'ils ont baptisé le bout du monde. Lorsqu'elle n'est pas prise au piège de ses souvenirs de petite fille juive sous la seconde guerre mondiale qui la conduisent parfois à l'asile, Natouchka est une mère aimante et férue de musique classique. A eux deux ils ont eu sept enfants élevés dans la foi catholique tous pourvus d'une personnalité bien distincte : Dalida (la princesse qui a atterri dans la mauvaise famille), Alyson (attirée par les mauvais garçons), Marilyne (la rebelle et activiste), Fidèle (notre narratrice), Sid-Ahmed Junior (dit JR, le tombeur de ces dames), Jésus (qui se prend pour le vrai et qui pardonne aux autres tous leurs pêchés) et Grégorio (le bagarreur). Pour les aider à éduquer tout ce petit monde il y a Zaza, la mère kabyle de Sid-Ahmed.

L'histoire se décompose en deux parties. Il y a d'abord toute la présentation de la famille Benhamoud : les parents, l'oncle, la grand-mère, les sept enfants, le Bout du monde, les habitués attachants toujours là pour donner un coup de main, les séjours en prison ou à l'asile. Malgré les différences de chacun, tout ce petit monde parvient à cohabiter (sauf Dalida) et surtout à s'aimer. C'est d'ailleurs cet amour inconditionnel qui permet à cette famille de tenir, tout comme ce courage dont chacun fait preuve face aux difficultés et qui leur permet à tous de s'imposer au monde comme ils sont, sans jamais changer. Parce que s'il y a bien une chose que vous apprendrez de ce livre (et sans même vous en rendre compte), c'est la tolérance sous toutes ses formes.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/dysfonctionnelle/
Superman - Red son Superman - Red son
Mark Millar    Dave Johnson    Kilian Plunkett   
http://lesmotspourrever.com/

Le vaisseau de Kal-El ne s’est pas écrasé au Kansas mais en URSS, si bien que Clark a grandi dans un environnement communiste qui déplore l’impérialisme américain. Le jour où il se sent prêt, il fait part de ses capacités spéciales à Staline, qui décide alors de le présenter au reste du monde comme étant son nouveau protecteur et sa nouvelle arme. Superman devient malgré lui un symbole à la fois adulé et redouté, le communisme personnifié. Inquiets, les États-Unis donnent carte blanche au génie Lex Luthor afin de trouver un moyen de contrer Superman s’il décide un jour de s’en prendre à eux.

Je ne l’ai jamais caché, entre Superman et moi c’est pas franchement une grande histoire d’amour. Mais le voir transposer en URSS m’intriguait énormément, donc je me suis laissé tenter. Red Son a, il faut bien l’avouer une idée de départ vraiment intéressante. Après tout, pourquoi est-ce que les super héros officieraient toujours aux USA ? Les autres pays aussi ont droit à leurs capes, que diable ! Ok le coup du gentil qui devient méchant a déjà été fait dans d’autres domaines, mais la littérature n’est-elle pas un éternel recommencement ?

Superman dévoile au monde l’étendu de ses capacités sans pour autant faire le mal. Il ne cherche pas à attaquer ou à affaiblir les Etats-Unis, juste à leur montrer ce dont il est capable et ce qu’ils risquent si jamais ils tentent de s’en prendre à son pays d’adoption. Superman inspire la peur au citoyen lambda et c’est, du moins en ce qui me concerne, la première fois que je lis ce genre de réaction vis-à-vis de ce héros. Ici les gens (y compris ses compatriotes) redoutent la moindre de ses capacités. Ils n’osent pas critiquer le gouvernement de peur que Superman ne les entende, tout comme ils osent à peine traverser en dehors des clous de peur qu’il ne les voit. Superman n’est pas omniscient, il ne peut pas surveiller constamment le moindre recoin de la Terre mais ses pouvoirs sont suffisamment inquiétants pour faire trembler la population.

