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Bibliothèque de LesMotsPourRever : Liste de bronze

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Love Letters to the Dead Love Letters to the Dead
Ava Dellaira   
Ava Dellaira nous livre ici un roman « soi-disant épistolaire » délivrant un message sur l’adolescence, l’acceptation de soi et surtout réussir à surmonter son chagrin face à la perte d’un être cher. Je dis «soi-disant» car selon moi, ce n’est pas un roman épistolaire à cause des dialogues à l’intérieur des lettres, nous devrions être sur un style indirect plutôt que sur du direct. Après, le style d’écriture d’Ava Dellaira est bien mais sans plus, elle arrive à faire passer certaines émotions mais on n’arrive pas à s’attacher à ses personnages. Par contre, elle réussit très bien le pari de mêler des petits bouts de la vie des célébrités défuntes à la vie de Laurel, notre protagoniste. Ava Dellaira m’a donné envie de me plonger dans la poésie d’Elizabeth Bishop, de réécouter les chansons d’Amy Winehouse, et même de revoir Le Magicien d’Oz (bien que je n’ai pas besoin d’excuse pour le regarder ^^), ce fut vraiment bien qu’elle agrément son histoire de leur vraie vie. Après, je dirais que sa façon d’aborder certains sujets (quoique assez difficiles) m’ont totalement laissé de marbre parfois, je n’ai pas ressentie cette petite étincelle qui vous dit à la fin de votre lecture « ouawww il fut vraiment génial ce livre ». Je dirais juste qu’il était bien, il a ses bons et mauvais points.

Suite sur : http://lesmotspourrever.com/love-letters-to-the-dead/#more-254
Les Larmes Rouges, Tome 1 : Réminiscences Les Larmes Rouges, Tome 1 : Réminiscences
Georgia Caldera   
A force d’avoir lu les commentaires sur Réminiscences, je savais très bien que le livre allait m’emporter dans une certaine langueur à cause de tous les passages descriptifs et narratifs. Le problème c'est que je n'ai pas vraiment accroché à tous ces passages trop présent à mon goût. Cependant, il y a une chose que je ne peux pas nier c'est le style de Georgia Caldeira, elle mêle avec brio passé et présent sans nous perdre en cours de route. Chaque détail est soigné, tout est écrit avec justesse et délicatesse. Cependant, je me suis quand même ennuyée par moment et ma lecture fut rude par moment.
Lire la suite ici: http://lesmotspourrever.com/les-larmes-rouges-reminiscences/#more-362
Blydon, Tome 1 : Splendide Blydon, Tome 1 : Splendide
Julia Quinn   
C'est un bon livre qui se laisse lire facilement avec des bons passages. Mais il manque d'originalité par certains aspects et ce n'est pas un livre qui me donnera envie de la relire. Cependant, les personnages sont attachants et désopilants, ils sont tous bien réussis aussi bien les personnages principaux que les secondaires.
http://lesmotspourrever.com/blydon-tome-1-splendide/#more-574
Lire la suite ici:
Comme un livre ouvert Comme un livre ouvert
Liz Kessler   
Ashleigh, dit Ash, une adolescente de 17 ans un peu rebelle sur les bords qui a tendance à sécher les cours et ne pas travailler à l'école (ce n'est pas franchement ce que j'appelle être rebelle, ou alors je l'ai été sans même le savoir ^^). Malheureusement pour elle, sa vie est en plein bouleversement : ses parents traversent une crise au point de ne plus communiquer, sauf lorsqu'il s'agit de se hurler dessus. Pour échapper à l'ambiance pesante qui règne chez elle, Ash traîne avec Cat, sa meilleure amie peu conventionnelle au regard de la société, ou bien Luke, un ami d'enfance pas très futé mais vraiment gentil. Lors de sa fête d'anniversaire, Ash rencontre Dylan et même si ce n'est pas le coup de foudre au premier regard, l'attirance est bien là au point qu'ils finissent par échanger leur numéro. Ash commence à sortir avec Dylan et refuse de voir ce nouveau bonheur lui échapper, si bien qu'elle préfère ignorer que la situation entre ses parents ne s'améliore pas, bien au contraire. A l'école ce n'est guère plus brillant. Les cours ne l'intéressent pas, du moins jusqu'à ce que Mlle Murray, la nouvelle prof de littérature, parvienne à capter son attention et à lui donner envie d'en apprendre plus sur cette matière. Son monde s'écroule mais Ash refuse de l'admettre, s'accrochant presque uniquement à sa relation avec Dylan au point d'en venir à négliger Cat. Se sentant abandonnée, cette dernière finit par lui dire ses quatre vérités en face au point que leur amitié se brise. La vie de Ash part en lambeaux mais elle va trouver conseil et réconfort auprès de cette prof pas comme les autres qui lui apporte l'oreille attentive dont elle a tant besoin. le problème est que Mlle Murray fait également naître en elle des sensations inconnues jusqu'alors, des émotions qui la troublent et la chamboulent même si elle ne saurait pas mettre un nom dessus.

