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Bibliothèque de lesparolesenvolent : Liste d'Or

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La belle assise La belle assise
Brice Milan   
On démarre avec une romance qui frôle la guimauve, et on la redoute presque : l’oisif qui font d’amour pour une jeune et belle femme paralysée, impressionné et compatissant de son troublant passé. Mais rien de mièvre car dès les premières lignes de cette relation l’auteur immisce des indices de passé sulfureux ou tus chez cette femme. Et ce ne sera pas la seule dans ce cas-là car le livre (une centaine de pages) recèle nombre de secrets uniques en leur genre. La complexité des affaires dans l'enquête se trouve dénouée avec une police et des enquêteurs bien décrits, la description des scènes d'action est parfaitement réaliste et soulignée d'une écriture rapide et précise comme si "on y était".

Ce qui m’a un peu irritée, c’est la naïveté de ce jeune homme ; à la limite de la bêtise vu sa crédulité, le jeune homme en devient pathétique ; heureusement l’auteur a eu la subtilité de vite le rendre sympathique quand il va se démener dans les mésaventures et rebondissements qu’il va subir. Il ne va pas en manquer ! L’auteur n’a pas hésité à charger le pauvre Jean-Yves, et sans être cocasse ce qui serait décalé et malvenu, le ton et l’écriture sont adapté à l’action. Car oui, le rythme est soutenu dans l’action toujours présente le long du roman.

J’aurai un seul bémol : certains des dénouements sont un peu confus. Les explications du directeur de la clinique, ou même l’histoire familiale auraient pu être étayées par l’auteur ajouter un peu de matière à ce roman un peu court. Car même si je ne juge que la qualité, un peu plus de quantité n’aurait pas été un défaut car l’écriture de Brice Milan est agréable, merci de SP ! Vous ne vous ennuierez pas.

Au pays de Rosie Maldonne Tome 4 : nom de code Mémé Ruth Au pays de Rosie Maldonne Tome 4 : nom de code Mémé Ruth
Alice Quinn   
Cette histoire n’a rien à voir avec une histoire policière classique, les amateurs de polars seront déçus.
Ce livre est le quatrième volume d’une histoire proposée par Alice Quinn dont l’héroïne haute en couleurs ne manque pas de panache et d’énergie. L’avantage ici : on est perméable à l’histoire sans avoir besoin d’avoir déjà lu les autres livres précédents. L’auteur, nous introduit dans l’univers de Rosie Maldonne avec finesse et détails pour ne pas exclure le nouveau lecteur, sans faire des flash-backs répétitifs sur les histoires antérieures.
Le personnage, l’humour et la trame me remémorent certains styles de scénarios de films des années 1970 : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! (Audiard). L’héroïne m’évoque un peu l’actrice ici Annie Girardot ou aussi, Marlène Jobert, dans leurs rôles et attitudes comiques. Vous avez deviné, les situations dramatiques présentées dans ce livre sont tournées en burlesque pour notre plus grand plaisir.
Les petites réflexions de Rosie ne manquent pas de piquants et cette idée d’y adjoindre des évocations à des chansons de variétés françaises d’un goût plus ou moins douteuses et allusions à sa petite voix intérieure sont amusantes.
Le vocabulaire, les dialogues bien pesés, et le rythme dynamique des phrases s’adaptent à la perfection au style du roman. Le ton léger, associé à des expressions classiques et proverbes détournés sont plaisants et pertinents dans le contexte. Les personnages, sans être caricaturés apparaissent bien vivants, rocambolesques au lecteur qui se les représente avec aisance.
blog : http//lesparolesenvolent.blogspot.fr
Le Baiser de Pandore Le Baiser de Pandore
Patrick Ferrer   
J'ai beaucoup apprécié ce livre policier, pour la richesse géopolitique en trame de fond, et les stratégies d'espionnage même si je n'ai jamais été fan de James Bond. L'intrigue policière m'a conquise avec le départ d'un crime de droit commun, pour prendre toute sa dimension ; ajoutée à l'intérêt des thèmes abordés, la lecture est agréable.

L'ambiance polar m'a vite captivée à devoir accompagner Paul Heyland dans ses déboires de commissaire de police, reconverti en détective privé. Sa nouvelle agence Hawk Eye, nous bascule dans une atmosphère à la Nestor Burna ou de Mike Hammer, où la secrétaire, icône de la féminité colore un tableau terne. Les coups, les bagarres, les blessures et autres ne seront pas épargnées à notre héros ce qui lui confère une certaine humanité.

