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Commentaires de livres faits par LLyza

Extraits de livres par LLyza

Commentaires de livres appréciés par LLyza

Extraits de livres appréciés par LLyza

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Tant pis pour Leonora. Je ne voyais pas comment j’allais pouvoir survivre à de longues années hors-terres avec ma main droite pour toute compagne. J’ai donc appris les règles du jeu tel qu’il se pratique entre humains.
Ce ne fut pas sans quelques ratés, comme la fois où j’ai frotté ma joue à celle d’une fille pour la marquer. Ou le soir où, debout au pied du lit de Marian, le sexe dressé comme un mât, j’attendais qu’elle se décide enfin à me tendre les fesses et à s’offrir.
Puis le moment où j’ai refermé les dents sur son cou pour l’ancrer et qu’elle a failli me percer le tympan avec son hurlement.
Heureusement Jeremy m’a pris sous son aile et m’a fait découvrir la pornographie et l’imagination sans bornes des humains quand il s’agit d’emboîter deux corps – ou, parfois, plus.
Ces films se sont révélés très instructifs mais également très éprouvants à regarder. Trop souvent les hommes y traitaient les femmes comme des subalternes et semblaient leur infliger leur volonté plutôt que de jouer avec elles. Et puis je leur trouvais quelque chose d’à la fois terrifiant et irrésistible, un peu comme les films d’horreur. Combien de fois je me suis dit, horrifié : « Là, je le sens, elle va lui faire mal… Elle va prendre ses testicules entre ses carnassières et… »
Croque, mâche, croque.
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Je me demande s’il y a quelque chose dans l’air conditionné des bureaux de HST. Lors de la dernière lune, j’ai fait le trajet avec deux loups qui vivent hors-terres depuis aussi longtemps que moi. Reena siège à la cour d’appel, et son compagnon, Ingmar, occupe un poste quelconque au sein de l’administration de l’État de New York. Ils ne retournent dans les Adirondacks que pour de rares vacances – et, naturellement, pour la lune de fer. Pendant ces trois jours où la lune est ronde et pleine, son influence fait loi, et les loups de la meute n’ont pas d’autre choix que de vivre sauvages.
Reena et Ingmar, qui sont des loups subalternes du deuxième échelon, ne paraissent pas affectés par ce déchirement qu’est la vie hors-terres. Ils ont passé tout le trajet à échanger des anecdotes au sujet de divers restaurants, d’avocats, du marché de l’immobilier et de Hamilton Magazine. J’avais l’impression d’être enfermé dans un espace confiné avec une paire d’humains – moins la puanteur caractéristique d’acier et de charogne.
Je les aurais bien mordus, mais ils ne sont pas de mon échelon.
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Je fus aplatie au sol. Le vent me frappa dans un sifflement douloureux pendant qu’un vampire belliqueux dirigeait ses canines nues vers ma gorge.
Une journée normale au bureau.
Pour l’instant, au moins, il semblait satisfait, croyant qu’il n’avait pas perdu au change en laissant filer la fille qu’il chassait avant moi. Qui pourrait lui en vouloir ? Pour lui, elle et moi étions toutes les deux des filles au sang chaud, seules dans le parc : des victimes toutes désignées. Je ne dégageais pas la même odeur intense de peur, et ma tenue était loin d’être aussi provocante, mais pour un vampire assoiffé de sang prêt à se nourrir, nous nous valions. Un vampire n’avait besoin que d’un cou et d’un pouls.
