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Commentaires de livres faits par Liliaza

Extraits de livres par Liliaza

Commentaires de livres appréciés par Liliaza

Extraits de livres appréciés par Liliaza

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Généralement, j’ai du mal avec la fantasy. Je n’arrive jamais vraiment à rentrer dans un univers. D’ailleurs, mes lectures le montrent bien. En fantasy, je n’ai pratiquement lu que les premiers tomes d’une série. Les seules exceptions sont les deux trilogies de Fiona McIntsoh (je n’ai pas encore lu Percheron). Mais, de temps en temps, j’essaie de me plonger dans une saga en me disant : "allez cette fois c’est la bonne, tu vas jusqu’au bout". J’ai choisi celle-là pour deux raisons : c’est de la dark fantasy et c’est une des rares sagas où j’ai tous les tomes. Et puis, vient le moment des "700 pages et 4 livres!". Mais on ne se laisse pas démonter et j’attaque le premier tome". Je l’ai lu en 2 jours. Et ce soir-là, j’ai eu cette fameuse phrase que je dis si peu pour de la fantasy, surtout à 1 h du mat : "il me reste que 200 pages, je devrais continuer". Les 150 dernières pages il m’est arrivé quelque chose qui m’arrivent très peu quand je lis : des expressions visibles sur mon visage. Je tournais les pages de manière frénétique avec les yeux écarquillés ou de la peine. J’ai même eu les larmes aux yeux.

Le roman commence avec Azoth qui essaie de voler de l’argent pour son "protecteur" Le Rat. Mais, le problème est qu’il essaie de voler Durzo Blint, le pisse-culotte (assassin est une insulte pour un pisse-culotte). Dès les premières pages, nous avons la rencontre entre nos deux protagonistes. Généralement, il faut attendre une cinquantaine de pages pour que ça arrive. Ici, on est tout de suite dans l’action et c’est très appréciable. Azoth et ses amis économisent pour leur liberté mais surtout pour qu’Azozth propose à Durzo de devenir son apprenti. Après tout, il est le meilleur dans son domaine. Je passe les détails pour ne pas trop spoiler mais Durzo met une condition : tuer le Rat.

Nous sommes directement plongés dans l’horreur : vol, famine, meurtre, viol sans distinction d’enfant ou adulte. Il n’y a pas ou peu de temps mort. Tout est fait pour nous rappeler la situation horrible dans laquelle évoluent nos personnages. Nous voyons leurs forces et surtout leurs faiblesses. Bref, dark fantasy à l’état pur. Ici, nous n'avons pas vraiment de héros. Les personnages ne sont pas blancs ou noirs. D’un chapitre à l’autre, vous pouvez aimer ou détester quelqu’un. Quand vous pensez aimer Durzo, le chapitre suivant vous ne comprenez plus pourquoi et le chapitre d’après il redevient un perso que vous aimez. En 700 pages, on passe par tous les sentiments possibles. Il n’y a qu’un personnage que j’ai aimé de bout en bout, c’est Logan, le héros par excellence. Les différentes histoires d’amour (car on a de l’amour) sont puissantes. Si je devais noter un point négatif, ce serait les batailles qui sont parfois un peu confuses. Mais notre imagination prend vite le dessus.
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date : 23-01
Ce qui m’a attirée en premier lieu vers ce roman c’est sa couverture que je trouve très belle. La police d’écriture, le style : tout est fait pour attirer l’œil. Je n’avais même pas remarqué qu’il y avait quelqu’un qui marchait en arrière-plan tant le premier plan est beau. Mais j’ai longtemps hésité avant d'en faire la demande. L’histoire me semblait un peu trop classique, un peu trop "petite sirène". Puis, je me suis dit "allons voir avant de critiquer". Et j’ai passé un bon moment.

Notre histoire commence par Kevin qui vient de se faire trahir. Il pensait avoir trouvé un gars bien mais ce dernier l’a abandonné dès qu’il a pu trouver mieux. Notre héros va pleurer et la Mer l’entend. Et voilà que Morgan arrive sur terre dans le but d’offrir à Kevin l’été de ses rêves. Mais il y a une petite note de bas de page : une fois l’été finit, Morgan devra disparaitre de la vie de Kevin. Ce roman est très bon de par plusieurs aspects. Déjà, il a un goût d’été. On sent l’odeur de la mer en le lisant. Nous aussi on veut aller visiter des grottes, ramasser des cailloux, regarder la version longue du seigneur des anneaux en mangeant des chips. Un livre que j’aurai aimé lire sur la plage avec la mer pour seule vision. Un vrai roman feel-good. Un autre aspect qui m’a beaucoup plu est la relation homosexuelle vue par les autres personnages. On a les parents qui acceptent la bisexualité de leur fils... un peu trop d’ailleurs (comprenait qu’ils ont acheté des capotes, des magasines porno et des autocollants style "mon fils est bi et alors" pour leur voiture. Mais on a aussi les brimades des autres élèves, les coups qu’il a dû subir. Nous avons ici une vision très représentative de notre monde actuel. Ce qui est aussi intéressant c’est d’avoir placé l’action plusieurs mois après le coming out. On ne vit pas ce moment-là mais il y a des touches ici et là qui nous rappelle par quoi Kevin est passé.

Cependant, ce n’est pas un coup de cœur car l’écriture est un peu chaotique notamment dans les scènes de "combat". Il m’est arrivé de passer certains moments pour ne pas prendre la tête à chercher à comprendre. Et, comme dans toutes histoires, il y a un méchant. Celui-ci est trop caricatural et prévisible. Il n’y a pas de réel suspens. Je sais qu’on n’est pas dans un polar mais là c’est un peu trop facile.
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date : 12-01
Notre histoire commence par une sélection. La sélection de la jeune fille qui sera envoyée dans la capitale pour séduire l’Héritier. Serina est, bien sûr, choisit et, avec sa sœur Nomi, part à la conquête du prince. Mais c’est sans compter sur le caractère rebelle de Nomi qui n’accepte pas sa condition de femme. Et voilà que Nomi, après avoir irrité l’Héritier, fait partie des trois Grâces et que Serina devient sa suivante.Je ne spoile rien. C’est dans le résumé. Le début de ce roman rappelle la série La sélection de Kiera Cass. Mais la comparaison s’arrête là. Les trois Grâces ne sont pas vraiment en compétition si ce n’est pas savoir laquelle sera la favorite et aura une chance de mettre au monde un petit prince. Par un concours de circonstances, Serina est envoyé dans la prison pour femmes (bien que je doute qu’il y ait des prisons pour hommes) où il n’y a qu’une règle : survivre.

