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Commentaires de livres faits par Lolita91

Extraits de livres par Lolita91

Commentaires de livres appréciés par Lolita91

Extraits de livres appréciés par Lolita91

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Extrait disponible sur la page facebook de l'auteur


Pour le peu que j’en sais, apprendre à disséquer un cadavre en 14 morceaux tête et pieds compris, n’a de véritable intérêt que pour deux catégories de personnes : Les tueurs en série humains férus de puzzles et les cannibales (parce que ça prend moins de place dans le congélateur). Pour les autres, les novices, les inexpérimentés, il existe des méthodes bien moins fastidieuses et chronophages pour se débarrasser d’un corps. J’avais donc un peu de mal à comprendre pour quelle raison Anthéa avait à tout prix tenu à inclure dans sa longue liste ayant pour titre « comment se débarrasser d’un cadavre », un cas pratique aussi assommant.
- Mamie, tu es vraiment certaine que c’est nécessaire ? Mon tablier va être foutu ! râlai-je en me demandant pourquoi elle ne m’avait pas fourni une tronçonneuse plutôt qu’un énorme couteau de boucher et une hachette ridicule.
- Coupe en biais ou tu vas tomber sur l’os, se contenta-t-elle de répondre en fronçant les sourcils.
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- Il existe un lien très spécial entre eux, soupirai-je en croisant le regard douloureux de William.
Il sourit tristement.
- Elle est amoureuse de lui…
Je haussai les sourcils.
- Mais je sais qu’elle m’aime aussi.
L’éternelle histoire du triangle amoureux… Mais pourquoi moi ? Pourquoi fallait-il que ça tombe toujours sur moi ? On ne pourrait pas, je ne sais pas, faire un petit break pour une fois ?
- Si ça peut te rassurer, je ne crois pas qu’Ariel …
- …il s’est interposé entre elle et le lynx sans l’ombre d’une hésitation. Je l’ai vu dans son regard, Assayim, ce n’était pas un réflexe mais une décision calculée. Il l’aime. Il tient à elle plus qu’à sa propre vie. Seulement cet idiot préfèrerait brûler sur place plutôt que de l’admettre.
Si c’était vrai, on était dans la panade. William au moins je pouvais le comprendre. Il apparaissait sur mon écran radar comme un type bien, un gentil garçon responsable avec un caractère de cochon mais au cœur tendre comme Gordon et Ali. Ariel lui, se situait à une toute autre échelle… une échelle plus proche de celle de Raphael ou de Michael, le père de Leo… autrement dit, il était complètement flippant...

Source : Facebook de l'auteur
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Chapitre Inédit du point de vue de Leonora

Ariel m’a menti. Il m’a menti depuis le début. Je sais que ça ne devrait pas me faire aussi mal, après tout, il ne me doit rien et il ne m’a rien promis mais j’ai la gorge tellement serrée que je n’arrive même plus à respirer. Et plus j’essaie de retenir mes larmes, plus elles ne cessent de couler.
---Leo, ouvre-moi !
--Fiche le camp, Ariel !
--S’il te plaît, arrête de faire l’enfant…
Faire l’enfant ? Oh non je ne fais pas l’enfant. Je me montre raisonnable au contraire.
--Il est tard, je suis crevée, laisse-moi tranquille…
Mais il ne bouge pas. Je l’entends respirer derrière la porte. J’entends chaque battement de son cœur. Je ne comprends pas pourquoi il s’obstine. Je ne veux pas lui parler. Et puis à quoi ça servirait d’ailleurs ? Ariel n’est pas du genre à se justifier ou à s’excuser devant quiconque. Dire que je pensais encore il y a peu de temps qu’après tous ces moments, toutes ces heures passées ensemble, toutes les confidences échangées, j’étais finalement parvenue à gagner son amitié et sa confiance…non mais quelle idiote ! Je me sens stupide. Si stupide….
--Très bien, puisque tu m’y obliges, dit-il en entrant.