Dans ma situation, j’avais un plus gros problème : mon arme était coincée à l’arrière de mon jean, ce qui signifiait que, comme j’étais épinglée au sol, l’arme s’enfonçait dans le bas de mon dos.
Il fallait que je me mette sur lui. Oh, si j’avais touché un centime à chaque fois que cette position m’avait permis de résoudre un problème !
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date : 27-04
S’il continue à me sourire comme ça, je vais souffrir du syndrome de Stockholm d’ici quelques minutes, putain !
Je me sens terriblement mal à l’aise, tiraillée entre mes souvenirs adolescents et la mine sympathique qu’arbore Marceau. Des zestes de rancœur et de haine parsèment mon cœur, bien que l’apparente douceur du médecin m’apaise.
Peut-être a-t-il changé ?
Peut-être est-il devenu un homme nouveau ?
Ouais, mon cul aussi.
Je ne crois qu’aux sages paroles de Céline Dion. On ne change pas. Point final.
— Vous semblez très stressée, me dit-il d’une voix bien trop sensuelle.
— Je n’ai côtoyé que trois dentistes dans ma vie, avoué-je, redressée sur les coudes. Le premier ressemblait à Iggy Pop, le deuxième s’est endormi sur moi en me soignant une carie. Quant au troisième, je lui ai mordu une phalange.
Pourquoi est-ce que je débite toutes ces conneries ?
Je ressens le besoin de me confier sur mes mésaventures. Avant d’être Marceau Tanguy, cauchemar de mon adolescence, il est un médecin. Je tente de mettre mon animosité de côté. Il ne sait pas qui je suis, après tout.
Capucine Monsallot est morte depuis longtemps.
Ses lèvres se pincent pendant qu’il m’écoute. Il se retient de se marrer, c’est certain. Il doit se dire que je suis un aimant à emmerdes.
Il n’aurait pas tort.
— Laissez-moi vous redonner confiance en la profession, alors.
Ces quelques mots font vibrer mon bas ventre. C’est dingue comme cet homme peut être séduisant. Une loi devrait le faire interdire. Je suis supposée le haïr et avoir envie de lui asséner des coups de pelle. Au lieu de ça, j’ai la sensation d’être une vierge effarouchée qui bat des cils face au mec qui lui plaît.
— Bon courage, alors.
J’ouvre en grand la bouche, tandis qu’il se positionne derrière moi.
Que la torture commence !
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— Je n’ai aucune raison de croire la moindre de vos paroles.
Il se pencha en avant. Son corps se tendit et je vis ses muscles se contracter sous ses vêtements. Son expression était celle d’un prédateur. Le vernis de civilisation s’était craquelé pour révéler sa véritable forme, celle d’un dragon dans toute sa terrifiante gloire.— Ne vous avisez pas de partir, prévint-il d’une voix vibrante de pouvoir. Vous êtes dépassée. Adam Pierce, la maison Pierce et IIM sont bien trop forts pour vous. Je vous propose de devenir votre allié. Ne faites pas de moi un ennemi, vous le regretteriez.
— Et c’est exactement pour ça que je dis non, répliquai-je en me levant. Et la prochaine fois que vous déciderez de vous projeter dans mes rêves, merci de garder vos vêtements.
Il sourit. C’était un sourire très masculin, très sûr de lui, pas seulement sexy mais carrément sexuel. L’éclat prédateur dans son regard devint franchement sauvage. Je ressentis le besoin de saisir une serviette de table pour la brandir devant moi, tel un bouclier.