Ce qui est intéressant dans ce livre c’est justement cette inversion. Depuis toujours, Serina a été élevé pour devenir une Grâce (cours de danse, de broderie, de savoir-vivre, etc.) et Nomi pour être sa suivante (entretien de la maison, robe, maquillage). On découvre tout par un regard inconnu. C’est justement ça qui fait tout l’intérêt du livre. Ça et aussi le féminisme dans ce livre. Les femmes n’ont le droit à rien et nous sommes face à deux façons de voir les choses : tais-toi, fais ce qu’on te dit et tu seras heureuse ; et de l’autre côté : le système est pourri, nous pouvons le changer. Le début du roman nous laisse un peu de marbre. Il faut un petit moment pour rentrer dans l’histoire (en gros quand Serina part) mais après ça montre crescendo jusqu’à l’apothéose finale.

J’ai l’impression de trop en dire alors je vais m’arrêter là pour l’histoire.

L’écriture de l’autrice est très bonne malgré des scènes d’action un peu confuse. J’ai fini par les lire en diagonale histoire d’avoir l’idée générale des bagarres. Les chapitres alternent entre Nomi et Serina tout en étant à la troisième personne. C’est un choix que j’apprécie au milieu de tous ces livres jeunesse uniquement écrits à la première personne. Ça change.
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Nous sommes directement happé par le prologue. Rien qu’en lisant le premier paragraphe (ci-dessus), j’étais conquise. Un meurtre, un groupe de personnes impliquées, une enquête après des squelettes retrouvés. Bref tout ce qui fait un bon thriller. Et ce qui fait un bon thriller c’est surtout sa fin qui est vraiment bien trouvée. Je ne dirais rien de plus là-dessus.

Petit à petit, nous découvrons les membres de la brigade. J’avoue avoir eu du mal à retenir les noms de tous les personnages et a bien les associer. Parfois je me suis complètement mélangé les pinceaux entre tous et ça a un peu gêné ma lecture. Mais le personnage de Kim éclipse tous les autres par son charisme et surtout son caractère. Je l’ai vraiment beaucoup aimé. Le fait que Kim a été placé dans un pensionnat ajoute une touche spéciale à ce livre, une touche d’émotions qu’on ressent rarement dans les polars. Et ne parlons pas de William et Lucy. Je vous laisse découvrir pourquoi mais ce livre m’a énormément touchée. Il est à la fois horrible et beau.
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date : 09-01
Spoiler alert : c’est un énorme coup de cœur!

Nous suivons l’histoire de Nadège qui, depuis sa prison, nous livre son histoire. Une histoire tragique et prenante. Cela faisait longtemps que je cherchais un livre comme celui-là. Un livre avec une tueuse, une véritable sociopathe qui nous raconte son histoire. Il y en a tellement peu. D’ailleurs, je suis ouverte à toutes suggestions de livre sur le même sujet. Notre roman commence avec un article de journal. Il est d’ailleurs entrecoupé d’articles de journaux mais aussi d’interrogatoires. C’est une excellente idée. Le récit étant à la première personne, cela permet de voir d’autres points de vue. De voir comment le "commun de mortel" survit face à la présence de Nadège. Pour certains c’est une tueuse implacable. Pour d’autres, c’est une gentille institutrice adorant les enfants. Voir les deux aspects nous permet de réaliser comment chaque mouvement peut être analysé de plusieurs façons différentes. Lisez l’extrait ci-dessous pour vous donner une idée. Cette histoire est prenante et c’est dû aussi à l’écriture qui est excellente et colle parfaitement avec le récit. On s’y croit. On se prend pour Nadège. On a vraiment l’impression qu’elle nous parle. Une fois le livre commencé, on n’arrive pas à le lâcher. Si je devais formuler une seule critique : trop court. Mais quand on aime, on en veut toujours plus.
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date : 17-12-2018
Je remercie les éditions Taurnada pour m’avoir permis de découvrir ce livre. Quand l’éditeur me l’a proposé, j’avoue avoir un peu hésité. J’ai fait des études d’histoire mais la Seconde Guerre mondiale ne m’a jamais passionnée (je suis plutôt littérature et histoire ancienne).

Après réflexion, je me suis dit : et pourquoi pas. Après tout, il est temps de sortir de ta zone de confort. Je me suis donc plongée dans ce livre. Ce fut une très bonne surprise. L’autrice traite ici d’un aspect très peu étudié et connu de la guerre à savoir la prostitution. À mes yeux, un roman d’histoire doit nous donner envie d’aller plus loin, nous faire réfléchir et même prendre des notes parfois. En cela, ce livre a répondu à mes attentes. Je vous invite d’ailleurs à regarder le documentaire en bas de page que je me permets de partager. À regarder uniquement après avoir fini le livre bien évidemment.

Au-delà du côté historique très appréciable, j’ai beaucoup aimé l’ambiance assez sombre du village. On a l’impression d’être dans une espèce de huis clos qui nous ferait presque oublier que l’héroïne quitte plusieurs fois le village. On se sent comme pris au piège dans la Braconne.
Parlons un peu de notre héroïne. Elle a du caractère tout en étant très polie. Cela semble difficile à concilier mais l’autrice y arrive très bien. On se sent proche d’elle. Sa grand-mère vient de mourir et d’un coup, elle découvre tout un pan de sa vie qu’elle ne connaissait pas. Que faire quand on s’aperçoit que la personne que l’on aime le plus au monde n’est pas celle qu’on croyait connaitre? C’est la vraie question de ce livre et nos deux héros vont tout faire pour y répondre. Fred est le stéréotype de la brute au grand cœur. Son monde s’écroule face à l’arrivée d’Elsa et les secrets qu’elle déterre. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Franck. On s’identifie parfaitement à lui. C’est le personnage extérieur qui regarde la tranquillité de son village voler en éclat mais sans rien pouvoir y faire. Il a la sagesse d’esprit de rester en dehors de ça. Et il a de l’humour. Que demander de plus?

