Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de lilylelfe : Liste de bronze

retour à l'index de la bibliothèque
La Moïra, tome 3 : La nuit de la louve La Moïra, tome 3 : La nuit de la louve
Henri Lœvenbruck   
Un final quelque peu prévisible, bien entendu. Cependant, c'est une fin digne d'une belle trilogie de Fantasy. Trilogie dévoré en un été à peine. J'ai adoré mon voyage aux côtés d'Aléa et j'en redemanderais presque.

Cette série a été pour moi une révélation, en tant que lectrice, mais aussi en tant que plume. Elle m'a donné le goût de la lecture, l'amour des mots et l'adoration des livres; bien loin de ces ennuyeuses lectures scolaires qu'on nous impose. Il m'arrive encore parfois de m'y replonger, juste pour retrouver cette magie. Certes, avec le temps, elle me paraît plus enfantine, mais mon attachement profond à cette histoire est toujours là.

D'avoir vu la suite: Gallica, sortir a été une consolation. Car j'ai tellement regretté d'avoir quitter Aléa et ses compagnons d'aventure. Mais même les meilleures choses ont une fin.

par Lyanaa
My Number One, Tome 5 My Number One, Tome 5
Hashigo Sakurabi   
Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce nouveau partenariat et pour leur continuelle gentillesse et disponibilité.

Pas évident pour moi de chroniquer ce tome sans avoir pris le temps de chroniquer les autres, je vais donc faire une chronique globale tout en me centrant un peu plus sur ce 5ème opus, le premier que je reçois en service-presse. J’avais déjà lu les autres tomes par moi-même mais pas pris le temps de les chroniquer. Je vais donc me rattraper de ce pas.

Les couvertures annoncent la couleur, une romance légère avec beaucoup d’humour, mais aussi d’érotisme. Les dessins sont très jolis, très sexy. Ces illustrations m’ont semblé tout de suite accrocheuses, et les dessins à l’intérieur se sont révélés vraiment très beaux. Un gros plus de ce manga agréable à lire. Seul petit côté dommage, les scènes de sexe sont très débridées mais censurées à coups de barres blanches. Mais cela ne gêne pas trop la lecture, cela reste assez discret par rapport à d’autres mangas que j’ai pu lire.

Cette série est plutôt légère et au début, je n’avais pas trop accroché sur la relation des deux héros, Azumaya et Takato, que je trouve assez malsaine (au départ seulement, après ça progresse). On est pas mal dans la relation d’abus qui tourne en amour, et ça me gênait un peu. Mais au final, les sentiments que ressentent ces deux-là sont très vrais, et peu à peu, leur « couple » devient très juste. Et leur relation pimentée est très drôle, créant des situations cocasses et un amour rempli d’humour.

Les deux héros ont des personnalités très différentes, Azumaya est toujours souriant, gentil, lumineux, tout le monde le prend pour un ange, mais il est aussi terriblement lubrique et insatiable. Takato, quant à lui, a un caractère posé et plutôt grognon, c’est un battant qui veut être au sommet de sa profession et refuse d’être dominé quels que soient les aspects de sa vie. Sauf qu’au fil des tomes, alors qu’il s’abandonne aux sentiments qu’il éprouve pour son bel amant, il va se livrer peu à peu à lui et accepter de se laisser choyer et protéger.

Nos deux héros vont traverser pas mal de troubles au cours de la série, majoritairement « à cause » de Takato qui remet énormément sa relation avec Azumaya en question, qu’il rejette avant de tomber dans ses bras, encore et encore, toujours plus attiré par lui. Il refuse de reconnaitre qu’il est amoureux pendant longtemps, se sent en rivalité avec Azumaya (qui pourtant le place toujours avant lui), et ne veut pas d’interférence entre son travail et sa vie romantique. Et quand enfin il réalise ses sentiments pour lui, il se retrouve confronté à une grande crise (tome 4), qui l’oblige à repousser Azumaya et à rompre avec lui. Cette fois-ci, bel et bien pour le protéger, lui et sa jeune carrière.

C’est donc déchiré et le cœur brisé qu’on le retrouve dans ce cinquième tome qui conclut l’arc paparazzi (mais apparemment pas la série, même si à ce point on pourrait penser à une conclusion). C’est un tome bouleversé et rempli de rebondissements que nous avons là, et ma foi, ça a été mon préféré de la série !
Notamment pour sa dernière partie (celle de l’histoire de my number 1, puisqu’il y a également à chaque fois un bonus avec une autre histoire, au passage j’aime beaucoup le trio de « lover thief », drôle, hot et puis… ben c’est un trio, quoi ^^), qui revient sur le passé de Takato et nous raconte son enfance auprès de sa grand-mère, comédienne qui lui a transmis sa passion pour cet art. Un chapitre émouvant qui m’a mis la larme à l’œil et que j’ai trouvé très bien mené. Et qui m’a fait plus apprécier encore le personnage de Takato.

Une histoire légère et drôle, qui certes manque de profondeur mais reste un très bon moment de lecture.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.com/2019/02/chronique-my-number-1-hashigo-sakurabi.html

par lilylelfe
Sur ta trace Sur ta trace
Eva Justine   
Tout d’abord, un grand merci à Eva pour sa confiance et sa gentillesse. Eva est devenue une vraie amie, avec qui je prends plaisir à échanger, tout autant que j’en ai à découvrir ses histoires.

Je dois préciser avant toute chose qu’en lisant ce roman, je suis sortie de ma zone de confort pour une très bonne raison : je n’accroche pas vraiment avec les histoires de militaires (à moins que ce soit des chevaliers médiévaux ;-) ). J’en lis peu et laisse souvent tomber mes lectures en cours de route tellement ce milieu m’est étranger et désagréable (oui oui je le confesse, je ne fantasme pas sur les militaires ;-) ).

Mais sachant que les romans d’Eva sont toujours très agréables à lire, je me suis lancée en me disant qu’elle saurait m’emmener au bout de ce récit. Et pari gagné : si le côté militaire ne m’a pas transportée, j’ai lu quasiment d’une traite son roman. J’ai quelques réserves sur ce livre, mais une chose est sûre : le style d’Eva est toujours aussi porteur, sa plume est addictive, légère et douce, l’humour toujours présent. Pour moi, presque tous les romans d’Eva ont cette magie particulière : ce sont des romans feel-good. Et même ici, embarqués au fond de la jungle amazonienne, avec bien des péripéties et violences, le sentiment qui prédomine reste la douceur et la légèreté.

Je n’ai pas été emballée par le scénario, que j’ai trouvé un peu simple et pas toujours super réaliste. Par contre, l’ambiance posée par Eva à travers ses descriptions de la jungle, odeurs, bruits ou silences, tempêtes, moiteur, dangers et difficultés inhérents à cet univers aussi lointain que sauvage, a été une véritable plongée dans l’enfer vert. Rajoutez à cela les tempêtes soudaines, les pluies diluviennes et les moustiques agressifs (qu’à force on a presque la sensation de sentir vraiment, mais je vous rassure, j’ai laissé les piqures aux personnages ;-) ), et nous sommes complètement immergés dans la forêt amazonienne.