— Je suis capable de ce genre de projections, mais il faudrait que je me trouve à côté de vous pour le faire.
Oh non.
Sa voix se fit soyeuse et sensuelle. Aucun homme n’aurait dû être autorisé à avoir une telle voix.
— Dites-moi, qu’est-ce que je ne portais pas dans votre rêve ?
Je me redressai, tournai les talons et sortis. Le son de son rire me caressa le dos.
Continue à marcher, continue à marcher, continue à marcher.
J’avais agi bêtement. Tout ça parce qu’il fallait toujours que j’aie le dernier mot. Ça m’aurait tuée de rester silencieuse ?
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— Non merci, dis-je.
Il étrécit les yeux.
— Vous êtes toujours contrariée par cette histoire d’enlèvement.
— Oui. Je ne vous apprécie pas, mais ce n’est pas pour cette raison que je refuse. Il s’agit d’une décision strictement professionnelle. Vous avez enfreint la loi en me kidnappant et, même si vous m’avez présenté des excuses, celles-ci n’étaient pas sincères. C’était un moyen d’obtenir ce que vous vouliez. Vous avez réagencé le restaurant, la propriété de quelqu’un d’autre, en fonction de vos besoins personnels, vous m’avez menti durant cette conversation et vous avez tenté de me piéger à l’aide d’un sortilège après m’avoir assuré qu’il ne me serait fait aucun mal.
— Je vous avais assuré que vous ne seriez pas kidnappée.
— Vous êtes incroyablement puissant et affichez clairement votre dédain pour les contraintes légales ou morales. J’imagine que vous estimez que rien de ce que vous faites n’est un problème. Ce qui vous rend très dangereux et signifie, dans ma profession, que vous êtes une énorme source de risque. Vous n’hésiterez pas à enfreindre la loi et à tuer pour obtenir ce que vous voulez et, en admettant que j’y survive, ce serait à moi d’en assumer les conséquences. Donc la réponse est non.
— Vous faites erreur, Nevada. Je prends soin de mes employés.
L’entendre prononcer mon prénom me fit perdre mes moyens l’espace d’une demi-seconde. Échanger une dette envers IIM contre la servitude auprès de la maison Rogan ? Non, merci.
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Mad Rogan se leva dans un mouvement fluide. Un serveur apparut, comme par magie, et tira mon siège pour m’aider à m’asseoir.
Mad Rogan n’avait pas touché à la chaise. Il aurait dû la tirer pour moi, mais il n’avait pas esquissé un geste. Peut-être voulait-il me faire comprendre par là que je ne méritais pas un tel égard, mais le respect du protocole était une seconde nature chez les membres des grandes maisons.
— Vous avez fait quelque chose à ma chaise ? demandai-je, suspicieuse.
— Non. Ma magie réagit avec la force d’un coup de fouet. Mensonge.
Je me tournai vers la table près de la fenêtre.
— Je préfère cette table-ci, dis-je.
Le serveur se figea, pétrifié, ne sachant quoi faire.
Je me dirigeai vers l’autre table, désignai le siège qui faisait face au parking et les dévisageai tous les deux.
— Je vais m’asseoir ici.
Mad Rogan esquissa un geste presque imperceptible de la main gauche. Une légère fumée rouge s’éleva de la moquette, révélant la forme d’un cercle magique autour de mon précédent siège avant de se dissiper dans l’air. Il avait mis en place un piège et j’avais failli m’y asseoir. Le salaud.
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— C’est quoi ce plan que tu me fais ?

