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Bibliothèque de louann_nsd : Mes envies

Le Ciel par-dessus le toit Le Ciel par-dessus le toit
Nathacha Appanah   
Une magnifique écriture, précise, condensée et directe qui nous plonge au coeur de la vie d'Eliette devenue Phénix adulte. Un nouveau nom pour se protéger de la vie sans amour qu'elle a toujours connue et qu'elle transmet malgré elle à sa fille Paloma et son fils Loup. Malgré ce prénom d'animal sauvage certainement sensé l'armer face aux difficultés de la vie, ce dernier se retrouvera en maison d'arrêt pour jeune, et qu'il en fermera son coeur afin de résister.... Des ressentis profonds de la tension et la peur que l'on devine habiter dorénavant Loup..... Une claque magistrale face à cette magnifique retranscription littéraire d'une vie que l'on ressent par procuration.

par Lenou68
Is it love ? Carter Corp, Tome 1 : Gabriel Is it love ? Carter Corp, Tome 1 : Gabriel
Angel Arekin    Claire Zamora   
Avant de commencer ma chronique sur Gabriel, héros du jeu « It is Love » il faut néanmoins que je vous éclaire sur une chose.

En effet, la couverture et le fait que l'histoire soit une adaptation d'un jeu m'a quelque peu rendue réticente à cette lecture, car n'étant pas fan de jeu interactif, j'avais un peu peur du contenu.
Mais il faut savoir que c'est un roman à part entière et qu'en aucun cas vous suivez un jeu, enfin si d'une certaine façon lol mais pas celle à laquelle on peut penser au premier abord. Il faut avouer qu'Angel Arekin a réussi avec brio cette adaptation originale, car oui j'ai craqué, et je suis allée faire un tour sur le jeu que j'ai trouvée pas mal du tout ! Vivre une histoire d'amour interactive est inédit et bien pensé ! Des personnages réalistes avec les mêmes failles que nous pouvons retrouver chez nos hommes de papiers que l'on aime tant, des secrets, des événements qui bouleversent l'ordre des choses, tout y est…

Lorsque nous lisons une romance, nous nous projetons souvent à la place de l'héroïne et bien chose faite avec It Is Love, où la lectrice n'est plus une simple spectatrice mais bien l'héroïne qui va vivre des situations romantiques mais très mouvementer dans lesquelles elle construit son propre scénario !

Mais revenons à notre Gabriel, version roman et bienvenue à Carter Corp !

Angel Arekin s'est rappropriée l'histoire, même si elle a gardé les grandes lignes des événements principaux, elle l'a faite à sa manière, avec ses propres mots et toute l'émotion qui caractérise sa plume.

Ash et Gabriel sont deux personnages électrique ! Leur rencontre donnera le ton du jeu qui va se jouer entre eux. Un jeu de la séduction, du fuis-moi je te suis, ou encore du je t'aime moi non plus. Une interaction gravitationnelle qui les mène perpétuellement l'un vers l'autre mais que chacun repousse du mieux qu'il le peut.

Lorsque Ash se présente à son nouveau boulot chez Carter Corp avec plus d'une heure de retard et quelques péripéties, elle n'en mène pas large sur la durée de son emploi au sein de l'entreprise. Et encore plus particulièrement lorsqu'elle va faire la connaissance de son manager… Monsieur Gabriel Simons …

Si Gabriel aime bien jouer avec les aventures d'un soir, il comprendra vite que Ash peut-être dangereuse pour lui, et si sa tête lui ordonne de la maintenir loin de lui, son corps lui dicte tout le contraire !

Ash ne veut en aucun cas succomber à cet homme orgueilleux et arrogant à souhait. Son caractère bien trempé lui donne les atouts nécessaires à leurs joutes incessantes. Mais jusqu'où ce défi peut-il les mener ? Qui craquera le premier ?…

Angel Arekin a le don de nous subjuguer dès les premiers instants de lecture. Je me suis laissée prendre au jeu avec le sourire aux lèvres. Si Gabriel m'est apparue sous forme de BD sur quelque lignes, j'ai très vite trouvé mon homme de papier idéal au roman. Il faut dire qu'il a une personnalité bien à lui que l'on aime détester au plus haut point. Peut-être même lui mettre une claque ou deux ? Hum… Je dirais plutôt l'embrasser ou laisser courir ses mains le long de mon corps … Ha zut, je ne suis pas dans le jeu mais dans le roman ? pfff Alors je pense que je vais vous laisser, car j'ai une partie fine à jouer ! Faut dire qu'Angel Arekin m'a laissée quelque peu dans un drôle d'état à la fin de cet épisode et j'ai vraiment hâte d'en connaitre la suite
Is it love ? Carter Corp, Tome 2 : Matt Is it love ? Carter Corp, Tome 2 : Matt
Eva De Kerlan    Claire Zamora   
Alors autant le tome sur Gabriel ça passait grâce à Angel Arekin . Mais là je n'ai même pas fini! Les personnages ont une attitude d'ado clairement. Cela tourne en rond, c'est long ,lent et fade...
On reconnaît vraiment pas le perso de Matt. Je me continuerai pas la série déçu...

par Angeilina
Is it love ? Carter Corp, Tome 3 : Ryan Is it love ? Carter Corp, Tome 3 : Ryan
Eva De Kerlan   
Une belle adaptation très fidèle du jeu is it love. Nous avons retrouvé l'univers dans son intégralité avec des personnages hauts en couleur. Eva a su s'approprier le monde de Claire sans l'ombre d'un doute, y ajoutant sa patte d'auteure, cette plume qui nous fait tant rêver et voyager.
Is it love ? Carter Corp, Tome 4 : Colin Is it love ? Carter Corp, Tome 4 : Colin
Claire Zamora    Estelle Every   
J'ai aimé retrouver le beau ténébreux Colin Spencer. Encore une fois j’apprécie la plume de l'auteur, c'est simple, fluide. Le point de vue de Colin est très appréciable, c'est d'ailleurs le gros point fort des romans.
Je dirais que le seul bémol pour moi, c'est le même que pour le jeu (et tous les is it love en général), l’héroïne qui pardonne toujours trop vite. (Faut les faire mariner les gars ! XD). L'histoire est très fidèle à celle du visual novel, tout comme la fin très... frustrante faut l'avouer. Hâte qu'il y ait une saison 2 et pourquoi pas un tome 2 ??

par Kalyna
The Boy Next Door The Boy Next Door
Penelope Ward   
Je me sens en totale dépression livresque, trois des grosses sorties attendu depuis des mois m'ont totalement laissé insensible. J'étais tellement excité après Room Hate que ça ne m’est pas venu à l'idée que je serais déçue du récit. Il y a quelques points qui ont fait que ce récit, n'était pas très convaincant, des scènes pas toujours connectées et des dialogues dérangeants. Pour tout vous dire, c'est l'impression dominante qui avait animé ma lecture de Step Brother, le fond de l'histoire est plaisant, mais sans jamais vraiment décoller.

Pour ceux qui n'auraient pas lu Step Brother, il faut savoir que Chelsea est connectée à l'histoire puisqu'il s'agissait de la petite amie de Elec et bien évidemment si ce tome compagnon existe, c'est qu'ils ne vivent pas d'amour et d'eau fraîche. A vrai dire, leur rupture a été assez brutale et la jeune femme se remet difficilement de la perte de cette relation. Le changement semble être la clé d'un nouveau départ, alors un déménagement c'est la solution rêvée, si seulement son mystérieux voisin ne la rendait pas dingue avec ses deux chiens bruyants. On dit souvent que le premier contact est déterminant et on peut dire que ces deux-là vont partir sur une relation explosive.

On est tous passé par une rupture difficile et ce tome aborde un angle intéressant de l'amour. On se questionne notamment sur les degrés d'amour que peuvent éprouver les personnes et bien que cette histoire ait parfois raisonné comme un boomrang sur ma vie personnelle, j'ai apprécié cette manière d'évoquer les sentiments amoureux et on réalise qu'il n'y a pas de recette miracle pour se remettre d'une rupture. Seul le temps guérit les blessures et la tristesse de Chelsea va progressivement se transformer en autre chose au contact de Damien. La jeune femme va passer par une palette d'émotions, oubliant ses tracas à force d'être poussé à bout par son voisin, mais c'est bel et bien le trouble qui va définitivement l'aider à passer à autre chose, il faut dire qu'une relation amicale va rapidement naître entre eux et elle va réapprendre à aimer d'une manière totalement différente. La limite entre l'amitié et l'amour est fragile et Chelsea et Damien vont en faire l'expérience.

