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Liquidation à la grecque



Description ajoutée par Mxlle-Yuuki 2013-10-30T22:14:38+01:00

Résumé

Mort aux banquiers ! Athènes. On retrouve plusieurs personnalités du monde de la finance décapitées, tandis que des tracts inondent la ville, appelant les clients des banques à ne plus rembourser leurs emprunts. Le commissaire Charitos mène l’enquête une fois de plus, affrontant quelques redoutables personnages (dont certains de ses collègues), les éternels embouteillages d’Athènes et la crise qui ravage le pays. La patience et l’humanité de ce Maigret hellène le mèneront jusqu’à un bien étrange assassin, tout en faisant découvrir au lecteur une Grèce criante de vérité, décrite avec une ironie mêlée de tendresse. Charitos n’est pas au bout de ses peines : Liquidations à la grecque constitue le premier volet d’une Trilogie de la crise où nous les retrouverons, lui et son pays, « où tout peut s’expliquer par la démence .

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Classement en biblio - 15 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Didie6 2014-10-31T17:12:31+01:00

Les bureaux de la Banque centrale sont dans la rue Pireos. Je compte passer par l'avenue Alexandra et la place Omonia, l'itinéraire logique, oui mais la logique dans ce pays, ça ne marche jamais. Après l'église Saint-Savvas, je tombe dans une pagaille totale avec tout ce que cela comporte: cris, jurons, gestes, klaxons. Les conducteur devant moi cherchent desespérément à fuit leur destin comme les pickpockets affolés d'autrefois que nos hommes poursuivant à pied dans les rues. A présent, nos sommes en voiture et ils nous échappent toujours

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Svane 2021-09-24T08:39:26+02:00
Argent

J'ai beaucoup aimé cette enquête aux côté du commissaire Charitos. Tandis que la crise économique fait rage en Grèce, des banquiers peu sympathiques sont décapités et un anonyme incite les citoyens à ne pas payer les banques. Les deux affaires sont-elles liées ? S'agit-il d'une affaire de terrorisme ? Le commissaire Charitos a ses propres idées, et même si ce ne sont pas toujours celles privilégiées par sa hiérarchie, il compte bien mener l'enquête jusqu'au bout. Ce faisant, il va en apprendre un peu plus sur les subtilités économiques, ce qui va l'amener à de surprenantes conclusions.

L'enquête est plaisante mais le grand point fort de ce roman est la capacité de l'auteur à nous faire vivre la crise grecque de l'intérieur, et à l'incorporer très naturellement au récit. Ainsi, on voit les manifestations et les embouteillages quotidiens, les réductions drastiques de salaires, l'inquiétude de savoir si les enfants trouveront du travail... Ce sont simplement des Grecs qui essaient de sortir la tête de l'eau et râlent contre leur gouvernement, l'Europe et les banques pour les avoir mis dans une telle situation.

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Commentaire ajouté par polacrit 2020-10-11T10:33:41+02:00
Or

Liquidations à la Grecque, dont la version originale est parue en 2010,a été publié par les éditions du Seuil en 2012, dans la collection Policiers Seuil. L'histoire est racontée à la première personne par le commissaire Charitos, dont on découvre l'univers familial et professionnel. Il est le premier tome de la Trilogie de la Crise. Le style fluide est rythmé par de nombreux dialogues, souvent empreints d'un humour noir, comme dans cette conversation entre Charitos et le légiste: "Je ne comprends pas cette manie que tu as de me faire disséquer des corps sans tête, dit-il, agacé, tout en enfilant ses gants de chirurgien. Dis à tes assassins de prendre un flingue, pour changer." (Pages 182-183). Pas de temps mort ni de longueurs.

Fil rouge: difficultés de circulation dans Athènes qui souvent entravent les déplacements de la police.

Tandis que le commissaire vient juste de marier sa fille, Nikitas Zissimopoulos, ancien gouverneur de la Banque Centrale, est retrouvé mort dans le jardin de sa villa par son jardinier. La cause de la mort est la décapitation. Une feuille de format A4 portant un énorme D est épinglée sur sa chemise.

Au vu du poste important occupé par Zissimopoulos avant de prendre sa retraite, Charitos envisage divers mobiles, tous aussi plausibles les uns que les autres. Blanchiment d'argent? Corruption? Vengeance? Règlement de compte? Assassinat politique? En l'absence d'indices, l'enquête piétine.

C'est alors qu'un second meurtre est commis. Cette fois, la victime est Richard Robinson, directeur général de la Firth British Bank, retrouvé décapité dans son bureau. Comme Zissimopoulos, la cause de la mort est la décapitation. Même assassin? Même mobile? Charitos s'y perd, manquant d'indices probants et de témoignages lui permettant d'élaborer une théorie tenant la route.

Stathakos, directeur de la brigade anti-terroriste, et le ministre sont convaincus qu'il s'agit d'une affaire de terrorisme. Avis que Charitos est bien loin de partager, bien qu'il dispose de bien peu d'éléments pour étayer une hypothèse démontrant le contraire.