--Comment est-ce que tu… ?
Je m’interromps en réalisant soudain que la serrure de ma porte a complètement disparu.
--Je croyais que Tyriam t’avait interdit d’utiliser ta magie, ici, dis-je en essuyant avec mon oreiller les larmes qui coulent encore sur mes joues.
Il me sourit d’un air arrogant.
--Que veux-tu que je te dise? Je suis un vilain garçon…
Je le regarde fixement. Il ressemble plus que jamais à un ange de ténèbres avec son visage pâle et parfait, ses magnifiques cheveux noirs, sa mine sombre et les étranges flammes bleues qui luisent dans ses yeux.
--Qu’est-ce que tu veux ?
Son regard s’adoucit brusquement.
--Je t’ai entendu pleurer…
--Et ?
--Je ne supporte pas de te savoir malheureuse…je n’ai jamais voulu te blesser, je…
Je lui lance un regard surpris. Je ne sais pas si ça vient de moi, si c’est parce que j’ai les idées embrouillées mais je n’arrive plus du tout à le comprendre ni à composer avec ses différentes personnalités. Il souffle sans cesse le chaud et le froid. Tantôt il se montre chaleureux, charmant et attentionné et par d’autres moments il est si glacial, si lointain, si mystérieux que je ne sais plus du tout comment me comporter.
-- …rassure-toi, ça n’a rien à voir avec toi.
Il me lance un regard si dubitatif que je ne peux m’empêcher de sourire.
--Tu mens, ma belle.
Je le fusille du regard.
--Cesse de m’appeler comme ça.
Il hausse un sourcil.
--pourquoi ?
--Parce que.
Un rictus se dessine sur ses lèvres.
--Tu veux bien cesser de te comporter comme une gamine ? Il nous reste très peu de temps.
Je contracte les mâchoires pour ne pas me mettre à hurler.
--Sors de ma chambre, Ariel.
--Non.
Je repousse mes draps et bondis brusquement hors de mon lit.
--Sors de ma chambre où je t’arrache la tête !
Il sourit. Je ne sens aucune peur en lui.
--Je te jure que je ne plaisante pas, je gronde en sortant mes crocs.
Son sourire s’élargit. Puis il balance soudain d’un ton mi amusé mi condescendant.
--Désolée mais je ne peux pas te prendre au sérieux alors que tu es pratiquement nue.
J’écarquille aussitôt les yeux en poussant un cri et je me jette aussitôt sous la couette. En petite culotte, j’étais en petite culotte, oh non, non !!!! Je me glisse tout au fond, au chaud, là il ne pourra plus me voir, là où je n’aurai plus à l’écouter ni à affronter son regard.
--Je te déteste ! Si tu savais ce que je te déteste !!!
Je l’entends s’approcher. Non, je ne veux pas. Je veux qu’il s’en aille.
--Fiche le camp ! je hurle d’une voix étouffée.
--Sors de là. C’est ridicule ! fait-il en s’asseyant sur le lit avant de repousser le haut des couvertures pour me caresser doucement les cheveux.
Ses doigts effleurent mon dos à travers les mèches et je m’arrête tout à coup de respirer. Son pouvoir emplit ma peau, ondule sur ma chair et me fait frissonner. Je sais que je ne devrais pas. Que je ne devrais pas le laisser faire. Que je devrais le mordre et le saigner mais je sens mon corps devenir soudain inerte et ma colère subitement refluer. Il me faut au moins deux tentatives avant de parvenir à articuler :
--Va…va-t’en ! Laisse-moi….
--Non. On doit d’abord parler…
Sa main glisse maladroitement sur mon cou et je sens tout à coup son énergie me pénétrer et remuer quelque chose au plus profond de mon corps. Il faut que je réagisse que…mais je n’y arrive pas. La magie de mort tourbillonne dans mes entrailles, éveille tous mes sens et je reste là paralysée. Mon cœur tambourine dans mes oreilles. J’ai des papillons dans le ventre.