Mon gros problème à la lecture de cette histoire, c'est que le sujet est fort et j'ai l'impression d'être resté de marbre, le récit manque parfois de naturel et ça enlève une part de crédibilité. Damien est un personnage haut en couleur et son caractère est le parfait reflet du bad-boy, mais en creusant un peu son histoire va s'avérer surprenante. Beaucoup de mystère demeure et on comprend difficilement ses réactions, il est parfois très contradictoire dans ses actions et il est évident qu'on n'a pas toutes les cartes en mains, mais ce côté passif ça ne m'a pas séduite. Il y a un contraste entre son caractère désinvolte et sa manière de se comporter avec Chelsea.

On retrouve l'humour de Penelope Ward et c'est l'une des choses que je préfère dans ses romans, ce sentiment de liberté et cette part de légèreté, alors qu'on aborde plusieurs thèmes difficiles. La romance se construit d'une belle manière et l'amour/amitié qui naît montre une connexion d'abord physique, puis sentimentale. Je ne nie pas que le couple ait de beaux moments ensemble, mais ça n'aura pas suffi à faire éclater un millier de papillons dans mon cœur. Peut-être est-ce les prémices d'une panne, ou est-ce lié à la traduction, toujours est-il que je suis passé complètement à côté de cette histoire. J'ai tendance à monter mes exigences quand j'apprécie une auteure et c'est peut-être ce qui n'a contribué à rendre cette lecture agréable, mais pas inoubliable.

Ma chronique : https://wp.me/p4u7Dl-3Wu

par Luxnbooks
Je te hais Je te hais
Gilles Caillot   
Gilles Caillot est un écrivain que je suis de près depuis que j’ai lu l’excellente quadrilogie « Le cycle du mal ». Ce que j’aime chez cet auteur c’est le fait de partir sur une histoire qui parait simple à la base et d’en faire quelque chose de très brutal, par son écriture tranchante il sait embarquer mon cœur de lectrice, fan de romans bien noirs.
Cassant les codes de mes habituels thrillers, il instaure un climat particulier, déroutant, étouffant, glauque et macabre, il me tardait de découvrir ce qu’il nous réservait dans ce nouvel opus.
Il a l’art de raconter les histoires les plus sordides dans des descriptions qui frôlent l’innommable, mais c’est également ce qui le rend si addictif.
Une fois l’histoire commencée on est saisi à la gorge et on ne peut plus s’en détacher ! Je trouve ce livre –ci légèrement différent de ses œuvres précédentes. En effet, je le trouve plus en retenue dans les sévices infligés, dans le côté habituellement insoutenable de ces propos au profit d’un développement beaucoup plus pointilleux sur la psychologie des personnages.
Cependant même en ayant affaire à un Gilles un tantinet plus sage, je n’ai pas plus me sortir cette histoire de la tête avant d’avoir effleuré la dernière page.

Nous allons suivre l’histoire sous deux parties différentes, la première va nous ramener à une triste année, celle de 1989 avec en parallèle une plongée dans un début d’enquête pour disparition d’enfants en 2017.
Nous allons vivre le calvaire de Marc, un flic de la P.J. Une sordide histoire arrive au sein des locaux de la police, ce qui ne sera pas sans lui rappeler son propre passé.
Faisant remonter à la surface de violents souvenirs et le faire plonger inconsciemment dans les méandres de son enfance. Alors que son père s’apprête à sortir de prison après avoir purgé une peine de presque trente ans pour avoir commis l’irréparable, Marc sa vie ruinée entre les mains, va devoir lutter contre ses terribles visions.
D’autant que cette nouvelle affaire qui leur tombe dessus va le pousser au fin fond de ses derniers retranchements, exposant ainsi ses cicatrices qu’il se force tant à panser en silence.
Deux enfants kidnappés, des lettres envoyées aux parents relatant l’horreur de la situation, quel est le lien avec l’enfance de Marc ? Pourtant, de nombreuses années plus tard les deux affaires se ressemblent, s’il veut trouver le meurtrier il n’aura d’autres choix que de laisser ressurgir les démons de son passé.

