Livres
450 846
Membres
395 721

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

- Bon dieu de bon Dieu ! s'écria brusquement Eve en se précipitant vers son véhicule. Regardez-moi ça ! ajouta-telle, désignant d'un doigt vengeur la figure rouge menaçante qu'un inconscient avait peinte sur le capot bosselé. Aucun respect ! Plus personne ne respecte la propriété de la ville.

Peabody toussa pour étouffer un éclat de rire, se composa avec difficulté une expression sévère.

- Une honte, lieutenant. Une véritable honte !

- Vous ironisez, Peabody ?

- Certainement pas, lieutenant. Je suis indignée, du fond du cœur ? Dois-je quadriller le quartier pour trouver de quoi effacer cette monstruosité, lieutenant ?

- Allez vous faire voir !

Afficher en entier

Tranquillement, il s'approcha, se pencha et remonta le pantalon de sa femme sur sa jambe blessée. Elle en postillonna d'indignation.

- Ça va pas, non ? Quelqu'un pourrait entrer !

- Eh bien, arrête de gigoter, ça ira plus vite.

Il ôta le pansement, examina la plaie.

- Tu as bien désinfecté, bravo.

Comme elle grinçait des dents d'un air mauvais, il baisa délicatement la blessure.

- Voilà, c'est guéri, sourit-il.

Soudain, la porte s'ouvrit. Peabody se figea, cramoisie.

- Je... excusez-moi, bafouilla-t-elle.

- Je m'en allais, déclara Connors en remettant le bandage en place, sous le regard furibond de Eve. Vous êtes remise des émotions de la matinée, Peabody ?

- Euh... oui. Je n'ai qu'une petite écorchure, là, répondit-elle, montrant sa mâchoire.

Il s'avança vers elle, posa sur l'égratignure un baiser plus léger qu'une plume. Elle crut défaillir.

- Oh là là... soupira t-elle quand il eut disparu. Quelle bouche il a... A votre place, je l'embrasserai à longueur de journée.

- Essuyez-vous, vous avez de la bave sur le menton. Et asseyez-vous. On a un rapport à rédiger pour le commandant.

- En quelques heures, j'ai failli mourir dans une explosion et Connors m'a donné un baiser. Je le noterai dans mon journal.

Afficher en entier

-Je ne maîtrise pas les mots aussi bien que toi.Je n'ai pas les mots, Connors, ceux que tu me dis et même ceux que tu as dans la tête -et quand tu me les dit ou que je t'entends les penser...mon cœur s'arrête de battre.

-Tu crois que t'aimer à la folie est facile pour moi?

-Non, je crois que c'est impossible.Ne te fâche pas, supplia-t-elle, captant la lueur redoutable qui s'allumait dans les yeux de Connors. Laisse-moi d'abord finir.

-Alors, soit convaincante, rétorqua-t-il en posant la rose sur le guéridon.Parce que j'en ai assez , je suis fatigué de devoir sans cesse justifier mes sentiments.

-Je n'arrive pas à garder mon équilibre...

Dieu que c'était dur d'avouer ça à l'homme qui la déstabilisait si souvent et si aisément.

-A certains moments ça va, je m'y retrouve à peu près.Ce que je suis maintenant, nous deux.Et puis, quelquefois, je te regarde et...je bascule.Je ne peux plus respirer, tous ces sentiments m'étouffent.

Je ne sais pas quoi en faire, comment les gérer.Je me dis:je suis mariée avec lui, depuis des mois, et quand je le vois entrer dans la chambre, j'ai le cœur qui s'arrête de battre.

Elle poussa un soupir.

-Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée.Ce qui compte le plus dans ma vie.Je t'aime tellement que ça me terrorise.Pourtant si j'avais le choix, je ne changerais rien.Voilà...maintenant tu peux te mettre en colère. J'ai fini.

Afficher en entier

-Merci.

-De rien. Eve, tu vas te mettre en danger?

-Je serai protégée.

-Tu ne réponds pas à ma question .

-Les risques sont calculés.Merci pour ton aide.

-A ta disposition.

Les mots bouillonnaient dans la gorge d'Eve, stupides pour la plupart. Elle les aurait peut-être prononcés , mais Feenney entrebâilla la porte.

-Il faut y aller , Dallas

-Oui, j'arrive. C'est l'heure , dit-elle à Connors avec un petit sourire .A ce soir.

-Prends soin de ce qui m'appartient, lieutenant.

Le sourire d'Eve s'élargit, puis elle interrompit la communication.Elle savait bien que ce n'était pas à la valise bourrée de bons au porteur qu'il pensait.

Afficher en entier

Eve interrompit sa communication avec le procureur et poussa un soupir. On ne retiendrait contre Lisbeth Cooke que l’accusation d’homicide.

Écœurant… Un simple homicide pour une femme qui avait tué de sang-froid, d’une manière atroce, son amant incapable de contrôler ses désirs.

Afficher en entier

Au bout d’un an, elle n’était pas encore habituée à cette maison, cet imposant édifice de pierre, avec ses corniches, ses tours et son magnifique parc. Elle n’était et ne serait sans doute jamais habituée à la richesse et tout ce qu’elle pouvait offrir : des kilomètres de bois ciré, de verre étincelant, des œuvres d’art de tous les pays, de toutes les époques.

Afficher en entier

Elle avait manqué le dîner, ce qui n’était pas si grave. En revanche, le dénouement de l’affaire Lisbeth Cooke et le marché conclu par le procureur la faisaient bouillir. Cette andouille aurait quand même pu s’en tenir à l’accusation de meurtre, ne serait-ce que deux ou trois jours.

Afficher en entier

Les restes de la dernière neige, d’un gris sale, s’amoncelaient de chaque côté de la chaussée que de méchantes plaques de verglas rendaient glissante. Un panneau publicitaire voguait dans le ciel – une mer turquoise frangée d’une plage pareille à du sucre en poudre. Dans les vagues folâtrait une blonde à l’opulente poitrine qui invitait les New-Yorkais à venir prendre du bon temps dans les îles.

Afficher en entier

La nuit était claire, un vent glacé balayait les canyons urbains et poussait devant lui les piétons pressés de se mettre à l’abri. Les vendeurs ambulants frissonnaient dans la vapeur grasse et malodorante des hot-dogs au soja, priant que quelques âmes affamées trouvent le courage d’affronter la froidure de février.

Afficher en entier

Pendant que son adjointe s’exécutait, Eve enregistra l’heure et la cause du décès pour le dossier. Même si la coupable avait fait des aveux de son plein gré, la procédure suivrait son cours. La perceuse serait classée comme pièce à conviction, le corps autopsié et la scène du crime passée au peigne fin.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode