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Bibliothèque de Lexus : Liste d'argent

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Manderley for ever Manderley for ever
Tatiana De Rosnay   
Une superbe biographie! Un vrai coup de cœur! Je suis complètement hypnotisée, sous le charme du personnage de daphné, sous le charme aussi du talent de l'auteur qui nous la restitue de façon si vivante! J'ai totalement découvert Daphné du Maurier sous la magnifique plume de Tatiana de Rosnay. Un vrai régal littéraire! J'ai envie de me précipiter pour lire les romans de du Maurier après ce roman!

par Armide
Vie de Joseph Roulin Vie de Joseph Roulin
Pierre Michon   
Pierre Michon trace à nouveau le portrait d'un homme "minuscule", de quelqu'un resté dans l'ombre d'un artiste, mais pas n'importe quel artiste, celui qui a transformé la vision de la couleur, Vincent Van Gogh. Mais Joseph Roulin n'est pas vraiment dans l'ombre, puisque Van Gogh l'a peint, par amitié, et lui a offert le tableau, parce qu'il aimait. Et comment parler d'homme de l'ombre, puisque ce modeste facteur baigne de lumière et de couleur : le soleil d'Arles, le bleu de Prusse de son costume, le vert de l'absinthe, les jaunes du tableau, les trois couleurs de la République, la Troisième, le rouge de la République, la sociale.
Outre cette poésie visuelle des couleurs dans la langue toujours aussi belle de Pierre Michon comme hommage à Van Gogh, l'autre grande réussite du roman c'est le portrait d'un républicain, d'un rouge, qui ne connaît pas l'art mais le reconnaît.
Comme pour toutes les oeuvres de Pierre Michon, c'est trop court, mais que c'est beau, surtout à voix haute !

par Laurien
La Tempête La Tempête
William Shakespeare   
L'une de mes oeuvres favorite avec "Hamlet" de Shakespeare. Un senario fot intéressant et des personnages surprenant- le fait d'insérer de la magie dans l'histoire, donne une ambiance féerique plaisante.
Parlez-moi d'amour Parlez-moi d'amour
Xinran   
Ce n’est qu’une fois rentrée chez moi, le soir, que j’ai enfin trouvé une minute de tranquillité. Dans l’enveloppe, il n’y avait qu’une feuille de papier à lettres, joliment imprimée d’un motif de roses rouge doré. Dessus, une seule phrase :

S’il vous plaît, prenez-moi un rendez-vous chez un gynécologue pour un test de virginité.

Han Anhong

Un test de virginité? J’ai cru avoir mal compris. Alors je suis allée chercher l’annuaire interne et j’ai appelé le numéro de la vieille dame. A l’autre bout du fil, elle m’a répondu d’un ton catégorique:
— Oui, c’était bien l’autre dernière volonté de mon mari : que je fasse un test de virginité.
— Et vous, c’est aussi ce que vous souhaitez? ai-je demandé.
Après tout, il s’agissait de son corps à elle, pas de celui de son mari.
— Oui, je le veux. Je désire, pour nous deux, tourner la page.
— Tourner la page ? Je ne suis pas sûre de comprendre…
— Oui, mettre un point final. Veuillez prendre les dispositions nécessaires, je vous prie. Ensuite, nous pourrons parler. Merci, et bonne nuit.
Et sur ce, elle a raccroché.
Peu après, conformément au vœu de son mari, j’ai emmené la vieille dame au centre hospitalier de l’Armée populaire de libération pour un examen gynécologique. Quand j’ai vu les résultats, je n’en ai pas cru mes yeux. L’hymen de la vieille dame s’était atrophié, mais il n’y avait pas trace d’une quelconque
activité sexuelle.
Elle n’avait donc jamais eu de relations sexuelles avec son mari?