C’est un des aspects que j’ai vraiment apprécié dans ce livre, tout comme dans les divers univers d’Eva d’ailleurs : elle nous transporte dans d’autres lieux qu’elle nous fait découvrir (parfois même d’autres temps) et nous y projette complètement, tellement qu’on a l’impression d’y être vraiment. Ce n’est pas toujours agréable, parce qu’on souffre avec notre pauvre Ian qui subit mille tourments, mais une chose est sûre, on est à fond dedans.

Les romances, dans ce roman, comme souvent chez Eva, sont multiples. J’ai bien aimé cette idée de deux romances croisées, dont une MM, et une MF. J’ai beaucoup aimé l’amour naissant de Ian et Néha, et forcément, Sebastian et Félipe sont canons à souhait ! J’ai trouvé dommage que ce ne soit pas plus développé, les choses se déroulent un peu vite et sont un peu trop simples, mais le roman est loin d’être centré sur la romance, et ça c’est aussi un plus. On est dans l’action, on suit différents personnages, dont certains sont à mille lieues de Ian et Sebastian (même si géographiquement ils sont très proches). John et Adriel, deux captifs des rebelles qui se cachent dans la jungle, notamment, ont la part belle dans cette histoire, et j’ai trouvé ça très sympa. Au début je me suis dit qu’on s’en fichait d’eux, mais au final, on se rapproche d’eux et ça rajoute une dynamique bien sympathique. On est pas à proprement parler dans une romance, dans ce livre, au final, plus dans un roman d’action, d’aventure, comportant deux belles romances et des amitiés qui se forment.

Je pense malgré tout que les romances auraient pu prendre plus de place, que le livre aurait pu être plus dense, les sentiments plus détaillés. Notamment pour Sebastian et Félipe, d’autant que Sebastian est censé être hétéro… son coming out aussi est trop simple… tout dans sa relation avec Félipe est un peu « trop » simple, pour moi. Même s’il fait tout de même face à des difficultés et à des défis et questionnements, ils auraient pu être plus creusés. Cela reste une belle histoire d’amour qu’on a envie de voir s’épanouir. C’est sans doute pour ça que c’est un peu frustrant que ce ne soit pas plus développé : on aurait envie de tellement plus !

Mais c’est aussi en cela que les romans d’Eva sont agréables : même dans les situations complexes et douloureuses, la simplicité reste le maître-mot. Alors forcément, moi j’aime bien les dark romances, les romans torturés et violents psychiquement, vous savez ? ceux qui appuient bien là où ça fait mal. Du coup nécessairement, je trouve tout cela un peu « trop » joyeux, mais il est certain que cette lumière qui émane du style d’Eva est douce et fait du bien au cœur. Comme je l’ai dit, c’est du « feel-good ». Eva ne cherche pas forcément le réalisme, mais plutôt à nous faire sourire et à nous apporter un peu de simplicité et d’amour dans un monde compliqué et souvent difficile. Et en cela, Sur ta Trace est un roman finalement tout doux, avec de belles histoires d’amour et d’amitié, qui saura vous conquérir si vous cherchez un livre agréable, léger, qui fait sourire et vous fasse oublier un peu à quel point nos vies sont parfois bien trop complexes.

Sur ta Trace c’est donc un roman léger et dynamique, rempli d’humour et de tendresse, de beaux sentiments et de gaieté. Un bon moment de lecture sans prise de tête, à lire avec la bombe anti-moustiques à portée de main ! ;-) Ou plutôt, bien installé au fond d’un fauteuil moelleux (aucune pitié pour nos héros !) pour se remonter le moral après une dure journée ou simplement profiter d’un moment simple et doux.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.com/2018/07/chronique-sur-ta-trace-eva-justine.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

par lilylelfe
Soldati, Tome 2 : Le renard soldati Soldati, Tome 2 : Le renard soldati
Charlie Cochet   
Tout d’abord un grand merci à MxM Bookmark pour ce service presse.

Le Renard Soldati suit Le Prince Soldati, mais ce n’est pas à proprement parler un second tome. Il se déroule un an plus tard, et nous emmène à la découverte d’un autre couple : Toka et Rayner. Si on y voit Riley et Khalon, l’histoire n’est plus centrée sur eux, et on n’en sait pas plus sur l’adaptation de Riley au cours de l’année qui vient de s’écouler.

Comme le précédent opus, je reste très mitigée par cette lecture, pour plusieurs raisons que je vais évoquer ici.

La traduction de ce tome-ci était aussi bonne que pour le premier opus en général, et plus fluide sur les scènes érotiques, ce qui en a rendu la lecture beaucoup plus plaisante. Heureusement, parce qu’elles sont plus nombreuses ici, et plus sensuelles également. Dans l’ensemble, ces scènes étaient très jolies et hot, Toka possède une volupté et une coquinerie bien à part, qui est très appréciable. J’y ai trouvé, par contre, des redondances qui font qu’on a un peu la sensation de relire la même scène. Ce n’est pas très gênant dans le sens où il n’y en a que trois, pas vingt-cinq. Cela passe donc très bien et j’ai beaucoup apprécié l’érotisme de ce tome-ci.

Comme le précédent, il est beaucoup trop court. Alors, ce n’est pas le format que je critique, ici, c’est le manque de profondeur de l’histoire. Tout est survolé. L’univers n’est qu’esquissé et semble uniquement servir de support à l’histoire, or il est trop complexe pour ne pas souffrir d’être si peu développé. C’est assez dommage car il pourrait y avoir un vrai contraste entre Riley, le héros du Prince Soldati, et le monde des Soldati, en fait c’est régulièrement répété qu’il y a un vrai fossé entre les deux, mais on ne le sent pas du tout. Dans ce tome qui se déroule un an après Le Prince Soldati, on réalise qu’on n’aura pas les réponses aux nombreuses questions qu’on se pose dans ce premier opus. En fait, il n’y a pas de cohérence dans le monde qu’a esquissé l’auteure. Vu comme il est intriguant et original, c’est vraiment très dommage. Pour moi c’est un gros point noir de l’histoire. L’intrigue est centrée sur la romance, en soi ce n’est pas un souci, j’adore la romance, mais il manque vraiment beaucoup d’éléments pour que la lecture en soit fluide, pour qu’on plonge complètement dedans. On a trop d’interrogations, il y a trop de données qui nous échappent, et à force, ça en devient un peu lassant. Même si je dois avouer qu’à la fin de ce tome j’ai eu envie qu’il y ait une suite, en espérant que l’univers soit plus développé, mais quelque part, je ne me fais pas d’illusion : si suite il y a, il y a des chances pour qu’elle soit comme ces deux premiers tomes. Affaire à suivre, donc !

