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Bibliothèque de LesMotsPourRever : J'ai lu aussi

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Batman Un Long Halloween Batman Un Long Halloween
Tim Sale    Jeph Loeb   
Pour pouvoir pleinement apprécier cette histoire et mieux comprendre la famille Falcone, il est conseillé (mais pas indispensable) d’avoir précédemment lu Batman Année Un.

L’histoire commence dans les premières années de Batman. La chauve-souris est présente depuis suffisamment longtemps pour s’être liée avec certains membres des forces de police mais notre héros est encore tout jeune et commet donc des erreurs. L’arrivée de Batman a eu pour effet de remettre en cause le contrôle qu’exerce la famille Falcone sur la police, les politiciens et la pègre, mais elle ne compte pas se laisser faire et renoncer si facilement à ses trafics en tout genre, allant même jusqu’à faire appel à des criminels dit « fêlés » comme Poison Yvy, L’Epouvantail, le Maître des Enigmes ou encore le Chapelier fou. Pour tenter de mettre fin à ce véritable empire du crime qu’a créé Carmine Falcon, Batman s’associe à Harvey Dent, un jeune procureur qui ne jure que par la justice, et James Gordon, le seul inspecteur de police en qui notre héros ai confiance.

A ce combat s’ajoute également l’apparition d’un tueur en série surnommé Holiday parce qu’il ne tue que les jours de fêtes (Halloween, Thanksgiving, Noël, …), soit environs une fois par mois, et qui ne semble viser que les familles mafieuses, attisant les rivalités entre elles.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/batman-un-long-halloween/ !
Les Secrets de l'Immortel Nicolas Flamel, Tome 1 : L'Alchimiste Les Secrets de l'Immortel Nicolas Flamel, Tome 1 : L'Alchimiste
Michael Scott   
Josh et Sophie, des jumeaux de quinze ans, ont été amenés à rencontrer via leur petit boulot d’été Nick Fleming et sa femme Perry, deux adultes parfaitement ordinaires à première vue. Tout se complique lorsque la librairie de Nick, où travaille Josh, est attaquée par un homme en noir. S’en suit un combat magique puis la grande révélation : Nick Fleming est en réalité l’alchimiste légendaire Nicolas Flamel, détenteur du secret de l’immortalité et de la pierre philosophale. L’homme en noir, John Dee, est venu pour voler le Codex, le livre où sont consignés les plus grands secrets de l’univers. Il parvient à s’en emparer avant de s’échapper mais grâce à Josh, deux pages essentielles seront sauvées. Comprenant qu’il a été dupé, John Dee se lance à la poursuite de Nicolas et des jumeaux, parvient à capturer Pernelle mais ne réussit pas à mettre la main sur les deux pages manquantes. S’en suit une course poursuite à travers l’Etat puis le pays, nous faisant prendre conscience que la magie est dans tout ce qui nous entoure même si nous ne la voyons pas.

L’association magie/monde moderne m’a prise par surprise mais on finit par s’y faire. L’action se déroule sur trois jours, les péripéties s’enchaînent, le temps passe vite. Au final l’intrigue avance peu puisqu’en dehors de la course poursuite il ne se passe pas tant de choses. Les jumeaux se révèlent être plus que de simples adolescents (même si on l’avait évidemment vu venir de loin) dont il va falloir éveiller le potentiel magique. Début de saga un peu lent à démarrer et pourtant on ne parvient pas à décrocher parce qu’on veut à tout prix connaître la fin.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/les-secrets-de-limmortel-nicolas-flamel-tome-1/
Gardiens des cités perdues, Tome 1 Gardiens des cités perdues, Tome 1
Shannon Messenger   
On ne peut pas dire que la sortie de ce livre ait fait beaucoup de bruit dans ma librairie habituelle, si bien que je n'ai pas entendu parlé de cette nouvelle aventure fantastique avant la sortie du tome 3. Et encore, parce qu'on m'en avait parlé ! Une amie me l'a présenté comme étant « le nouveau Harry Potter, tu vas voir c'est trop génial ! ». Ou pas. Attention, je ne dis pas que l'histoire est mauvaise ! Mais on est à des kilomètres de l'émerveillement que m'avait fait ressentir JK Rowling. Donc si quelqu'un vous en parle en ces termes, surtout n'en tenez pas compte au moment de votre lecture ou vous allez tomber de haut.