Son écriture reste sombre et profonde, mais bien plus centrée sur le côté psychologique que dans les actes inimaginables pour lequel nous connaissons bien l’auteur.
L’acte de fond n’est cependant pas tendre, car il est question de pédophilie et de cannibalisme.
Même si le côté descriptif et voyeurisme ne sont pas poussés à l’extrême comme à l’accoutumée, il reste un livre à ne pas mettre entre les mains d’âmes sensibles.
Il est dérangeant certes, surtout sur la partie concernant les enfants, mais on doit bien se l’avouer que dans le contexte global de l’histoire, le soufflé prend et nous nous transformons en justiciers avides de vengeance.
Le côté très détaillé sur les aspects psychologiques des différents protagonistes est très intéressant.
Nous allons nous plonger dans les souvenirs douloureux d’un personnage principal très torturé qui se bat au quotidien contre son passé, là encore la construction est très bien menée.
Le récit vacille entre un passé et un présent qui comporte trente années d’écart. Le fait que nous suivons deux histoires en parallèle pousse toujours plus loin notre curiosité, renouvelant ainsi sans cesse notre envie de poursuite dans le chapitre suivant.
Le fin mot de cette histoire Gilles ne nous le donne qu’en tout dernier, entretenant ainsi le suspense jusqu’au bout.
Une lecture que j’ai adorée et qui confirme une fois de plus mon intérêt pour cet auteur.
Lovely Vicious, Tome 1 : Je te hais... passionnément Lovely Vicious, Tome 1 : Je te hais... passionnément
Sara Wolf   
Honnêtement ce livre est affreusement cliché. En soi tout ce que je peux détester. Pourtant, ce livre a ce petit quelque chose en plus qui fait la différence. Je n’arrive pas à dire quoi exactement mais je trouve ce livre différent, rafraîchissant. J’ai adoré. Les personnages sont attachants et franchement drôles.
Je vous le recommande !

par Jolin
Trouver les mots Trouver les mots
Julie Buxbaum   
Je suis toujours émerveillé de voir comment certain auteur arrive à nous transporter grâce au pouvoir des mots. Lorsque j’ai découvert Julie Buxbaum, l’histoire de Trois de tes secrets avait réussi à me toucher, l’intégralité de ce roman m’avait captivé et quand une auteure parvient à atteindre la corde sensible, il est inconcevable de ne pas se jeter sur son prochain roman, que ce soit pour retrouver une plume qu’on apprécie ou simplement pour vérifier que la magie opère toujours. J’étais loin d’imaginer que la douceur de ce roman et la tendresse de cette rencontre, réussirait à m’atteindre de nouveau et c’est sans appel mon cœur bat la chamade.

On se met dans le bain assez rapidement et on comprend facilement que le thème abordé ne va pas être de tout repos. David a une singularité et cette différence n’en fait pas quelqu’un de très populaire. Alors lorsque Kit Lowell s’assoit à sa table de cantine, le quotidien du jeune homme s’en trouve bouleverser. Contraint à la solitude David n’est pas forcément très habile pour se faire des amis, mais malgré ça il est conscient que cette opportunité ne se reproduira jamais et les quelques mots qu’il va prononcer vont atteindre profondément Kit. Depuis le décès de son père, tout le monde marche sur des œufs et le fossé se creuse entre elle et ses amies. En posant son plateau sur la table de David, elle n’aspirait qu’à un besoin de solitude et authenticité de ce personnage vont l’atteindre profondément. Ensemble ils vont créer un lien fort, qui va profondément les aider.

David est un personnage absolument craquant, la singularité et sa manière d’analyser ce qui l’entoure m’a touché. Ses camarades savent qu’il existe, mais sa discrétion au fil des ans a finis par faire oublier sa présence aux élèves. Un casque vissé sur les oreilles et le monde autour s’efface, David s’est construit sa bulle et sa routine lui convient parfaitement. Très entouré par sa famille il ne s’est jamais vraiment senti seul et malgré que sa seule amie soit sa sœur, alors lorsque Kit s’installer à sa table c’est le bouleversement car assez improbable. Il y a un contraste assez intéressant dans sa manière d’interagir, il donne l’impression d’être assez froid et les mots qui sortent de sa bouche sont d’une sincérité déconcertante, mais à côté de ça ses émotions sont en ébullition et il cherche la meilleure manière d’interagir en essayant de contrôler la manière dont les mots sortent pour ne pas blesser.