De nombreux sujets sont abordés dans ce roman et contrairement à ce que laisse supposer le résumé, l'homosexualité est finalement bien loin d'être le thème principal de Comme un livre ouvert. J'aime énormément les livres sur ce sujet et malheureusement ici ça a été traité un peu trop légèrement pour moi. J'attendais plus de profondeur, plus de remise en question, plus de doute, plus de réflexion. le souci est que la découverte de cette homosexualité est noyée dans un tas d'autres problèmes. Ash ne se pose pas vraiment de grandes questions existentielles. Si elle ne se rend pas compte immédiatement de ce qu'elle ressent en réalité pour Mlle Murray, sa prise de conscience n'est malheureusement pas retranscrite et ça m'a vraiment manqué qu'il n'y ait pas eu de moment précis, d'instant T où elle a réalisé et surtout accepté ses sentiments. Mlle Murray ne sera que le déclencheur, le déclic dont Ash avait besoin pour qu'elle comprenne ce qu'elle est réellement mais il n'y aura pas de véritable histoire entre elles. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir passé une très bonne soirée en compagnie de la plume de Liz Kessler ! Dommage que le résumé ne corresponde pas tout à fait au livre, donc que le récit ne soit pas celui que j'attendais.

Comme je vous le disais, de nombreux sujets sont abordés. Il y a tout d'abord le thème du divorce, de ce qu'il advient lorsqu'on n'éprouve plus de sentiments. Sans oublier le ou les enfants qui se retrouvent au milieu. Vaut-il mieux les laisser de côté et leur assurer que tout va bien ou au contraire leur expliquer la situation ? Une fois le verdict tombé, Ash accepte la situation avec courage. Peut-être avec un peu trop de distance mais il faut dire que dans sa famille ils ont de sérieux problèmes de communication. Mais ce divorce est aussi l'occasion pour notre héroïne de renouer avec sa mère, et ça c'est quelque chose qui m'a fait énormément plaisir. Ca me faisait de la peine de pour elles deux de les voir cohabiter sans réellement interagir. Je suis en revanche plus sceptique en ce qui concerne son père. Peut-être parce qu'il est le premier envisagé le divorce. Et peut-être aussi un peu parce qu'il passe très vite à autre chose, au point qu'on en vienne à se demander s'il a vraiment attendu le divorce pour commencer à fréquenter une autre femme (que voulez-vous, mon petit cœur romantique ne supporte pas qu'on soit infidèle !)

Il est aussi énormément question d'amitié dans cette histoire. Délaissé par Cat, Ash se fait une nouvelle amie qui lui offre une autre vision des choses et elle réalise alors qu'elle peut avoir plus d'une amie à la fois et surtout des amitiés variées. Parce que Robyn est tellement mais tellement différente de Cat ! Cat ne se serait jamais intéressée à quelque chose comme le club de débat. Pire encore, elle n'aurait pas compris l'intérêt soudain de Ash pour la littérature. Notre héroïne peut donc compter sur la présence et le soutien de Robyn, et le lecteur ne peut qu'être rassuré à l'idée qu'elle ne se retrouve pas seule. Heureusement pour elle, Cat revient dans sa vie et si Ash semble respirer à nouveau, il en a été de même pour moi ! Je ne supportais pas de les savoir séparer même si Robyn est aussi quelqu'un de bien. Il est d'ailleurs dommage que son personnage soit cependant moins approfondi, ou disons plus fade comparé à Cat. Cat, merveilleuse Cat qui n'en a rien à faire que sa meilleure amie soit lesbienne et qui va même jusqu'à l'entraîner dans une boîte gay parce qu'elle sait très bien que Ash n'y serait jamais allée d'elle-même. Quel dommage d'ailleurs, sinon il n'y aurait jamais eu Taylor !