Nous allons de surprise en surprise. Par contre, j’ai eu un gros problème : je me mélangeais facilement les pinceaux entre les différents personnages. Du coup, je passais un peu plus de temps sur certains passages uniquement pour me souvenir de qui ils étaient. Un autre problème qui a beaucoup gêné ma lecture est les points d’exclamation. Il y en a presque à la fin de chaque phrase. J’avais constamment l’impression que les personnages criaient. C’est vraiment le seul reproche que j’ai à faire à l’écriture.
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Nous avions laissé nos héros dans une situation heureuse. N’ayant pas eu à attendre la suite je n’ai pas pu me rendre compte de l’effet que ça a produit. Pour moi, le tome 3 finissait l’histoire. Une fois le livre posé j’ai regardé la première page de la suite comme un petit ovni, une bizarrerie qui n’a pas lieu d’être et qui gâche l’idée que je me faisais du bonheur des héros. C’est comme si une suite à Hunger games sortait. On ne comprendrait pas pourquoi et cela ferait de la peine de savoir que nos héros ne sont pas en paix. L’histoire débute avec Darrow qui revient de combats après des années d’absence. Son fils ne l’apprécie pas car il est trop absent. Sevro est un merveilleux papa (qui l’eu cru!). Nous sommes dans une démokratie (il n’y a pas de faute d’orthographe ici, c’est dans le livre). Mais la guerre continue contre le Seigneur Cendré. Tout le monde veut la paix mais Darrow sait que la guerre est la seule solution. Conflits internes, politiques, manipulation, combat, traitrise : voilà ce que l’on trouve dans ce roman. Le début m’a laissée sceptique surtout quand j’ai découvert qu’il s’agissait d’un récit à quatre voix. Nous suivons donc

- Darrow : notre grand Faucheur, éternel symbole de la révolution et mari de la Souveraine

- Lysandre : le petit fils de feu la précédente Souveraine Octavia, en exil accompagné de Cassius

- Ephraïm : ancien fils d’Arès et époux de Trigg devenu voleur

- Lyria : une Gamma

Un beau petit panel qui nous donne un aperçu assez vaste de ce qu’est devenu le monde 10 ans après le tome 3. Si au début il est difficile de passer d’un personnage à l’autre, par la suite cela devient plus aisé. On en vient même à être frustré à la fin d’un chapitre de devoir passer à un autre personnage. Il est difficile de parler des personnages sans trop en raconter sur l’histoire. Je vais juste évoquer la peine que nous fait Lyria. C’est une gamma et si vous vous souvenez bien du tome 1, les gammas étaient des traitres qui ont toujours gagné le laurier au détriment des autres. Résultat : ce sont eux qui sont maltraités. On est loin de l’égalité promise par Darrow et Mustang.
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date : 01-12-2018
Cela faisait un moment que cette saga me faisait de l’œil. Voyant que les deux derniers tomes venaient de sortir je me suis dit que c’était le moment de se jeter à l’eau. Pour le coup, je ne m’étais pas renseignée sur l’histoire. Les différentes couvertures m’attiraient. Je suis partie sur ce premier tome avec un esprit totalement vierge de tout spoilers ou résumé. Et c’est tant mieux. J’ai pu me plonger à corps perdu dans l’histoire. Nous sommes à un récit à la première personne comme c’est souvent le cas pour la littérature young-adult. Nous écoutons donc Darrow nous narrer son histoire si particulière.

Nous avons ici de la dystopie mais dans un genre un peu spécial. C’est du space opera. Cette saga est véritable patchwork de tout ce qu’il y a de meilleur dans la science-fiction. Notre héros vit sur Mars. La Terre n’est plus viable depuis bien des générations. Mais pour autant, des gens y vivent encore. Sur Mars, il fait partie de la classe la plus basse à savoir les rouges. Ils travaillent dans les mines. Ne connaissant pas le monde extérieur, il n’a d’autre ambition que d’être heureux avec sa femme. Mais voilà Eo (sa femme) est une rebelle. Elle ne se satisfait pas de sa condition alors elle chante la chanson interdite (petit rappel à Hunger Games). Elle est pendue. Son mari déprime et se rebelle. Il est pendu... sauf que lui, il est enlevé par les fils d’Arès, un groupuscule rebelle. Sa mission : devenir un Or et détruire le système de l’intérieur. On a déjà tout ce qu’il faut pour faire un bon livre : de l’amour, de la guerre, de la stratégie, de l’espionnage. Et notre héros part à l’Institut. Qu’est-ce que l’Institut? C’est un endroit où il n’y a qu’une règle : tuer ou être tué. La plupart des Ors ne sont pas habitués à tant d’horreur mais notre héros a connu les mines, le travail. Il sait les choses et surtout il a soif de vengeance. Je m’arrête là dans mon récit (en même temps c’est une autre façon de raconter le résumé).

Il est très rare que j’aime le héros d’un roman. Les personnages secondaires sont souvent plus intéressants. Mais j’aime beaucoup Darrow. Il n’avait vraiment aucune ambition mis à part celle d’être heureux. Et on lui retire cela. Il ne choisit même pas la résistance. On lui impose. Et il fait face à tout ça avec un grand courage. J’ai beaucoup apprécié cela. Il trouve sa force non pas dans la haine mais dans le souvenir de sa femme. C’est une bouffée d’air frais dans les horreurs que nous pouvons lire. Et j’ai beaucoup apprécié cela aussi. L’auteur n’a pas peur. C’est l’Institut. On n’y forme pas des enfants de chœur. Il faut du brutal, du costaud. Et Darrow ne doit rien laisser paraître.

Ce livre est un suspens de tous les instants. On ne peut jamais prévoir la page suivante. Ce qui est très intéressant dans les personnages secondaires c’est leur diversité. Et on ne peut pas prédire lesquels auront un rôle important. Tout est retournement de situation. Je mettrais juste une mention spéciale pour Sevro qui reste mon personnage préféré entre tous. Là où l’auteur a fait fort, c’est pour les surnoms. Je déteste les surnoms dans les livres. On s’y perd. Dans une même phrase, on peut avoir le vrai nom puis le surnom. C’est épuisant. Mais là non. Nous voyons nos personnages apparaitre. On dit leurs noms. Un autre dit : non toi je t’appellerai Caillou. Toi tu seras Mustang, etc. Résultat on n’a même pas le temps de retenir leur prénom. Mais, on s’en moque. Je crois que pour Mustang son prénom ne doit être écrit que trois ou quatre fois dans tout le roman.
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Prodige écrit par Ginn Hale
date : 01-12-2018
Nous plongeons rapidement dans cet univers si riche avec le personnage de Belimai, un démon dépendant de la drogue. On ne sait pas trop s'il s'agit de démons ou de vampires tellement la frontière entre les deux est mince. J'aurais aimé que ce soit un peu plus explicite. L'univers de l'auteure est assez sombre. Il se dégage une noirceur de son écriture que j'apprécie beaucoup. En ce qui concerne l'histoire, on entre dans les bas-fond de l'espèce humaine. Beaucoup de questions éthique se posent : où s'arrête l'humanité quand on torture un Prodige pour le faire avouer? Nous revoilà venu au temps de l'esclavage et des "sous-espèces".

