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Bibliothèque de LIBRIO64 : Mes envies

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Une jeunesse soviétique Une jeunesse soviétique
Orlando Figes   

" C'était il y a quatre ans. Pangloss, la librairie-maison d'édition de Manu, venait de publier la première traduction russe d'Astérix. Un jour s'y est pointé un type d'environ 45 ans, trapu, timide, qui a pendant presque une heure fait mine de feuilleter des livres avant de se jeter à l'eau, c'est-à-dire d'ouvrir son carton à dessin en demandant à Manu s'il voulait bien regarder son travail. Il avait entrepris de raconter sa vie en bande dessinée...

" Ainsi débute, retracée par Emmanuel Carrère dans sa préface, la genèse d'Une jeunesse soviétique de Nikolaï Maslov, stupéfiant ovni graphique, document de première main sur un demi-siècle d'histoire contemporaine, description minutieuse par une de ses particules élémentaires d'un système à l'agonie et d'un pays à la beauté farouche pris entre l'ennui métaphysique et le vertige du vide.

Un album parfaitement inattendu, qui rejoint sans le savoir la tendance bio-documentaire en train de renouveler la bande dessinée mondiale.

par LIBRIO64
Un combat : et autres récits Un combat : et autres récits
Patrick Süskind   
Une grande philosophie cachée derrière chaque histoire et chaque mot. En fait, j'ai eu l'impression d'une leçon de vie à chaque fois à méditer pour longtemps, très longtemps...
C'était un véritable plaisir, vraiment.
Quand les lumières s'éteignent Quand les lumières s'éteignent
Erika Mann   
Au travers de ce livre Erika Mann nous montre comment s'installe un régime totalitaire. Comment se distille et se répand le poison auprès des masses.

Il semble que toutes les couches de la Société aient été touchées[spoiler], en premier : tout ce et ceux qui porte (nt) atteinte au nouveau régime, puis viennent les commerçant, les artisans, jugés improductifs et que l'on reconvertira de force en ouvriers d'usine ou agricole. Les paysans qui devront donner quasiment toutes leurs productions au nouveau Ministère créé (encore un nouveau) celui de l'Alimentation, avant de voir leur ferme saisie pour être transformée en terrain de manoeuvres et/ou camps de concentration et qui n'auront d'autres ressources pour ne pas mourir de faim que de s'expatrier en ville. Les citadins mis dans l'obligation, par l'Agence Locale pour l'Emploi (et oui déjà...) d'accepter des postes extrêmement mal rémunérés, dans des familles pauvres, mais faisant "honneur" au Parti avec leur moyenne de 4 enfants à charge. Et enfin, les membres du Parti eux-mêmes, ceux de la première heure, opposants plus ou moins passifs mais lucides qu'on destituera voire, emprisonnera sous des prétextes futiles et/ou fallacieux.

Et enfin pour tous ceux qui voudront et/ou devront s'expatrier, que ce soit volontairement ou contraints et forcés, ils se devront non seulement de laisser tous leurs biens à la Nation Allemande, mais également payer d'énormes taxes (en fait des rançons extorquées sous forme de divers chantages) avant de pouvoir obtenir les "fameux tampons" permettant de quitter le pays.

Erika Mann nous livre ceci par l'intermédiaire de lettres émises par des Allemands qui ont eu à faire aux différents organismes mis en place par l'Ordre Nouveau. Elles mettent en lumière les différentes obligations que la population a dû affronter pour "rentrer dans le moule" désiré par le Mouvement Nazi : Une course effrénée, avec obligation d'effectuer des exercices d'entraînement de défense civile pour tous, la nuit, le jour, le dimanche et ce malgré l'âge, la maladie avec pour seul objectif : la guerre, l'agrandissement de l'espace vital de la nation allemande, la revanche à prendre sur les britanniques et les français qui ont imposé d'énormes indemnités en réparation aux dommages de la guerre de 1914-1918 et ont précipité l'Allemagne dans une crise économique dont on doit sortir impérativement.[/spoiler]

Ce livre met en lumière le mécanisme d'adhésion à plus ou moins long terme d'une population exsangue par la crise économique qui perdure depuis 1922. Le fait d'adhérer au Parti, permet d'avoir un travail, un logement, une baisse du prix de la lumière et du chauffage, un prêt si l'on veut se marier, etc... Grâce à l'Ordre Nouveau le chômage a été réduit, passant en quatre ans de 6 millions à 1 million, diverses aides sociales ont vu le jour, repas chaud subventionnés, etc... Comment le peuple n'aurait-il pas pu accepter ? Alors bien sûr, beaucoup ont profité de l'Ordre Nouveau, par lâcheté, par peur et par opportunisme.