Les chapitres sont longs mais découpés pour ne pas noyer le lecteur dans la densité de ces 560 pages. Le rythme reste dynamique : on part d'une narration de P. Heyland alternée avec le point de vue narratif omniscient (à la troisième personne) facilite la compréhension de ce qui se trame à son insu, et ponctuée de ses rêves plus ou moins prémonitoires. L'adoption de ce style narratif accouplé à des actions brutales et vives cadencent bien cette longue enquête. Et au milieu de cette férocité perceptible se glisse parfois une certaine poésie. Excellente écriture donc, et j'ai remarqué la finesse des dialogues car l'auteur les dose avec perspicacité car les réponses du narrateur sont résumées et condensées à bon escient et l'humour y est présent aussi.

La galerie de personnages, que l'auteur a judicieusement répertoriée une liste à la fin de l'ouvrage nous régalent de toutes sortes de caractères. J'ai particulièrement apprécié : Heyland, divorcé et se contente de bagatelles ponctuelles, mais franc, sincère et courageux, il a l'étoffe d'un héros. La jeune Marya m'a touchée de sa fraicheur, quant à Délia, elle nous trouble de sa mystérieuse et inquiétante gémellité, nous rappelle le mythe de Pandore (cf. Wikipédia)...

Boris, un autre personnage, dépoussière pour nous dans le dédale des cimetières de France et Russie, les légendes ou anecdotes des êtres enfouis sous leur pierre tombale ; difficile d'imaginer les concessions funéraires berceau d'enseignement culturel.

Les nombreux rebondissements des péripéties de notre enquêteur tempèrent le frimas des paysages neigeux de Moscou. Aucun risque pour le lecteur de s'appesantir ou s'enliser dans le récit avec ce voyage dans l'Histoire et l'espace. On est promené de Paris à Moscou, et de l'URSS des années 50 de la Guerre Froide à la Russie de 1995. Je me suis bien retrouvée dans la mouvance post-pérestroïka, ayant personnellement connu la Hongrie en 1989 : elle ressemble bien à l'occident des années en arrière. Les descriptions de Moscou en hiver, des camps d'internement, des datchas, des isbas, les coutumes moscovites arrosées de Vodka pour tromper la grande frugalité persistante, les moscovites, les routes parsemées de nids poules, Maslenitsa (la fête du pardon)... : le livre est une mine de renseignements pour nous transporter dans la culture russe.
Complètement cramé ! Complètement cramé !
Gilles Legardinier   
Gilles Legardinier a réuni tous les ingrédients pour composer des romans plaisants, drôles et distrayants : des personnages attachants et humains égratignés par la vie mais soumis à des situations cocasses et provoquant des issues émouvantes.
http://lesparolesenvolent.blogspot.fr/2017/07/completement-crame-ca-peut-pas-rater-de.html
La Voleuse de livres La Voleuse de livres
Markus Zusak   
MON AVIS