La suite sur http://lesmotspourrever.com/comme-un-livre-ouvert/
Mad Love Mad Love
Paul Dini    Bruce Timm   
Le Joker et son assistante Harley Quinn ont réussi à piéger le commissaire Gordon mais une fois de plus Batman intervient juste à temps et le sauve. Obligés de s’enfuir, le Joker se met aussitôt à élaborer un autre plan tandis que Harley a d’autres idées en tête. Malheureusement le Joker la repousse une fois de plus, affirmant qu’il n’a pas le temps pour ce genre d’activités, et Harley en arrive à la conclusion que si Batman est définitivement rayé de la surface de la Terre, l’élu de son cœur aura enfin du temps à consacrer à leur relation. C’est décidé, Harley Quinn va tuer le chevalier noir.

Je ne peux que commencer par dire que Harley Quinn est un de mes personnages préférés ! Quand je pense qu’elle n’existait pas avant la série de 1992 … Je ne remercierai jamais assez Paul Dini de l’avoir créée ! Ca fait du bien de la voir en solo. D’accord le Joker est quand même dans les parages et le plan d’origine est de sa conception, mais pour le reste Harley agit seule et elle nous prouve qu’elle est plus que capable de se débrouiller ! La façon dont s’en sort Batman est presque risible mais hey, on reste dans l’ambiance de la série alors le scénario ne doit pas être trop pousser non plus.

C’est une histoire qui se laisse lire avec plaisir, ponctuée de gags et d’une bonne dose d’humour. Ne cherchez pas ici de grands plans rigoureusement élaborés et complexes qui auront pour but de s’emparer de Gotham ou de détruire le monde. Le scénario reste assez basique mais ça ne me pose aucun problème. A mes yeux le véritable intérêt de Mad Love c’est qu’on en apprend enfin un peu plus sur le passé de Harleen Quinzel. Quelques détails avaient été évoqués ici et là au fil de Batman, la série animée, mais rien de très approfondi. Nous avons droit ici à une évocation de sa vie universitaire et nous apprenons que même à cette époque elle était déjà prête à tout pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle intègre par la suite l’équipe de psychologues de l’asile d’Arkham et y fait une rencontre qui bouleversera sa vie. Adieu Harleen Quinzel et bonjour Harley Quinn ! Parce que finalement Mad Love c’est ça, l’histoire d’un amour nocif, d’une femme éperdue mais dont les sentiments ne lui sont pas retournés et qui va suivre son aimé non seulement sur le chemin du crime mais aussi jusque dans la folie.

Sa détresse, son manque presque désespéré d’amour fait que je me suis encore plus attachée à Harley. Impossible de ne pas l’aimer, de ne pas vouloir l’aider quand le Joker la traite ainsi ! J’aimerais d’ailleurs énormément lire un jour une histoire où Harley prend son envol, ou du moins une histoire ou le Joker se rend enfin compte de son potentiel en tant que criminelle et qu’il cesse de la sous-estimer.

Graphiquement parlant le style de Mad Love peut en rebuter certains. Très « dessin animé », plus simplifié qu’élaboré, on est plus proche de la série tv de 1992 que Amère Victoire ou de La cour des hiboux. La couverture est d’ailleurs trompeuse parce que bien plus travaillée que le reste de l’œuvre. Mais ça ne m’a pas dérangé outre mesure, peut-être (ou pas) parce que cette série a bercé mon enfance, donc que je suis déjà attachée au style. Le côté enfantin du dessin entre parfois en contradiction avec le scénario. Par exemple il est presque déplacé de voir Harley en nuisette réclamer les attentions du Joker. Ou encore lorsque, plus loin dans l’histoire, on apprend qu’elle a séduit un professeur afin d’améliorer ses notes à l’université. Il y a une maturité dans le propos mêlant violence et amour qui va même jusqu’au suggestif. Un enfant n’y verra rien de choquant mais mon regard d’adulte a marqué une pause dans ma lecture et je me suis demandé si finalement c’était une bonne idée (même si de nos jours les enfants en voient bien plus que ça tous les jours à la télévision … Mon côté vieillot, sans doute ^^).

