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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-16T21:08:43+01:00

Victoire posa avec fougue un sac de croissants, brioches et pains au chocolat sur la table : "Papa a dévalisé la boulangerie ce matin. On en avait trop. J'en ai chipé quelqu'uns et j'ai décidé de venir les manger chez vous avant d'aller à l'école avec Ernest." Totalement inconsciente de l'effet qu'elle faisait, Victoire poursuivit : "Comment allez-vous ? Avez-vous fait de beaux rêves ? Moi, j'ai rêvé de toi, Ernest. On était grands, amoureux et on allait se marier. Je n'en sais pas plus. Jérémie [un bébé] s'est réveillé en hurlant. Je pense qu'il rêvait de toi aussi."

[...]

Germaine et Précieuse étaient stupéfaites et comme gelées sur leurs sièges. Ernest, qui, lui, tentait d'être bien élevé, prit un croissant dans le sac tendu, l'inspecta comme s'il avait été produit par des extraterrestres, puis, sans regarder les deux gardiennes de sa bonne nutrition, par politesse, il enfonça courageusement l'objet doré et crousillant dans sa bouche, s'attendant à mourir sur-le-champ.

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Extrait ajouté par Mihn 2017-10-27T11:13:05+02:00

"On ne peut pas aimer tout le monde. On a déjà de la chance d'aimer ceux qu'on aime."

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Extrait ajouté par Prilla 2013-05-08T15:10:04+02:00

"Grand-Mère, ne t'inquiète pas. Nous aurons le courage qu'il faut."

"Et Germaine... elle..."

"Est-ce qu'elle a eu très mal ?"

"Oui, mais maintenant elle dort,et ils m'ont dit que..."

"...Elle ne pourrait plus travailler."Ernest finit la phrase.

"Et je n'ai plus beaucoup de force, Ernest."

"On partagera la mienne, Grand-Mère."

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Extrait ajouté par Linda84 2017-05-24T19:02:21+02:00

"N'est-ce pas, mon petit génie, clama-t-elle à Jérémie, que tu vas aller à l'école?" Jérémie répondit avec un "Uh!" enthousiaste.

"Je pense que c'est interdit. Je pense que, à ta place, je serais resté à la maison."

" Tu peux parler, Ernest, toi qui n'as jamais manqué un jour d'école de ta vie! Rappelle-toi qu'on a une interro aujourd'hui et j'ai tellement travaillé que je veux la faire."

Ernest réfléchissait quand Victoire expliqua son plan: "On va le cacher sous mon manteau. Si le maître me demande pourquoi je le garde, je dirai que j'ai froid." Ernest continuait à réfléchir, cloué sur place, pendant que Jérémie lui tirait les cheveux

"Grouille! On ne peut pas être en retard en plus. Il ne faut pas se faire remarquer."

"Il va avoir chaud, le pauvre!"

"On va tous avoir chaud!"

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-15T13:39:33+02:00

Victoire posa avec fougue un sac de croissants, brioches et pains au chocolat sur la table : "Papa a dévalisé la boulangerie ce matin. On en avait trop. J'en ai chipé quelqu'uns et j'ai décidé de venir les manger chez vous avant d'aller à l'école avec Ernest." Totalement inconsciente de l'effet qu'elle faisait, Victoire poursuivit : "Comment allez-vous ? Avez-vous fait de beaux rêves ? Moi, j'ai rêvé de toi, Ernest. On était grands, amoureux et on allait se marier. Je n'en sais pas plus. Jérémie [un bébé] s'est réveillé en hurlant. Je pense qu'il rêvait de toi aussi."

[...]

Germaine et Précieuse étaient stupéfaites et comme gelées sur leurs sièges. Ernest, qui, lui, tentait d'être bien élevé, prit un croissant dans le sac tendu, l'inspecta comme s'il avait été produit par des extraterrestres, puis, sans regarder les deux gardiennes de sa bonne nutrition, par politesse, il enfonça courageusement l'objet doré et crousillant dans sa bouche, s'attendant à mourir sur-le-champ

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-15T13:39:03+02:00

On ne peut pas aimer tout le monde. On a déjà de la chance d'aimer ceux qu'on aime. (p. 184)

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Extrait ajouté par Didie6 2014-09-15T13:38:52+02:00

Son absence était une immense présence (...), comme un trou qu'on contourne pour ne pas y tomber, mais on pense tant au trou qu'on y tombe quand même. Il avait mille choses à lui dire et mille autres choses et gestes d'elle lui manquaient. C'est ça un trou, un manque infini. (p. 151-152)

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-16T21:08:43+01:00

Ils prirent en silence un déjeuner qui ne méritait pas un commentaire. Rien ne vint ébranler les murs qui cachaient cette vie qui n'en était pas une. Les mots n'avaient pas de nageoires au fond de la mer noire des pensées perdues.

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Extrait ajouté par KuroNeko 2019-01-24T11:56:44+01:00

" Grand-Mère, il fait beau. Habillons-nous et sortons. Nous irons dans ce beau jardin et puis au restaurant au coin de la rue. "

Ahurie, sa grand-mère soupira : " Oh, je ne pourrai pas. Je suis vieille, Ernest. Et fatiguée. Et tu as des devoirs. "

" Grand-Mère, j'ai fait mes devoirs hier. " Son espoir subit était essoufflé mais il insista encore un peu : " Venez, Grand-Mère, ce n'est pas normal de rester enfermée dans un appartement sombre. " Il répéta les mots de Victoire : " L'énergie, c'est comme l'appétit, ça vient en mangeant. "

" Germaine nous a laissé de quoi manger. Il ne faut pas le gaspiller... et puis c'est au-delà de mes forces. "

" Grand-Mère, il faut vivre... avant d'être morte. "

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Extrait ajouté par Kakime 2018-12-18T19:28:44+01:00

Cet accoutrement évite à Ernest les contacts avec les autres enfants ; de toute façon il les évite, non pas par goût, mais par prudence. On ne se moque pas de lui. On l'habitude. Et il est de loin le meilleur de la classe, sauf en expression écrite quand il faut raconter une émission de télévision, ses dernières vacances ou ce qu'il a fait le dimanche.

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