par Whale
La Palestine comme métaphore La Palestine comme métaphore
Mahmoud Darwich   
Ne pensez-vous pas avoir accompli ce chemin parce que vous étiez en situation d’exil ? Maintenant, lorsque l’amour de la patrie se concrétisera en problèmes du quotidien, vous aurez à faire le chemin inverse vers la réalité. Etes-vous inquiet ?
- Le lien dont vous parlez n’est pas poétique, mais politique. Pour la poésie, la situation actuelle est préférable. Nous aurons une solution miracle à tous les problèmes : nous aurons un Etat. C’est ainsi que nous pensons au niveau politique. Mais d’un point de vue littéraire, c’est une erreur. Lorsque les Palestiniens auront un Etat, le défi littéraire sera encore plus difficile. L’Etat les aidera à écrire dans des conditions " normales ". Mais ces conditions normales prouveront si cette littérature vaut la peine d’être écrite. Beaucoup d’écrivains palestiniens s’appuient sur le non-Etat. Mais un Etat n’est pas un sujet littéraire. Une patrie non plus. Lorsque vous avez une patrie et que vous en parlez avec un enthousiasme patriotique, c’est ridicule. C’est pourquoi une grande partie de la littérature palestinienne se trouvera en crise. Les rêves se réaliseront, et après ? Moi, je ne souffrirai pas de cette crise. Je l’ai déjà vécue. J’ai construit ma propre patrie. J’ai même fondé mon Etat, dans ma langue. Si la poésie n’a pas d’espace humaniste – si elle ne touche pas à l’humain –, le texte est mort. Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons écrire que sur des thèmes généraux. La littérature vient du quotidien, mais le quotidien se définit-il par les frontières de la terre où nous avons nos racines ? Qu’est-ce qu’une patrie ? Un lieu qui permet aux gens de pousser. Mais pas pour en faire un drapeau. Dans " Trêve avec les Mongols ", je dis : " Si nous l’emportons, nous suspendrons nos noires bannières sur les cordes à linge, puis nous en ferons des chaussettes. " Je ne consacre pas ma vie à un drapeau.
- Dans votre poésie des dix dernières années je sens de plus en plus un rapprochement avec la conception juive qui a mûri pendant des siècles d’exil : le texte face à la réalité, le lieu abstrait face au lieu physique. Dans "Une mémoire pour l’oubli", vous écrivez : "Nous n’avons vu du Liban qu’une langue nous rendant à l’instinct de l’existence." Et dans un autre passage : "La Palestine n’était plus une patrie mais un slogan vide de sens. "Je sais que la comparaison entre le destin juif et le destin palestinien vous révolte, car elle implique une sorte de "compétition" pour savoir qui est plus victime que l’autre.
- Tout d’abord, cette comparaison ne me choque pas s’il s’agit de profondeur littéraire. En ce domaine le nationalisme n’existe pas. Je pense que ce complexe qui consiste à accepter ou à refuser la comparaison sera résolu avec la paix. Le juif n’aura pas honte de la composante arabe qui est en lui, et l’Arabe n’aura pas honte de déclarer qu’il est également fait de composantes juives. Surtout qu’il s’agit de la même terre, Eretz Israël en hébreu, Palestine en arabe. Je suis le produit de toutes les cultures qui sont passées dans ce pays, la grecque, la romaine, la perse, la juive, l’ottomane. Cette présence existe jusque dans ma langue. Toute culture forte y a laissé quelque chose. Je suis le fils de toutes ces cultures, mais je n’appartiens qu’à une seule mère. Est-ce à dire que ma mère est une prostituée ? Ma mère est cette terre qui a accueilli tout le monde, qui a été témoin et victime. Je suis aussi le fils de la culture juive qui fut en Palestine. C’est pourquoi je ne crains pas la comparaison. Mais la tension politique – si Israël est présent, les Palestiniens doivent s’absenter, et si les Palestiniens sont là, Israël ne peut y être – a fait que nous avons refusé de nous considérer comme nés des mêmes conditions et nous sommes devenus rivaux dans la question de savoir qui de nous est davantage la victime de l’autre. J’ai déjà vu des sionistes perdre l’esprit lorsqu’on leur rappelle les génocides perpétrés contre d’autres peuples. Comme Elie Wiesel, qui a écrit qu’il se demande comment on a pu dire que ce qui se passe en Bosnie est un génocide. Comme s’il y avait là un monopole juif. A chaque fois que je suis invité à un festival ou à une émission de télévision, on veut toujours inviter un écrivain israélien au nom de l’équilibre. Les Italiens m’ont proposé de publier un livre commun avec Nathan Zakh. Je leur ai dit : Si vous pensez que Nathan Zakh est un bon poète, et je pense qu’il l’est, et si vous pensez que je suis un bon poète, et je n’en suis pas aussi sûr que vous, alors publiez un livre de lui et un livre de moi. Pourquoi dois-je être défini par mon rapport, bon ou mauvais, aux Israéliens ? C’est de la politique. Vous transformez notre travail littéraire en politique. A cela je m’oppose. Mais y a-t-il des choses communes entre mon périple et celui du juif ? Je pense que oui. Sous l’aspect de la destinée humaine il y a beaucoup de croisements. C’est bon et c’est mauvais à la fois. J’ai peur que cela ne crée un nouveau ghetto. Que nous n’y prenions du plaisir.



par x-Key
Les Mains sales Les Mains sales
Jean-Paul Sartre   
Un magnifique duel entre les limites de chacun et leurs objectifs.