--S’il te plaît, ajoute-t-il.
Je tourne légèrement la tête, mes lèvres sont entrouvertes et je le regarde. Son corps est presque au-dessus du mien. Son visage est aussi beau que celui de Raphael. Son odeur est douce, sucrée…
--Leo…
Sa voix est rauque. Il relève la tête, tente de s’éclaircir la gorge. Il cligne plusieurs fois des yeux comme s’il était troublé.
--Ne me regarde pas comme ça, ce n’est pas prudent…
Je sais qu’il a raison. Que tout ça est absurde. Que c’est un sale menteur, un sorcier et un tueur. Que mon cœur appartient à un autre mais pour l’instant je m’en moque. Je crève tellement d’envie qu’il me touche, qu’il m’embrasse que ça fait mal.
--Ariel…
Je lève le bras pour lui caresser la joue mais il attrape aussitôt mes mains et les claque sur sa poitrine en murmurant:
--Pas comme ça et pas maintenant.
--Pourquoi ?
--Parce que tu n’es pas prête…
J’ouvre la bouche pour protester mais quelque chose dans son regard m’en empêche. Quelque chose de dur. De corrompu. De vieux et de terrible. Quelque chose qui dit qu’il a survécu à l’enfer mais qu’il a dû pour ça renoncer à une partie de son âme. Quelque chose qu’on ne s’attend jamais à trouver dans les yeux d’un gosse de dix-huit ans.
--…et que tu ne m’appartiens pas. Pas encore, ajoute-t-il.
Je le contemple, éberluée.
--De quoi est-ce que tu parles ?
--De ton loup. Je ne suis pas lui, Leo.
Je sais qu’il n’est pas William. En fait, il ne ressemble à aucun des hommes que je connais. Il y a en lui quelque chose qui m’effraie. Quelque chose de noir, de maléfique presque de diabolique.
--Je sais.
Il sourit d’un air étrange et je sens tout à coup un frisson parcourir ma colonne vertébrale.
--J’en doute, soupire-t-il en retirant doucement ses mains des miennes avant de se redresser et de s’écarter de mon lit brusquement.
Je ne sais pas quoi répondre à ça. Je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Et pour être honnête, je m’en fiche. Il ne veut pas de moi. Point. Il n’y a rien à ajouter. Et je me sens tellement embarrassée par ce que je viens de faire et par la façon dont il m’a jetée que je n’ai qu’une envie : me glisser sous la couette et mourir.
--Tu…Tu veux bien te retourner un instant ? Je vais m’habiller.
Il hoche doucement la tête puis se tourne vers la porte pendant que d’un geste rapide, j’enfile le long tee-shirt Mickey que Beth m’a offert durant notre séjour à Disney World.
--Vas-y, tu peux te retourner.
Il obtempère mais sans vraiment me regarder et dit d’un ton faussement léger :
--Je peux te parler maintenant ?
J’acquiesce sobrement avec la ferme décision de lui dissimuler et ma gêne et mes émotions. Mais au fond, tout au fond, j’ai l’impression de m’être pris un coup de poing de l’intérieur.
--Je t’écoute.
--Je sais que ce n’est pas facile pour toi mais tu vas devoir accepter mon aide si tu veux vaincre le nécromant.
J’aimerais pouvoir le contredire mais je sais qu’il a raison. Maman ne peut pas affronter un maître des morts. Elle n’en a pas le pouvoir. Moi si. Mais pour ça, je vais avoir besoin d’Ariel. Que ça me plaise ou non.
--J’en ai conscience.
--Parfait. Parce que tu vas devoir te fier entièrement à moi.
Je hausse les sourcils.
--Qu’est-ce que tu t’imagines ? Que je suis stupide ? Sauver ma mère ainsi que les autres est mon unique priorité. Peu importe ce qu’il se passe entre nous, ça n’a pas d’importance. Je sais que tu es puissant, suffisamment puissant pour m’aider et que j’ai beaucoup à apprendre de toi alors…
--…donc si je comprends bien, tu n’es plus fâchée ?