Notre héroïne, Sophie, s'est toujours senti différente, et pas seulement parce qu'elle est en classe de terminale alors qu'elle n'a que douze ans (ce qui n'arrange pas sa vie sociale. Soit dit entre nous, je n'ai jamais compris qu'on puisse faire sauter autant de classes à quelqu'un d'aussi jeune. D'accord le programme normal est fastidieux pour un génie mais vous croyez que c'est facile de se faire des amis quand on a trois, quatre, cinq ans de différence avec nos camarades de classe ? Parce que oui la vie sociale c'est important, et la vie tout court ne s'apprend pas uniquement dans des livres). Bref, Sophie se sent un peu en marge mais pas seulement à cause de son intelligence.

La suite sur : lesmotspourrever.com/gardiens-des-cites-perdues-tome-1/

Gardiens des cités perdues, Tome 2 : Exil Gardiens des cités perdues, Tome 2 : Exil
Shannon Messenger   
Dans le tome précédent nous laissions Sophie le cœur léger puisque ses exactions seraient certes consignées dans son dossier mais ne lui porteraient pas préjudice pour la suite et surtout ne lui vaudrait pas l’exclusion. C’est donc une nouvelle année à Foxfire qui commence.

Néanmoins c’est dans une ambiance légèrement plus pesante que commence l’histoire. En effet, les hommes en noirs responsables de son enlèvement (et de celui de Dex) n’ont toujours pas été appréhendés. Pire encore, le peuple commence à s’inquiéter et à remettre en question les décisions du Conseil. C’est encore léger, dévoilé en filigrane ici et là, mais suffisamment important néanmoins pour être mentionné. A n’en pas douter, les premiers signes avant coureur d’une révolte sont bien là. Pour rassurer ses tuteurs (mais aussi le Conseil) Sophie se voit affubler d’un garde du corps, le gobelin Sandor, même si le Cygne Noir ne s’est pas manifesté depuis le dernier incident. Sophie tente néanmoins de poursuivre sa vie normalement et continue à aider ses tuteurs dans leur travail. Elle se retrouve, aux côtés de Grady, à suivre les traces d’un éventuel Yéti mais finit par croiser la route d’une alicorne, une créature que tout le monde croyait disparue et qui est synonyme d’espoir pour de nombreux elfes. Etant parvenue à établir une relation de confiance avec l’alicorne, Sophie se voit confier son éducation afin qu’elle soit prête à intégrer le Sanctuaire, comme toutes les créatures protégées, ce qui la place une nouvelle fois sous les projecteurs et dans le collimateur de Bronte. Parallèlement Grady et Edaline continuent de faire le deuil de leur fille Jolie. Comme tous les ans, ils se rendent sur sa tombe au jardin des Errants et Sophie décide de les accompagner pour leur montrer son soutien. S’éloignant pour leur donner quelques instants seuls avec leurs souvenirs, elle s’aventure plus loin dans le jardin et découvre quelque chose qu’elle n’aurait jamais imaginé : sa propre tombe, ainsi que celle de Dex, érigées lorsque tout le monde les croyaient disparus à jamais. Passé le premier choc, elle découvre alors un objet laissé à son attention par le Cygne Noir, objet qui va être le déclencheur de toutes les péripéties qui vont suivre. Déterminée à ne plus être la marionnette du Cygne Noir, Sophie va tenter de découvrir quel est leur véritable but et quelles sont leurs intentions envers elle.

Ce tome va donc nous permettre d’en apprendre un peu plus sur le passé de Sophie. La raison de son existence est toujours un mystère (mais rien d’étonnant de ce côté là) même si on commence à entrevoir certaines choses. Entre la méfiance du peuple envers le Conseil et les nouvelles capacités que Sophie va se découvrir (oui, encore !), un premier scénario s’esquisse doucement. Même si je comprends l’apparition de ces nouvelles capacités pour les besoins de l’histoire (et aussi pour permettre à l’auteur de se sortir de certains situations *toussote*) je commence à me lasser de voir que les capacités de Sophie ne semblent pas avoir de limite. Je n’apprécie pas beaucoup les personnes parfaits qui ont toute la puissance du monde avec eux. Preuve en est, Sophie a montré une faiblesse dans ce nouvel opus et Shannon Messenger s’est empressé de la corriger. Certes cela lui a permis de lever le voile sur certains points et de rétablir certaines vérités, mais tout de même. Personne n’aime un héros sans aucune faille, aucun défaut. Du moins pas moi.