Toujours dans le registre de cet univers fantasy, il y a de grosses lacunes, pour moi, dans les descriptions de la magie et des combats. On a la sensation d’avoir là une auteure qui a peu d’expérience dans le domaine de la fantasy, autant en lecture qu’en écriture… Le combat final est très bâclé. La magie semble intéressante, mais reste très rudimentaire, jamais détaillée ni expliquée. On a de bons éléments, mais qui ne sont pas développés, ce qui est extrêmement frustrant. Ce livre a tout pour être un bon roman, pourtant !

Les personnages sont très en dents de scie. Pour parler d’abord de ce qui m’a déplu en eux, je dirai que Khalon (le roi) n’est pas égal à lui-même, que ses décisions sont incohérentes, on dirait qu’il ne réfléchit jamais avant d’agir et essaie de se rattraper ensuite sans réfléchir vraiment plus. Ses arguments sont aussi convaincants que ceux d’un enfant, mais heureusement, il arrive parfois à convaincre son auditoire malgré tout ! ;-) Sa relation avec Riley est cucul à souhait, ce qui ne colle pas au personnage. Pavoni, le roi Dell’Orso, est fait pour être écœurant et très méchant, mais c’en est trop gros. Trop cliché. Il est méchant, il est vil, il est gros, il est bas, cruel, et en plus chez lui, c’est très sombre et menaçant, l’eau est froide et Toka se dit que c’est même une chance qu’elle soit propre. Faut pas pousser le vice non plus… Du coup ça laisse un peu de marbre, d’autant que comme pour Le Prince Soldati, l’histoire est assez téléphonée, et qu’il n’y a guère de surprises, le scénario est prédictible à peu près du début à la fin.

Par contre, j’ai vraiment accroché aux personnages de Riley ( que j’avais déjà beaucoup aimé dans Le Prince Soldati), Rayner et Toka.

Riley me fait rire avec sa façon de parler très humaine, ses réflexions sensées mais pas mâchées, et il est bienveillant et agréable à côtoyer, même pour le lecteur. J’ai bien aimé qu’il boude Khalon, j’aurais aimé que la situation dure plus que 2 jours (notamment parce que du coup, l’état de Khalon est très improbable). Ses réflexions sont justes et apportent un plus à l’histoire, surtout présentée avec sa fougue et son indignation.

Rayner possède une grande force tranquille, mais également beaucoup de charisme. Beau, séduisant, il est bien campé, et très appréciable. Son amour pour Toka est infini, sa tendresse et son désir de le protéger sont touchants, son immense dévotion également. Et son incroyable désir de posséder le goupil est, ma foi, des plus agréables à lire !

Toka est la joie de vivre incarnée. Il est comme un rayon de soleil qui est très bien représenté dans l’histoire. Courageux, déterminé, il est aussi humble et sensible. Il aime Rayner d’un amour vrai et profond, mais n’ose pas rêver à une vie pour laquelle il n’est pas fait : en tant que serviteur, il n’a pas le droit de devenir le compagnon du puissant Soldati. Il est d’une bienveillance à toute épreuve, et sa dévotion envers Rayner et envers son royaume est inconditionnelle. Ce que j’ai préféré, chez lui, c’est bien sûr son immense sensualité. Toka est un vrai coquin ! Il s’est réservé pour Rayner, refusant d’être touché par un autre que lui, mais dès qu’il est aux côtés de son Soldati, il devient d’une lascivité hallucinante. Il est décidé et sait ce qu’il veut, il sait l’exprimer et nous offre de belles scènes d’une incroyable volupté. C’est aussi un personnage très crédible, qui sait aussi bien charmer son entourage que le lecteur. Il est touchant, drôle et émouvant. Il est le principal élément qui a rendu ma lecture agréable malgré les nombreux écueils.

La romance entre Toka et Rayner est belle, dommage que son tragique soit tellement cliché qu’il a tendance à faire lever les yeux au ciel. La fin est tellement téléphonée que c’en est frustrant. Par contre, dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié la relation entre nos deux héros. J’aurais aimé encore plus de profondeur, un tragique plus dramatique (pour qu’on y croie, quoi, parce que là, c’est limite, on achète la crédibilité de l’histoire un peu à reculons), une fin plus émouvante. Mais du côté du lien Rayner/Toka, rien à dire, c’est un bel amour qu’ils se portent, et qui sait nous toucher.

En conclusion, je dirais donc que Le Renard Soldati est un bon moment de lecture, sans prise de tête. Il se lit rapidement, avec fluidité, sans ennui. Il y a beaucoup de choses que je regrette dans les choix de l’auteure et dans le manque de profondeur de son œuvre, mais c’est resté une agréable lecture, avec des personnages qui m’ont beaucoup plu.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict

http://amabooksaddict.blogspot.fr/2017/09/chronique-le-renard-soldati-charlie.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