Je le regarde durement.
--Je suis déçue Ariel. Je pensais qu’on était amis tous les deux. Moi je ne t’ai rien caché, je t’ai parlé de choses si intimes que…
Les mots s’étranglent soudain dans ma bouche.
…et toi…toi…
--…moi j’ai fait ce que j’avais à faire. Je te l’ai dit. Je n’avais pas le choix.
Sa voix n’a pas la moindre inflexion, elle est neutre comme s’il ne ressentait rien. Et peut-être était-ce le cas.
--Non. Probablement pas.
Je soupire.
--Bon c’est tout ce que tu avais à me dire ?
Il me gratifie d’un sourire étrange.
--Non. Si tu veux être prête, on doit commencer cette nuit.
Génial, vraiment génial…
--Très bien, je soupire. Qu’est-ce que je dois faire ?
Il me regarde fixement, les yeux plus étincelants que jamais. Je sens le souffle de son pouvoir envahir la pièce et presque me faire chanceler.
--Je vais m’asseoir par terre et tu vas venir t’installer entre mes jambes.
--Quoi ?
--Il faut mêler nos pouvoirs et traverser le Tolan ensemble et pour ça, il faut que nos peaux, nos corps restent en contact, Leo.
Je déglutis.
--Se tenir par la main ne serait pas suffisant ?
Lors des assemblées, tous les chamans se tiennent la main pour maintenir le contact et faire fusionner leurs pouvoirs. Ils ne s’installent pas les uns contre les autres et ne se tripotent pas non plus, non mais sans blague…
--Non.
--T’es sûr qu’il n’y a pas un autre moyen parce que… ?
Il ne me laisse pas terminer ma phrase et couvre la distance qui nous sépare. Puis il m’attrape par la taille, me serre contre lui et murmure avant de coller ses lèvres contre les miennes.
--Puisque tu me le demandes, mon cœur…
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date : 02-12-2015
"Léo est comme la jarosite. Peut-être que sur Terre, dans son ancienne vie, les gens ont été trop cons pour savoir que c'était une pierre précieuse. Mais précieuse, elle l'est plus que tout au monde. Alors prends-en soin, Marcus. Et rappelle-toi que je serai toujours là, derrière ton épaule, pour m'en assurer..."
Mozart
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ROSES are RED
VIOLETS are BLUE
ZOMBIES are DEAD
and SOON,
YOU will be TOO

-FROSTY, Zombie slayer
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- Tu sais que tu es étonnante ? fit une voix par l'une des fenêtres du deuxième étage.
Il était vivant. Tant mieux. J'allais pouvoir l'étrangler.
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— Rebecca, je n'ai pas l'intention de te laisser mourir ni ce soir ni jamais. J'ai déjà perdu la femme que j'aimais une fois et ça m'a rendu complètement fou, si quelque chose devait t'arriver, je...
Les mots s'étranglèrent dans sa gorge.
Je le fixai, un peu dubitative. Après tout, je n'étais ni son amante, ni sa compagne. Et même si un lien très particulier nous unissait, même si nous ressentions le besoin irrépressible de nous toucher, de nous voir et que nous souffrions physiquement et mentalement lorsque nous étions séparés, nous n'étions pas un couple et nous n'avions aucun avenir ensemble.
— La situation n'a rien à voir et tu le sais. Je suis ton amie, un membre de ta meute, nous formons une famille...
— Ce sont des conneries. Mon loup te considère comme sa compagne et ma part humaine t'aime plus que tout au monde. Alors, c'est vrai, je ne sais pas quel mot on utilise pour qualifier ce qu'il y a entre nous, je ne sais même pas s'il en existe un qui conviendrait, mais ne me dis pas que je ne souffrirais pas s'il t'arrivait quoi que ce soit parce que je sais très bien au plus profond de moi que j'en crèverais.