Pour mieux l’apprécier malgré son volume, je conseille une lecture du livre en une traite. Ici, pour ne pas perdre la trame, j’ai renoncé à mon habitude de lire plusieurs ouvrages à la fois, afin de mieux m’imprégner de l’ambiance et des personnages qui évoluent sans arrêt, secoués par les évènements de la guerre. Tout lecteur passionné ne peut rester insensible sur le destin de Leisel, cette « secoueuse de mots » charmée par la matérialité du livre mais de la magie des mots.
La Mort notre narratrice, se désole de toute cette inhumanité de la guerre qui lui demande d’abattre tant de « besogne ». Elle va jusqu'à presque faire figure humaine, dotée de sa plume légère et aisée. Belle prouesse de l'auteur.
Tous les personnages sont criants de réalisme. Nombreux, chacun y tient un rôle propre pour constituer cette société si bouleversée. De Liesel à Rudy Steiner son petit compagnon de jeu et de quatre cent coups, les enfants résistent avec leurs propres fantaisies aux vicissitudes de la guerre, et leurs rêves drainent leur force. Pour les adultes, la verve de Rosa se déguise un cœur débordant d’amour ; et finalement s’assortit à la bonté de Hans. Les autres villageois ne manquent pas d’intérêt.
Mais la force du livre démontre avant tout la force des mots, de l’écriture et de la lecture Dans L’Histoire. Cette petite fille, habitée par la passion de la lecture en usera toutes les ressources. Son refuge dans la profondeur de la nuit avec son papa, le livre la motive pour effectuer sa tournée de ramassage. L’effet le plus touchant du livre sera le lien social et humain exercé sur Liesel avec tout son entourage ; ses lectures insufflent un oxygène nécessaire.
Plongés dans la période nazie, du côté de l’Allemagne, nous découvrons une facette peu courante pour nous français qui avons étudié cette période de l’histoire à l’école. Il ressort de ce livre l’omniprésent et la puissance d’un totalitarisme exacerbé dans une population manipulée, même si quelques fois en accord avec leurs règles
pour le résumé : http://lesparolesenvolent.blogspot.fr
Les secrets de la petite boite en fer Les secrets de la petite boite en fer
Isabelle Flückiger Jachym   
La lecture de ce roman m’a transportée dans notre Histoire avec leurs mœurs et coutumes de l'époque d'avant la Seconde Guerre Mondiale (la rencontre et les stratagèmes amoureux de l’époque), la guerre et ses horreurs, l’époque d’après-Guerre avec l’Epuration (je vous livre un extrait du livre avec l’accord de l’auteur), avec une part de l’histoire de l’Allemagne de l’Est post-guerre.
Les personnages sont tous parfaitement décrits avec leur faiblesse et leur force. L’aller et retour entre le passé et le présent s’harmonise car le récit de Marie, par le biais de ses confidences faites à Claires et Assya, qui se distinguent bien avec l’écriture italique. L’amour démesuré de Marie pour Charles est déchirant, et je ne dévoile pas la suite ni les rebondissements nombreux car l’auteur m’a bluffé de son imagination.
Je n’insisterai pas non plus sur la maladie d’Alzheimer annoncée dès le début du roman et qui nous dérute par la mémoire vive de la vieille dame ; vive pour les souvenirs lointains mais tenaces. La maladie a surtout servi de support à l’histoire car l’auteur a su remarquer les oublis ponctuels et déstabilisants de Marie. Elle est parfois désorientée mais pour le lecteur profane en la circonstance, cette illustrations de ces symptômes sont explicites et supportables.
Ce livre retranscrit à merveille et de manière romancée sur le livre d’I. Fuckiger Jachym : La bienveillance du personnel soignant compressé par des contraintes de temps, leur fatigue, leur attachement humain mais non professionnel, des plannings étrangers aux vies familiales…
En tout cas, l’intrigue présente au fil de ces 400 pages ne laisse pas de répit au plaisir du lecteur car tout y est : romance, romantisme, érotisme, Histoire, anecdote, sans oublier le volet social ou sociologique d’une vie en maison de retraite. On ne s’ennuie pas une minute.
http://lesparolesenvolent.blogspot.fr/2017/09/le-secret-de-la-petite-boite-en-fer.html
On la trouvait plutôt jolie On la trouvait plutôt jolie
Michel Bussi   
Je n’avais pas gardé un très bon souvenir d’un précédent livre « Maman a tort » de M. Bussi, que j’avais découvert en audio. Avec le recul, j’analyse la cause de mon mauvais ressenti au support choisi où j’avais eu du mal à accrocher à l’intrigue, à cause des défauts de la matérialisation sonore du changement de partie ou chapitre. Mais suite à la proposition SP du livre broché « On la trouvait plutôt jolie » de ma librairie partenaire (Decitre Chambéry que je remercie vivement), j’ai été transportée ; mieux, le livre m’a convertie à M. Bussi dont je projette de découvrir d’autres titres.
Pour ces deux livres (« Maman a tort » et « On la trouvait plutôt jolie »), j’ai décelé une méthode commune pour la trame de M. Bussi : une enquête ouverte sur des crimes d’une particulière atrocité se combine avec une narration du héros, récit instillé tous les cinq ou six chapitres. Ici, celle de Leyli est captivante.
Avec ce livre on surfe sur les flots de l’actualité tragique qui nous immerge dans des dérives liées aux flux migratoires (Sociétés, associations, O.NG) et en proie parfois à des naufrages. L’auteur nous illustre avec justesse les dérives financières et intéressées qui en découlent de part et d’autre. Du même coup, des exemples de figures individuelles (Leyli, Alpha, Savorgnan) transcendent notre regard sur les images de débarquements en « masse »de populations et édulcorent nos idées parfois préconçues ou abstraites de foules, images exploitées par des médias en mal de sensationnel. Tous les personnages nous émeuvent : criminels comme victimes nagent en eaux troubles grâce à cette performance d’auteur pour nous dépeindre leur vie détaillée, souvent sous l’influence d’un passé trouble.