par lilylelfe
Soldati Hearts, Tome 1 : Le prince Soldati Soldati Hearts, Tome 1 : Le prince Soldati
Charlie Cochet   
Tout d’abord un grand merci à MxM Bookmark pour ce service presse. Encore un roman que j’avais très envie de découvrir ! J’avais vu que Le Renard Soldati allait sortir, et j’ai sauté sur l’occasion de sa sortie pour démarrer sur Le Prince.
Alors, je dois avouer que je suis un peu mitigée par cette lecture au final. Je vais vous expliquer pourquoi, il y a plusieurs points sur lesquels je débats encore avec moi-même sans parvenir à avoir un avis complètement équilibré.
Je vais d’abord vous parler de son écriture. C’est assez particulier, c’est la première fois que je chronique un roman traduit, et je réalise qu’il est complexe de parler réellement du style d’écriture dans ces conditions. Du moins, de celui de l’auteure. Bon, le roman est très rythmé, je pense qu’en anglais, il doit être un régal au niveau du style. Je vais donc me concentrer un peu sur la traduction, puisque chaque traducteur laisse sa patte, son signe, son style dans son travail. Dans l’ensemble, la traduction est très sympa à lire, fluide, douce, on a l’impression de lire un roman en français et non une simple traduction. C’est toujours un défi pour moi de prendre du plaisir à lire un roman traduit, parce qu’il y a souvent des défauts qui font que la lecture en est moins agréable. Et pour le coup, jusqu’à plus de 70% du roman, je vraiment beaucoup accroché au style de la traductrice. Certaines expressions, de temps en temps, m’ont donné la sensation de lire de l’américain traduit et non du vrai français, mais c’est resté très rare, je trouve la traduction de qualité… sauf pour ce qui a été de l’érotisme. Autant les scènes de baisers sont très belles, très intenses, on s’y perd complètement, autant LA scène érotique qu’on attendait… m’a vraiment déçue. Parce qu’à mes yeux, à ce moment-là, la traduction s’est faite trop littérale, ça sentait les expressions américaines, c’était trop flou, trop brouillon. C’est le seul gros souci au niveau de la plume, je dirais, pour le reste, la traductrice a quand même vraiment bien assuré. Mais sachant comme j’apprécie les scènes érotiques, je ne pouvais pas ne pas parler de ce passage qui m’a laissée plus que perplexe.
Laissons-là les plumes de l’auteure et de la traductrice pour passer à l’histoire. Alors, l’univers est très sympa. Pas très fouillé, en 144 pages (version imprimée, nombre de pages trouvé sur amazon) évidemment on n’a pas beaucoup de temps pour décrire un monde fantasy. Ce n’est qu’un premier tome, je suppose que l’univers sera de plus en plus travaillé, mais à mes yeux, il est un peu trop survolé. On a envie d’en savoir plus. Au moins, ça donne envie de découvrir la suite pour en apprendre davantage ! Ce roman se passe dans notre monde, mais avec des créatures fantasy, dissimulées aux humains, et qui possèdent leurs propres royaumes cachés. Pour l’instant, nous avons découvert que beaucoup de créatures des contes de fées y existent, mais nous ne les avons pas toutes rencontrées, loin de là. Les créatures qu’on y découvre sont cependant fascinantes : les Soldati (tigres-garous) et leurs serviteurs goupils (renards-garous), ainsi que les démons, qui sont abominables et glacent les sangs.
Ma préférence va évidemment aux goupils, ces êtres joyeux et serviables, remplis de gentillesse, de bonne humeur et d’affection. Ils sont un peuple qui sera développé dans le tome 2, mais qu’on aperçoit déjà pas mal dans le tome 1, même si on sait peu de choses d’eux. J’ai beaucoup aimé Toka, même si on l’aperçoit peu, et j’ai bien accroché avec Flora et Lasa, le couple de renardes du petit village où Riley et Khalon vont rester coincés pendant une grosse partie de ce tome 1.
Le Soldati semblent très complexes, ils ont des pouvoirs qu’on aimerait voir plus développés, qui, je trouve, manquent encore un peu de profondeur, mais cela sera peut-être plus étudié dans la suite. Ils sont grands, puissants, mais ce sont des êtres bons et bienveillants également. Khalon a un sacré caractère, mais on apprend vite que derrière son ton bourru et ses râleries, c’est un homme au grand cœur. Il est aussi séduisant que sexy, et on a très vite envie qu’il se rapproche de Riley. Même si lui est partagé entre ce qu’il croit être son devoir, et ce que lui souffle son âme, nous autres, lecteurs sans pitié, attendons avec impatience ce rapprochement, et le savourons. Pendant les 70 premiers % de l’histoire, j’ai vraiment apprécié cette romance pimentée et acidulée, les disputes de Riley et Khalon, leurs façon de s’agacer l’un l’autre, mais aussi leur attirance viscérale, qui donne lieu à des scènes torrides et frustrantes à la fois. Passés ces 70%, quelque chose, dans l’histoire, a perdu à mes yeux de sa force, de son dynamisme pour tomber dans une romance plus téléphonée et un poil gniangnian. Quel dommage, parce que j’avais beaucoup accroché avec ces deux héros. La fin m’a laissée presque de marbre, à part cette petite pointe d’agacement que j’ai ressentie à partir du moment où j’ai compris que, vu le temps qu’il restait à l’histoire et sachant que le tome suivant se centre sur un autre couple, ça allait déraper dans cette direction. Et ça n’a pas manqué, ce qui est triste, ça partait tellement bien ! Du coup j’ai perdu un peu de mon engouement pour les deux héros. Bon, ça reste une fin bon public, on est heureux pour eux et tout, mais il manque quelque chose pour que ce livre ait un vrai cachet, que l’histoire reste à la hauteur de son début addictif… peut-être une centaine de pages supplémentaires ? Je rigole, mais quand on voit qu’il ne se passe rien de notable en 100 pages, on est un peu déstabilisé que les 50 pages restantes (approximativement, je n’ai pas vérifié le nombre de pages sur ma liseuse ^^) soient aussi précipitées.
Le personnage de Riley est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Humain au franc-parler à la hauteur de son ironie mordante et de sa gourmandise, il est drôle, courageux et touchant. On s’y attache très vite, et on ne perd pas en intérêt pour lui. On a envie de voir de quoi il sera capable dans ce monde qu’il fait sien peu à peu, mais dont il ignorait tout quelques jours plus tôt… Autour de lui, les autres personnages tombent sous son charme, comprenez par là qu’ils l’apprécient et le traite avec respect et affection. Quant à Khalon, eh bien, il va rapidement passer de son agacement notoire et de son désir de renvoyer immédiatement Riley dans son monde à une fascination grandissante et une attirance de plus en plus visible…
Les autres personnages sont peu développés, mais le seront sans doute en partie dans le second volume de cette série, sachant qu’il sera centré sur le goupil Toka et le Soldati Rayner, qu’on apprécie dès le tome 1 avec son humour et son franc-parler, sa gentillesse et son charme. Je ne peux pas me prononcer sur Adira ou Ezra, qui sont trop peu présents pour qu’on les cerne vraiment ou pour qu’on s’attache à eux…
Il y a aussi pas mal de choses que j’ai trouvé trop clichées. Autant dans l’ensemble on est dans un univers original, avec une romance rafraichissante, autant dans certains gestes, actes, sentiments, ça fait très hollywoodien. Les personnages qui passent leur temps à pencher leur tête sur le côté ou à passer leur langue sur leur lèvre inférieure, ça va bien deux minutes, mais au bout d’un moment ça fait lever les yeux au ciel.
La magie, au contraire, même si elle est encore peu développée, est très intéressante et originale. On a envie d’en savoir plus sur les démons et leurs pouvoirs, et sur l’historique de leur combat contre les Soldati.
La scène de combat « final » est trop peu travaillée à mon goût, très embrouillé, on a du mal à percevoir de manière réaliste ce qui se passe et à accrocher, disons qu’il n’y a aucune tension dans cette scène, ni dans sa conclusion. Ça manque étrangement d’émotions. Alors que dans tout le début de la relation Riley/Khalon, au contraire, l’émotion est très présente, et facilement partagée avec le lecteur…
Comme vous le voyez, je suis très mitigée sur cette lecture que j’ai bien aimée, mais qui aurait mérité d’être plus creusée et travaillée.
En conclusion, je dirai que Le Prince Soldati a un début sur les chapeaux de roue, très prometteur, des personnages plutôt attachants, un univers intriguant, et que c’est un bon moment de lecture. La plume est jolie malgré quelques cafouillages, l’histoire est prenante, il se lit d’une traite sans s’ennuyer. Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur. J’espère que le tome 2 (Le Renard Soldati) nous apportera les éléments manquants et nous permettra de combler ces petits « moins » qui hélas le rendent un peu décevant, même si je ne regrette pas ma lecture, qui est restée agréable malgré tout !