Je sentis ma gorge se serrer. On y était. Ça faisait longtemps que j'appréhendais cette discussion à la fois parce que j'avais la sensation de l'aimer plus que je ne voulais me l'avouer mais aussi parce que je ne voulais pas le perdre. Jamais.
— Bruce...
Il posa un doigt sur mes lèvres.
— Tais-toi, souffla-t-il en glissant ses bras autour de mon cou et en m'attirant vers lui.
Je me lovai contre son torse ultra musclé et sentis soudain mon corps brusquement se détendre et mes poumons se remplir. Son contact me faisait toujours cet effet-là, il me donnait l'impression d'être chez moi, à la maison.
— Je t'aime...
Je levai les yeux vers lui.
— Moi aussi, je t'aime.
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— Donc c'est ta fille unique ?
— Exact.
— Alors je ne regrette pas de ne pas l'avoir flinguée.
— Sympa de ta part, ironisa-il.
— Il n'est peut-être pas trop tard pour lui enseigner un truc ou deux... Je pourrais peut-être t'aider en lui mettant une seconde raclée ? Il n'y a rien de tel pour remettre les idées en place aux filles à papa trop gâtées, fïs-je avec un sourire.
Il me retourna mon sourire.
— Tu vois que tu peux être gentille quand tu veux...
— Élever des enfants c'est compliqué, je suis bien placée pour le savoir.
— Léo n'a rien à voir avec Béatrice. Tu as fait du bon boulot avec elle.
— Ne crois pas qu'elle soit de tout repos non plus, elle a aussi un fichu caractère...
— Héritage génétique, je suppose ? fit-il d'un ton amusé.
Je hochai la tête.
— Du côté de son père, affirmai-je avec une parfaite mauvaise foi.

Rebecca et Ali
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— C’est juste que… je n’arrive pas à rester à distance. Tu es comme un aimant pour moi. Tu m’attires en permanence. Et toi, alors ? Tu es censée me crier dessus, m’insulter et me dire que c’est fini pour toujours entre nous. Pourquoi restes-tu silencieuse ?
Il y avait comme de l’amertume dans sa voix.
Pauvre folle !
— Tu veux que je crie ? lui ai-je répondu. D’accord. Alors, je vais le faire.
J’ai pris une profonde inspiration, mais il a secoué la tête avant de me regarder de nouveau - ses yeux si profonds derrière le rideau des cils…
— C’est trop tard pour ça. Je vais t’embrasser, Ali.
M’embrasser… Oh oui… Non !
— Certainement pas. Comme on fait son lit, on se couche, non ?
— Peut-être. Mais je veux que tu sois dans ce lit.
Comme ça.
Tout simplement.
C’était comme si chaque cellule de mon corps se réveillait soudain et se tendait vers lui. J’avais besoin de lui, de ses mains, de son corps. Depuis trop longtemps. Depuis toujours.
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— Rien. (Il me fut pénible de prononcer les mots suivants.) Merci de nous avoir aidés.
— Mon Dieu ! s’écria-t-il. J’ai obtenu un mot gentil de Rose Hathaway ! Je peux mourir heureux.
— Qu’est-ce que tu insinues ? Que je suis une garce ingrate, d’habitude ? (Il se contenta de me regarder.) Eh ! c’est pas sympa !
— Tu pourrais peut-être te racheter par un câlin… (Je lui jetai un regard furieux.) Un petit câlin ?
Après un soupir, je m’approchai d’Adrian, passai un bras autour de son cou et posai légèrement ma tête sur son épaule.
— Merci, Adrian.
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— Je vais te donner mon numéro de téléphone.
Les yeux dans le vague face au pare-brise, il arborait une expression si farouche que jesoupçonnais que quiconque tenterait de le distraire en prendrait pour son grade.
— Si jamais tu as besoin qu’on te ramène du lycée, appelle-moi ou envoie-moi un texto, et je m’occuperai de tout.