Je n'ai pu m'empêcher de repenser au livre " 14 rue Adolph Hitler Strass" qui lui bien que ce soit un roman qui raconte la vie et le destin des habitants d'une rue de la Ruhr montrait fort bien ces mécanismes de dépersonnalisation. Evidemment le Livre d'Erika Mann est plus intéressant dans la mesure ou il relate les faits réels, qu'elle a pu constater dans une certaine mesure bien que déjà réfugiée en Suisse.
Destination Tchoungking Destination Tchoungking
Han Suyin   
Destination Tchoungking raconte l'histoire d'une jeune femme durant l'invasion japonaise de la Chine (dans les années 40-50). Elle est alors en Angleterre mais elle décide de rentrer au pays pour se rendre utile à sa nation. Elle se mariera, sera forcée de s'exiler à plusieurs reprises, survivra de justesse à des bombardements.

par lourita08
Riez pour nous ! Riez pour nous !
Jean Anglade   
Notre époque a connu trois explosions : une atomique, une démographique, une de mécontentement. La dernière - la plus dangereuse après avoir atteint de multiples capitales terrestres, projette ses éclaboussures jusqu'au ciel. La contestation s'installe au Paradis, où plus qu'ailleurs abondent les structures sclérosées.

Tout y est remis en cause. Le Père Éternel se voit imposer un système collégial, un titre nouveau, une tenue nouvelle. D'abord offusqué et hostile, il finit par accepter joyeusement les réformes, qui lui donnent l'occasion de savoureuses conférences de presse, auréolé de ses ministres : Antoine de Padoue, aux Finances ; Ambroise, aux Affaires culturelles ; Jean-Bouche d'Or, à l'Information ; Augustin-le-Pied-Noir aux Travaux publics.

Nul doute que ce roman mi-miel, mi-vinaigre de Jean Anglade ne provoque, comme le veut son titre, une quatrième explosion : de rire.

par LIBRIO64
Cadix, ou la diagonale du fou Cadix, ou la diagonale du fou
Arturo Pérez-Reverte   
Quelques longueurs mais le style de Reverte nous embarque dans une Espagne du 18e. Récit de voyage tout autant que récit policier. Il explore l'âme humaine et ses passions avec brio.

par Milathea
Jack l'Éventreur, tome 2 : Le protocole Hypnos Jack l'Éventreur, tome 2 : Le protocole Hypnos
François Debois    Jean-Charles Poupard   
♫Le soleil vient de se coucher, Encore une belle nuitée, ♫ Il va bientôt arriver… l'ami des prostituées, ♪ Il vient toujours au bon moment, ♪Avec son scalpel qu'il te fou dedans, ♫ L'ami des prostituées, L'ami qui les a éventrées ♪ Il choisit toujours la bonne heure, celle où il n'y a pas de lueur, l'ami du sang qui va gicler, l'ami qui les a tuées ♪

Si en lisant ces lignes vous aviez la chanson de "L'ami Ricoré", et bien, c'est pas faux parce que je me suis basée la-dessus pour mon intro. Me demandez pas d'où ça vient, c'est mon esprit un peu barge qui me souffle des idées.

Bref, nous avions commencé le tome précédent avec l'inspecteur Abberline cloîtré dans le trou du cul du monde, en train de rédiger son journal, nous expliquant son enquête sur l'Éventreur, ses tourments personnels (Abberline) et je me demandais de quel horrible secret il était le dépositaire pour écrire aussi fébrilement.

Là, les révélations allaient arriver et j'avoue que je ne m'attendais pas à ça du tout. A bas les vieilles théories remâchées par tous et place à la nouveauté.