Ce second tome de Gardiens des cités perdues met également en avant l’évolution des relations de Sophie. Son entente avec ses tuteurs est au beau fixe et plus d’une fois la jeune fille se retrouve avec l’envie d’appeler Grady « papa » (même si à mes yeux il est beaucoup, beaucoup trop tôt pour ça). Elle prend également conscience de l’attachement qu’elle éprouve envers Alden et solidifie grandement son amitié avec Keefe. C’était une vraie de joie de passer plus de temps avec ce personnage bourré d’humour mais j’en suis presque venue à regretter qu’il prenne tant de place. Dex était omniprésent dans le premier opus, je me suis donc forcément attachée à lui. Et pourtant dans ce second volet il est relégué en arrière plan, au profit de Keefe. Après lecture totale du livre je comprends l’importance du rôle de Keefe dans tout ça, mais était-il réellement nécessaire de nous coller un autre début de romance ? Ce qui était jusque là un triangle amoureux (Sophie/Dex/Fitz) se transforme brusquement en carré alors que j’aurais tellement mais tellement aimé que Keefe ne rentre pas dans ce jeu là et se contente d’être le super ami, l’oreille attentive sur laquelle on peut compter quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Le premier tome est consacré à Dex, le second à Keefe, qui veut parier que dans le troisième ce sera au tour de Fitz ? Ou d’un nouveau personnage, d’ailleurs. Après tout s’il y a autant de tomes qu’il y a d’années à Firefox, on a le temps de voir venir ! En parlant de Fitz, dans ce tome il brille par son absence et c’est dommage. Certains diront que son comportement vis-à-vis de Sophie est inadmissible, je ne suis pas d’accord. Il souffre, il lui faut un coupable, point. Il n’est pas question de logique là-dedans mais juste de ressenti et de sentiment.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/gardiens-cites-perdues-tome-2/
Ma raison de vivre, tome 2 : Ma raison d'espérer Ma raison de vivre, tome 2 : Ma raison d'espérer
Rebecca Donovan   
Nous avions laissé Emma dans une situation plus qu’horrible et après des mois à avoir retenu notre souffle (petite touche d’humour noir), voici enfin la suite ! J’attendais ce livre avec beaucoup d’impatience, peut-être même un peu trop.

"Ma raison d’espérer" commence directement chez Sara, où Emma a élu domicile depuis les évènements du précédent tome. Un peu frustrée par cette ellipse, surtout qu’on ne nous en dit vraiment pas grand chose, mais on suit de nouveau Emma avec plaisir alors la frustration se dissipe rapidement. D’autant plus qu’Emma, bien que toujours un peu timide face aux parents de Sara, semble s’être bien habituée à sa nouvelle vie. Elle a une famille d’accueil qui l’aime, un petit ami plus qu’attentionné, une meilleure amie géniale. Alors pourquoi a-t-elle tout envoyé valser ? C’est, pour moi, le gros défaut de ce livre.

Tout allait bien dans la vie d’Emma et comme chacun le sait : le bonheur ennui le lecteur. S’il ne se passe rien, le livre n’a aucune raison d’être. Il fallait donc un élément déclencheur, un fait qui vienne bousculer sa nouvelle vie, et l’auteur a choisi pour ça quelque chose que je n’explique pas : faire revenir Emma chez sa mère, Rachel.

Je comprends l’idée de départ tout comme je suis consciente qu’il soit normal que Emma ait envie de renouer des liens avec celle qui l’a mise an monde mais la façon dont est amené l’évènement est très, très mal pensé. Du jour au lendemain, littéralement, Emma décide de retourner habiter chez sa mère qu’elle n’a pas vue depuis des années (hormis quelques micros moments que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main). Emma prend sa décision sur un coup de tête et ne laisse pratiquement pas le choix à sa mère. Un simple coup de fil pour prévenir qu’elle arrive dans trois jours et hop, c’est réglé. Oui, mais non. J’aurais aimé voir les réflexions d’Emma sur le sujet, la voir peser le pour et le contre, mieux comprendre son cheminement de penser. De ce « simple » élément va découler toute une série de réactions en chaîne parfois prévisibles, d’autres fois non.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/ma-raison-desperer/
Holden, mon frère Holden, mon frère
Fanny Chiarello   
Avec un père encore absent, disparu depuis deux semaines sans donner d’explications, et une mère qui a parfois du mal à supporter la présence de ses enfants, Kevin fait tout pour ne pas passer ses vacances de février à la maison. Si son frère et ses deux sœurs n’ont aucun mal à occuper leur temps libre, Kevin voit ses options limitées. Impossible d’aller chez son meilleur ami, parti chez sa grand-mère. Pas question de traîner au centre commercial parce que c’est là que Loïc et sa bande passent leurs journées. Pas d’argent pour le cinéma ou la salle d’arcades, ne lui reste que la bibliothèque, cet endroit où il n’a jamais mis les pieds. De toute façon les livres, ce n’est pas trop son truc. D’ailleurs il ne faudrait pas que ça s’ébruite. Que diraient ses parents ou même Loïc s’ils le savaient dans cet endroit réservé aux bourges et aux chochottes ? Sa réputation serait détruite à jamais. Kevin pensait avoir trouvé un coin tranquille et chaud où passer ses froides journées d’hiver mais il n’avait pas prévu de tomber sur Laurie, la première de la classe, ni de rencontrer Super Mamie, une bibliothécaire à la retraite qui compte bien lui faire comprendre qu’il n’y a pas de honte à lire des livres et que cela peut-être quelque chose de merveilleux.