— Soirée romantique. Tu le mérites… vraiment, vraiment beaucoup.

— Telle que tu me voies, je rêve plutôt d’une pizza et d’un dessin animé où les objets chantent le bonheur du monde.

Sans cesser de m’entraîner à sa suite, Logan grimace brièvement, le regard brillant.

— Cela sera un peu plus élaboré qu’une pizza, mais je te promets qu’on va chanter tous les deux sans fausse note.

J’éclate bruyamment de rire.

— En voilà un programme !

Logan s’arrête le temps de m’embrasser :

— C’est le programme de toute une vie. Toi… moi, ensemble.

On y revient… la définition exacte du mot « bonheur » dans mon dictionnaire personnel : Logan et moi, ensemble pour le reste de notre vie.
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— Je suis un monstre, Charlie.

Sa voix n’est qu’un son étranglé. Les yeux mouillés de larmes, je le serre un peu plus fort contre moi.

— Ça tombe bien, parce qu’il se trouve que j’en suis un aussi.

Oui. Nous sommes tous les deux des monstres. Des monstres affamés d’amour qui ne savent ni comment le donner, ni comment le recevoir. Depuis que j’ai admis mes sentiments pour Logan, je découvre sans cesse des facettes de ma personnalité, des facettes dont j’ignorais l’existence. Des facettes que je n’aime pas. Jalousie. Envie. Je suppose que ce doit être pareil pour lui… c’est sûrement ça « être amoureux ». Être obligé d’affronter ce qu’il y a chez l’autre, le pire comme le meilleur.
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C’est vorace, affamé. Terriblement intense. Plus rien d’autre ne compte en cet instant. Ses doigts cherchent à me découvrir, se faufilant subrepticement sous mon t-shirt, effleurant chaque centimètre de ma peau pour y laisser la trace brûlante d’une empreinte. Mon amour pour lui est une tragédie. Mon désir pour lui… un interdit. Même si le temps est comme une rivière, toujours en mouvement, nettoyant les douleurs du passé en les emportant dans son flux. Contrairement à la culpabilité, qui, elle, cette garce, garde une copie de l’acte pour finir par t’obliger à payer ton dû en larmes.
(Charlie)
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Je suis hypnotisée car je ne vois de lui que son dos, mais c’est un dos magnifique. Une vision terriblement apaisante. Si je ne devais demander qu’une seule chose pour moi dans cette vie, ce serait lui. Les êtres humains ne vous appartiennent pas, c’est sûr, néanmoins, en ce qui concerne ce cas en particulier, nous pourrions trouver un compromis moralement acceptable, Dieu et moi, j’en suis sûre.
(Charlie)
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Mon cerveau grille quelques neurones. Il vient de saisir mon menton entre son pouce et l’index, pour m’obliger à lever le visage vers lui.

— Ouvre la bouche, Charlie, m’ordonne Logan d’une étrange voix douce.

— Si c’est pour me rouler une pelle, c’est sympa de demander avant.

Je fais la maligne mais mon cœur, lui, ne suit pas les règles ; il bat si vite dans ma poitrine que j’ai le sentiment de démarrer une autre crise de panique. C’est pourtant facile de deviner qu’il ne souhaite que vérifier mon haleine. Pour quelle autre raison se pencherait-il sur moi que celle de s’assurer que je n’ai pas fumé… ? La pression de ses doigts s’accentue. Juste par curiosité, j’obtempère, mais lorsqu’il devient dangereusement proche, je perds la tête. C’est immédiat, radical et au fond, très prévisible : je m’oublie. Je m’évade dans l’eau grise de ses yeux, dans son souffle sur mes lèvres, dans le contact m’emprisonnant encore la mâchoire. Il existe des secondes qui parviennent à durer plus longtemps que des heures. Vous êtes là, puis, l’instant suivant, vous avez traversé le miroir pour atterrir dans cette autre dimension où le temps s’écoule différemment, peut-être même dans le sens inverse. Je l’embrasse ; ma bouche est sur la sienne. Je crois que l’univers entier se fige, pétrifié par l’audace de mon acte, et moi également, à vrai dire, parce que je suis la première surprise. Je le veux tellement. La lumière aveuglante de cette pensée m’éclate la raison comme une boule de bowling renversant un misérable jeu de quilles déjà branlant.
(Charlie)
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— J’avais dit de ne pas sprinter ! s’égosille Lem.

Alors que je suis encore allongée sur le dos à tenter d’inspirer un maximum d’oxygène, le visage vierge de toute transpiration et ultra souriant de Ray apparaît au-dessus du mien :

— Alors ? C’est qui la petite bite ?

Je suis trop essoufflée pour lui répondre – mon organe cardiaque a migré dans ma bouche – donc, je me contente de lui offrir un majeur tendu. Danny avait raison. Voilà. Première leçon : le sport, ça se travaille.
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Logan se place près de moi et dès que je le vois se pencher avec la ferme intention de me prendre mes bagages, je le repousse d’un coup d’épaule. Il riposte par un coup d’œil irrité.

— Non.

— Non… quoi ?

Il vient d’user de ce ton paternaliste qui me donne autant envie de lui sauter au cou pour l’embrasser que de lui filer une baffe.