Pardon ? Le mauvais garçon d’Asher me proposait de me servir de chauffeur, à moi la fille bizarre qui le regardait tout le temps ? Impossible.
— D’accord ? a-t-il insisté. Tu as compris ?
Mais oui, c’était pourtant bien le cas !
— Quelqu’un pouvait me ramener, ai-je expliqué. J’ai seulement décidé de ne pas le lui demander.
Il a braqué sur moi son regard sombre, et un frisson m’a parcourue.
— Vraiment ? C’est tout ce que tu trouves à me dire ?
— Ben oui.
Qu’attendait-il ? « Ooooh comme c’est gentil, tu es le garçon le plus chevaleresque de l’univers et tu me donnes envie de danser parmi les étoiles ? » Hors de question que je tienne ce genre de propos. Même si, visiblement, je les pensais — ce qui a provoqué en moi une bouffée de honte.
— D’accord. Alors, explique-moi pourquoi tu as choisi de ne pas rentrer en voiture ?
— Je voulais marcher, ai-je répondu, soudain un peu mal à l’aise.
C’était la demi-vérité que j’avais déjà servie à mes grands-parents.
— Eh bien, il vaudrait mieux qu’à l’avenir tu ne veuilles plus marcher.
— Sinon quoi ? ai-je demandé sans me démonter.
Je ne cherchais pas à le taquiner : c’était une vraie question.
Son visage a exprimé comme une fureur animale — plutôt sexy, d’ailleurs. Il a grogné :
— T’a-t-on déjà dit que tu es la personne la plus agaçante du monde ? Si ce n’est pas le cas, c’est que les gens que tu as rencontrés jusqu’ici ont été trop polis avec toi.
— Dis donc…
Sans attendre ma réponse, il a débité d’un trait son numéro de téléphone — et je me suis tue le temps de le noter sur mon portable.
— Maintenant, donne-moi ton numéro.
Il m’a fallu un moment pour comprendre. Dans quel monde étrange est-ce que je venais de pénétrer ?
— Mais Cole, moi, je n’ai pas de voiture, et je ne pourrai pas te rendre la pareille si…
— Tu le fais exprès ou quoi ? Donne-moi ton numéro.
J’étais partagé entre un sentiment de joie devant son insistance et un certain agacement. Qui a fini par l’emporter.
— Alors demande gentiment, lui ai-je fait.
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Voilà. Mon père était parti.
Mort pour toujours.
A cause de moi.
La lame de Cole avait entamé un grand arc de cercle, qui aurait dû se terminer dans le corps de mon père. Mais celui-ci n’était plus là. Moi, si.
Une morsure de métal m’a déchiré le ventre.
Tout d’abord, je n’ai rien senti. Puis une vague de douleur, terrible, incommensurable. Je me suis effondrée.
Une expression horrifiée est apparue sur le visage de Cole. Il s’est mis à hurler.
— NON !
Cruz et Frosty s’étaient précipités dans ma direction et tentaient de me soutenir. Des points noirs dansaient devant mes yeux.
— Ali.
J’ai voulu répondre, mais je n’ai pu que tousser. Je sentais le sang qui remontait dans ma poitrine, envahissait ma gorge.
— Ali ! Je te demande pardon ! m’a dit Cole, quelque part au-dessus de moi.
C’était la vision que j’avais eue, ai-je compris. Et, surprise : elle s’était réalisée bien plus vite que prévu.
Ses bras puissants se sont refermés autour de moi.
— Ne meurs pas. Je t’interdis de mourir, tu m’entends ?
Mourir ? Après tout ce que j’ai fait ?
— Dans… tes… rêves…
J’ai toussé de nouveau, incapable d’articuler un autre mot. Une force inconnue me tirait déjà vers le haut, encore et encore, dans une infinité de blancheur.
Avez vous apprécié cet extrait ? +9
La solitude est une chose bien étrange.