Il y a, à mon sens, un problème de crédibilité dans tout ça. Pas au niveau de l’histoire, après tout la fiction permet à peu près tout et n’importe quoi. Mais Kevin est censé être un adolescent qui n’a jamais ouvert un livre de sa vie et qui ne regarde la télévision que pour les séries policières et la télé-réalité. Si l’histoire nous est racontée à travers Kevin alors il ne peut pas avoir un tel vocabulaire. Ce que nous lisons – donc ce qu’il pense – est relativement soutenu, ce qui ne colle pas du tout avec l’histoire.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/holden-mon-frere/
Hier tu comprendras Hier tu comprendras
Rebecca Stead   
C’est tout d’abord le titre qui m’a attiré, promesse de voyages dans le temps et autres joyeusetés qui me passionnent.

Miranda est une pré-adolescente comme il y en a tant d’autres. Elle va au collège, passe du temps avec ses amis, se dispute parfois avec sa mère et l’homme qui est plus ou moins son beau-père. Elle parvient même, avec Colin et Suzanne, à se trouver un petit boulot dans une sandwicherie. Les premiers chapitres nous présentent donc le quotidien d’une jeune fille banale avec ses peurs, ses doutes, ses convictions. Mais tout se complique lorsqu’elle commence à recevoir de mystérieux messages. Quelqu’un s’adresse à elle de manière très personnelle, comme s’il la connaissait, et n’hésite pas à déposer ses missives un peu partout, y compris dans la poche de son manteau qui était pourtant bien rangé dans le placard dans l’entrée. Est-ce que cela veut dire que quelqu’un s’est introduit chez elle ? La panique s’installe, surtout lorsque les messages lui apprennent qu’elle est censée sauver la vie de quelqu’un. A cette intrigue principale s’ajoute aussi le mystère qui entoure le comportement de Sal, son meilleur ami depuis l’enfance, qui se met soudainement à l’ignorer et refuse même qu’ils marchent ensemble pour aller au collège comme ils l’ont toujours fait. A cela s’ajoute sa mère qui s’apprête à participer à un jeu télévisé et qu’il faut entraîner afin qu’elle puisse répondre au plus de questions possible et donc gagner.

Vous l’aurez compris, il y a dans Hier tu comprendras plusieurs fils conducteurs mais aussi plusieurs thèmes abordés tel que l’amitié, les relations parents-enfants, la jalousie, la solidarité, les amitiés entre filles mais aussi fille-garçon, et surtout les voyages dans le temps. On n’y prête pas vraiment attention au début mais ce dernier thème revient assez souvent tout au fil de l’histoire, notamment grâce à Marcus, que le sujet passionne.

Le début est un peu long à démarrer. On nous présente Miranda, son quotidien, ses nouveaux problèmes inexpliqués avec Sal, ses trajets jusqu’au collège où elle rencontre parfois ces brutes qui la terrorisent, ces personnes qui habitent le même quartier qu’elle et qu’elle connait plus ou moins bien. Avec le recul, une fois la lecture terminée, on comprend pourquoi l’auteur a fait le choix de nous parler de tout ça, pourquoi elle a pris le temps de nous planter le décor avec une telle précision, mais les premiers chapitres restent tout de même très lents.

La suite sur : http://lesmotspourrever.com/hier-tu-comprendras/
Flash, Tome 1 : De L'Avant Flash, Tome 1 : De L'Avant
Francis Manapul   
Si je baigne dans l’univers de Batman depuis ma plus tendre enfance, je ne connais l’univers de Flash que de très, très loin. Je l’ai croisé au détour de certaines aventures de ma chauve-souris préférée, que ce soit dans le monde de l’animé ou celui des comics, je connais les grandes lignes de son histoire et j’ai vu les séries télé qui lui ont été consacrées mais je n’avais jamais eu la curiosité de lire les aventures de ce super-héros en solo. Voilà qui est chose faite ! J’admets m’être lancée dans ma lecture avec scepticisme parce que je suis habituée à ce que Wally West soit Flash (culture Batman-esque oblige) alors qu’ici nous sommes en compagnie de Barry Allen.