En supplément, l’album propose l’intégralité des crayonnés encrés, la mise en couleur initiale, ainsi que deux histoires courtes mettant en scène Poison Ivy et Batgirl. Les crayonnés auront au moins le mérite de m’avoir fait réaliser à quel point les choix des traducteurs sont parfois étranges et tellement loin de la V.O. Mais a part ça ? Honnêtement je suis un peu déçue. J’aurais préféré une autre histoire centrée sur Harley, peut-être aux côtés de Poison Ivy. Les deux mini histoires sur Poison Ivy et Batgirl sont peu développées et facilement oubliables. Dommage.
Forget tomorrow Forget tomorrow
Pintip Dunn   
http://lesmotspourrever.com/

Le jour de leurs dix-sept ans, et ce depuis l’Essor Technologique, chaque adolescent reçoit un souvenir personnel envoyé depuis le futur. Ce souvenir est une chose précieuse qui déterminera l’avenir de chaque adolescent. Callie a attendu ce grand jour toute sa vie. Passionnée de cuisine, elle espère se découvrir grand chef cuisinier. Sa vie bascule lorsque son souvenir lui est révélé, faisant d’elle une criminelle. Jugée coupable pour un acte qu’elle n’a pas encore commis, Callie se voit envoyer dans les Limbes où, comme elle, d’autres adolescents sont enfermés pour les empêcher de commettre l’irréparable et compromettre l’équilibre de leur société.

L’idée que notre destin puisse être tout tracé et surtout immuable est un concept avec lequel j’ai du mal. Ce n’est pas une thématique que j’ai souvent croisé au fil de mes lectures et j’avais hâte de connaître le point de vue d’un auteur young adult sur le sujet. C’est un élément central de Forget tomorrow mais il y a tellement d’autres choses qui gravitent dans cet univers ! En quelques pages seulement je me suis retrouvé complètement happée par cette histoire. On veut en savoir toujours plus et ce sur une multitude de sujets : on veut comprendre comment Callie peut, dans le futur, sérieusement envisager de commettre un tel acte, apprendre ce que deviennent ceux qui sont dans les Limbes (puisqu’il ne semble y avoir que des adolescents là-bas), savoir si les pouvoirs de Jessa (la petite sœur de Callie) vont être découverts et lui apporter des ennuis, si le père de Callie finira par revenir, … Il y a énormément de choses dans Forget tomorrow et pourtant pas une seule fois je me suis faite la réflexion qu’il y en avait trop. Certains auteurs vont trop loin mais Pintip Dunn a définitivement trouvé un juste milieu qui me plaît.

La société qu’il nous dépeint est futuristes et d’une certaine manière assez effrayante. Je ne m’imagine pas ne plus cuisiner manuelle et me contenter de plats tout prêts ou fabriqués exclusivement par des machines. Je ne m’imagine pas me voir attribuer une puce magnétique renfermant un seul et unique souvenir censé faire office de garantie pour mon futur employeur. Il n’est même plus question de méritocratie, de reconnaissance de l’intelligence, de l’effort ou des capacités. Si votre souvenir vous montre médecin, n’essayez même pas de devenir fleuriste, personne ne voudra vous engager. Il n’y a absolument plus d’imprévu, un simple souvenir du futur programme à lui seul toute votre vie. Je trouve ça tout simplement effrayant. Je sais que l’humanité cherche à dominer l’imprévu, à parer à toute éventualité, mais lorsque cela touche également les hommes, je ne peux pas m’empêcher de penser que l’on touche à la liberté de chacun. Certes Forget tomorrow n’est qu’une fiction mais je me suis retrouvé embarquée dans cette histoire au point d’avoir peur qu’un jour ce genre de chose soit effectivement possible.

Le pire est sans doute de voir à quel point les citoyens de Eden City sont soumis à ces souvenirs du futur. Comment peut-on condamner quelqu’un pour un crime qui n’a pas encore été commis ? Comment peut-on ne pas laisser la possibilité de bien faire les choses maintenant que l’avertissement a été donné ? Une partie de moi comprend  que le gouvernement ne veuille pas prendre de risque mais la solution qu’il propose est aberrante. C’est ce point précisément qui a fait que j’ai dévoré Forget tomorrow. Je voulais absolument finir par lire que Callie se révoltait contre le système et leur prouvait à tous qu’une autre alternative était possible, que rien n’était écrit.