Elle vous envahit, tout doucement et sans faire de bruit, s’assoit à vos côtés dans le noir, vous caresse les cheveux pendant votre sommeil. Elle s’enroule autour de vous, vous serre si fort que vous pouvez à peine respirer, que vous n’entendez presque plus la pulsation du sang dans vos veines, tandis qu’elle file sur votre peau et effleure de ses lèvres le fin duvet de votre nuque. Elle s’installe dans votre cœur, s’allonge près de vous la nuit, dévore comme une sangsue la lumière dans le moindre recoin. C’est une compagne de chaque instant, qui vous serre la main pour mieux vous tirer vers le bas quand vous luttez pour vous redresser.
Vous vous réveillez le matin et vous vous demandez qui vous êtes. Vous n’arrivez pas à vous endormir le soir et tremblez comme une feuille. Vous doutez vous doutez vous doutez.
je dois
je ne dois pas
je devrais
pourquoi je ne vais pas
Et même quand vous êtes prêt à lâcher prise. Quand vous êtes prêt à vous libérer. Quand vous êtes prêt à devenir quelqu’un de nouveau. La solitude est une vieille amie debout à votre côté dans le miroir ; elle vous regarde droit dans les yeux, vous met au défi de mener votre vie sans elle. Vous ne pouvez pas trouver les mots pour lutter contre vous-même, lutter contre les mots qui hurlent que vous n’êtes pas à la hauteur, que vous ne le serez jamais vraiment, jamais vraiment.
La solitude est une compagne cruelle, maudite.
Parfois, elle ne veut simplement pas vous abandonner.
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date : 04-03-2015
Kylie sortit de son lit d'un bond. Et son cœur bondit en même temps qu'elle. Son regard se posa aussitôt sur la fenêtre, où elle vit deux mains qui agrippaient le rebord.
Un hurlement jaillit dans sa gorge, mais la voie de Della résonna de l'autre côté de la vitre.
- Essaie donc de passer par cette fenêtre et je te botterai le cul ! Et ta position est juste nickel pour que je le fasse.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
Je n’aurai aucun remords. Je vivrai sans aucun regret. J’arracherai à la terre toute cette injustice, pour la broyer de mes propres mains. Je veux qu’Anderson me craigne et je veux qu’il implore mon pardon, et je veux lui dire non, pas pour toi. Jamais pour toi.
Et je me moque de passer pour une garce.
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
J’ignore où tout cela nous mènera, lui et moi, mais je sais que je veux y aller en tout cas. On est des heures et des minutes qui tentent de saisir la même seconde ; on gravite ensemble, main dans la main vers des jours nouveaux et la promesse d’un avenir meilleur.
Mais si on connaîtra l’avenir et qu’on connaît le passé, on ne connaîtra jamais le présent. Cet instant et le suivant, et même celui qui aurait dû suivre ne sont plus là, sont déjà écoulés, et il ne nous reste plus que ces deux corps épuisés, unique preuve qu’on a traversé le temps et qu’on y a survécu.
Mais ça vaudra le détour, au final.
De se battre pour toute une vie jalonnée de ces instants précieux.
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date : 03-03-2015
J'essaie, j'essaie, j'essaie de bouger la main, pour lui faire savoir que je l'entends. Mon cerveau surchauffe sous l'effort. Je me concentre sur mon petit doigt et je pense très fort qu'il bouge. J'essaie, j'essaie, j'essaie... de le faire bouger.
Rien.
Mais je vais réessayer. Demain, et après-demain, et après-après-demain.
Je ne laisserai pas tomber.
Je ne renoncerai jamais.
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“He’s just going to have to trust me and stop trying to surround Reeve with bubble wrap.”
“I get where he’s coming from,” Cole said, everything about him softening. “To Ankh, she is a reason for getting up in the morning, and there’s nothing more important to him. Without her, he might as well just curl up and die. And that, Miss Bell, is exactly how I feel about you.”
Avez vous apprécié cet extrait ? +9