Notre héros a semble-t-il une vie sans histoire. Il travaille dans la police scientifique, n’a plus de famille, entame une relation avec Patty Spivot, sa collègue et amie depuis deux ans. Mais lorsque le danger menace la ville de Central City, il devient Flash, super-héros dont la vitesse lui permet de faire une multitude de choses impressionnantes. Il a appris à maîtriser ses capacités (obtenues lors d’un accident mêlant foudre et produits chimiques) seul et de manière intuitive et n’a d’ailleurs pas encore découvert toute l’ampleur de ses pouvoirs. Malgré sa double identité, la vie de Barry est relativement tranquille, du moins jusqu’à ce que surgisse au détour d’une enquête le cadavre de Manuel Lago, un ami dont il n’avait plus entendu parler depuis des années. Les choses se compliquent lorsque Manuel se révèle ne pas être aussi mort qu’il en a l’air, sans oublier qu’il est poursuivi par toute une organisation dont les compétences ne sont pas sans rappeler l’armée ou les commando spéciaux. Parallèlement, Flash va apprendre que ses pouvoirs, lorsqu’ils sont particulièrement sollicités, ouvrent des trous de ver, des failles temporelles aspirant des choses (objets comme humains) dans une époque pour les jeter dans une autre.

Le comics ne précise pas depuis combien de temps Barry a obtenu ses pouvoirs. On peut penser que c’est encore assez récent étant donné qu’il est loin de maîtriser complètement ses capacités. D’une manière générale, je dois bien admettre qu’on ne sait pas grand chose sur le héros. Il est vaguement mentionné qu’il a perdu ses parents, on sait qu’il a mis deux ans à demander à sa collègue de sortir avec lui, qu’il débute dans le monde des super-héros, mais à part ça nous n’en saurons pas plus. Ce qui est un comble lorsqu’on veut vous faire adopter un nouveau personnage. Je dois reconnaître que je n’éprouve pas grand chose pour Barry. Il parait timide, voir un peu niais, et ne m’a pas vraiment touché. Je me suis d’avantage intéressée à Manuel Lago et ce pour une raison toute simple : on en apprend bien plus sur lui que sur le héros. Même s’il n’est pas exempt de certains clichés, au moins son personnage a-t-il une réelle profondeur, une épaisseur. On découvre avec plaisir le passé chaotique de cet homme surentraîné qui a fait pas mal de vilaines choses tout au long de sa carrière, jusqu’à laisser les scientifiques jouer avec son code génétique. Mais si au début on se laisse attendrir par Manuel, tout bascule lorsqu’il change radicalement de position (pas sûre d’avoir saisi pourquoi, d’ailleurs) et décide d’embrasser la cause qu’il essayait pourtant de fuir jusque là (sa route croisera à nouveau celle de Flash un jour, je n’en doute pas une seule seconde). Les hommes qui poursuivent Manuel parviennent à le capturer et le sort qu’ils lui réservent fini par priver toute la ville de courant, ce qui va déclencher le second arc de De l’avant.

La ville n’a plus d’électricité depuis deux mois lorsque Captain Cold entre en jeu. Méchant dont je ne sais pas grand chose à l’origine, il m’a fallu recoller les morceaux ici et là pour essayer d’avoir une vue d’ensemble mais tout cela reste assez flou. Captain Cold ne me semble pas appartenir à ses méchants qui vous marquent l’esprit (mais je le répète : de base je ne le connais pas !) ou qui vous impressionnent. Sa raison pour attaquer la ville est néanmoins sinon justifiée, compréhensible : la ville n’ayant plus de courant, l’hôpital ne peut pratiquer l’opération censée sauver la vie de sa sœur. Mettant tout ça sur le compte de Flash, il va semer le chaos sur la ville et provoquer notre héros. S’en suit un combat où Flash repousse les limites de ses capacités jusqu’à ouvrir une autre faille temporelle qui cette fois va aspirer aussi quelques innocents au passage. Je vous passerai les détails sur toute la partie culpabilité du héros, je ne vous cache pas que malgré toute la bonne volonté du scénariste, ça sent le réchauffé.

J’ai été un peu agacée dans le dernier quart par tous ces changements de point de vue. D’une double page à une autre on navigue dans le temps (hier, la nuit dernière, maintenant, il y a quinze minutes, …) donc forcément on passe d’un évènement à un autre. Là où il y a vraisemblablement une intention de donner une sensation de vitesse, je ne garde qu’un agacement et une frustration par ces scénettes qui viennent au final ralentir l’action principale, à savoir l’affrontement entre Flash et Captain Cold.