Red Son est une lecture vraiment intéressante. La question centrale est à mon sens celle-ci : peut-on faire le bonheur des gens malgré eux ? Superman rêve d’un monde où la race humaine ne connaîtra plus aucun accident, aucune maladie, aucun danger. Certes il y parvient sur la durée, mais à quel prix ? Il leur vole leur libre-arbitre, leur droit à la réflexion simplement parce qu’il veut les protéger. Rares sont ceux qui s’y opposent mais il y en a, comme les États-Unis, qui ont refusé un partenariat avec l’URSS quand le reste de la planète bleue a dit oui. D’autres anonymes tentent de lutter mais finissent lobotomisés (pardon, « reprogrammés ») par Superman. Pendant ce temps Lex Luthor s’enfonce dans sa folie en tentant de trouver un adversaire qui soit à la mesure de son ennemi soviétique (et crée des trucs plutôt flippant) pendant que le gouvernement américain perd l’autorité qu’il avait sur son peuple. Le pays sombre lentement mais est libre de ses choix tandis que le reste du monde prospère mais a perdu sa liberté. Superman pense indéniablement faire le bien et ne voit pas les torts qu’il cause. Mais d’autres, comme Batman, en ont parfaitement conscience et tentent de s’opposer à lui. Honnêtement je ne m’attendais pas à voir surgir Batman au milieu de cette histoire. Lui aussi est devenu soviétique (là j’avoue ne pas avoir compris pourquoi Millar ne l’a pas laissé américain … Une question de proximité géographique, probablement) et tente de libérer son pays de la coupe de Superman. Batman n’est pas le seul autre héros que l’on croisera au fil de cette lecture. Wonder Woman sera également présente, même si elle fait pas mal de figuration au début. Ses sentiments pour Superman l’aveuglent et la poussent à faire un acte dont elle ne ressortira pas indemne. Je n’ai guère d’affection pour cette héroïne mais la voir s’enfoncer dans le déni, la voir se sacrifier pour un homme qui ne la regarde même pas ne peut pas me laisser indifférente.

Puisqu’on en est à parler sentiments, c’est un point plutôt négatif pour ce comic. Je m’explique : même si c’est lui qui raconte l’histoire, on nous présente depuis le début un Superman en retrait émotionnellement, presque froid, tactique, concentré sur son idéal. Je ne suis pas parvenue à m’attacher à lui pendant une bonne partie de ma lecture parce qu’il ne dégage aucune émotion. Il fait ce qu’il a à faire, point. Il y a certes une petite étincelle lorsqu’il rencontre Loïs Lane pour la première fois mais elle est déjà mariée à un autre homme, donc Superman l’oublie très rapidement parce que Superman ne touche pas aux femmes des autres, bla bla bla. Superman laisse échapper quelques sentiments lors du grand final mais c’est bien peu, sur toutes ces années qu’il a passé à « protéger » la race humaine. Ce Superman manquerait presque de profondeur tant il est dévoué uniquement à cette utopie qu’il s’est mis en tête.

Et que dire de ce grand final ? Wouh, c’est à vous retourner le cerveau ! Quand on pense aux implications, au fait que Lex Luthor et Superman sont peut-être plus liés qu’on ne le pense, que Superman n’est peut-être pas si extraterrestre que ça, … C’est une idée complètement dingue mais Merlin qu’elle est bien trouvée !

Au final la seule chose qui m’ait réellement dérangée dans cette lecture vraiment passionnante, c’est qu’une fois de plus les communistes sont les méchants et les étasuniens sont les gentils (alors que Lex Luthor est franchement dérangé et passablement psychotique). Quand Superman est du côté des USA il est parfait, mais il devient étrangement totalitaire quand on le met du côté soviétique. Par contre, comment se fait-il qu’il s’appelle toujours Superman ? Je vois mal l’URSS affubler son héros d’un nom bien américain. Mais je chipote, comme toujours ;)
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