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Bibliothèque de lilipuces : Mes envies

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Les révoltés de Bohen Les révoltés de Bohen
Estelle Faye   
Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2019/04/03/les-revoltes-de-bohen-estelle-faye/
Pour résumer et si ce n’était pas clair, j’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman. L’univers de Bohen m’est particulièrement cher et Estelle Faye lui a donné une suite à sa hauteur. J’ai été embarquée par son intrigue sans temps mort et par ses personnages toujours aussi fascinants. L’autrice ose une fois de plus sortir des sentiers battus et je ne peux qu’espérer que la dernière phrase du roman soit une promesse faite à ses lecteurs avides d’en avoir encore ! Je vous recommande plus que chaudement de découvrir cette saga de toute urgence, d’autant que les Seigneurs de Bohen sort en poche début juin.

par Bluenn
Le syndrome du poulpe Le syndrome du poulpe
Sylvie Bougeot   
Ayant été intriguée par le résumé et la couverture, j'ai eu envie de découvrir ce thriller et par la même occasion l'auteur. On se retrouve dans un thriller où il y a trois tranches de vie de personnes inconnues les unes des autres : Manon une fillette tombée dans le coma en compagnie de ses parents, Charlotte une bonne vivante bien en chair et June étudiante en de médecine. Le fil de l’histoire permettra à ces héroïnes de se trouver un point commun : un poulpe.
Ce thriller psychologique est addictif, l’auteur sait installer le suspense et faire monter la tension. Il n’y a pas de passages gores donc les âmes sensibles pourront s’y intéresser sans problème. Les personnages sont bien étudiés et la fin est époustouflante : je voyais les pages restantes diminuer et je me demandais comment cela allait finir ! Merci Sylvie de m’avoir surprise !!!
La plume de l’auteur est agréable, le récit suit un ordre chronologique. Il est facilement compréhensible malgré les personnages qui ont peu d’interactions entre eux.
C’est un thriller psychologique que je vous conseille si vous aimez le milieu hospitalier et les mystères autour du comportement des personnages.
Une chose est certaine, je vais continuer ma découverte de l’auteur.
Luca Luca
Franck Thilliez   
Luca de Franck Thilliez



552 p - 9 mai 2019 - 18/20


Synopsis : Partout, il y a la terreur.
Celle d'une jeune femme dans une chambre d'hôtel sordide, ventre loué à prix d'or pour couple en mal d'enfant, et qui s'évapore comme elle était arrivée.
Partout, il y a la terreur.
Celle d'un corps mutilé qui gît au fond d'une fosse creusée dans la forêt.
Partout, il y a la terreur.
Celle d'un homme qui connaît le jour et l'heure de sa mort.

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.
S'engage alors, pour l'équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.
C'était écrit : l'enfer ne fait que commencer.


Mon avis : Franck Thilliez c'est mon petit chouchou alors je ne suis sûrement pas objective.

J'ai adoré retrouvé Franck Sharko. Même si l'histoire de son perso est moins appuyée que dans les autres livres.

Ici c'est plutôt l'enquête, qui est au coeur du récit. Une enquête haletante, difficile à lâcher, et qui m'a valu des matins fatigués.

Il est aussi question du collègue de Sharko. Nicolas Bellanger. Personnage intéressant également. Que j'ai eu plaisir à connaître un peu mieux.

L'histoire, comme toutes celles de thilliez, est extrêmement bien construite. Avec un sac de noeud qui se démêle au fur et à mesure de l'avancée du livre.

J'ai adoré. Vive Thilliez.

par Ninie-1
Le jour de ma mort Le jour de ma mort
Jacques Expert   
Le dernier Jacques Expert est un thriller psychologique qui jouera avec vos nerfs de la première à la dernière page.

Charlotte a tout pour elle, elle est belle, a un bon travail, des amies, un copain qu'elle adore et un chat.
Trois ans plus tôt, lors d'un séjour entre copines à Marrakech, un voyant lui a prédit qu'elle mourrait de mort violente trois ans plus tard, le 28 octobre.
Le récit commence lorsqu'elle s'éveille d'un cauchemar, nous sommes le 28 octobre, son copain est en déplacement professionnel, un tueur en série sévit dans les rues de Paris avec comme cible, des femmes ressemblant parfaitement à Charlotte.
Dès son réveil, Charlotte va être persuadée que ce jour sera son dernier et qu'elle devoir se battre pour survivre à cette journée...

Une certaine paranoïa va s'emparer dès lors de Charlotte qui va se mettre à douter de tout et de tout le monde. A tort ou à raison?

Jacques Expert place son récit dans un laps de temps très court : une journée.
Une journée où le suspense, les interrogations et le doute vont habiter autant le lecteur que Charlotte.
Le récit alterne entre les actions de Charlotte et les réflexions du serial killer, renforçant l'atmosphère anxiogène du roman.

Telle une héroïne hitchcockienne (blonde aux yeux clairs, apeurée mais pas anéantie, ... l'auteur fait d'ailleurs référence à Hitchcock dans le roman lors d'une scène glaçante), Charlotte est souvent en proie aux doutes, à une paranoïa plus ou moins légitime. Elle se met à douter de tout son entourage, paraissant au fil des pages de plus en plus inquiétant ... Le petit ami idéal n'est-il pas finalement qu'un pervers narcissique un peu psychopathe sur les bords? L'ami du quartier n'est-il pas une brute épaisse qui n'a lié connaissance que pour mieux l'espionner?

J'ai trouvé très réussi l'ambiance qu'a réussi à distiller l'auteur dans ce thriller... Il réussit à plonger le lecteur dans un suspense tendu très addictif et l'entraîne dans une spirale infernale d'une course contre la montre.

