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Lettres à Juliette Drouet



Description ajoutée par lapylapy69 2015-05-05T19:26:30+02:00

Résumé

Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

(http://www.juliettedrouet.org/)

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Extrait

Extrait ajouté par lapylapy69 2015-05-05T19:24:15+02:00

30 septembre [1848], samedi matin, 9 h. ½

Bonjour, mon cher adoré, bonjour, mon amour bien aimé, bonjour, gueulard, bonjour, goinfre, bonjour Tragaldabas [1], bonjour, PAUVRE. J’ai déjà vu le père Cacheux et son petit-fils insurgé célèbre âgé de trois ans et quelques pouces de morve. Les deux portant l’autre, il m’a paru qu’il y avait plus d’une difficulté pour avoir cet argent qu’on disait si facile au premier abord. Il paraît qu’on est plus difficile sur les modes de paiement depuis la sainte Révolution de février [2]. Cependant il prendra de nouvelles informations et me les dira les premiers jours de la semaine prochaine. Si tu m’en crois, mon adoré, tu toucheras toi-même ton argent et tu n’attendras pas plus longtemps. Pour cela si tu veux je m’informerai si on peut envoyer une tierce personne prendre un numéro d’ordre au besoin. Dans ce cas-là, j’irais le prendre moi-même et tu n’auras plus qu’à aller toucher et signer à la caisse. Je t’écris toutes ces choses parce que tu les liras à tête reposée et que tu pourras prendre une résolution tranquillement. Quant à moi, quelle quea soit la sollicitude que j’ai pour tes affaires et pour tes intérêts, je ne peux pas me dissimuler que je l’oublie un peu quand je te vois et que je n’ai pas d’autre souci que celui de t’agripperb le plus de baisers, de sourires et d’amour possibles.

Juliette

BnF, Mss, NAF 16366, f. 327-328

Transcription d’Anne Kieffer assistée de Florence Naugrette

(http://www.juliettedrouet.org/)

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