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EXTRAIT 1 / CHAPITRE I (page 13)

Au sol, les pavés brillaient du reflet de cette lueur verte que diffusent les lampadaires urbains lorsque la nuit est installée. Mon pas était assuré. Malgré la pluie, on était loin d’une ambiance Singing in the rain d’autant que j’avais oublié de prendre le parapluie. Seul, le bruit des talons des rares passants pressés de rentrer chez eux, m’accompagnait. Ce soir-là, je me rendais à cette convocation reçue par courrier quelques jours auparavant. L’adresse du rendez-vous donné n’était en fait qu’à une dizaine de minutes de marche de mon domicile…

À l’heure dite, j’étais arrivé. Le 33 donnait sur une cour sombre qu’il fallait franchir sans aucune indication apparente. Bon, il est vrai que je ne m’attendais pas à une enseigne sur laquelle aurait été inscrit « Franc-Maçonnerie, bienvenue au club », mais quand même, c’était plus que discret. Je jetais un dernier coup d’œil de vérification à la convocation. J’étais bien bien au bon endroit, mais un passage de son contenu me paraissait encore plus mystérieux à cet instant : Monsieur, veuillez trouver ci-après notre invitation à vous rendre…/…pour un passage sous le bandeau… ». Qu’est-ce ce passage sous le bandeau signifiait vraiment ? Pris par le temps et mon travail, je n’avais pas eu le temps de me renseigner à ce sujet, ni même de passer dans une librairie spécialisée comme je me l’étais promis.

Trop tard pour reculer, je sonnai. Un bip déclencha l’ouverture de la grande porte, je pénétrais dans les lieux. Dans le hall quelques vitrines exposaient des objets maçonniques ; un des types qui empruntaient un grand escalier l’air très affairé, me jeta : « Salut mon Frère ! ». Je me demandais où je mettais les pieds. Mon frère ? Frère de qui ? De quoi ? Ça démarrait fort, il ne manquait plus que ce soit une secte…/…

EXTRAIT 2 / CHAPITRE II (page 54))

…/…

On avait soumis à ma réflexion deux ou trois phrases, des maximes en m’invitant à écrire ce qu’elles m’inspiraient. Mais mon attention se portait sur la lueur de la bougie, petite flamme vivante au-delà des ténèbres qui m’enveloppait et à laquelle je m’accrochais... Plongé dans mes pensées, la porte de mon antre s’ouvrit tout à coup et je compris que l’heure était enfin arrivée. Un frère s’appliquant à parler doucement, apparut et m’invita à me lever et à me préparer. De cette préparation, je ne retins que l’essentiel, ce bandeau qu’on me mit sur les yeux, me plongeant une fois encore dans l’obscurité et cet homme qui me soutenait presque, comme guide attentionné à mon côté, me tenant par la main comme un enfant... Après une marche qui m’avait semblé interminable, nous nous étions arrêtés. Je l’entendis alors, frapper violemment du poing à une porte. Quelqu’un répondit, frappant de même à l’intérieur, s’ensuivirent des discussions que je n’entendais pas vraiment. Après de longues minutes, je reconnaissais le bruit d’une porte qui s’entrouvrait. Le moment tant attendu était arrivé, j’allais en n connaître les secrets de l’initiation maçonnique !

EXTRAIT 3 / CHAPITRE III (page 95)

…/…

Sa femme, magnifique brune élancée, me donna un verre et ils insistèrent tous deux pour me faire visiter leur maison. Celle-ci était grande, accueillante et en plein centre-ville, elle donnait le sentiment d’être à la campagne avec son jardin de curé. Ils avaient décidé de se faire plaisir là dans ce lieu où ils pensaient finir leur vie. Fiers de tous leurs gadgets domestiques qui ne manquaient pas, ils ressemblaient à des gosses faisant découvrir leurs jouets de Noël ! Je les suivis dans chacune des pièces, heureux de leur bonheur visible, mais restai captivé par tous les tableaux présents sur les murs. Les autres invités étaient arrivés et il était temps de les rejoindre. L’ambiance était rieuse et conviviale. Personne ne boudait le plaisir d’une plaisanterie et le travail maçonnique n’était guère à l’ordre du jour, du moins pour l’instant... Seule femme parmi nous, la maîtresse de maison faisait de son mieux pour satisfaire nos besoins. Je l’observais attentivement, virevoltant joyeusement au milieu de cet aréopage masculin. Plus que discrète, elle s’appliquait presque à être transparente, s’interdisant de gêner notre réunion, elle ne prêtait que peu d’attention à nos discussions. Je pensai soudain à tous ces hommes qui avaient une femme comme compagne, épouse ou amie. Que leur disaient-ils de la Franc-Maçonnerie ? Comment aborder un sujet avec les autres lorsqu’il est déjà si complexe pour soi et que l’on est à peine en train de découvrir... Aimantes, elles auront souvent ce rôle rassurant d’accepter notre démarche sans l’approuver totalement, mais sans jamais la réprouver. Une forme d’acceptation en confiance, répondant au simple principe que ce qui est bon pour leur conjoint, le sera sans doute pour elle... …/…

EXTRAIT 4 / CHAPITRE IV (page 125)

…/…

La clairière où se trouvait cette halle en pleine campagne près d’un lac, offrait un cadre sublime à cette fête. Au loin, je voyais le vent coucher les champs de blé encore verts comme des vagues ondulantes. Un verre en main, je me sentais apaisé, porté par les conversations que je recevais sans les entendre comme des gazouillis d’oiseaux. Signe des gens heureux, tous riaient et discutaient, semblant goûter ce moment simple et rare. Ces instants suspendus comme protégés, étaient propices à ma réflexion sur les premières étapes du chemin parcouru et à ce que ma démarche maçonnique avait pu m’apporter concrètement.

Il serait fastidieux d’en dresser la liste. Me satisfaisant surtout d’une nouvelle acuité. Je parle de celle du cœur et de la conscience de soi. De celle qui vous permet de vous sentir vivant, présent à ce que vous faites, non pas dans le souvenir des choses de la veille, ni dans la projection de celles du lendemain, mais être tout entièrement à l’instant présent. Profiter de la légèreté, comme ce vent dans les prés, du simple plaisir d'être bien, acquis à ces petits bonheurs fugaces et nourrissants.

Appelé à passer à table sous cette grande halle ouverte, j’avais rejoint Jean-Baptiste qui m’avait réservé une place à ses côtés. De gauche à droite, des rires, les bruits de couverts qui s'entrechoquaient, les conversations multiples allaient bon train et se croisaient, se quittaient puis reprenaient à l'envi.

- Ta fille est au courant de ton engagement maçonnique ? Me demanda un frère dénommé Jacques en face de moi.

- Oui, mais ça a été un peu compliqué...

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