Plusieurs points du livre sont instructifs :

- La description des formules proposées par les Red Corners nous plonge dans un univers surprenant, cloisonné et pourtant si dépaysant ! L’auteur aiguise notre curiosité avec sa magie des mots sur cette illustration de voyager sans bouger à moindre coût pour assouvir des fantasmes... même si on déchante devant le résultat pernicieux subi par les protagonistes du livre.
- Le parcours d’individus soumis à un environnement drastique dans leur pays d’origine, s’enfuient coûte que coûte pour s’aventurer vers des conjectures plus radieuses comme en Europe, perçue comme le nouvel Eldorado.

L’auteur joue la carte d’une vague leçon d’initiation pour le néophyte dans le domaine de l’immigration : nuance entre immigrés et réfugiés ; législation sur la naturalisation ; trafic et malversations opportunes sur ces populations. Et la seule évocation de ces notions demeure pour le lecteur un support à un suspens original.
L’allusion à la symbolique de la chouette – en couverture - rappelée par intermittence amplifie le mystère bien pesé autour de Leyli, pour composer, si j’ose cette boutade pour qualifier le futur livre de M. Bussi de « chouette livre », car tous les éléments sont réunis pour transporter son lectorat !


Mon bémol :


Le personnage de Jourdain Blanc-Martin : Initialement « Jordy » avant une transformation du nom pour le rendre plus classique, ce prénom est peu probable et crédible pour un homme de plus d’une soixantaine d’années. Son diplôme universitaire me gêne un peu aussi car il doit être le seul à détenir un master de droit en 71, car dans mon souvenir d’étudiante ils n’existent que depuis les années post-2000 (les masters ont remplacé les licences et maîtrises BAC+3 ou +4 qui étaient suivies de mémoires soutenus en DEA ou DESS) et je doute aussi du choix des spécialités de son master Droits de l’Homme et droit humanitaire, même à Aix-Marseille à l'époque. Mais peut-être me trompé-je ?
http://lesparolesenvolent.blogspot.fr/2017/08/on-la-trouvait-plutot-jolie-de-michel.html
Les soignants athlètes du quotidien Les soignants athlètes du quotidien
Isabelle Flückiger Jachym   
Une bonne analyse poétique pour décrire le rapport entre soigné-soignants soumis malgré eux aux contraintes réglementaires, humaines, et économiques de nos sociétés.
Ce livre est une ode au dévouement de ces professions qui se donnent sans compter mais dont les services publics comptables à l’extrême, restreignent sans scrupules les coûts excessifs de ces soins, pour la société. Les poèmes et les textes abordent tous les thèmes et problématiques sur la dépendance, la maladie et la fin de vie auxquels sont confrontés les aidants ou les soignants. Ils sont les interlocuteurs muets mais spectateurs ou acteurs souvent impuissants devant la fatalité qui leur font face. Chacun interagit en frôlant à tout instant la maltraitance, menace récurrente dont la frontière est à géométrie variable.
Le quotidien dépeint sous forme de poèmes et de nouvelles courtes décrit les épisodes de frustrations devant le temps qui passe, un temps compté et précieux réduit à une portion congrue auprès des malades dans les structures médicales, ou par les travailleurs indépendants (infirmières à domicile).
Les portraits des uns et des autres ne peuvent pas laisser indifférent, peut-être se retrouvera-t-on dans une de ces situations… qui sait ?
excellent.
L’auteure évoque l’ensemble des professionnels qui évoluent au nom de la vie autour des personnes âges et malades qu’ils évoluent en structure ou à domicile, ponctuellement ou au long cours. Leur challenge de tous ces hommes et femmes peut s’assimiler à un défi sportif où l’exercice exige une discipline pour ces Soignants… Athlètes au quotidien (poème) : vivacité (tout est fait mais vite fait), endurance, motivation, performance, investissement moral et physique, énergie, victimes potentielles de Burn Out.