Le personnage de William est très intéressant. On sent qu'il ne nous dit pas tout. Il cache quelque chose, une espèce de fêlure et j'aime beaucoup ça. Le personnage de Belimai est intrigant dans une autre mesure. C'est un Prodige, une espèce que l'on découvre au fil des pages. Mais c'est un Prodige drogué. Cela change la donne. Il est dommage qu'on n'en sache pas plus sur le sujet. Un long prologue aurait été une bonne idée car nous faisant rentrer plus vite dans l'histoire. Car il y a malgré tout peu d'informations sur la nature des Prodige.
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date : 25-07-2018
Si ce livre m’a tenté à la base, c’est parce que j’aime les histoires de poupées maléfiques. Le résumé est des plus intrigant et ne reflète pas vraiment la nature du livre. Nous suivons donc les aventures de Corky « heureux » propriétaire d’une marionnette nommée Fats. Son numéro de ventriloque est reconnu partout. L’humour de la poupée est vendeur et tout le monde se demande comment fait Corky pour qu’on ne voie pas une lèvre bouger. Très rapidement, nous plongeons dans cette « relation » et une pensée nous traverse : est-il fou ou la poupée a-t-elle vraiment une vie propre ? Je dirais bien « réponse dans le livre », mais ce n’est pas le cas. Jusqu’au bout, on est partagé. Il faut vraiment attendre la fin du livre pour que les choses s’accélèrent. Mais pour autant, le reste n’est pas ennuyeux.

On découvre une myriade de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Nous avons l’agent de Corky : riche au possible, aimant uniquement ce qui est le plus cher juste parce que c’est cher, tour à tour menteur et protecteur, magicien à ces heures. Nous avons aussi Peg : l’amour de jeunesse, la pom-pom girl gentille qui a épousé le gars baraqué du lycée pour finir malheureuse, triste et enlaidie. Et nous avons Corky : magicien depuis toujours qui ne rêve que de percer. Il tente de se suicider par le gaz et est sauvé par une marionnette nommée Fats. Ce que je regrette vraiment dans ce livre c’est l’absence de réponse. Le fait de ne pas savoir s’il est fou ou pas est à la fois brillant et frustrant. Mais il y a un autre aspect qui est lui juste frustrant : les relations de Corky avec les femmes. Très tôt dans le livre nous voyons Corky avec une femme qu’il vient de rencontrer et nous comprenons qu’il a un gros problème. Apparemment, il mord et tue (?) les femmes avec qui il couche. On en vient à se demander si c’est un vampire. Et nous n’avons pas de réponse à notre question.

Ce livre laisse une sensation bizarre. On a du mal à le refermer. On a du mal à le lâcher et pourtant on est frustré tout du long. William Goldman manie très bien la plume et réussit à nous accrocher dès les premières pages, mais il y a un je-ne-sais-quoi qui rend certains passages assez confus.

Un film du même nom a été tiré de ce livre où Anthony Hopkins campe notre héros, mais il est disponible uniquement en anglais.

Pour conclure,

Je finis ce livre en voulant lire une autre histoire de poupées tueuses. Sur ce sujet-là, ma lecture ne m’a pas satisfaite, mais je ne sais pas si j’ai été déçue ou pas. Ce livre n’est clairement pas ce à quoi je m’attendais pourtant j’ai pris plaisir à le lire. Il est classé dans l’horreur et je ne comprends pas pourquoi. Peut-être que le film apportera plus de réponses. Affaire à suivre.
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date : 12-07-2018
Alors Plein gaz est un hommage de Stephen King et Joe Hill à la nouvelle « Duel » de Richard Matheson (paru pour la première fois en 1971 dans le magazine Playboy) elle-même adapté au cinéma par monsieur Steven Spielberg. Résumons juste en disant que cette histoire a fait couler beaucoup d’encre. Cette nouvelle marque d’ailleurs la première collaboration entre le père et le fils avec plus ou moins de succès.

L’histoire est assez simple : un groupe de motards, un camion qui les pourchasse pour les tuer un par un. Mais il y a une petite subtilité derrière ça. Le groupe de motards est dirigé par Vince et compte parmi ses bikers son fils Race. Ce dernier est en constant conflit avec son père et surtout vient de tuer quelqu’un à coup de machette. Voilà pour les bases. Il s'agit d'une nouvelle remplie d'une multitude de personnages. À l'échelle d'un roman, c'est très peu, mais pour une nouvelle on peut facilement se perdre dans les noms des motards. J'ai eu d'ailleurs du mal à me souvenir du nom du père et de celui du fils. Ça a un peu contrarié ma lecture. J'ai eu vraiment du mal à me plonger dedans. Certains personnages étaient juste des noms. Pas le temps de s'attacher à eux, de les connaître. Quand on lit "untel est mort" on se dit "ben dommage pour toi, mais je ne sais pas qui tu es". C'est la spécialité de King de créer des personnages pour les tuer trois pages après, mais au moins il leur créer un arrière-plan histoire qu'on s'attache à eux et soit triste de les voir mourir. C'est uniquement quand le camion est arrivé que les choses sont devenues plus intéressantes. L'un des gros points forts de l'histoire c'est sa fin. Elle est bien faite, émouvante dans un sens et bien écrite.