— Laisse mes affaires tranquilles… et non, je ne fais pas l’enfant !

À son expression clairement dubitative, j’ai les poils qui se dressent.

— Je n’ai rien dit, Charlie.

J’opine.

— C’est exact. Ta bouche est restée close, scellée, murée, hermétiquement bouclée, mais tu as pensé tellement fort que le petit pingouin, là-bas, en Arctique, t’a aussi bien entendu que si tu l’avais chanté en « la » majeur dans un mégaphone.

Il s’approche encore plus près, me dominant de toute sa satanée hauteur de mâle alpha, mais je ne cède pas un pouce de terrain et continue à l’affronter sans sourciller. Je ne sais pas ce qu’il en est pour lui, mais en cette seconde précise, j’ai curieusement oublié le bus, les personnes autour de nous, tout, même jusqu’à la couleur du ciel. Il n’existe plus rien d’autre que ce bras de fer entre son regard gris obscur et le mien.
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MOI : « Je traîne avec des amis. »
ELLE : « Hu hu… des amis, hein ? C’pas plutôt une meuf ? »
Détourner son attention de cette question récurrente.
MOI : « Il est comment ton blaireau ? »
ELLE : « Belle gueule mais le QI d’une huître noyée au jus de citron. »
(textos entre Charlie et Logan)
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Enfin je détecte quelque chose, mais ce n’est rien d’autre que de la colère. Le poussin défie le chef de la basse-cour et ce dernier n’aime pas ça.
[Charlie]
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Ses grands yeux bleus me fixaient avec de l’étonnement et une forme floue d’admiration. Ça m’a méchamment coupé dans mon élan. Peut-être est-ce ce jour-là que j’ai reçu un ersatz de coup de foudre : lorsque, pour la toute première fois, j’ai plongé mon regard dans le sien. Il n’y avait rien de sexuel, mais le fil rouge de la destinée s’était indéniablement tissé d’elle à moi, et de moi à elle. J’ai passé l’année suivante à l’éviter. Une autre à faire semblant de ne pas la voir alors qu’elle m’épiait constamment. Finalement, quand j’ai rendu les armes, elle avait quinze ans et la beauté pure d’un ange. C’est là que j’ai commencé à me mentir, à mentir sur ce qui nous liait, à écrire un interminable scénario dont nous étions les principaux acteurs.
[Logan]
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Il me lance un sourire d’excuse, un de ses sourires qui ne sont jamais vraiment joyeux. J’aimerais le comprendre, là, tout de suite. Je voudrais tout connaître de ce qui traîne derrière ces yeux gris basalte, car je suis sûre que pas mal de réponses aux secrets régissant ma vie se noient dans leurs eaux. Je l’ai toujours plus ou moins su. Pendant que nous nous perdons dans le regard de l’autre, le silence s’épaissit jusqu’à en devenir presque palpable. Encore une fois, la victoire lui revient. Je cède pour déposer les armes à ses pieds.
[Charlie]
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Mais mon palpitant a interdiction de s’effondrer sous une fiévreuse vague romantique lorsque nous sommes ensemble. Le nuage rose et les papillons dans le ventre, ce n’est pas vraiment pour moi de toute façon… à croire que j’ai été abandonnée dans le rayon outlet du supermarché des célibataires. Pas de bol d’être moi : fille de biker hors-la-loi et délinquante avant même de savoir marcher. Ça réduit sacrément mes chances d’une relation saine et durable avec un membre du sexe opposé.
[Charlie]
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Sa paume contre la mienne me rappelle cruellement à quel point j’aime la toucher. J’ai ce besoin permanent de la toucher, mais pour les raisons évidentes qui sont les miennes… les nôtres, il est clair que je ne peux pas. C’est devenu un automatisme : je cherche à lui ébouriffer les cheveux, un peu comme je le fais lorsque je croise certains gosses du quartier. Elle m’évite. Je mets de la distance entre elle et moi. Je m’y oblige, en réalité. Je me sers de ce filet, celui qui m’empêche d’agir tel que mon corps et mon esprit le voudraient : je la traite d’une façon contraire, tout simplement. Pour l’instant, ça marche. Le jour où ça ne fonctionnera plus, je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il se passera. Je fais semblant d’ignorer son mouvement de recul qui me blesse et me soulage en même temps. Si elle acceptait que je la considère comme une enfant, une part de moi en crèverait, c’est certain.