L’auteure salue l’effort de ces équipes médicales. Même jeune et toute fraîchement diplômée, l’infirmière qui, elle court tout le temps (encore plus à domicile) sera vite confrontée aux cruautés de la fatalité, avec souvent un sentiment d’impuissance (poème). L’aide-soignante, boutonne sa blouse à ses côtés pour l’assister de porte en porte et tentera d’apaiser les âmes et les douleurs avant de prendre soin de son propre foyer. Un don de soi souvent gommé et excusé d’un Mademoiselle, vous êtes si gentille. Dans l’ombre se profile aussi un Hommage aux agents hospitaliers hors des soins mais indispensables. L’auxiliaire de vie, elle, assure une vie à domicile digne des choix de la personne aidée. Leur problématique commune : Une torture silencieuse, cette fatigue, cette abnégation de soi, la gestion du temps, pas de dimanche et jours fériés, rentabilité imposée par l’ARS. La machine à soins éviterait les déboires rencontrés (accident de travail, remplacements) évitant aussi la maltraitance, mais où serait l’humanitude si essentielle comme « donner de son mieux sans attendre des mercis pompeux » ? Cette machine serait absoute de fautes et de dictats réglementaires comme : « nous n’avez pas le droit » (d’user de familiarité en usant du prénom de votre patient).
Le médecin de campagne, en voie de disparition aujourd’hui y tient une place à part dans ce monde de malades : « au fil de nos vies il nous accompagne » « dans les moments importants » assurant les fonctions de plusieurs corps médicaux. Dans ces métiers de soins d’ordinaire très féminisés, le livre rend un bel hommage aux hommes en général avec des hommes de cœurs (poème) appuyé de cette jolie citation « Et si tous les hommes de la terre avaient votre regard, la terre tournerait sur la mélodie de l’espoir ».
Le livre n'oublie pas le ressenti du patient : la mémoire, trésor de l’héroïne Souvenir d’Indochine, ou de Madame Jeanne, une centenaire ; elle draine (ou pas) la vie de Marguerite et Etienne illustré car on ne survit pas au grand amour. Le patient adapte sa vie où naît une nouvelle complicité avec la soignante comme dans le poème la belle et l’adjudant, (poème) , si elle le regarde tendrement, ou en lui tenant la main, (poème) cela parfois, suffit. Le statut de la personne évolue suite à un brutal AVC, ou la personne âgée parente, elle, a l’impression d’être une enfant (poème). Elle appelle sa maman « si elle a égaré le film de sa vie » ; d’autres vivent au souvenir de la musique, comme ce monsieur qui jouera jusqu’au bout de la vie (portait). A L’opposé d’un E.V.P. (état végétatif persistant), la vie est incontestablement présente.
Notre Lilli, finira, elle isolée à cause de sa famille empêchée de rendre visite à sa maman devenue si fragile. Cependant, elle pourrait se consoler de son don d’amour où son vécu survivra à travers autrui. La quiétude de la fin doit être respectée, alors ne la réveillez pas, elle dort.
Ça peut pas rater ! Ça peut pas rater !
Gilles Legardinier   
Gilles Legardinier a réussit à me provoquer des fous-rires avec une rupture douloureuse pour l'héroïne mais qui rebondit avec justesse et l'huour nous emporte tout au long du roman. A LIRE ABSOLUMENT http://lesparolesenvolent.blogspot.fr/2017/07/completement-crame-ca-peut-pas-rater-de.html
Patients Patients
Grand corps malade   
La lecture de ce livre se fait avec aisance, l’auteur Fabien manie avec une dextérité littéraire la langue française. Sur la forme, rien à reprocher au livre, fort agréable à lire. Pour la fond, le parcours d’un accidenté de la moelle y est décrit avec les étapes médicales et psychologiques dans l’apprentissage de cette nouvelle vie. L’humour n’est pas absent mais rien à voir avec les cocasserie du film « intouchable » qui traite du même sujet. Là, Fabien Marsaud loin de s’apitoyer reste réaliste sur son vécu et celui de ses compagnons que je caractériserais de « de galère ».
Quand on regarde ce film d’un œil néophyte, et qu'on s'attarde sur le livre, on découvre que le fauteuil n’est qu’un partie de l’iceberg dans le quotidien de la personne handicapée. Certes, il atteste d'une lourdeur visible du handicap, mais finalement le symbolise la liberté dans la situation de dépendance ; même si Fabien se réjouit de sa chance de pouvoir s'en dispenser...
pour plus de détails, mon blog : http://lesparolesenvolent.blogspot.fr/2017/05/patients-de-grand-corps-malade.html
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