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.fr/2017/09/chronique-le-prince-soldati-cochet.html

par lilylelfe
Hearty Hearty
Yûko Yoshida   
Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour la gentillesse de leur accueil.

J’ai énormément accroché avec la couverture. Très inexpressif, ce visage colle parfaitement à ce que j’imaginais de ce manga au premier abord : l’histoire d’un homme sans cœur, qui refuse de se laisser porter par ses émotions. Le dessin est splendide, en plus, et les couleurs donnent un côté très sépia à l’image. Une ambiance particulière, qui m’a tout de suite plu.

Par contre, une fois le manga ouvert, je n’ai pas vraiment adhéré avec les dessins. Si certains sont superbes, la plupart sont assez étranges, avec des visages très particuliers, des angles parfois très appuyés. C’est un style, qui plaira à certains mais ne m’a pas embarquée, pour ma part. Par contre les quelques images que j’ai appréciées, je les ai trouvées vraiment belles. Les expressions sont souvent très neutres, mais collent bien aux deux personnages, qui manquent l’un comme l’autre énormément d’émotions. Ce qui est voulu par la mangaka, vu le thème du manga, et est donc un point positif ici évidemment.
L’histoire est plutôt touchante. Honma, le manipulateur qui ne se soucie pas des autres et de leurs sentiments, est finalement plutôt émouvant. Il cache derrière son sourire et ses mensonges un grand cœur qu’il ignore lui-même posséder. Son fonctionnement est caduc, et il va l’apprendre à ses dépens. Certes, il passe son temps à raconter des bobards à tout le monde, à manipuler tout le monde, pour se rapprocher des gens et parvenir à ses fins, et on lui souhaite vraiment de se casser les dents sur son propre comportement, parfois. Et en même temps, on sent bien que par ses actes et paroles, il tente de se protéger des autres, de lui-même, et de son propre passé. Son comportement est questionnant, intrigant. Il a un côté très doux et attentionné, même si son but reste d’obtenir ce qu’il désire puis de passer à autre chose. Face à Ikai, pourtant, il perd toute sa superbe.

Ikai est un jeune homme très particulier. Très beau, il montre lui aussi peu ses émotions, mais il est très sensitif. Il voit derrière les masques, et devine tout de suite le jeu d’Honma, au grand dépit de ce dernier, qui a toujours eu l’habitude de leurrer son petit monde. Ikai est doux, innocent, mais très honnête, le contraire d’Honma en la matière, en fait. Il dit les choses telles qu’il les pense, sans hésitation. Il se désinvestit ou s’investit dans une relation selon son propre ressenti, et ose exprimer ses gênes et ses interrogations.

Pourtant, étrangement, quand Honma lui demande de sortir avec lui, il accepte. Bien qu’il soit clair depuis le début qu’Ikai n’apprécie pas du tout Honma, dont il se méfie complètement. Sans doute parce qu’il est attiré par l’homme qui se cache derrière ce masque qu’il abhorre, au final. N’ayant jamais eu d’aventure amoureuse auparavant, Ikai va se retrouver embarqué dans une bien étrange relation. Honma est le petit-ami parfait. Celui qui vous paie de bons restaurants, est toujours prévenant, etc. Sauf que tout ce qu’il fait, il le fait pour lui, sans jamais vraiment demander à Ikai ce que lui attend d’une liaison amoureuse. Evidemment, tout ce qu’Honma attend, c’est le moment où il pourra enfin mettre Ikai dans son lit, obtenant finalement ce qu’il désire.

Cependant, un jour, quelque chose change dans leur relation. Honma semble plus attentionné, il se préoccupe plus de savoir ce que souhaite Ikai. Evidemment, Ikai se met à s’interroger. Sensible comme il l’est, il voit son petit-ami évoluer, s’ouvrir. Comme s’il laissait tomber les voiles qui constituent son masque et s’ouvrait à l’idée d’une vraie relation. Est-ce le cas ? Ou bien est-ce qu’Honma s’obscurcit sans le vouloir sa propre vision ? Il refuse l’idée d’être capable d’aimer, valide sa propre vision du monde, celle de se servir avant de laisser tomber les personnes qu’il a utilisées… Pourtant, avec Ikai, les choses semblent différentes. Il s’intéresse à lui. S’inquiète pour lui. En fait, Ikai l’intrigue vraiment, et a su toucher quelque chose en lui… Sans doute parce que l’étudiant est très différent des autres hommes qu’Honma avait croisés jusqu’à présent ?

J’ai bien aimé les questionnements des deux hommes, la façon dont Honma se débat dans sa propre mauvaise foi, son évolution au cours du manga. C’est une jolie histoire, douce, tendre, agréable, une belle histoire d’amour plutôt touchante. Un bon moment de lecture à savourer.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.fr/2017/09/chronique-hearty-yuko-yoshida.html

par lilylelfe
Spicy & Sugary Spicy & Sugary
Akira Norikazu   
Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour la gentillesse de leur accueil.

Je trouve la couverture de ce manga vraiment très attrayante, un peu intrigante, aussi. Avec un titre pareil, on se demande vraiment où l’on va mettre les pieds, et c’est sans le moindre à priori que j’ai plongé dans cette histoire. Le titre est très adapté à la douceur de ce one shot très acidulé. On le déguste comme une sucrerie, avec plaisir, et douceur. Les dessins vont dans ce sens également, ils sont très jolis et très doux, les expressions des personnages le sont aussi, on est vraiment dans une ambiance posée et confortable qui fait du bien.

Pourtant, l’histoire de Kitahara est loin d’être douce, elle. Derrière ses sourires, sa gentillesse et son humour tranquille, se cache un terrible secret, qui lui pèse énormément et l’empêche d’aller de l’avant. Des évènements sombres, qui l’ont vu fuir, et font de lui un éternel inquiet. Il a une personnalité très ambivalente : d’un côté il a cet aspect très « animal de compagnie » (je dis cela parce que c’est un peu comme ça que Nagai le considère, parfois, et même lui semble apprécier l’idée d’être traité comme cela), il est attentionné, très amical et même un peu pot de colle, et de l’autre, il fuit le quotidien, les habitudes, les relations de longue durée. Il dit ne pas vouloir s’attacher, parce qu’il a peur de souffrir ensuite. Pourtant, il semble très proche de Nagai, et absolument pas motivé à quitter la chaleur de son foyer… Très bon cuisinier, il semble apprécier de tenir Nagai dans ses filets culinaires… Pourtant, à chaque fois qu’il part, il le fait sans réelle raison, ou du moins, ses raisons semblent très caduques, et également très soudaines. Clairement, quelque chose ne va pas dans son comportement, ses paroles ressemblent à des mensonges, et Nagai s’en aperçoit rapidement… et s’inquiète.

