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Leurs enfants après eux



Description ajoutée par TERVERCHANTAL 2018-07-05T11:10:29+02:00

Résumé

Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l'Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec un cousin, ils s'emmerdent comme c'est pas permis. C'est là qu'ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d'une vallée, d'une époque, de l'adolescence, le récit politique d'une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt, cette France de l'entre-deux, celle des villes moyennes et des zones pavillonnaires, où presque tout le monde vit et qu'on voudrait oublier.

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Classement en biblio - 36 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Root 2018-11-09T01:56:48+01:00

« C’était ce truc qui passait en boucle sur M6. En général, ça donnait envie de casser une guitare ou de foutre le feu à son bahut, mais là, au contraire, chacun se recueillit. C’était presque encore neuf, un titre qui venait d’une ville américaine et rouillée pareil, une ville de merde perdue très loin là-bas, où des petits blancs crades buvaient des bières bon marché dans leurs chemises à carreaux. Et cette chanson, comme un virus, se répandait partout où il existait des fils de prolo mal fichus, des ados véreux, des rebuts de la crise, des filles mères, des releuleuh en mob, des fumeurs de shit et des élèves de Segpa. À Berlin, un mur était tombé et la paix, déjà, s’annonçait comme un épouvantable rouleau compresseur. Dans chaque ville que portait ce monde désindustrialisé et univoque, dans chaque bled déchu, des mômes sans rêve écoutaient maintenant ce groupe de Seattle qui s’appelait Nirvana. Ils se laissaient pousser les cheveux et tâchaient de transformer leur vague à l’âme en colère, leur déprime en décibels. Le paradis était perdu pour de bon, la révolution n’aurait pas lieu ; il ne restait plus qu’à faire du bruit. Anthony suivait le rythme avec sa tête. Ils étaient trente comme lui. Il y eut un frisson vers la fin et puis ce fut tout. Chacun pouvait rentrer chez soi. »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Milie_Baker 2018-12-04T22:10:47+01:00
Bronze

J'ai lu ce roman après sa victoire pour le Goncourt et parce que j'en entendais beaucoup de bien. Malheureusement, l'histoire n'a pas pris avec moi et j'ai eu l'impression de mettre un temps infini à terminer ce roman.

Les personnages ne sont pas désintéressant, mais il n'y a pas vraiment d'histoire, pas de direction ou de but. Et du coup ça manque cruellement de suspens ou ce petit quelque chose qui nous donne envie de terminer le livre, d'en savoir plus de découvrir les dernières lignes. Mais ici, rien du tout. La vie continue, plus ou moins bien, toujours inintéressante. Je ne critique pas l'écriture que j'ai trouvé très jolie et qui a su me captiver un minimum. Mais l'histoire est beaucoup trop longue et trop vide à mon sens.

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Commentaire ajouté par Marcello06 2018-11-27T16:54:37+01:00
Bronze

Je m'efforce toujours de lire le Goncourt de l'année . Cette fois je suis infiniment déçu et je reprend à mon compte des avis déjà écrits. Le jury du Goncourt a perdu les pédales et surtout le sens de la grande littérature et des grands écrivains primés par le passé. Adieu Romain Gary, Jean d'Ormesson, André Malraux, Johnattan Littell, Margueritte Duras, Patrick Modiano.... Donner le prix à Nicolas Mathieu! Cette historiette pseudo sociale d'ados décervelés écrite dans la langue des banlieues est parfaite pour les kiosques de gares et lire sur le sable. Si ce livre n’avait pas eu le Goncourt je l’aurai abandonné assez vite tellement j’avais l’impression de lire un mauvais roman pour ados… mais la curiosité a eu raison de moi pour savoir ce qui pouvait justifier son prix, me disant qu’il allait bien enfin se passer quelque chose. Mais non. Rien.

Que de longueurs pour décrire des êtres médiocres vivant une vie médiocre… Au secours les Frères Goncourt!