L'histoire est celle d'un agent infiltré d'un parti révolutionnaire chez l'un de leurs anciens camarades, qui s'est séparé d'eux et est désormais extrémiste. Sauf qu'Hugo, l'infiltré, se voit poussé aux limites de sa conscience : le meurtre est-il compatible avec ses idéaux? Et surtout, les mains couvertes de sang d'Hoeder sont-elles un prétexte à sa mort, étant donné qu'il se bat pour la même cause?

Comme dans Les Justes de Camus, une question se pose : une cause est-elle un prétexte suffisant à l'abandon de ses idéaux? Peut-on atteindre ses objectifs avec des réserves?

La réponse de Sartre, posée au fur et mesure, est froide et sans pitié. Néanmoins fascinante.



par Dracnor
Chanson douce Chanson douce
Leïla Slimani   
Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin que les toutes premières lignes de Chanson douce pour comprendre que Leïla Slimani vient de glisser entre nos mains un roman qui sera sans concession. L'histoire s'ouvre en effet sur la mort brutale de deux jeunes enfants, assassinés par leur nourrice, laquelle étant dans le coma après avoir tenté, ensuite, de se suicider. On se retrouve donc dès les premières pages face à un fait tragique, mais également face à l'incompréhension vis-à-vis de cet événement : la coupable ne pouvant expliquer son geste. Il ne reste donc plus qu'à remonter plusieurs mois en arrière pour comprendre comment un telle chose à bien pu arriver.

Passé le premier chapitre servant d'introduction à l'histoire, le roman se découpe en plusieurs chapitres suivant tour à tour les personnages gravitant (de près ou de loin) autour du tragique événement à venir. De Myriam, la mère, à Paul, le père, en passant évidemment par Louise la nourrice elle-même ou par des témoins plus éloignés comme une voisine, l'histoire reconstitue peu à peu le cheminement des personnages ayant amenés à la tragédie finale.

On suit avec un certain malaise la façon dont Louise devient de plus en plus présente et indispensable au couple de parents, la façon dont elle s’immisce dans leur petit microcosme familiale. En parallèle, on se sent aussi gêné par la réaction des parents, souvent à double tranchant, qui adorent Louise autant qu'elle les dérange et qui ne savent jamais vraiment trop comment s'y prendre avec celle-ci. La plume de Leïla Slimani nous entraîne très facilement dans cette spirale un peu malsaine qui finit par devenir totalement perturbante, surtout pour le lecteur qui sait quelle issue est à prévoir et qui ne peut que constater l'aveuglement des parents et la montée de la folie chez Louise.

S'il est vrai que le roman m'a d'abord attiré pour son histoire (à cause de cette curiosité un peu malsaine qui donne envie d'aller mettre son nez au cœur d'un fait divers aussi horrible), j'ai poursuivi ma lecture (et ai adoré la poursuivre) pour l'écriture de l'auteur qui se positionne de façon toujours très juste. Bien sûr, il est difficile de douter de la culpabilité de Louise, pourtant, elle n'est jamais vraiment présentée comme un monstre, on se prend même souvent de pitié à son égard (à défaut d'empathie). Le rythme de l'histoire est également très agréable à suivre grâce à l'écriture concise de l'auteur qui sait clairement où mener ses lecteurs.

De cette histoire sous forme de thriller qui se présente plus comme une tragédie que comme le procès d'un drame, je retiendrais surtout cette impression à double tranchant, celle d'être percutée tout en essayant, en parallèle de comprendre comment la société peut créer des situations si dramatiques. La mélodie de cette chanson douce aux consonances venimeuses me restera en tout cas longtemps dans la tête.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/09/livre-chanson-douce-de-leila-slimani.html

par x-Key
Babylone Babylone
Yasmina Reza   
Elizabeth, la narratrice, et son mari Pierre ont décidé de faire une petite fête de printemps avec leurs amis. Par manque de chaises, ils demandent aux voisins d’au-dessus, les Manoscrivi, de leur en prêter et de se joindre à la fête. Tout le monde rit, tout le monde s’amuse, jusqu’à ce que Jean-Lino se moque gentiment de sa femme Lydie qui se préoccupe beaucoup trop d’après lui du sort des poulets d’élevage.