Les deux meurtres seraient-il s liés à la campagne d'affichage et d'annonces massives encourageant les gens à ne pas honorer leurs dettes contractées auprès des banques? Vue la crise économique sans précédent qui se profile à l'horizon, les banquiers deviennent la cible d'un vengeur anonyme.

Charitos est sommé par le ministre et par le directeur de la police de résoudre cette complexe affaire au plus vite avant que les choses ne dégénèrent et que les banquiers ne prennent des mesures radicales qui ne feraient qu'aggraver la tension déjà préoccupante.

Un des principaux atouts de Liquidations à la grecque est de se faire "télescoper" de façon intéressante et instructive, sans lamentations ni récriminations excessives, la réalité d'un pays en faillite avec la fiction,de nous faire vivre sa lente descente aux enfers de l'intérieur, de nous donner les clefs pour la décrypter. En bref, faire vivre au lecteur la crise économique et sociale grecque de l'intérieur, tout en suivant une enquête criminelle crédible et bien ficelée. Avec la touche personnelle de Petros Markaris, son humour caustique, son analyse toute en finesse et objectivité, son regard acerbe et tout à la fois bienveillant sur son pays, sur ses compatriotes dont il montre les petitesses mais également les grandeurs, sans oublier leur héritage culturel immense.

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Commentaire ajouté par Goupilpm 2019-10-02T10:20:19+02:00
Or

Des banquiers et hommes d'affaire travaillant dans le milieu de la finance sont retrouvés décapités, sur leurs corps est épinglée une feuille A4 portant en grand format la lettre D. Au vu des difficultés financières des citoyens grecques ces meurtres prennent une dimension toute particulière. L'un des commissaires voit en ces meurtres un acte terroriste surtout que des étrangers sont également visés. Mais le commissaire Charitos, encouragé par son supérieur direct, n'y croit pas et il va mener une enquête parallèle qui va l'amener au fil de découvertes d'indices de surprises en surprises. Le meurtrier ne se cantonne pas qu'aux meurtres la ville est inondée de tracts en appelant les gens à ne plus remboursez leurs emprunts.

Ce roman est le premier d'une trilogie qui met en avant la crise économique de 2008 qu'a vécu la Grèce. Les enquêtes son indépendantes au sein de la série, mais ces trois romans se déroulent sur fond de crise qui impacte le peuple Grec: la population souffre, les salaires et pensions sont réduits, l'âge de la retraite est rehaussé, les faillites sont fréquentes et certains se suicident. Les manifestations et les grèves paralysent le trafic dans les rues d'Athénes. Le lecteur est plongé dans une ambiance réaliste qui lui permet de découvrir la vie au jour le jour que vit la population car le récit se déroule deux ans après le fiasco financier.

Les descriptions de la ville, de la vie familiale du commissaire, du cadre socio-politique occupent certes une place importante dans le roman, mais l'intrigue tout ce qu'il y a de classique est bien ficelée et plaisante. Le commissaire, un peu dépassé par les notions d'informatique et d'économie avance à petits avec parfois des ratés. Ici l'enquête passe presque au deuxième plan car elle est prétexte à décrire, sous couvert d'un humour cynique, les nombreuses dérives à l'origine de la crise. Il est assez facile d'identifier le coupable car à plusieurs endroits du roman l'auteur nous distille de gros indices.

Le commissaire ne traîne pas de casseroles, n'est pas alcoolique au passé difficile mais un homme simple qui jongle entre sa vie de famille : les bons mots de sa femme qui ajoute une touche d'humour au récitet les difficultés financières de sa fille qui débute dans la vie active et une enquête où il se sent parfois une peu dépassé par les événements évoluant dans un milieu qu'il ne maîtrise pas. Les personnages secondaires sont aussi plaisants à suivre, ils ne s’apitoient pas sur leur sort, s'en amusent même parfois mi-amers mi-caustiques

L'écriture est simple, assez directe est convient parfaitement à ce type de récit. On apprécie les échanges verbaux entre les différents protagonistes qui se révèlent à certains moments drôles et apportent ainsi une légèreté au récit malgré une atmosphère plutôt sombre.

Un suspense maîtrisé, un panorama d'une Grèce en crise mâtiné d'humour, des personnages attachants permettent au lecteur de passer un bon moment de lecture.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-02-09T20:47:28+01:00
Or

Un ancien banquier très habile mais retraité, un certain Gigilamoroso, vient de se faire décapiter à l’épée, telle Anne Boleyn.

Pardon, c’est pas le bon nom… Comment tu dis ? Zizimenculos ? Non plus… Ces noms grecs, je ne m’y ferai jamais, moi…

Ah, voilà ! Zissimopoulos, Nikitas de son prénom. Et le premier qui me chante ♫ Nikitas Jolie fleur de Java ♪ s’en prendra une dans la figure ! Par contre, je n’ai rien contre Sir Elton John…

♫ Oh Nikita You will never know anything about my home ♪

Si je chante, c’est parce que j’ai le cœur léger ! Imaginez que dans ce polar grec, on décapite des banquiers… Pour une fois que les victimes ne me sont pas sympathiques mais le criminel oui… Des envies folles de l’embrasser, cet assassin même si ce n’est politiquement pas correct et que de toute façon, le mal est déjà fait, la crise est là.