De plus De l’avant m’a perdu dans les dernières pages, lorsqu’a commencé à se mettre en place un troisième arc. Flash part à la recherche de ces personnes aspirées par la faille en passant d’un univers à un autre (ce a quoi je dis oui) mais atterri dans un espace temps où les gorilles règnent en maîtres (ce à quoi je dis non). J’aime la science-fiction mais jusqu’à un certain point, et quand un super-héros se met à rencontrer des gorilles au cerveau surdimensionné et dont la hiérarchie se base sur la violence, là je dis stop. Il aurait croisé des licornes ou une bande de leprechauns, ça m’aurait fait le même effet. Je n’aime pas quand un comics par dans tous les sens. Je n’ai rien contre les réalités alternatives mais j’aime que mes comics restent crédibles (oui j’ai conscience d’être en plein paradoxe puisque je suis prête à accepter qu’un mélange foudre + produits chimiques créé un héros mais je refuge un peuple fait de gorilles. Je n’ai jamais prétendu être logique ou sensée).

S’il y a une chose que j’ai été heureuse de découvrir c’est celle-ci : De l’avant ne se contente pas de nous montrer un Flash doté d’une super vitesse qui lui permet de marcher sur l’eau ou de faire le tour du globe en un battement de paupières. Brian Buccellato est parti du principe qu’il n’y avait pas de raison que seul le corps de Barry Allen ait été affecté par ses nouveaux pouvoirs, pourquoi ne serait-ce pas également le cas pour son cerveau ? Avec un peu d’entraînement, Flash découvre qu’il peut également penser à la vitesse de la lumière, ce qui le dote de nouvelles capacités pour l’aider à lutter contre le crime. J’ai également été ravie de voir qu’il peut bouger toutes les cellules de son corps à une vitesse inimaginable au point de les « fractionner » pour pouvoir fusionner avec un avion, là je dis wahou !

Deuxième point fort de ce comics : les graphismes ! Les traits des personnages secondaires sont certes épurés mais largement suffisant pour leur conférer de l’intérêt. L’astuce trouvé par Francis Manapul pour le costume de Flash est intéressant (déjà bien plus crédible que cette histoire de combinaison pliée en quarante-douze jusqu’à le faire tenir dans une bague …) et graphiquement belle. J’ai adoré ces pleines pages où notre héros se retrouve au cœur d’une explosion, les dégradés de jaune, de orange et de rouge sont juste magnifiques ! Sans parler de ces couleurs … flash !
Te retrouver Te retrouver
Keren David   
http://lesmotspourrever.com/te-retrouver/

Te retrouver c’est l’histoire de Cass Montgomery, une jeune fille de seize ans qui a été adopté une dizaine d’années auparavant par un couple issu d’un milieu aisé. Sa petite vie bien rangée vole en éclats le jour où son père fait la une d’un magazine people en compagnie de sa maîtresse. Pire encore, il la mise enceinte et refuse de l’abandonner. Il va donc quitter sa famille actuelle pour en construire une autre, et Cass a énormément de mal à l’accepter. Sa famille est brisée, la maison familiale va être vendue. Elle tente pourtant d’être forte pour sa mère, totalement effondrée, mais aussi pour son petit frère Ben qui a tant besoin de stabilité. Cass n’a jamais vraiment eu l’habitude de se confier donc lorsque ses amies tentent maladroitement de l’aider, elle préfère les repousser. Elle ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser que leurs intentions ne sont pas sincères, qu’ils veulent juste obtenir de quoi se moquer d’elle et de son père. Elle refuse même d’écouter Will Hugues, qui ne veut pourtant que lui parler des problèmes d’intégration de son frère. Tout se complique encore un peu plus lorsqu’un inconnu lui écrit sur Facebook et prétend être Aidan, son frère biologique.

Te retrouver c’est l’histoire d’un frère et d’une sœur séparés depuis l’enfance mais qui se retrouvent des années après. Mais Te retrouver c’est surtout une histoire de familles brisées. C’est un roman à deux voix qui aborde l’adoption et l’importance des liens du sang malgré les séparations. On y trouve également la thématique de la difficulté de la construction de soi, et ce à double titre : d’un côté Aidan et de l’autre Cass.

Si l’on rencontre assez souvent désormais le thème du divorce dans les romans young adult, Keren David a choisi de réellement s’en servir, d’en faire un prétexte à quelque chose. Ici Cass accepte très mal la situation et c’est ce qui va entraîner toute la suite de l’histoire. A cause de se divorce Cass est persuadée que les gens ne parlent plus que ça, qu’ils n’attendent qu’un faux pas de sa part pour pouvoir se moquer d’elle encore plus. Elle va donc opter pour une tête haute et un regard de glace, repoussant tout et tout le monde, y compris ses amis. Certains lecteurs verront donc en elle un personnage antipathique, parfois hautain. Il est vrai qu’elle peut être légèrement snob dans certaines de ses réflexions mais c’est avant tout son éducation qui veut ça. Cass est donc perdue et s’isole de plus en plus. Elle en veut à la Terre entière et on peut parfaitement comprendre sa réaction. Keren David a su trouver les mots justes pour décrire la situation, ce qui fait qu’on s’attache à cette héroïne malgré sa vision parfois étriqué de la réalité.