La dynamique qui unit les deux hommes est intéressante, et drôle. Nagai est très partagé. Kitahara a envahi son univers, pour « quelques jours », sauf que son séjour s’est éternisé. Il râle beaucoup sur lui, mais à chaque fois que Kitahara lui a annoncé qu’il partait, il s’est senti très seul, et très déprimé. Il a ensuite été soulagé de voir son colocataire revenir, et a accepté sans hésitation de l’héberger à nouveau… Il réfléchit beaucoup, mais ne se doute absolument pas que Kitahara puisse être attiré par les hommes, de la même manière qu’il ne se pose pas de questions sur son attachement flagrant à son colocataire « forcé ». En fait, avant que Kitahara lui avoue ses penchants, il n’y avait jamais vraiment pensé. On le voit réfléchir à une vie de famille, avec une épouse et des enfants (même s’il n’est pas très motivé), mais absolument pas à ce genre de sujets. Ouvert d’esprit, une fois qu’il découvre la vérité, il ne change pourtant pas de comportement, mais il se met tout de même à s’interroger de manière soudain très différente. Son inquiétude pour Kitahara devient de plus en plus flagrante, sa jalousie, s’il ne l’identifie pas en tant que telle, est touchante.

La profession de Nagai, enquêteur de police, reste plus un fond qu’un élément réellement important, mais c’est toujours bien de savoir ce que les personnages font de leur vie. Ça reste ici assez présent pour donner un vrai relief à Nagai, et pour offrir un beau contraste avec les mystères qui planent au-dessus de Kitahara. Quant à ce dernier, on ne sait rien de lui : à priori il fait des petits boulots, mais quoi ? Quand ? Comment ? Il y a une réelle divergence entre nos deux protagonistes, qui sont opposés sur presque tout, au final. Nagai semble ordonné, Kitahara est bordélique. Nagai est stable, Kitahara semble n’avoir pas de racines. Nagai pense à l’avenir, Kitahara vit le moment présent. Un beau contraste, donc, qui met du piment dans cette histoire toute douce et sucrée.

Les scènes érotiques sont assez soft, mais tout de même présentes et adaptées à un public averti. Plutôt esthétiques, avec un côté très tendre, et un autre très drôle, notamment dans les bonus.

Les bonus, justement, arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, sans réelle démarcation avec l’histoire principale, et je dois avouer que j’ai eu un petit temps de recul à me demander ce qui se passait d’un coup. Je ne comprenais plus qui était qui ! Mais une fois la surprise passée, j’ai trouvé finalement qu’ils étaient un joli petit plus, duquel l’humour n’est pas exclu, la petite touche clin d’œil pour finir ce one shot en beauté.

Une belle histoire, donc, courte et acidulée, que je vous invite à découvrir avec plaisir et légèreté, pour un bon moment à passer !

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.fr/2017/09/chronique-spicy-and-sugary-norikazu.html

par lilylelfe
Musher, Tome 1 : Jusqu'à toi Musher, Tome 1 : Jusqu'à toi
Eva Justine   
C’est toujours un grand plaisir pour moi de découvrir en avant-première et bêta-lecture les romans qu’Eva a la gentillesse de me confier. En prime, elle est adorable et toujours à l’écoute des suggestions qu’on lui fait. Un grand merci à elle pour ces beaux écrits légers et tendres qu’elle nous offre encore et toujours.

Le titre m’a énormément interpelée, avant d’en apprendre davantage sur l’histoire, j’ignorais la signification de ce mot. D’ailleurs, ce roman, c’est une plongée dans un univers qui nous est partiellement inconnu. L’univers des mushers, ces conducteurs de traineaux tirés par des chiens au Canada, mais également, tout simplement, l’univers des Canadiens francophones.

Ce livre est une vraie mine d’information pour tomber dans le mode de vie et les expressions des Canadiens. Avec humour souvent, Eva et sa jolie plume nous embarquent au fin fond du Canada, et nous confrontent aux préjugés culturels qu’on peut avoir quand il s’agit d’imaginer la vie dans une autre culture. Eva a énormément travaillé, s’est beaucoup renseignée pour nous faire tomber tout droit au Canada, aux côtés d’Anthony et Mika, ça se sent. Et c’est vraiment agréable. J’ai eu la sensation de voyager réellement en ces terres dont j’ignore beaucoup de choses.

D’autant qu’Eva nous décrit de manière très réaliste villes et paysages, de l’agitation de Montréal à la blancheur immaculée, au calme apaisant du Yukon. Terre on ne peut plus reculée du Canada, dans laquelle vit le client dont Anthony est à la recherche : Adam Larivière, musher élu sportif le plus sexy de l’année.

En effet, Anthony travaille pour une agence qui s’occupe de retrouver les héritiers « dans la nature » pour leur donner la possibilité de recevoir leur héritage, quand ils l’ignorent. Adam a hérité d’un oncle qu’il ne connaissait pas et dont il ne connaissait pas l’existence. Anthony est chargé de lui transmettre la lettre du cabinet notarial qui le somme de venir découvrir ce legs laissé, finalement, par un inconnu qui partageait son sang.

Si Anthony a l’adresse du musher, évidemment, rien ne va se passer comme prévu. Arrivé à Montréal, Anthony, suivi de son ami Mikado, va se retrouver à croiser Adam sans savoir que c’est lui. Ou plutôt, c’est Mika qui va le rencontrer et avoir un coup de cœur pour cet homme splendide qu’il finit par reconnaitre dans une émission télé. Son mystérieux et séduisant inconnu n’est autre que l’homme qu’il a croisé dans l’ascenseur de son hôtel !

De fil en aiguille, une rencontre se profile, et non pas une, mais deux romances se peaufinent. C’est ce que j’aime dans l’auto-édition, il n’y a pas de règles. Si dans l’édition classique on n’aura que rarement un personnage secondaire ayant accès à une histoire d’amour très détaillée, l’auteur indépendant, lui, peut se donner ce droit. Et c’est un gros plus ici, parce que Mika, l’ami d’Anthony, est un personnage attachant et fantastique qui méritait très largement sa propre romance !

Anthony et Mika sont deux opposés. Anthony est calme, timide et discret, quand Mika est exubérant, bavard, extraverti. Anthony est l’intello au look très passe-partout, Mika est le grain de folie qui se permet toutes les excentricités, y compris une combinaison de ski intégrale rose flashy, ou des vêtements dorés qui agressent l’œil. Anthony est le gay dont on peut facilement ignorer qu’il est gay en le rencontrant dans la rue, Mika est l’homme noir que tout le monde remarque, qui roule des hanches, aguiche tout le monde, adore faire les boutiques, et s’affiche avec ses manières, sa façon de parler et ses vêtements parfois choisis au rayon femme. Deux antagonistes attachants, chacun à leur façon, et avec une amitié forte et adorable.