Première incursion dans le petit monde de la police athénienne menée par le commissaire Kostas Charitos et pour une première, c’est plus que réussi.

Non seulement j’apprécie le commissaire (qui n’est pas un alcoolique bourré de blessures secrètes) mais aussi sa petite famille, dont son épouse Adriani, qui, malgré le fait qu’elle n’intervienne pas souvent, laisse un souvenir impérissable à la lectrice que je suis.

Si les membres de son équipe ont des noms assez difficiles à retenir pour la belge que je suis, leurs portraits sont esquissés en peu de mots, mais comme il y a des romans qui précèdent celui-ci, je suppose qu’ils sont plus détaillés dans ceux-là. Malgré tout, ils m’ont fait bonne impression, les inspecteurs Dermitestivale et… Pardon… Dermitzakis et Vlassopoulos (seuls les cavaliers comprendront mon jeu de mot).

Autre personnage dans cette enquête sur les banquiers qui perdent la tête, c’est la Grèce, ses embouteillages, sa chaleur, ses manifestations, sa grogne, ses emprunts et, personnage tout aussi important qui gravite dans ces pages, c’est cette bonne vieille crise financière de 2008 ! Oui, celle-là même qui a mis les banques à genoux (pas longtemps) et a vidé les poches de certains.

Intégrant à son enquête des explications sur certaines opérations banquières, l’auteur n’en fait pas trop et jamais cela ne devient indigeste, tout comme les revendications des Grecs, leurs ras-le-bol, leurs râleries, le tout est incorporé au récit de manière naturelle et le lecteur se rend compte alors de ce que certains ont enduré puisque nous nous trouvons de l’autre côté du miroir.

Véritable coup de projecteur, la crise est mise en lumière par un Grec, sans pour autant exonérer son pays et ses compatriotes de leurs fautes. Avec un certain cynisme et un cynisme certains, il n’a pas peur de mettre des nez dans leur caca.

Pour cette enquête, un personnage comme le commissaire Kostas Charitos était celui qui nous fallait : comme nous, il n’y connait pas grand-chose à cette crise financière et aux noms barbares de certains produits, tout comme les autres, il tire le diable par la queue, peste sur les supérieurs et leurs conneries, en a marre des magouilles politiciennes et voudrait faire son job de la meilleure manière qui soit.

Un roman noir éclairant la lanterne sur la crise financière, une enquête captivante, des assassinés peu sympathiques et une foultitude de personnages désabusés, bougons, fâchés, râleurs et qui paient les conneries de leurs gouvernements et les leurs aussi.

Un roman noir que j’ai eu du mal à lâcher et maintenant, je compte bien retrouver un autre jour le commissaire Kostas pour la suite de ses aventures, et le prologue aussi.

Un roman noir qui permet aussi à un Grec de dire par écrit ce que bien de ses concitoyens ont dit à voix haute ou à voix basse. Mais on n’écoute pas toujours les petites gens alors que ce sont eux les plus pénalisés.

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Commentaire ajouté par Biquet 2018-07-16T13:49:36+02:00
Lu aussi

Une enquête du commissaire Kostas Charitos, assisté par Adriani sa femme, par Katérina sa fille et Phanis son gendre.

Autour de ce noyau familial tournent d'autres personnages. Stathakos, un collègue qui le jalouse et crie sur tous les toits qu'il s'agit manifestement d'un cas de terrorisme en Grèce. Ayant peu de sympathie pour la Grande Bretagne, l'auteur implique des spécialistes britanniques qui se fourvoient également dans cette hypothèse saugrenue. "Quick is Dirty" pourrait être la devise du commissaire Charitos et les Anglais en sont les spécialistes. Guikas, son supérieur hiérarchique dont l'opinion oscille entre crime de droit commun et terrorisme. Il se plie aux arguments de Kostas lorsque sa propre hiérarchie adopte cette direction. Dermitzakis et Vlassopoulos ses collaborateurs sont diligents et efficaces.

C'est un roman plutôt familial avec comme un parfum à la Charles Exbrayat. Ce qui ne le rend pas désagréable.

Reviennent comme des leitmotives la menace djihadiste, les célèbres embouteillages d'Athènes, le mépris des eurocrates pour la Grèce, le problème des réfugiés coincés en Grèce, les réductions salariales et de pensions.

Les chapitres courts rendent le récit nerveux mais la fin me paraît un peu bâclée. Mon hypothèse est qu'il y a un hiatus de continuité dans le scénario. La conclusion me semble avoir été écrite au préalable et le corps du récit dû être réduit pour tenir dans les 350 pages allouées à un tel roman.

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Activité récente

neisson l'ajoute dans sa biblio or
2017-06-12T13:21:07+02:00

Titres alternatifs

  • Ληξιπρόθεσμα Δάνεια - Grec

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 15
Commentaires 5
extraits 15
Evaluations 5
Note globale 7.6 / 10

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