Mais au délà de cette histoire de course poursuite, il y a surtout un rapport de force entre le père et le fils comme on peut le voir dans la citation plus haut. Je ne sais pas si cet aspect était présent dans la nouvelle de Richard Matheson ou dans le film de Steven Spielberg, mais en tout cas c'est assez symbolique ici. Un père et son fils, auteurs de grand talent, écrivent une histoire sur un père qui n'aime pas son fils et un fils qui est constamment dans la haine de son père. C'est cet aspect-là que j'ai aimé. Quand j'ai lu cette nouvelle pour la première fois, c'était la semaine de sa sortie. À ce moment-là, je n'avais lu que Le costume du mort. Je connaissais très mal Joe Hill. Il était difficile d'appréhender cet aspect, ce rapport entre père et fils. Il faut avoir ça en tête en lisant cette nouvelle.

L'écriture par contre n'est pas transcendante. J'ai l'impression que les meilleurs réunis ça donne pas l'excellence. Un peu comme si chacun annulait le talent de l'autre. Écrire à quatre moins doit être très difficile et le résultat est assez confus. C'est vraiment dommage, car c'est vraiment ça qui a gâché ma lecture.
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Tout d’abord je remercie les éditions Castelmore et Netgalley pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Moana est une réédition de la saga de 2010 aux éditions du Jasmin. Selon la note de fin, ce serait un cadeau fait par les éditions Castelmore pour les 4x10 ans (c’est l’autrice qui le dit) de Silène Edgar. Et on les remercie pour ça. L’avantage de cette réédition est qu’il y a eu "à peine" deux mois d’attente entre chaque tome. Je tiens à féliciter le/la graphiste pour cette magnifique couverture. C’est elle qui m’a attiré vers le livre. On n’imagine pas en la voyant qu’il s’agit d’une dystopie jeunesse. Et pourtant c’est bien d’une dystopie dont il s’agit.

L’histoire part d’un postulat simple et classique des dystopies : catastrophe climatique, perte des 3/4 de l’humanité. Ce qui change c’est la volonté du gouvernement de faire beaucoup d’enfants. On vous donne plus de rations et de reconnaissance si vous faites plus d’enfants. Un mariage d’amour, mais sans enfant obligera le couple à se séparer pour tenter de faire des enfants avec d’autres personnes. C’est dans cette ambiance qu’évolue Moana. Elle va bientôt avoir ses règles et va devoir se marier. Autour d’elle les choix de son futur mari ne sont pas glorieux. Mais Moana a une capacité hors norme : elle retient pratiquement tout ce qu’elle entend. Résultat elle est sélectionnée pour aller dans la capitale entreprendre des études d’architectes. Mais la famille de Moana cache aussi un lourd secret : son arrière-grand-mère vit toujours avec eux. Pourquoi est-ce un secret? Eh bien, car une fois la soixantaine arrivée les anciens sont envoyés dans la capitale dans la Maison du souvenir. C’est cet aspect que j’ai beaucoup aimé. C’est une nouveauté par rapport aux autres dystopies que j’ai pu lire et qui se ressemble un peu toute à force. De plus, poser son action en Polynésie est assez exceptionnelle pour en parler. C’est la première fois que je vois ça. Il y a quelques mots de vocabulaire de là bas qui nous ancrent plus dans l’ambiance.

Nous rencontrons une slave de personnages au caractère plus différent les uns des autres, mais il y en a un qui m’a particulièrement touché c’est Pierre. Son amour des livres est immense et tellement plaisant. On se retrouve totalement en lui. Moana est un peu agaçante parfois, mais il faut alors se souvenir que ce n’est malgré tout qu’une enfant. Chose rare dans un livre j’ai eu les larmes aux yeux grâce au personnage de Mémine. Le passage en question aura été à la tv j’aurai fondu en larmes (pour ceux qui ont lu le livre c’est dans l’avant dernier chapitre, je crois). Rien que pour avoir ce moment d’émotion, cela vaut le coup de lire ce roman. C’est très beau et très bien tourné. Bravo à l’autrice. Pour le reste il ne faut pas oublier que c’est un livre jeunesse. Cela se ressent, mais ce n’est pas du tout gênant. Du fait que c’est un livre jeunesse, les "méchants" ne sont pas tellement accentués. On aurait pu aller plus loin notamment dans l’école. Mais bon je pense que c’est mon côté lectrice d’horreur qui ressort.
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date : 08-07-2018
Tout d'abord je remercie les éditions Super 8 ainsi que Netgalley pour m'avoir permis de découvrir se livre en version numérique.

Ce qui m’a poussé vers ce livre c’est son titre : "Mange tes morts". En ce moment j’essaie un nouveau genre de littérature d’horreur que je n’avais pas encore abordé à savoir le cannibalisme. Je me suis donc jeté sur ce livre et sans mauvais jeu de mots je l’ai dévoré. J’ai rarement été déçu par les thrillers des éditions Super 8 et ça s’est encore vérifié ici. Mon regret est de ne pas avoir eu le livre physiquement. Je l’ai tellement adoré que je vais sûrement me l’acheter rien que pour l’avoir dans ma bibliothèque et le relire sur papier.

Mais pourquoi est-ce que je l’aime autant? Parce que!

L’histoire nous même au centre des enquêtes du FBI avec un consultant, Timothy Blake, peu commun. Il résout une enquête et on le paye en condamné à mort. On les paralyse au lieu de les tuer et notre "héros" les ramène chez lui pour son petit repas du soir. Totalement novateur, une excellente idée. Mais l’auteur ne laisse pas sans informations. Au fil des chapitres nous avons des flash-back de l’enfance de Timothy. Comment est-il devenu cannibale? A quel moment il s’est dit : tiens je goûterai bien cette personne? Et j’ai beaucoup apprécié ces informations-là. L’auteur ne nous laisse pas dans le flou avec le postulat que Timothy manque des gens, point barre. C’est qui est frappant avec ce personnage c’est son humour. Il est prononcé, pince-sans-rire et j’adore ça. Cela va totalement avec ce type d’histoire. Revenons justement à l’histoire. Elle parait simple au premier abord : un kidnapping d’un adolescent, une rançon, on dit à la mère de ne pas prévenir la police, mais elle le fait quand même. Classique, mais toujours efficace. Ici l’auteur a réussi à nous surprendre avec une histoire inattendue. On a plusieurs climax (peut-on utiliser ce terme pour un roman?) ce qui est vraiment surprenant. Généralement pour ce genre de livre on s’en tient à deux : une fausse piste et enfin la vérité. Là c’est totalement différent. Mais je n’en dis pas plus. Les personnages secondaires sont très bien traités. Si Thistle nous semble au premier abord totalement anthipatyque, cela évolue bien. Je me suis même demandé à un moment si l’auteur n’avait pas tout simplement changé d’avis sur le personnage sans pour autant changer les premiers chapitres. Le cannibalisme n’est pas traité de façon gore. Vous n’allez pas trouver ici de grandes descriptions sur le bruit que fait un homme quand il mange une jambe. On est plus dans le ressenti de Timothy : la faim puis la honte.