Dans leur fine équipe, il faut aussi compter le général Pepper, le petit chien de Mika. Il est juste trop mignon ! Mika en est gaga, et tous les deux forment un duo qui fait rire et fondre le cœur.

De l’autre côté, nous avons les Yukonnais pure souche : Adam et Ledonias pour ne citer qu’eux deux. Ce sont deux hommes rudes et rustres, vivant dans le fin fond d’un quasi désert humain, mais pourtant chaleureux et accueillants, qui vont complètement faire fondre Anthony et Mika. Et pour cause : en plus d’être beaux, ils sont virils, et tellement attachants. Gentils, amicaux et attentionnés, ces deux hommes vont très rapidement prendre d’assaut le cœur de nos deux Français, tout autant que ces étrangers en terre yukonne vont les bouleverser également dans leur univers. Deux rencontres, deux coups de cœur. Anthony et Mika étaient venus chercher un héritier, il se pourrait bien qu’ils trouvent l’amour au passage…

Un petit clin d’œil pour le nom de Ledonias, que j’ai lu Leonidas jusqu’à ce qu’Anthony fasse remarquer à Mika que son vrai prénom était Ledonias et non Leonidas. ;-) Qu’est-ce que j’ai ri en réalisant ma propre erreur !

Il y a d’autres personnages qu’on aperçoit ou découvre au fil de ce roman, dont je ne vous parlerai pas ici, à vous de les apprivoiser par votre lecture ! Mais l’un d’entre eux ne peut cependant pas ne pas être cité, et pour cause : c’est sans doute mon personnage préféré de toute l’histoire ! Il s’agit de Mamie Violette, la grand-mère d’Anthony. Personnage désopilant s’il en est, elle est bavarde comme pas deux et entre deux histoires à la mords-moi-le-nœud absolument improbables et hallucinantes, elle raconte n’importe quoi, nous faisant rire et sourire dès qu’elle apparait. Sa rencontre avec le pompier et ses cicatrices aux fesses qu’elle a aperçues par un moyen qui ne peut que vous faire rire aux éclats était drôle, mais drôle… J’ai savouré chacune de ses apparitions téléphoniques, et adoré le coming out d’Anthony face à celle qu’il pensait qui réagirait plutôt mal. Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes, ça vaut le coup ! (et actuellement en cours de lecture du tome, qu’est-ce que je me marre avec Mamie !!). Bref, rien que pour Mamie, ce roman vaut le détour, c’est dire. ;-)

Musher, c’est une vraie bouffée de douceur et de fraicheur. Et je ne dis pas cela parce qu’il fait terriblement froid au Yukon ! Au final, aux côtés d’Adam et Ledonias, dans la chaleur de leur foyers accueillants, cette terre enneigée parait beaucoup moins glaciale… C’est un beau voyage que ce roman à la fois touchant et décapant, apaisant et tout léger.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.fr/2018/02/chronique-musher-1-eva-justine.html

par lilylelfe
Desire Desire
Rohan Lockhart   
Tout d’abord un grand merci à MxM Bookmark pour ce service presse. C’est toujours un grand plaisir de travailler avec cette chouette maison d’édition et ces attachées presses adorables et réactives.

La couverture très yaoi de ce roman m’a donné envie de le découvrir, et elle ne trompe pas, on est ici en plein univers du yaoi. Déjà, l’histoire se déroule au Japon, avec deux personnages japonais, et des mécanismes scénaristiques très « yaoi ». Pour le coup, étant une adepte de ce genre de manga, j’ai trouvé que cela manquait d’originalité, mais en fait, en considérant que c’est une romance MM et non un yaoi, c’est plutôt original.

L’auteur a une très bonne connaissance du Japon, du pays, des traditions, de la culture japonaise, et c’est donc très agréable de voyager dans ce pays et de suivre les pas de deux Japonais à travers leur quotidien. On y apprend beaucoup de choses.

Ce roman est littéralement une tranche de vie, où l’on suit deux jeunes adultes qui remettent en question leur relation alors que Sai, amoureux depuis toujours de Daisuke, son meilleur ami, se révèle à lui. Daisuke le surprend en proposant avec une facilité déconcertante de changer leur axe relationnel, ce qui évidemment ne va pas se faire sans de nombreux ajustements.

En soi, le scénario est donc très classique : deux meilleurs amis qui réalisent leurs sentiments mutuels, l’un qui était amoureux depuis toujours ou presque, l’autre qui va évoluer pour se mettre à l’unisson avec les émotions du premier. Je l’avoue, cette part-là du scénario ne m’a pas bottée outre mesure. Ce n’était pas foncièrement désagréable non plus, mais ça manquait d’originalité et de dynamisme. Autant j’ai énormément accroché avec le côté très nippon du roman, autant la romance en soi ne m’a pas emballée, et les personnages, s’ils sont bien sympathiques, ne m’ont pas vraiment marquée.

Leurs personnalités sont assez antagonistes, mais aussi complémentaires. À mes yeux elles sont assez clichées, mais encore une fois, je lis énormément de mangas, et typiquement, ce roman en reprend tous les codes, mon point de vue est donc assez biaisé en la matière. Daisuke est l’homme posé et sûr de lui, bien dans ses baskets, dominant et dirigiste sans le vouloir, mais très attentionné. Sai, lui, est le jeune homme introverti qui a du mal à communiquer ses besoins et manque d’assurance. En soi ils sont plutôt touchants et leur relation toute douce est plutôt sympathique.

Ce qui m’a le plus gênée et fait que ce livre m’a plutôt déçue, c’est la plume de l’auteur, que j’ai trouvé remplie de coquilles et de lourdeurs. Pourtant j’aime beaucoup Rohan et même si je lui reproche souvent ses répétitions, en général j’apprécie plutôt son style. Mais là, les répétitions étaient très nombreuses, alourdissant énormément l’écriture. Les confusions de concordance des temps sont légion, et les maladresses dans le vocabulaire utilisé, les expressions, etc, m’ont beaucoup perturbée et fait sortir de nombreuses fois de l’histoire. Alors que l’histoire en elle-même se lit facilement, est fluide et douce, agréable, cet aspect de l’œuvre m’a vraiment dérangée. Et irritée, ce qui fait que ça a nécessairement fortement diminué mon plaisir de lire.

Je le reconnais, je ne suis pas en soi un très bon public. J’aime les livres de très haut niveau littéraire, et je m’agace vite quand la plume est moins « classique ». Mais là j’ai eu l’impression que ce livre aurait eu besoin d’une bonne relecture, et c’est très dommage.