Un bémol cependant pour l'héroïne qui devient vite agaçante dans ses réactions irraisonnées et pour certaines facilités qu'on peut vite lui pardonner vu l'efficacité du roman sur nos nerfs et un final que j'ai, personnellement, savouré.
Circé Circé
Madeline Miller   
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/circe-madeline-miller/

Ma notation: 4/5

Comme je suis contente! Après avoir eu un gros coup de coeur pour The Song of Achilles, un roman magnifique sur tous les points, j’espérais sincèrement retrouver l’écriture prodigieuse de Madeline Miller ainsi que ses prouesses de conteuse en matière de mythologie. Circe a été une lecture entraînante par sa manière de revisiter mythes et héros, et contemporaine par sa façon d’aborder la valeur de la femme à travers son personnage principal. Eh oui! Dans ce contexte pourtant antique, le féminisme y est criant de modernité!

En lisant Circe, on a l’impression d’être aussi immortel que l’héroïne dont on suit l’histoire. On est un peu comme des dieux qui observent de loin la vie des mortels, à ceci près que nous sommes des humains spectateurs de leur vie tumultueuse! On croise de grandes figures de la mythologie, on est témoin des changements d’époque et surtout on est récepteur des échos du passé. Madeline Miller parvient à couvrir avec brio les moments clés de l’existence de Circé tout en nous faisant traverser les âges. C’est étonnant!

Mais sa plus grande réussite reste la démystification du personnage de Circé. Si on la connaît froide et calculatrice dans L’Odyssée, ici, on découvre une déesse défectueuse qui a du mal à se fondre dans les codes de la cruauté et de l’immortalité. La protagoniste est humanisée, pas par souci d’appréciation, mais parce que son rejet l’amène à chercher l’amitié là où elle peut la trouver, notamment chez les humains qui ne la jugent pas aussi sévèrement que le reste des dieux. La protagoniste s’est montrée très attachante!

Déjà, j’avais vite apprécié son tempérament. Circé se révèle certes naïve par moment mais ce que les gens pensent d’elle ne l’atteint qu’à un certain degré. Malgré qu’elle doive encaisser remarques désagréables et insultes déguisées, la déesse trouve toujours matière à rendre la balle: que ce soit en désobéissant à son père en entachant le prestige des Titans ou en se montrant plus courageuse et talentueuse que ces frères et soeurs, Circé montre sa force en affirmant ses convictions et sa différence! Et dans un monde masculinisé où les femmes n’ont pour monopole que la soumission, c’est d’autant plus parlant.

Ce qui m’amène d’ailleurs aux sujets modernes avancés par l’auteure. A travers Circé, Madeline Miller traite de la dominance masculine et de la façon dont elle se veut essentiellement abusive: que ce soit avec la férocité des dieux ou la vanité des humains, Circé est souvent la proie d’injustices alors qu’elle ne cherche que la compagnie et l’hospitalité. En voulant croire avant tout en la bonté de l’autre, elle apprend violemment de ses leçons, quitte à s’égarer parfois elle-même dans la brutalité! Son évolution a été éblouissante!

Comme je le disais tout au début, le récit est débordant de féminisme. Circé observe que le mérite des femmes est souvent laissé de côté: malgré leur part dans la réussite de leurs maris, elles n’ont droit à aucune reconnaissance. De ce fait, la plupart des personnages féminins se montrent stratégiques et ambitieux afin d’assurer un semblant de contrôle. Qu’il s’agisse de notre héroïne, de Pénélope, de Pasiphaé ou encore de Perséis, ces femmes ont une détermination sans faille et sont d’une intelligence redoutable! Elles défient le destin et le plient à leur grès, sans que personne ne s’en aperçoive, et finissent ainsi par marquer l’Histoire.

Cela dit, je tiens à préciser que les hommes ne sont pas stigmatisés, ce qui est un point très important! Au contraire, Circé rencontre des hommes bons qui vont marquer sa vie positivement. Je dirais même que l’auteure privilégie les relations saines avec des êtres ordinaires mais méritants, et qu’elle désacralise les rapports avec les hommes de pouvoir se révélant auto-destructeurs.

La parentalité est également un thème très présent. Si les divinités sont presque des parents adoptifs pour les demi-dieux qu’ils supportent, Circé voit par son vécu que ce rôle demande davantage d’une personne que le simple fait de créer. Il est ainsi question de monoparentalité, de burn-out, d’éducation familiale, mais aussi de fierté, d’amour et d’instinct de protection. Selon moi, Circé n’a jamais paru aussi forte et audacieuse que lorsqu’elle s’est détachée de son statut de déesse pour expérimenter ce qui fait le mérite des mortels!

J’ai aussi aimé le fait que le roman mélange plusieurs mondes. On fait la rencontre des Titans, des Olympiens, des Nymphes, des demi-dieux, des monstres… A travers le regard de Circé, on (re)découvre bon nombre de mythes et légendes qui donneraient quasiment le sentiment de lire une vraie épopée! Et le tout est écrit avec une prose absolument magnifique! Oh puis, on entend parler de Achille et Patrocle… Snif.

Finalement, ce qui m’a empêchée de donner la note maximale, c’est le côté « romance » qu’entretient Circé avec certains personnages que j’ai trouvé assez ennuyeux… Je trouve qu’il ne se passait pas grand chose d’important dans ces moments-là et que ces journées étaient assez répétitives….

Bref, j’ai adoré suivre une protagoniste aussi imparfaite, d’autant plus que son développement a été impressionnant et pertinent. J’aime beaucoup la fin, l’auteure a su faire de Circé une héroïne profonde.

Note: ce livre comporte une scène de viol et d'autres passages violents.