[Logan]
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Il me trouva en peignoir Zelda et chaussons Dark Vador. Lorsque j'ouvris la porte et surpris son regard, je sentis qu'il avait une bonne nouvelle. Ou il se foutait de ma dégaine. Au choix.
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— On t'a ramassé à mi-distance entre le canapé et ta chambre. Tu chantais « Il était un petit navire » en boucle en buvant du rhum au goulot. Tu nous as hurlé qu'on était sur un bateau et qu'il fallait se préparer pour la tempête.
Je sentis mes joues chauffer. Je me tassai sur moi-même, essayant de me cacher derrière mon mug, honteuse. J'aurais dû verrouiller la porte de ma chambre et cacher la clé, ça m'aurait évité de vadrouiller hors de mon antre insonorisée et de me donner en spectacle. Ce n'était vraiment pas bon que les filles me voient comme ça. Cela sapait mon autorité, enfin, en supposant que j'en ai eu une jour.
— Est-ce qu'au moins, tu te souviens de notre conversation ?
Je rougis quand je me rendis compte que je n'en étais pas capable.
Mémo pour moi-même :
1- La Vodka ne chasse pas les cauchemars.
2- Le rhum me pousse à partir à l'aventure et efface mes souvenirs.
3- M'en tenir au whisky !
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Elle grogna quelques mots en plongeant dans son mug : « Ne pas toucher : Je mords. ». Je le lui avais offert pour Noël. Le mien prônait fièrement : « Attention : brûlant. ». Oui, ma fille et moi nous faisions la guerre par mug interposées.
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Ce fut un bruit horrible qui me réveilla, une sorte de hurlement strident et désagréable que des générations de gens, toutes races confondues, avaient appris à détester : la sonnerie du réveil matin. Nous étions tous égaux face à l'horreur de cette torture que nous nous imposions volontairement. Un seul moyen d'arrêter cela : arriver à mettre la main sur mon portable de l'enfer et taper mon code PIN. Oui, j'avais poussé le vice jusqu'à lui interdire de s'arrêter tant que je n'avais pas connecté mes neurones.
J'avais vingt-quatre millénaires, j'étais immortelle, je me transformais en Phénix et j'étais quasiment considérée comme une déesse par les miens, mais en vrai, j'étais comme la plupart des gens : absolument pas du matin.
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Je me réveillai en sursaut, en sueur, mon cœur affolé me donnant l'impression d'exploser à chaque battement. Ma gorge me faisait mal, comme si j'avais crié. Merde ! Encore un cauchemar ! Ou plutôt, encore ce fichu cauchemar. Cela faisait des mois qu'il se répétait, presque chaque nuit. Ces derniers temps, une consommation excessive d'alcool m'avait permis de le chasser et de tomber dans un sommeil sans rêve, presque réparateur, mais hier, j'avais foiré mon plan d'approvisionnement, le comble pour la gérante d'un bar.
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Foutue pleine lune. Ça nous rendait complètement mabouls. Les femelles étaient en chaleur, les mâles surexcités... Et Loucas ne se tenait plus face à moi. C'était l'autre. Ses iris étaient d'un magnifique bleu glacier, presque transparent, la flamme de sa bête prenant complètement le dessus. Son aura s'était élargie, jusqu'à me surplomber totalement. Je pouvais presque percevoir les courbes harmonieuses du tigre de Sibérie.
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