Par contre, gros point positif de ce roman, c’est le sujet qui y est abordé. Je crois que c’est à peu près unique dans le MM, je n’ai en tout cas lu aucun ouvrage sur ce sujet (hors mangas) en romance. Et là je dis bravo à l’auteur, même si cela reste léger et qu’on est un peu frustré par la dynamique très « tout public » de la manière dont est traité ce sujet, et que pour ma part j’aurais adoré le voir encore plus poussé et développé.

Le sujet dont je parle est l’asexualité. C’est une des principales problématiques du roman, Sai est asexuel, et, alors que sa relation avec Daisuke change, il se pose nécessairement énormément de questions, se met la pression, se demandant si l’amour de sa vie l’acceptera quand il saura la vérité. Et s’il ne se lassera pas de l’aimer avec ce qu’il considère comme un gros obstacle.

L’asexualité est bien expliquée ici, elle met un terme aux préjugés qu’on pourrait avoir. Cela reste simple, un peu trop pour moi, mais c’est intéressant de l’aborder de manière tout public, parce que, comme on le voit parmi les personnages du roman qui ont du mal à comprendre le principe de l’asexualité, la plupart des lecteurs ne connaissent pas du tout l’asexualité, et ont énormément de préconceptions fausses à ce sujet. Cela permet donc d’aborder le thème en douceur, en mots simples et compréhensibles, qui permettront au plus grand nombre de découvrir un peu plus cette forme de sexualité. Je ne vais pas vous faire un « cours » sur l’asexualité, je vous laisse en découvrir les bases à travers les mots de Rohan. J’espère que l’auteur écrira encore sur ce sujet, et si possible de manière plus approfondie, personnellement cela m’intéresse énormément.

Un univers japonais agréable, un scénario plutôt classique mais une thématique très originale. Dans l’ensemble, un bon moment de lecture pour une romance toute mignonne et très respectueuse.

Edit: l'auteur me précise que les personnages de Daisuke et Sai apparaissent dans deux autres romans qui précèdent Desire, et peuvent permettre d'aborder cette romance plus en douceur, avec la construction de leurs sentiments mutuels. Vous pourrez donc les retrouver dans Après la Pluie et Fragments de Rêve.

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
http://amabooksaddict.blogspot.com/2019/03/chronique-desire-rohan-lockhart_11.html

par lilylelfe
Minori no Te Minori no Te
Scarlet Beriko   
Tout d’abord, un immense merci à Taifu comics pour l’envoi de ce manga, et également, pour la gentillesse de leur accueil et la disponibilité de Guillaume. C’est toujours un plaisir d’accomplir ces partenariats avec vous !

C’est le premier manga que je découvre de Scarlet Beriko, dont j’avais déjà entendu parler en bien. J’en ai un autre à lire d’elle et j’ai hâte, je ne regrette vraiment pas cette découverte.

La couverture est pétillante et drôle, malgré la situation plutôt critique dans laquelle se retrouve Sôta, l’homme brun, qui ne semble pas ravi de se retrouver entre les griffes de Minori. Malgré cette impression, l’illustration respire l’humour, et le visage de Minori dépeint une tendresse indéniable. On sent ici l’histoire d’amour à la fois simple et complexe, et c’est tout à fait ce qui ressort de ce manga.

Les dessins sont magnifiques. J’aime beaucoup le trait de Scarlet Beriko, tantôt drôle, tantôt émouvant, mais surtout très expressif. Et les personnages sont très beaux, et très attachants, d’abord physiquement, mais pas seulement. Les scènes érotiques, nombreuses, sont magnifiques, les expressions des personnages très travaillées. Seul petit bémol à ce sujet : la censure, constituée de traits blancs qui cachent une partie des sexes. C’est toujours dommage je trouve, surtout dans une œuvre qui se veut explicitement très érotique.

L’histoire est vraiment originale : Minori est ostéopathe, mais c’est un soigneur très… particulier. Il connait parfaitement le corps humain, et abuse de sa position de thérapeute bien largement. Cependant, impossible de résister à son toucher unique, et ses patients, qui d’abord protestent contre sa façon de faire, finissent par revenir sans cesse, parfois même plus souvent que nécessaire. Et ils sont prêts à tout pour le contenter et recevoir lors de leur prochaine séance… une petite récompense.

Minori est un personnage sensuel, drôle mais assez énigmatique, qu’on a beaucoup de mal à cerner. Il accomplit son métier avec humour et autorité. Il a un côté très très pervers, qui lui va comme un gant, et le rend aux yeux des lecteurs vraiment attachant. Sisi, je vous jure. Mais ce qui nous touche le plus à son sujet, c’est cette sensation de vide qu’on ressent en le voyant. Il manque quelque chose à Minori. Il reste attaché à des évènements du passé, à une personne en particulier. Personne qu’il est clair qu’il fuit autant qu’il l’aime. Pourquoi ? Que s’est-il passé ?

Les choses vont se mettre en place rapidement quand Sôta débarque à son cabinet. Sôta, l’ombre de son passé. Sôta, l’homme qu’il aime de tout son cœur. Mais qu’il « maltraite » malgré tout pour tenter de le repousser. Entre érotisme brûlant, quiproquos, disputes et fuites, cette histoire remuante et troublante nous entraine dans les pas de deux anciens amoureux qui n’ont pas su s’oublier, mais se sont perdu de vue.

Entre Sôta qui brûle de retrouver Minori, de s’expliquer avec lui et de lui avouer ses sentiments, et Minori qui est consumé par sa culpabilité et s’est enfui, mais n’en espère pas moins, sans se l’avouer, que l’amour de sa vie saura le retrouver et renouer avec lui, nous allons traverser bien des émotions. Dans une ambiance d’humour décapant et de scènes érotiques aussi fréquentes que graphiques, on prend énormément de plaisir à suivre les rebondissements qui vont amener nos deux héros très atypiques à renouer à et, enfin, parler du passé et l’élaguer ensemble. Ce qui est loin d’être gagné, avec Minori qui, pour cacher ses émotions, ne cesse d’embêter Sôta… heureusement, Sôta est terriblement têtu, et bien décidé à retrouver en Minori l’homme qu’il aimait de tout son cœur dans le passé !

Les personnages sont vraiment attachants, et si j’ai trouvé l’histoire un peu trop rapide, que j’aurais aimé un développement plus conséquent, on ne peut qu’accrocher avec Minori et Sôta, les apprécier et souhaiter les voir réunis et heureux ensemble…

Une histoire pétillante, drôle et hot, dans laquelle on se laisse entrainer aisément, pour un très bon moment de lecture. Une belle découverte, pour moi, et j’ai hâte de découvrir l’autre titre que je possède de cette mangaka, Jackass ! avec lequel je pense passer un bon moment aussi…

Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict

http://amabooksaddict.blogspot.com/2018/08/chronique-minori-no-te-scarlet-beriko.html

par lilylelfe