C’est presque par pur esprit de contraction que Cass accepte de rencontrer ce jeune homme qui prétend être son frère biologique. Cette vie était loin derrière elle, elle n’y pensait d’ailleurs jamais. Tenter de retrouver son frère n’était qu’une vague idée, quelque chose qu’elle ferait plus tard. Mais maintenant qu’il était là, presque devant elle, comment l’ignorer ? Malheureusement tout ne se passe pas aussi bien qu’elle l’avait espéré parce qu’Aidan a lui aussi son lot de problèmes et de bagages émotionnels. Contrairement à elle, il n’a pas eu la chance d’être adopté par une gentille famille et il galère plus ou moins depuis ses seize ans. Aidan est cabossé par la DDASS, les familles d’accueil pas toujours fréquentables qui se sont enchaînées, un meilleur ami suicidaire, et un petit boulot sans envergure. Heureusement pour lui il y a Holly, sa petite amie. Il y a aussi Finn, qu’il élève comme son propre fils. Aidan a peu de choses mais il est fier de ce qu’il a. Bien que frère et sœur, ils ont été élevé dans deux univers complètement différents, si bien qu’au final leur lien familial est la seule chose qu’ils ont réellement en commun. Il y a donc un véritable choc des cultures entre Cass et Aidan. J’ai adoré leurs retrouvailles, à la fois touchantes et maladroites, mais aussi timidement axé sur leurs différences.

Tous deux sont fragiles, mais chacun à leur façon. Si Cass refuse de le montrer, Aidan lui n’hésite jamais. Peut-être parfois un peu trop. Pour lui la vie peut basculer du jour au lendemain, et avec ce qu’il a vécu on ne peut pas lui reprocher d’être toujours sur ses gardes. Mais le fait qu’à chaque connerie qu’il fait il pense tout de suite que Holly va le quitter, finalement ça devient vite lassant. Parce que plus il commet des erreurs et plus Holly lui pardonne, donc on sait qu’elle ne le quittera jamais. On sait qu’elle l’aime, ça se voit, ça ne se discute pas. Et pourtant Aidan doute toujours. Plus d’une fois je me suis surprise à penser « mais arrête de geindre et agis ! ». On ne peut qu’admirer Aidan pour ce qu’il a traversé et surtout pour ce qu’il est devenu au final. Je comprends l’idée de l’auteur mais il aurait fallu en faire un personnage qui s’apitoie un peu moins sur son sort. Ou tout du moins qui assume ses erreurs. D’un autre côté on s’attache tellement à Aidan qu’on en arrive à en vouloir à Holly de ne pas se montrer plus compréhensive. Parce que mine de rien Aidan déborde d’amour et de bonnes intentions. Oui, Te retrouver c’est tout un micmac d’émotions
Les Fragiles Les Fragiles
Cécile Roumiguière   
Difficile de résumer ce livre parce qu’il se déroule sur trois temps qui s’entrecroisent, en faisant presque un récit à trois voix. Presque, parce que même si l’époque change, le narrateur reste le même.

Il y a d’abord Andrew à neuf ans, quand il prend le racisme de son père, Cédric, en pleine figure. Alors qu’il est venu chercher son fils après son entraînement de hand, Cédric renverse Ernest, le gardien du stade, et poursuit sa route sans s’arrêter, sans même se soucier de savoir si la victime respire encore. Andrew a honte des actes de son père mais que peut faire un gamin de neuf ans ? Il ne parvient pas à oublier, à surmonter ce traumatisme et va jusqu’à arrêter le hand pour ne plus avoir à croiser Ernest, au grand dam de son père. Ce père qui ne le comprend pas, qui ne supporte pas que son fils soit fétiche, malingre, mais surtout bien plus intelligent que lui. En quête de reconnaissance paternelle même s’il y a pas mal d’incompréhension entre eux, Andrew va jusqu’à rendre volontairement de mauvais devoirs afin d’être sûr de décrocher de mauvaises notes.

Il y a ensuite Andrew a dix-sept ans, qui se fait désormais appeler Drew. Fan de métal, joueur de guitare et amateur de jeux vidéos, le fossé entre son père et lui est plus immense que jamais. Heureusement qu’il peut compter sur le soutien de sa mère Cindy, même si l’adolescence les a un peu éloignés. Il y a aussi Mariji, cette grand-mère trop jeune qui accepte mal les responsabilités. Mais il y a surtout Sky, belle et douce Sky qu’il a rencontré l’été de ses treize ans et qui est devenue par miracle sa meilleure amie. Comme lui Sky cherche l’attention de son père et comme lui elle ne parvient pas à l’obtenir.