J’ai fait des recherches sur l’auteur une fois le livre terminé. Je voulais en lire d’autres de lui. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’il n’a écrit que des livres pour enfant. Bon des livres qui font peur, certes, mais des livres pour enfants (jeune ado). Mais il a écrit pas mal de nouvelles d’horreur en anglais. Espérons qu’il écrira d’autres polars et qu’ils seront traduits. Son style d’écriture est très prenant. On se met vraiment à la place du personnage et on le suit avec passion.
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date : 04-07-2018
C'est le premier livre de Margaret Atwood que je lis. Je n'en entendais que du bien notamment pour La servante écarlate. La première nouvelle m'a beaucoup plu. Tout de suite je me suis mis à la place de cette brave dame, auteure d'une grande saga de fantasy qui vient de perdre son mari et entend sa voix. Folie ou paranormal? L'auteure n'apporte pas de réponse. On apprécie ou pas. Personnellement j'aime bien ce concept de ne pas trop en dévoiler sur la fin pour que chaque lecteur s'imagine la sienne. La seconde nouvelle est directement liée à la première mais on ne le découvre que plus tard. Quand j'ai vu ça je me suis dis : génial toutes les nouvelles vont êtres liés et on va avoir différents points de vue.

Que nenni mon ami!

Les nouvelles se succèdent avec plus ou moins d'intérêt. Il y en a une que je n'ai même pas fini tellement elle n'avait aucun sens. C'est vraiment dommage car l'écriture est superbe et certaines nouvelles sont d'une qualité indéniable. C'est vraiment dommage que ce ne soit pas sur tout le livre. Mais cela ne refrène pas mon envie de lire La servante écarlate. Au contraire! Si elle arrive à écrire un livre de la qualité des premières nouvelles alors il faut foncer.
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date : 23-04-2018
Lu dans le cadre du club de lecture Le chaudron des ténèbres, j’ai d’abord été surprise par l’écriture. En effet il s’agit plus d’une description des faits plutôt que d’un roman. On trouve même les plans de la maison ce qui nous fait penser qu’il s’agit d’un essai. Passé cette première impression, on se plonge dans l’histoire de façon très rapide. On a une espèce de fascination morbide à vouloir savoir ce qui s’est vraiment passé. Les traductions laissent un peu à désirer, mais pour autant elle ne gâte pas notre lecture. On ne peut pas juger de l’histoire étant donné qu’elle est vraie et pratiquement non romancée. L’explication se trouve dans la postface de l’auteur où il nous dit avoir transcrit ici les entretiens qu’il a eus avec les Lutz. L’horreur est plus grande quand on sait qu’il s’agit de "leurs propres mots". Cette information aurait été la bienvenue en préface, car elle nous montre une nouvelle façon de lire, d'appréhender le livre. Un autre reproche a été de découvrir les photos des acteurs au milieu du livre. N'aurait-il pas été plus intéressant de mettre les photos des Lutz ou de la maison d'origine et non d'acteurs? Il est dommage que le dernier chapitre n'ait pas été plus étoffé. Certes ce qui s'est passé pendant ces 28 jours est très intéressant mais l'après aurait pu être encore plus développé.


https://edition-entredeuxm.wixsite.com/lentredeuxmondes/blog/amityville-de-jay-anson
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date : 24-11-2017
Tout d’abord je remercie les éditions Bragelonne et le site Netgalley pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Je ne suis pas réellement amatrice de fantasy. C’est un genre avec lequel j’ai beaucoup de mal. De ce fait j’attends vraiment d’une lecture qu’elle me passionne. Ce fut le cas ici. L’auteur nous transporte en plein milieu d’une guerre entre deux peuples : les mirécès et les rilporiens. Comme beaucoup de guerres il s’agit ici d’une guerre de religion. Les premiers vénèrent les dieux de sang, de guerre, les deuxièmes la Danseuse. L’auteur a choisit un postulat intéressant : chaque chapitre nous montre un personnage différent. Cela nous permet de voir tous les aspects de ce conflit. Après le gros problème de ce genre de récit c’est que l’on a tendance à passer plus vite sur les chapitres des personnages qu’on aime le moins. Ce fut le cas avec le personnage de Rillirin en ce qui me concerne. A côté de ça j’aurai aimé que les chapitres avec Crys pour héro ne s’arrêtent jamais. Ce qui est très intéressant aussi dans cet univers c’est la réalité des dieux. Il ne s’agit pas d’une simple croyance. Les dieux existent et veulent s’incarner sur Terre. J’ai vraiment adoré ce concept qui rajoute encore du piment à l’histoire. Il est rare que je dise cela concernant un livre de fantasy mais vivement la suite.
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La première chose qui m’a attiré vers ce livre c’est la phrase d’accroche « Un thriller psychologique impossible à lâcher ». Le résumé en lui-même a fini de me convaincre. J’ai abordé ce livre sans trop savoir à quoi m’attendre. Maintenant qu’il est fini je ne saurai pas dire si je l’ai aimé ou pas.
L’auteur pose directement les bases du livre dès les premiers chapitres. Bill reçoit le livre en même temps qu’il fait la connaissance d’une nouvelle élève et qu’il se casse le bras. Cela fait déjà beaucoup de choses pour une même journée. Mais si en plus on rajoute le fait qu’en rentrant chez lui il trouve le même livre, encore emballé et adressé à sa femme, posé gentiment sur la table de la cuisine alors que son épouse n’est pas revenu du boulot, cela fait beaucoup de mystères . Le personnage de Bill est assez fade. On a envie de le secouer un peu. Mais très vite on se laisse prendre par le mystère de ce livre assorti de texto assez menaçant. Que s’est il passé sur cette île ? C’est la question qui hante le lecteur pendant environ 150 pages avant que l’on comprenne. A ce moment là j’aurai aimé une alternance avec un chapitre dans le passé, ne serais ce que pour montrer la complicité des adolescents et se remettre dans le contexte de l’époque. L’auteur nous offre ici un réel travail sur la culpabilité et comment elle peut nous ronger de l’intérieur et pourrir notre environnement familial. Il est aussi question du pardon et de lâcheté.
Le problème qui fait que je ne sais pas si j’ai aimé ce livre ou pas est la fin. J’ai dévoré ce livre en suivant l’auteur dans les méandres de l’esprit humain. Mais la fin m’a fait me dire : « tout ça pour ça ». Je m’attendais à une accélération finale qui me ferait craindre de tourner la page. Je n’ai pas eu ça. Cela m’a déçue. Mais à côté j’ai vraiment pris du plaisir à dévorer ce livre. Résultat : je recommande ce livre qui se lit très facilement. Je me souviendrais surtout du plaisir de l’histoire plutôt que du final assez prévisible.
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Tout d'abord je remercie Netgalley et les éditions Castelmore pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Notre histoire commence dans un gymnase où notre héroïne s'entraine dur pour son championnat regional d'escrime. Et voilà qu'elle se retrouve en plein combat avec une "goule" et finit par se prendre un coup d'épée dans le coeur. Mais elle survit grâce à la magie de Thomas. Elle se retrouve liée à lui en tant que Chevalier qui protège son Mage. Et voilà nos deux compères partit à l'aventure pour fermer un faille. L'histoire est plus complexe que cela mais je vous laisse du suspens.

