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Extrait ajouté par dadotiste 2019-12-01T09:22:42+01:00

Albin Michel, p. 624

« Il était parti, à la base, pour quelques jours en Autriche.

Ils avaient traversé l'Europe, la Turquie, la Géorgie, l'Arménie, passé un mois sur un cargo, un autre mois en Inde, huit jours et huit nuits sur un catamaran, deux semaines en Indonésie et ils étaient à présent à Nouméa, une ville qu'il n'aurait jamais imaginé ni même désiré visiter il y a encore quelques mois. »

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:22:47+02:00

Comment vivre sans danger, sans doute, sans braver l'ignorance et affronter fièrement ses craintes les plus enracinées ?

Comment avoir l'audace de prétendre être en vie si l'on vit sans oser ?

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:22:02+02:00

Lorsque les roues de l'appareil quittent la piste, il entend son coeur accélérer. Mais ce n'est pas la peur de mourir, c'est l'excitation de l'inconnu, l'envie d'un ailleurs, la promesse d'une aventure. C'est ce qui soufflait aux Vikings, aux Aborigènes, aux Indiens, aux explorateurs espagnols de pousser toujours plus loin leur frêle esquif, leur si dérisoire embarcation, face à un océan gigantesque , bravant les dieux instables des mers, du vent et du tonnerre.

C'est l'audace de l'être humain, cette si petite chose orgueilleuse, c'est le désir de savoir, la soif d'apprendre , le besoin de découvrir. C'est l'amour de l'inconnu, la perpective de trembler, de rire, d'être découragé, rassuré, de tout perdre ou de tout gagner, de chercher, sans fin, la réponse aux questions que l'on se pose.

De vivre, enfin.

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:15:49+02:00

Aucun peuple n'est entièrement mauvais, et aucun homme entièrement perdu.

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:15:27+02:00

Elle prit conscience tout à coup du temps passé, du temps qu'il lui restait et de cet espace succinct, entre les deux, qui constituait l'instant.

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:14:41+02:00

Dans la vie l'essentiel n'est ni le mouvement ni l'immobilité, l'essentiel est l'équilibre.

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Extrait ajouté par tomber_parfois_se_relever_toujours 2020-03-31T11:14:13+02:00

Le voyage est une fuite en avant.

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Extrait ajouté par dadotiste 2019-11-26T19:32:56+01:00

Albin Michel, p. 251

« — Donc, tu penses que la violence est inéluctable ? Que l'humanité est condamnée à un cycle sans fin de guerre et de massacres ? Que chaque homme, au fond, est mû par un désir de nuire ?

— Pas toi ?

— Je crois en l'exemple. Peu importe ce que font tes voisins, tu as le choix de faire le bien, de ne pas rentrer dans la mêlée, et ce choix, peut-être, en inspirera d'autres. Qu'un seul marche et les autres suivront.

— Personne n'aime les héros, Antoine. Ils nous renvoient à notre propre lâcheté. Qu'un seul marche et on le laissera mourir. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2019-11-26T18:49:07+01:00

Albin Michel, p.240

« Des catégories, on peut en discerner trois : les indigènes, les aventuriers et les touristes. Les indigènes, ou locaux, sont ceux qui vivent à l'endroit visité, ou qui semblent y vivre. En général, ils passent un temps conséquent dans une seule ville, leur base — soit pour le travail, soit pour le plaisir. Ils ont le temps. Ils s'installent, ils adoptent les coutumes, apprennent la langue, se fondent dans la masse. On ne saurait dire depuis combien de temps ils sont là, ou combien de fois ils sont venus. Ils connaissent, parfois mieux que les natifs, chaque ruelle de la vieille ville, les meilleurs restaurants, les meilleurs commerces, les recoins les plus secrets.

Les touristes, en revanche, ne se mouillent pas. Ils restent attachés à leur guide, à leur hôtel. Ils n'ont pas le temps. Ils doivent faire un pays en quelques jours seulement. Églises, restaurants, châteaux, pyramides, musées, montagnes, plages ou piscine de l'hôtel et court de tennis, tous les jours, pendant que les enfants jouent avec les autres enfants du club. Ils ont des chaussures de marche, des lunettes de soleil et une casquette, un sac à dos, un guide, un sac banane. Leur plus grande crainte : se perdre.

Ce qui, paradoxalement, est le but ultime de l'aventurier. Toujours en quête du frisson, insatisfait dès qu'il passe plus de trois jours au même endroit, allergique au confort, l'aventurier préfère le stop, la marche, la moto, le bateau. Il n'aime rien tant que tomber en panne, prendre la mousson ou tomber dans une embuscade. Il ne se sent jamais aussi vivant que lorsqu'il est en danger.

Bien sûr, je caricature, et tu devines, lecteur, que mon cœur penche vers la première catégorie, mais si je me permets ces petits jugements taquins, c'est qu'il m'est arrivé, au cours de mes voyages, d'être successivement indigène, touriste et aventurier. »

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Extrait ajouté par Aurely_R 2019-08-30T10:44:49+02:00

Comment avoir l’audace de prétendre être en vie si l’on vit sans oser ?

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