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Extrait ajouté par RMarMat 2015-02-13T09:54:07+01:00

Les français ne parlent presque jamais de leurs femmes, c'est qu'ils on peur d'en parler avec des gens qui les connaissent mieux qu'eux.

Lettre LV

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Extrait ajouté par RMarMat 2015-02-13T09:54:58+01:00

Il semble que nous augmentons notre être lorsque nous pouvons le porter dans la mémoire des autres : c'est une nouvelle vie que nous acquérons et qui nous devient aussi précieuse que celle que nous avons reçues du ciel.

Lettre LXXXIX

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Extrait ajouté par Poupette_14 2014-02-16T19:04:46+01:00

La fureur de la plupart des Français, c'est d'avoir de l'esprit, et la fureur de ceux qui veulent avoir de l'esprit, c'est de faire des livres.

Cependant il n'y a rien de si mal imaginé : la nature semblait avoir sagement pourvu à ce que les sottises des hommes fussent passagères, et les livres les immortalisent. Un sot devrait être content d'avoir ennuyé tous ceux qui ont vécu avec lui : il veut encore tourmenter les races futures, il veut que sa sottise triomphe de l'oubli, dont il aurait pu jouir comme du tombeau ; il veut que la postérité soit informée qu'il a vécu, et qu'elle sache à jamais qu'il a été un sot.

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Extrait ajouté par Daphne06 2012-07-07T21:13:51+02:00

LETTRE C.

RICA A RHEDI.

A Venise.

Je trouve les caprices de la mode, chez les Français, étonnants. Ils ont oublié comment ils étaient habillés cet été; ils ignorent encore plus comment ils le seront cet hiver: mais surtout on ne saurait croire combien il en coûte à un mari, pour mettre sa femme à la mode.

Que me servirait de te faire une description exacte de leur habillement et de leurs parures? Une mode nouvelle viendrait détruire tout mon ouvrage, comme celui de leurs ouvriers; et, avant que tu eusses reçu ma lettre, tout serait changé.

Une femme qui quitte Paris pour aller passer six mois à la campagne en revient aussi antique que si elle s'y était oubliée trente ans. Le fils méconnaît le portrait de sa mère, tant l'habit avec lequel elle est peinte lui parait étranger; il s'imagine que c'est quelque Américaine qui y est représentée, ou que le peintre a voulu exprimer quelqu'une de ses fantaisies.

Quelquefois les coiffures montent insensiblement; et une révolution les fait descendre tout à coup. Il a été un temps que leur hauteur immense mettait le visage d'une femme au milieu d'elle-même: dans un autre, c'était les pieds qui occupaient cette place; les talons faisaient un piédestal, qui les tenait en l'air. Qui pourrait le croire? Les architectes ont été souvent obligés de hausser, de baisser et d'élargir leurs portes, selon que les parures des femmes exigeaient d'eux ce changement; et les règles de leur art ont été asservies à ces fantaisies. On voit quelquefois sur un visage une quantité prodigieuse de mouches, et elles disparaissent toutes le lendemain. Autrefois les femmes avaient de la taille, et des dents; aujourd'hui il n'en est pas question. Dans cette changeante nation, quoi qu'en dise le critique, les filles se trouvent autrement faites que leurs mères.

Il en est des manières et de la façon de vivre comme des modes: les Français changent de moeurs selon l'âge de leur roi. Le monarque pourrait même parvenir à rendre la nation grave, s'il l'avait entrepris. Le prince imprime le caractère de son esprit à la cour, la cour à la ville, la ville aux provinces. L'âme du souverain est un moule qui donne la forme à toutes les autres.

De Paris, le 8 de la lune de Saphar, 1717.

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Extrait ajouté par anonyme 2011-12-07T15:09:48+01:00

Chez nous, les caractères sont tous uniformes, parce qu'ils sont forcés: on ne voit point les gens tels qu'ils sont, mais tels qu'on les oblige d'être. Dans cette servitude du coeur et de l'esprit, on n'entend parler que la crainte, qui n'a qu'un langage, et non pas la nature, qui s'exprime si différemment, et qui paraît sous tant de formes.

La dissimulation, cet art parmi nous si pratiqué et si nécessaire, est ici inconnue: tout parle, tout se voit, tout s'entend; le coeur se montre comme le visage; dans les moeurs, dans la vertu, dans le vice même, on aperçoit toujours quelque chose de naïf.

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Extrait ajouté par Ledesignerdu29 2019-05-08T10:04:56+02:00

Tu t'imagines bien qu'une ville bâtie en l'air, avec six ou sept maisons les unes sur les autres, est très peuplée, et que lorsque tout le monde descend dans la rue, il s'y fait un bel embarras."

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Extrait ajouté par Ledesignerdu29 2019-05-08T10:03:20+02:00

Nous sommes à Paris depuis un mois et nous avons toujours été dans un mouvement continuel."

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Extrait ajouté par misssbrown 2018-03-28T16:44:05+02:00

Nous remarquons que, plus nous avons de femmes sous nos yeux, moins elles nous donnent d'embarras. Une plus grande nécessité de plaire, moins de facilité de s'unir, plus d'exemples de soumission: tout cela leur forme des chaînes. Les unes sont sans cesse attentives sur les démarches des autres; il semble que, de concert avec nous, elles travaillent à se rendre plus dépendantes; elles font une partie de notre ouvrage et nous ouvrent les yeux quand nous les fermons. Que dis-je? Elles irritent sans cesse le maître contre leurs rivales, et elles ne voient pas combien elles se trouvent près de celles qu'on punit.

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Extrait ajouté par misssbrown 2018-03-28T16:43:54+02:00

Les gens qu'on dit être de si bonne compagnie ne sont souvent que ceux dont les vices sont les plus raffinés.

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Extrait ajouté par misssbrown 2018-03-28T16:43:42+02:00

Mais pourquoi parler de la destruction qui aurait pu arriver au genre humain ? N'est-elle pas arrivée, en effet, et le Déluge ne le réduisit-il pas à une seule famille ?

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