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Commentaire ajouté par Cleonomatobel 2018-11-21T14:33:13+01:00
Pas apprécié

Honnêtement, je n'ai jamais autant détesté un livre de toute ma vie. Et pourtant je suis bonne lectrice et bon public. Mais je n'arrive pas à comprendre comment ce roman a pu arriver jusqu'au prix Goncourt ! Je l'ai lu dans le cadre du Goncourt des lycéens, et jamais je n'aurais imaginé qu'il arriverait jusque là. Ce roman n'est ni plus ni moins qu'un gros pâté de clichés très mal écrits. Des garçons qui ne pensent qu’au sexe aux filles qui les enchaînent, des enfants de quatorze ans qui fument des joints à l’inévitable Arabe dealeur qui brûle des motos, tout y passe. Et l'histoire, parlons-en. Ce livre est vendu comme une histoire d'amour et une réflexion politique, mais pour l'avoir lu jusqu'au bout, je ne vois ni l'histoire d'amour, ni la réflexion politique ! Je n'ai vu qu'un garçon qui voit une fille avec un beau cul et qui rêve de la baiser pendant presque 500 pages. Pardonnez-moi l'expression, mais je ne fais que reprendre les mots du livre. Quand je dis que c'est mal écrit... Et pour ce qui est de la politique, on m'a dit que le roman est une réflexion sur la situation des personnes vivant dans des régions isolées et qui souffrent du déclassement. Soit, je suis d'accord qu'il faut en parler, mais dans ce roman, cela ne va pas plus loin qu'un simple constat. La situation est expliquée, répétée en long en large et en travers, et c'est tout. J'ai l'impression que l'auteur a introduit cet élément juste pour pouvoir dire que son roman avait une dimension politique. En bref, cette histoire est ennuyeuse, mal écrite et débordante de clichés : au bout d’une vingtaine de pages, cela devient lassant. Jetez Leurs Enfants après eux à la poubelle et donnez le Goncourt à Frère d'âme !

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Commentaire ajouté par HubrisLibris 2018-09-24T08:01:41+02:00
Or

Adolescence.

Anthony et le cousin. Hacine. Steph et sa copine. Puis des adultes qui gravitent autour, s’imposent comme cadre, mais surtout comme destination finale à cette jeunesse qu’on découvre, qui se cherche, s’étonne, questionne. Une jeunesse qui grandit en Lorraine durant les années 90. Heillange. Terre de misère. Création de l'auteur. Ville fictive permettant d'amasser toutes les idées, de créer l'environnement nécessaire à l’émergence d’une population diverse, et surtout misère. Terre où les hauts fourneaux sont morts, emportant les derniers espoirs d’emploi. Crise. Industrie au néant. Pourtant, la relève est là, de ces marmots qu’on voudrait canaliser, empêcher de trop sortir la nuit.


Des erreurs.

Des broutilles.

Une vie à se casser la gueule.

Des plaies au coeur.


Quatre étés durant lesquels on suit leur vie. Événements choisis. Quelques bribes, de ces moments qu’on imagine croqués, capturés sur une photo.

S'élever de ses origines.


Une volonté de s'enfuir, d'habiter au delà du carcan familial, régional. Croire que l'on sera mieux que les parents, qu'on saura s'en sortir. L'ailleurs serait meilleur. C'est le point commun des personnages, de ces adolescents que l'on suit, qu'on inspecte, qu'on détaille d'après leurs actions et envies. Quatre marmots cherchant la fuite en avant. De ceux qui s’espèrent parisiens, d’autres les poches débordant de monnaie, quand quelques uns n’aspirent qu’à profiter, ne pas penser à la suite.


Un roman sociologique. Des personnages qui auraient pu avoir d’autres noms, être nés dans une ville différente. Qu’importe la ville, qu’importe leur prénom, ils sont les représentants de ces oubliés, ces villes égarées. Campagnes désoeuvrées. La conséquence d’un abandon politique.

Pour s’en sortir. 
Faut-il nécessairement quitter la ville de l’enfance ?

Couper ou savoir renouer avec les racines.

Un deal avec le futur qu'ils s'acharnent à construire plutôt que subir. 

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2018-09-08T18:15:13+02:00
Lu aussi

Roman noir, ou pas ? Une question qui se pose jusqu'aux dernières pages de ce roman dur, violent, caniculaire et teinté de désespoir. Une région laissée exsangue par la désindustrialisation, des ados sans perspectives d'avenir, qui semblent incapables de quitter cet endroit... Dans ces années 1990 où s'amorce une mutation, ils essayent juste de vivre, malgré le déterminisme social qui les entrave.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.com/2018/09/du-college-larret-de-bus-de-la-piscine.html

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Date de sortie

Sortie récente

"Leurs enfants après eux" est sorti 2018-08-22T00:00:00+02:00
background Layer 1 22 Août

Date de sortie

Leurs enfants après eux

  • France : 2018-08-22 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 36
Commentaires 5
Extraits 5
Evaluations 12
Note globale 7.33 / 10

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