Le personnage de Chloé est incroyable. C'est une Brienne de Torth des temps moderne (pour les adeptes de Game of Thrones). Mais autant son habilité à l'épée est remarquable autant j'ai eu du mal avec certaines de ses réactions, surtout sa façon de parler que ce soit à Thomas ou aux autres personnages. Thomas est très intéressant. On ne sait pas trop s'il a 15 ans ou 150 ans. C'est assez perturbant mais pas déplaisant.

L'auteur nous pose dans ce premier tome beaucoup de bases et de questions. On n'a pas les réponses et on ferme le livre plus dubitatif qu'autre chose. Mais c'est un premier tome alors c'est normal. Le suspens est à son comble. Ce livre, classé en jeunesse, peut facilement ravir les plus âgés adeptes de fantasy urbaine. Les références geek pullulent ce qui me fait dire aussi que ce roman est pour plus âgé que ce qu'il parait.

Un roman qui ravira les plus jeunes comme les plus âgés. Une écriture fluide et très claire qui nous fait passer un bon moment. Les pages défilent. Par contre, l'histoire est un peu longue à mettre en place. Je voyais les pages avancer et bientôt se terminer sans pour autant voir où l'auteur allait nous laisser. Quoi qu'il en soit un roman que je recommande. Il se lit vite et on passe un excellent moment.


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date : 04-11-2017
Tout d''abord je remercie les éditions MxM Bookmark et le site Netgalley pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

L’histoire nous situe dans deux temporalité : l’actuelle et le passé (douze ans plus tôt lors de la disparition). C’est la grande particularité de ce livre. C'est une gymnastique de l'esprit qui passe très bien. Les chapitres sont suffisamment longs pour que l’on puisse totalement s’immerger dans l’époque et dans la tragédie.

Le personnage principal, Haven, se place en tant que spectateur de tout cela. Il a peur mais ne veut pas le montrer. Il veut impressionner Pierce. Le fait que l’histoire se passe sur une douzaine d’années rend les sentiments des personnages plus crédibles comme l’histoire d’amour. Mais certaines choses auraient pu être plus développées. Il aurait été appréciable d’avoir un petit intermède sur les « problèmes » qu’on put rencontrer les personnages pendant ces douze ans à cause de la disparition d’Elise. Le livre est trop court. Une cinquantaine de pages supplémentaires auraient été très appréciable. Mais c’est toujours pareil : quand on aime on en veut plus. Là où j’ai eu le plus de mal c’est avec Elise. Je ne la comprenais pas. Il est difficile de parler de son personnage sans trop en dire alors je vous laisse seul juge.

En ce qui concerne « l’horreur », l’auteure nous place dans une situation d’émission de chasseur de fantômes comme on en voit plein. On y voit les dessous et j’ai beaucoup apprécié cela : la pression du producteur, la volonté d’en faire plus malgré l’absence de présence fantomatique. C’est justement ce genre de passages qu’il aurait été intéressant de plus développer.

Quoi qu’il en soit j’ai passé un excellent moment dans ma lecture que je recommande pour les adeptes de boy’s love ou les lecteurs qui veulent se mettre au genre des fantômes. Les plus féru passeront un bon moment mais cela ne les marquera pas plus que ça.


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date : 30-10-2017
Djinn c’est l’histoire d’une femme, d’une princesse même qui donne naissance à un bâtard. Mais c’est aussi l’histoire d’une femme qui veut le pouvoir et d’un homme qui veut juste protéger son fils. Le début peut sembler un peu confus par certain aspect. Dès qu’il est question de fantasy il est toujours difficile de commencer le livre. On entre dans un nouvel univers avec ses propres codes. Ici l’aspect historique est vraiment très fort à tel point qu’on se demande si on n’est pas plutôt dans un roman historique. On sent qu’il y a un réel travail de recherche pour l’écriture de ce livre. Le « peu » de fantasy que l’on trouve nous tient en haleine et dénote presque dans cet univers. Intrigues politiques, religion, combat : voilà ce que vous trouverez dans ce livre. Le personnage d’Alix est intriguant. C’est rare de voir un personnage féminin avec autant de volonté destructrice. Le djinn aurait pu apporter une touche encore plus mystérieuse au livre mais la presque absence de fantasy est un des aspects qui m'a le plus déçu. Au vu du résumé je m'attendais à autre chose. Mais à côté de ça l'histoire des assassins est vraiment excellente. Le personnage de Renaud apporte un aspect humain et "normal" très fort dans ce royaume où tout n'est que complot. Il s'agit juste d'un homme qui se retrouve avec deux fils de quelques mois d'écart qui ne sont pas de la même mère : l'une est morte, l'autre est une obsédée du pouvoir possédé par un djinn. Rien que pour ce personnage là cela vaut le coup de découvrir ce livre.