Dans la nuit, un meurtre est commis…

Entre la satyre sociale et le roman policier, Yasmina Reza nous décrit cette étrange soirée au travers les yeux d’une femme. Les détails les plus anodins, exacerbés à cause de l’alcool, de la situation, viennent frapper le lecteur, qui attend au tournant, pressentant le drame.

Le roman est bien écrit, même si on a hâte de savoir ce qui va se passer et qu’une fois qu’on y est, on se pose beaucoup de question sur la réaction parfois étrange des personnages. De même la fin du roman ne m’a pas totalement convaincu, il manque peut-être une chute pour redonner du piment à l’ensemble de l’histoire.

Donc un roman plutôt sympa, qui se lit bien, avec une intrigue intéressante, mais il m’a manqué un petit je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu vraiment inoubliable !

par heleniah
Le Tartuffe Le Tartuffe
Molière   
Une très bonne pièce de Molière, courte mais efficace! Elle se laisse très vite et en plus elle est vraiment intéressante. Molière dénonce encore une fois, un des plus grands travers de la société qui lui est contemporaine... Les hypocrites ont toujours existé et continueront toujours d'exister, mais c'est à chaque personne de savoir faire la part des choses entre le vrai du faux, et ne pas se laisser entraîner dans une sombre machination. Dans ce livre, Orgon fait les frais de la malhonnêteté de Tartuffe. Cet homme est véritablement intelligent et sait comment influencer les gens... Se faisant passer pour un faux dévot, il va tenter de voler le noble en lui faisant perdre tout ce qu'il a de plus précieux: sa maison, sa famille... Mais c'était sans compter sur toute la famille d'Orgon qui va réussir à le convaincre de sa méprise! Mais heureusement, comme dans presque toutes les comédies de Molière, la fin est heureuse, et ce grâce au procédé "deus ex machina". C'est un peu tiré par les cheveux mais ça permet d'affirmer le pouvoir et la clémence du roi, et aussi de satisfaire le lecteur. la vérité triomphe toujours sur le mensonge. Chacun des personnages a une place qui lui est propre. Celui qui m'a le plus touché par la justesse et la sagesse de ses propos, reste Cléante. un homme de bien qui se veut être la conscience de la pièce, le pacificateur en quelque sorte.
Je comprends tout à fait pourquoi cette pièce a été censuré à la suite de ses premières représentations. À cette époque, les dévots étaient des gens importants du pays et il ne fallait pas s'en prendre à eux... C'était presque blasphémer que de s'attaquer aux "meilleurs" représentants de la foi sur Terre, ou tout du moins c'est ce qu'ils faisaient croire... Cette pièce est vraiment riche d'enseignements, Rousseau aura beau dire que la comédie montre et incite aux vices, c'est pourtant le contraire! Le Tartuffe est une pièce satirique et didactique impressionnante et qui charme réellement par sa profondeur mais elle touche aussi par son humour. Des quelques pièces de Molière que j'ai lues, celle-là est de loin ma préférée. Je me suis réellement délectée de cette lecture, même si elle m'a été imposée par ma professeur de français cette année.
Cette pièce est donc un concentrée de bonne humeur et de réflexion, très agréable et divertissante.

par elana55
À la recherche du temps perdu, Tome 1 : Du côté de chez Swann À la recherche du temps perdu, Tome 1 : Du côté de chez Swann
Marcel Proust   
Il faut vraiment s'accrocher pour lire la première partie, Combray, qui est très lente, presque immobile. Certes, le style est magnifique, mais les phrases sont si longues, et pour dire si peut de choses, qu'il est difficile d'entrer dans cette oeuvre. Il faut lire lentement, au calme, ne pas hésiter à relire les phrases plusieurs fois, il faut prendre son temps avec Proust j'ai l'impression.
Et puis personnellement, ça m'intéresse moyennement de connaître les drames du coucher de monsieur Proust lorsqu'il était enfant (désolée de vous spoiler une des actions principales de cette partie! ).

Par contre j'ai adoré la 2ème partie, Un amour de Swann, je l'ai lue quasiment d'une traite. Le style est toujours aussi magnifique, mais là, il se passe des choses. Je veut dire par là que c'est un vrai récit, moins de descriptions/réflexions/souvenirs et plus d'action, puisque cette partie raconte comment Swann s'éprend d'une jeune femme, et les aléas de cet amour. Il y a aussi quelques passages plutôt drôle ... "faire catleya" par exemple... ^^