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"C’est mieux comme ça.

Faut que je l’éloigne de moi.

Mais je veux pas qu’elle croit que je me suis servie d’elle pour assouvir je ne sais quelle pulsion, parce que je ne l’ai pas baisée.

Je lui ai fait l’amour et j’ai tout aimé d’elle : son corps, son cœur et son âme.

Son rire, ses yeux pleins d’étoiles, ses cheveux en bataille.

Ses cicatrices, ses blessures et ses failles.

Parce que c’est comme ça qu’on doit l’aimer : toute entière."

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Extrait ajouté par Bibounine 2018-10-27T14:24:56+02:00

L’atmosphère lourde, pesante et froide nous cernait de toutes parts et nous comprimait la trachée. J’avais le sentiment de suffoquer tant cela ne pouvait être vrai ! Je ne pouvais pas y croire, il ne pouvait pas nous quitter, ne plus être parmi nous… Ce corps sans vie, dépourvu de pulsations sanguines n’était pas le sien, son visage ne pouvait être strié de ces lignes violacées, non c’était impossible !

Je hurlais tellement qu’on a dû me faire sortir. Hamza ne savait quoi dire pour me calmer, à part me serrer tout contre lui, hormis tenter de contenir les tremblements dont j’étais victime.

Oui, j’étais une victime de ce crime odieux que la faucheuse venait de perpétrer… Elle m’avait arraché mon baba, mon père, mon modèle, mon pilier. Comment avancer sans lui désormais, comment prendre le bon chemin sans commettre d’erreurs ?

Je vais me perdre, je vais me perdre, je vais me perdre…

Pourtant ce n’est pas ce que je veux, mais c’est comme si la corde que je tenais, en l’occurrence la main de mon père, s’était usée, effilochée jusqu’à ne plus être qu’un amas de peau morte, de chair décharnée usée jusqu’aux os qui se transforme lamentablement en poussière.

Et n’être plus rien.

Un fantôme même pas présent dans cette vie insipide et dénuée de sens.

Qui me consolerait quand j’irais mal ?

Me serrerait si fort contre lui que le chagrin cesserait instantanément ?

Personne.

Personne ne me parlait, je n’avais pas d’amis, j’étais trop studieuse, trop dans mes livres…

Pas assez cool.

Ah oui, mon frère l’est, lui…

Mais je ne suis pas Hamza.

Je ne suis que Sadia, la beurette de service qu’on traite de crouille ou de sale arabe dans les bons jours et à qui on intime de rentrer chez elle dans les mauvais.

Chez moi…

Mais je n’ai pas d’autre maison que cette saleté de cité, faite de béton et entourée de barbelés invisibles. Je suis une SDF de ma France à moi. Trop bronzée et pas assez blanche. Ma vie est terne, grise et elle schlingue trop souvent l’âcre odeur des poubelles qui s’amoncellent dans l’entrée de mon hall.

Mais ce lundi, tout allait changer.

Un virage allait s’opérer, je le sentais, Baba était venu me hanter jusque dans mes rêves :

« Écoute ce que le Mekthoub a écrit pour toi, Malaykati… Le soleil arrive, accompagné de ses rayons. Tu ne vas pas tout de suite t’en rendre compte, et pourtant. Il sera bien là… Ouvre grand tes yeux noirs, mon étoile orientale, afin de laisser ton avenir se parer d’or et de diamants… »

Sur le coup, au réveil, je me suis quand même demandé si je n’étais pas cinglée, j’ai dû écarquiller plusieurs fois les yeux. La gorge sèche, l’estomac noué et les tripes en vrac… Il n’était plus là, mais la vie devait malgré tout reprendre son cours, comme après un hiver âpre et glacial. Le genre qui te transit le corps, le cœur voire l’âme et te givre si fort que tu peines à reprendre pied dans la réalité, même si les rayons du soleil tentent de te réchauffer autant qu’ils le peuvent.

Oui, il fallait survivre à ça, parce que la nouvelle de ce putain de crabe avait été précédée par l’annonce de la dernière grossesse de ma mère… Non seulement elle se retrouvait veuve, devait assurer notre éducation à Hamza et moi, respectivement âgés de treize et onze ans, mais faire face également à cette arrivée impromptue d’un bébé qu’on n’attendait pas. Mehdi a pointé le bout de son nez un mois après le décès de Baba, mais c’était une joie en demi-teinte… Malheureusement.

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Extrait ajouté par Bibounine 2018-10-27T14:24:18+02:00

Et je ne peux pas m’en empêcher. C’est comme si je ne contrôlais plus rien en sa présence, je me penche vers elle et attrape son menton entre mon pouce et mon index pour la forcer à relever la tête. Son regard triste croise le mien, je soupire et me mets à déglutir mais ça ne passe pas. Mes pensées sont obstruées par des images de sa bouche sur la mienne, de nos langues qui se caressent, de son corps fiévreux contre le mien.

Putain ! Je dois partir…

Je ne peux pas.

JE NE PEUX PAS !

Je me lève d’un bond et je cours littéralement sur la poignée de la porte. Quand je l’entends claquer derrière moi, je me pose quelques secondes contre le mur et me laisse presque tomber.

Je me sens fébrile, à la limite de l’apoplexie, comme si mon cerveau allait éclater et mon cœur imploser.

Je ne tiens plus sur mes jambes, elle me met l’âme à l’envers, comme un saut vertigineux dans l’espace…

Je voudrais juste fermer les yeux et me dire que c’est possible.

Mais ça l’est pas.

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Extrait ajouté par Bibounine 2018-10-27T14:23:55+02:00

Je regarde même plus les autres nanas du quartier, même Grace pour laquelle j’ai eu un crush plus jeune ne me fait plus cet effet.

Elle est toujours aussi canon, ce n’est pas ça le problème, c’est juste que lorsque je regarde Sadia, ça n’éveille pas du tout les mêmes sensations chez moi.

Elles sont aussi différentes l’une que l’autre.

Grace est petite, brune avec des yeux de chat vert clair et de jolies courbes. Tandis que Sadia, elle, est dotée de longs cheveux de jais bouclés avec des reflets auburn au soleil. Son regard ébène bordé de grands cils sombres en amande se marient parfaitement avec son teint hâlé. Sa grande taille et son corps longiligne, ses petits seins qui pointent sous ses chemises, ses hanches bien dessinées qui donnent envie de les attraper.

Putain, je me mettrais des patates ! Je n’ai pas le droit de ressentir ça pour elle, faut que j’arrête ça !

Alors je fais la seule chose qu’il me reste à faire, je prends le rôle du gros relou pour qu’elle ne se rende pas compte des changements qui s’opèrent en moi. Pour cacher mon trouble, les palpitations de mon rythme cardiaque qui s’accélèrent lorsque je sens son souffle près de moi, lorsque sa belle bouche pulpeuse prononce ne serait-ce qu’un simple « bonjour ».

Et surtout lorsque ses lèvres murmurent mon prénom.

Ça sonne comme une mélodie, un chant interdit, mais ça me caresse l’âme comme un long poison qui remplirait mes veines.

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