Un truc de dingue, une enquête de fou, des meurtres au Nevada (oui, aux États-Unis) et à Paris qui ressemblent à s'y méprendre à ceux de Jack (qui pourtant a terminé son job à Whitechapel – sa petite entreprise s'exporterait bien et ne connaitrait pas la crise, on dirait) et la population du quartier de Whitechapel qui gronde parce non, rien ne va chez elle.

Les souteneurs ont demandé à leur paripépati… à leurs putes de mettre les bouchés doubles (si je puis me permettre l'expression) pour récupérer le fric perdu durant le règne de Jack… Mais bon, c'est comme en commerce, on ne peut pas doubler le nombre de clients du jour au lendemain !

L'inspecteur Abberline n'est pas au bout de ses surprises, le lecteur non plus, sauf s'il a eu le malheur de lire le 4ème de couverture un peu trop volubile à mon goût puisqu'il déflore une partie du mystère.

Qui a tué ? On murmure que le commissaire Derrick ne serait pas étranger à l'affaire… Hé, vous ne pensez pas que j'allais vous le dire, non ?

Les dessins rendent bien l'atmosphère lourde du quartier de Whitechapel, ils vous montreront l'avenue des Champs-Élysées sans voitures, mais avec des cab et des fiacres et la tour Eiffel en construction en prévision de l'exposition universelle de Paris où on exposait même des indigènes en provenance directe des colonies françaises.

Un bon scénario, inattendu, coup de pied au cul, même. Deux tomes et l'affaire est réglée, sans trainer en longueur.

Le final ? C'est retors, c'est salaud, c'est bien amené, du suspense, des questions, des sueurs froides, les auteurs nous ont mené par le bout du nez et on les a suivi avec plaisir jusqu'à ce dénouement final où on a envie de crier "hé, j'en veux encore un autre, moi".
La mort leur va si bien La mort leur va si bien
Peter James   
Un deuxième tome tout de même bien moins palpitant que le premier.
L'intrigue met pas mal de temps avant de vraiment commencer. Le rythme est assez lent sur la presque totalité du livre. Mais les 150 dernières pages bougent beaucoup!
L'humour à l'anglaise qui vient de ci de là est très appréciable et donne une certaine légereté au récit qui porte tout de même sur un sujet assez crade.
Le personnage de Roy Grace est toujours aussi agréable et attachant. Les emmerdes lui tombent dessus les unes après les autres, et risque gros avec cette enquête.
Une fin peut-être un peu trop spectaculaire à mon goût.
Mais c'est avec plaisir que je vais continuer la lecture de ses aventures!
Ils rêvaient des dimanches Ils rêvaient des dimanches
Christian Signol   
C'est une histoire vrai. L'auteur rend hommage à ses ancestres en racontant le plus simplement du monde, leur vie qui a fait que lui, Christian Signol, est devenu ce qu'il est maintenant. C'est une histoire vraie, émouvante, dure. Tant de sacrifice pour les siens. Jamais un livre n'a été aussi poignant. Et pourtant c'était la vie. On se sacrifie pour un monde meilleur pour nos enfants, pour espérer vivre un jour paisible...un dimanche paisible. Mais ils étaient rares. Je conseille ce livre. C'est un auteur que j'affectionne beaucoup.

par MIABELLA
Les enquêtes du commissaire Léon, tome 2 : La nuit des coquelicots Les enquêtes du commissaire Léon, tome 2 : La nuit des coquelicots
Nadine Monfils   
La nuit des coquelicots est un roman où l’humour, certes toujours présent, est mis de côté afin de faire la lumière sur les meurtres ainsi que l’enquête policière. C’est donc un tome moins drôle et plus trash mais il reste, pour moi, tout aussi efficace. La plume de l’auteure est également beaucoup plus crue dans ce tome-ci, donc âmes sensibles s’abstenir ! J’ai personnellement préféré ce deuxième tome. Je vous conseille cette saga si vous souhaitez sortir du polar traditionnel. C’est drôle, addictif, attrayant et gore à la fois. Moi, en tout cas, Nadine Monfils ne cessera pas de m’étonner et j’ai hâte de me plonger dans le troisième tome.

https://carolinabouquine.wordpress.com/2019/05/06/les-enquetes-du-commissaire-leon-t2-la-nuit-des-coquelicots-de-nadine-monfils/