Et puis il y a ces quelques pensées de Drew, qui semble perdu en pleine hallucination et qui nous laisse entrevoir quelque chose d’horrible, quelque chose qui sonne presque comme un cauchemar. J’ai été un peu déstabilisée par ces passages à la première personne alors que tout le reste se déroule à la troisième. Les propos sont décousus parce qu’il stresse, parce qu’il panique, et les descriptions, les métaphores qu’il fait nous embrouillent, nous agacent et nous donnent envie de lui crier d’arrêter de délirer et d’être plus clair. Je les trouve presque trop courtes mais surtout trop ponctuelles, trop éparses.

Les trois récits s’entremêlent pour mieux nous dépeindre la vie d’Andrew, pour mieux nous faire comprendre comment il en est arrivé là. Ce découpage peu classique m’a d’abord agacé. Je ne voulais pas laisser le petit Andrew pour suivre le quotidien de Drew, je ne voulais pas partir en plein milieu un épisode qui me semblait inachevé. On finit néanmoins par s’y faire, par prendre le rythme. Au fil des pages les moments que nous offre l’auteur sont suffisant pour nous brosser la façon dont Andrew a été élevé et surtout le milieu dans lequel il a grandi. La frustration s’en va et laisse place à une attente, une appréhension qui ne fait que grandir à chaque fois que reviennent ces lignes en italiques.

La collection Exprim est connue pour ses romans forts et nous offre ici un récit amer, bourré de regrets et de non-dits, d’incompréhension, où deux générations ont du mal à communiquer. Les fragiles n’est pas et ça ne sera jamais un coup de cœur pour moi, sans doute parce qu’il sonne atrocement juste. La narration est fluide, les dialogues crédibles, mais il y a surtout ces tensions dans les interactions, ces mots que les personnages ne disent pas mais qu’ils meurent d’envie de crier. Il y a cette incompréhension entre eux, ce silence qui en devient presque assourdissant. Que ce soit Sky, Drew, Cédric ou Cindy, ils sont tous incapables d’exprimer leurs sentiments, de communiquer réellement. Si Cindy parvient à sortir de sa coquille et à prendre son envol, Drew et Sky se retranchent derrière ces murs qu’ils ont dressés depuis bien longtemps, qui les protègent du reste du monde mais surtout qui les isolent.

Ce qui me plaît dans Les fragiles c’est qu’il n’y a pas de véritable méchant, pas d’ennemi. Il n’y a que la haine de Cédric, cet homme qui a été élevé comme ça, dont l’esprit a été façonné par ses propres parents et par ses fréquentations. Un esprit étriqué où la différence est synonyme de rejet. On parle peu en littérature jeunesse de cette haine quotidienne, de ce racisme, de ce sexisme qui ne s’explique pas, qui est juste là, ancré profondément dans un être. Un être qui pense avoir raison parce que ses parents étaient déjà comme ça. Pour lui c’est ça la normalité. Je n’ai cependant pas réussi à lui pardonner sa façon d’être, je n’ai pas réussi à tolérer son racisme, sa violence, son machisme, ce qui m’a rendu totalement imperméable à ce personnage. L’auteur nous donne toutes les explications, toutes les clés pour que l’on comprenne le point de vue de Cédric, et ça marche. A défaut d’accepter son racisme, on le comprend. Mais ça n’a pas suffi pour que je m’attache à lui. Il ne me répugne plus, il m’indiffère.

Je n’ai pas été déçue par ce livre mais en le refermant j’avais dans la bouche l’amertume des regrets. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « et si Cédric avait accepté d’écouter ? Et si Andrew avait trouvé le courage de parler ? ». Il y a tellement d’incompréhension entre ces personnages ! J’ai même, à un moment, espéré que Sky change la donne, qu’elle devienne pour Drew une raison de se battre, de se lever contre ce père à l’esprit étroit, qu’elle lui donne sinon l’espoir au moins la foi. Malheureusement les sentiments ne se commandent pas et si Drew se voit bien passer sa vie aux côtés de Sky, elle n’a que son amitié à lui offrir. Impossible donc de ne pas se prendre d’affection pour Drew, de ne pas se demander quand est-ce qu’on lui accordera enfin le bonheur.

Les fragiles est un roman qui ne cherche pas à enjoliver le monde et cela peut déplaire à certains. N’attendez pas une fin rose bonbon entrecoupée d’arc-en-ciel. La vie d’Andrew a mal commencé et malheureusement ça ne s’arrangera pas. Un récit intelligent et fort mais à ne pas lire si vous avez déjà le vague à l’âme.

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