Callie, notre narratrice, se présente comme une jeune fille simple et normale, qui aime profondément sa mère et sa petite sœur. Presque effacée, elle est l’exemple même de la fille que l’on ne remarque pas. Je n’ai pas eu le moindre mal à m’attacher à elle. Elle est tout sauf prétentieuse, est totalement dévouée à sa famille, et lorsqu’elle se trouve égoïste, je ne suis pas d’accord avec elle. Certes elle veut certaines choses mais ne le dit jamais à voix haute et ne fait jamais rien pour influencer la décision des autres en sa faveur. Son seul acte réellement égoïste est lorsqu’elle décide de tout faire pour aller sauver sa petite sœur. Et peut-on vraiment parler d’égoïsme dans ce cas là ? Mais ce qui me plaît encore plus chez Callie, c’est son besoin constant de voir ou de sentir le soleil. Elle est attirée par cet astre comme le serait un tournesol et je trouve ça tout simplement magnifique. Peu lui importe d’être enfermée entre quatre mur pendant une semaine du moment qu’on lui permet de voir le soleil pendant quinze minutes. De plus Callie, qui jusque là ne s’était jamais posé la moindre question, va remettre en cause les fondements de la société dans laquelle elle vit. On suit son raisonnement, qui progresse lentement grâce à de petites découvertes, ce qui nous amène à réfléchir nous-mêmes sur les principes de cette société.  Je n’ai cependant jamais réussi à approuver ou à comprendre comment les dirigeants pouvaient agir de cette façon, pas même un tout petit peu. Certains diront que leurs actes se justifiaient mais je ne serai jamais d’accord avec eux. Je ne peux pas cautionner un monde où le libre arbitre n’est plus.

Côté personnages secondaires, il y en a à foison, certains plus intéressant que d’autres. J’adore Tristine (et je suis tellement mais tellement révoltée par ce que l’auteur lui a fait !), je suis dubitative face à la mère de Callie, je suis atrocement triste pour Angela et Zed qui s’empêchent d’avancer à cause de leur damné souvenir, et je suis mitigée concernant Jessa. Elle est innocente et adorable, on ne peut rien lui reprocher, et c’est justement ça qui m’énerve. Je n’aime pas qu’on m’impose de devoir aimer un personnage. J’ai eu (et j’ai encore) un peu de mal avec Logan. Au fil du livre on découvre son histoire et les raisons qui l’ont poussé à s’éloigner de Callie il y a cinq ans, ce qui m’a un peu réconciliée avec lui, mais sa passivité m’a plus d’une fois fait lever les yeux au ciel. J’avais envie qu’il se montre un peu plus égoïste, qu’il cesse de se sentir coupable, qu’il tienne enfin tête à son frère. Lorsqu’il le fait enfin, c’est sans heurt, sans faire de bruit, si bien qu’une confrontation avec son grand frère m’a vraiment, vraiment manqué. La romance entre Logan et Callie reste très discrète, basée plus sur le ressenti que les actes. Un peu à la manière de Divergente (vous me pardonnerez la comparaison, mais je l’ai faite malgré moi à plusieurs reprises au cours de ma lecture). Ca s’insère dans l’histoire sans jamais prendre le pas sur l’intrigue, ce qui est une bonne chose. Je n’avais pas envie que tout bascule et que la trame principale se voit reléguée au second plan. Bien que pas de romance du tout ne m’aurait pas non plus dérangé. Parce que bon, le fait que Logan soit revenu vers Callie uniquement parce qu’il l’a vu dans son souvenir futur me hérisse légèrement le poil.

Mise à part cette romance, la seule chose que je vais réellement reprocher à ce livre, ce sont les « méchants ». Je ne comprends pas pourquoi suivre ces souvenirs futurs est à ce point vital. Qu’est-ce que ça peut bien faire que je refuse une carrière de pianiste ? En quoi ça va bouleverser la société ? Si mon souvenir me montre en train de commettre un crime, pourquoi vouloir s’assurer que cela se produit bel et bien mais dans un environnement contrôlé ? Du coup le but ultime de la présidente Dresden (trouver comment sont envoyés les souvenirs, qui est responsable de ça et s’assurer de tout faire pour que cette personne puisse bel et bien les envoyer) me semble un peu caduc. Elle ordonne des choses aussi horrible qu’absurde et je ne comprends pas pourquoi. A moins que ça ne soit qu’une énième histoire de contrôle, de pouvoir et de mégalomanie ? Si c’est ça l’idée de l’auteur, je dis non.

En refermant Forget tomorrow, j’ai eu l’impression de m’être pris une véritable claque. Tout s’est enchaîné très vite dans les ultimes chapitres, mais que dire du tout dernier ? Encore plus de questions, encore plus de « comment ». Cette fin est à la fois géniale et redoutable. Comment parvenir à faire un tome 2 (et un 3) qui soit à la hauteur ? J’ai trop souvent été déçue par des trilogies dont le premier tome m’avait transporté mais dont les suivants n’ont pas été à la hauteur. Pas sûre que j’aurais lu ce livre si j’avais su que ce n’était pas un tome unique. J’ai conscience qu’une telle intrigue ne pouvait pas se résoudre en un seul volume mais j’ai vraiment peur d’être déçue par la suite. Que va bien pouvoir imaginer Pintip Dunn pour pouvoir remplir deux autres volumes ?