Si je devais résumer je dirais que le début du roman m’a déplu. C’est vraiment vers le milieu et surtout la fin que je me suis vraiment plongé dans l’histoire. La suite nous annonce plus de fantasy et de magie (j’espère).
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date : 16-10-2017
Tout d'abord je remercie les éditions Zinedi et le site SimplementPro pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Le thriller ésotérique n'est pas un genre qui me passionne habituellement. Il est très facile de se planter sur le sujet. Ici ce ne fut pas le cas. Thomas Laurent nous plonge dans la vie d'un petit village où l’étranger est perçu comme une menace. Nous sommes ici dans un huis clos qui nous amène de surprise en surprise. Un véritable page turner qui ne nous accorde aucun répit avant le dénouement final. Il est difficile de parler de l'histoire sans trop en dire tellement elle est passionnante. Les personnages semblent tout droit sortis du stéréotype de "paysan arriéré". Victoria est un caractère assez spécial. On ne sait pas trop si on l'aime ou pas tant ses réactions peuvent être différentes. Au delà des personnages, l'auteur nous replonge dans l'un des aspects les plus sombres de notre histoire et il le fait avec brio. Libre à vous d'imaginaire de quel aspect je parle. Ce fut un réel plaisir de découvrir ce livre. Je le recommande chaudement.
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date : 11-10-2017
J'ai abordé ce livre comme un petit OLNI (objet littéraire non identifié). Le résumé est pour le moins intriguant : une prostituée qui écrit des contes pour enfants. Le personnage de Marilyn évolue dans un univers qui n'est pas le sien et souvent on se surprend à avoir envie de la secouer pour la faire réagir. Mais, dans un sens, heureusement qu'on ne peut pas le faire. Il faut laisser les personnes à leurs rêves. Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dire. La fin m'a surprise. Bravo! C'est rare qu'un roman policier arrive encore à m'épater. La seule chose qui fait que ce livre n'est pas un coup de cœur c'est le fait que j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier à Marilyn. J'ai préféré le personnage de Nathalie : gardienne de prison qui veut réhabiliter les lettres et la lecture au sein de son établissement. L'écriture nous plonge parfaitement dans l'imaginaire de Marilyn qui n'a d'autre but dans la vie que d'écrire. J'ai trouvé ça très beau. Cette écriture rapporte vraiment cet aspect "conte de fée pour adulte". Un point qui est intéressant est l’alternance entre la vie en prison, le conte des poupées géantes et l’enquête de l’avocat. J’ai peu apprécié le passage sur les poupées (sauf vers la fin). Ils sont très bien écrit et servent totalement l’histoire mais j’ai eu du mal avec eux.
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date : 09-10-2017
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un masse critique et je l'ai beaucoup aimé. L'écriture est très poétique et l'auteur arrive à nous faire vivre son amour des livres. Cependant le personnage de Nathalie est beaucoup trop moralisateur. En tant que libraire j'ai eu du mal à me retrouver dans ce personnage ce qui fait que parfois j'ai dû passer des chapitres. Je garde surtout en tête le personnage de Jacques et soeur Veronika.
Un bon roman feel good mais qui ne représente pas vraiment le métier de libraire. On y retrouve plus l'amour du livre.
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Faon écrit par Jean Bury
date : 03-10-2017
Tout d'abord je remercie l'auteur, les éditions Mots et légendes et SimplementPro pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Faon c'est une histoire d'humanité, d'amour fraternel mais aussi de cruauté, de test scientifique, de dépersonnalisation de l'être humain. C'est une histoire forte avec des personnages forts. Nous sommes dans un passé où deux enfants sont enfermés pour avoir un pouvoir de transmission d'image mentale. Et nous alternons avec un présent où Faon a prit le contrôle et torture l'humanité. Une seule solution : son frère Axe. Je ne reprocherais qu'une chose à ce livre. Il est trop court. Mais comme toujours quand on aime on en veut plus. Sinon il n'y a rien à jeter dans ce livre. L'écriture de Jean Bury est très belle et va très bien avec cette histoire. J'adore la fin du roman. Le personnage de Lucas est très intéressant mais la longueur du livre empêche de trop en savoir sur les personnages. C'est à la fois bien et pas bien. Mais je suis très heureuse d'avoir pu découvrir cette nouvelle.
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date : 29-09-2017
Tout d'abord je remercie l'auteure pour m'avoir permis decouvrir son livre et SimplementPro pour mettre en relation auteur et lecteur.

J'avais déjà lu RiverCastle de la même auteure que j'avais adoré. Je me suis donc naturellement tourné vers cette dystopie qui nous vole nos rêves. Elle vole aussi la nuit de ses lecteurs. Je l'ai presque lu d'une traite. C'est un nouveau genre de dystopie. Ici il ne s'agit pas juste d'un mauvais gouvernement ou d'un contrôle des personnes. Là on nous vole les rêves de nos enfants.C'est un concept totalement nouveau (de mémoire) et je félicite l'auteure pour son inspiration. Les personnages sont attachants mais j'ai une préférence pour Oswald. L'écriture de l'auteure est parfaite pour son style de livre et nous immerge totalement dans son univers. Bravo. J'ai hâte de lire la suite.
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date : 28-09-2017
Tout d'abord je remercie les éditions Calmann Levy et Netgalley pour m'avoir permis de découvrir la suite des aventures de Marcus et Sandra. Si vous n'avez pas lu les deux précédents tomes, inutile d'aller plus loin dans ma chronique pour éviter tout spoiler ! A vos risques et périls.

Nous retrouvons ici Marcus, le prêtre de l'ordre des pénitenciers et Sandra, ancienne photographe criminelle mutée à la prise de photos des passeports. Nos deux personnages toujours liés par une attraction forte vont se retrouver dans une Rome plongée dans les ténèbres.

Un coup de maître pour Donato Carrisi qui nous offre une vision apocalyptique d'une nuit d'horreur qui n'est pas sans rappeler le film American Nightmare. Cette ambiance nous plonge dans un huis clos à l'échelle d'une ville entouré de nos personnages préférés et la fin de notre aventure avec le maître de l'ombre. Les nouveaux arrivants sont tout ce qu'on pouvait attendre. Ils apportent du piment et on ne sait pas si on les aime ou pas. La nouvelle amnésie de Marcus est un plus qui nous replonge dans le premier tome. Une histoire palpitante qui nous fait frémir, sourire, et surtout réfléchir. Que deviendrait une ville sans électricité ? La seule chose que je regrette est l'absence de nouvelles informations sur le transformiste (cf : le tribunal des âmes). J'espère un tome 4 qui apportera toutes ces réponses ou un préquel.
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