Kit était heureuse de sa vie avant, mais depuis le décès de son père elle n’a plus goût à rien et malgré le soutien de ses amis, la vie ne reprend pas son cours pour elle. Personne ne comprend pourquoi elle s’isole, mais faire semblant lui est devenu impossible. S’asseoir à une autre table peut sembler assez radicale, mais ça semble être la meilleure solution pour déjeuner en toute tranquillité. Elle pensait que la table de David serait calme, mais le jeune homme est sincère, tout ce que les autres ne sont pas. Elle est à un stade de sa vie où elle a besoin qu’on soit authentique avec elle et il va trouver les mots justes pour exprimer ce que personne n’ose dire.

La complicité naissante entre David et Kit m’a fait craquer, David comprend comme personne ce que vit Kit et son absence de filtre est une vraie bouffée d’air frais. Au premier abord, leur amitié semble inattendue, mais au fil des pages c’est comme une évidence. On aborde des thèmes émouvants tels que le deuil ou la différence et ce dernier sujet est traité avec authenticité, on est plongé dans la tête de nos héros, tous les deux à un tournant de leur vie et la manière dont leurs émotions sont retranscrites rend l’histoire encore plus bouleversante. Une très belle leçon de vie qui fait réfléchir sur la société et en même temps apporte une réponse aux préjugés.

Ma chronique : https://wp.me/p4u7Dl-4ch

par Luxnbooks
Marquer les ombres, Tome 1 Marquer les ombres, Tome 1
Veronica Roth   
«Honor has no place in survival.»

D'habitude, j'écris mon commentaire sur un livre dès que je l'ai terminé. Mais pour Carve the Mark (jamais je ne dirais le titre français je trouve que ça sonne bizarrement), j'ai hésité pendant plusieurs jours avant de me décider à finalement dévoiler mon avis sur ce roman.

Je tiens à préciser que ce commentaire risque grandement de ressembler à un brouillon. Je suis comme ça quand mon cerveau s'emballe et que j'ai trop d'idées pour prendre le temps de tout faire correctement sans prendre le risque d'en perdre une.
Même ça c'était brouillon, tiens.

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a une polémique autour de ce livre. Effectivement, de nombreuses personnes ont trouvé le fait que le peuple Shotet vu comme les sauvages et les méchants de l'histoire ne soit pas très pâles comme étant quelque-peu raciste.
Ouais. Alors, pour ma part, j'ai parfois du mal à me souvenir de la couleur de cheveux d'un personnage alors me souvenir de sa couleur de peau, c'est le même problème. Je n'y prête pas plus attention que ça sauf si c'est un élément important de l'histoire. Et dans le cas de Carve the Mark, c'est plus un détail qu'autre chose. En plus, ils ne sont pas tous mates de peau donc...
Je trouve ça dommage qu'on condamne un livre pour un détail comme celui-ci. Nous sommes en 2017. Oui, le temps passe vite. Bien que le racisme soit un problème toujours existant (je le sais parfaitement puisqu'il y a peu encore je faisais un travail là-dessus), je crois que nous sommes assez évolués pour faire la différence entre un acte raciste et un simple détail sans réelle importance.
Selon moi, je crois qu'il faut aussi tenir compte que c'est un livre, une fiction pure. L'histoire se déroule carrément dans une autre galaxie!
D'ailleurs, si on commence à trouver un aspect de ce livre insultant, on peut en trouver d'autres et dans tous les livres publiés à ce jour. Peut-être que demain des astronomes vont se pointer pour faire une scène parce que la galaxie dans ce livre n'existe pas et que certains aspects du monde de Carve the Mark ne correspondent pas à ce que la nature est capable de créer dans de telles conditions blablabla et qu'ils vont prendre ça comme une insulte à leur métier? Ou peut-être que quelqu'un va se dire que le fait que Cyra soit brune est un manque de respect envers les blondes?
C'est peut-être un peu exagéré mais ce que je veux dire c'est qu'à partir de là, on peut aller partout.
Des méchants à la peau sombre désignés comme des sauvages? Je veux bien comprendre que ça puisse en blesser certains vu comme ça. Mais je pense aussi que c'est bête de se laisser vexer par ça. Parce que ça n'a rien de raciste dans le contexte de Carve the Mark. Je pense que le choix de l'auteure par rapport à la couleur de peau des Shotet s'est basée sur le fait qu'à l'origine ce sont des nomades qui ont des racines un peu partout ce qui a créé une certaine mixité. Et si ça peut vous aider à vous sentir mieux, ils ne sont même pas méchants ni sauvages. Ils ont des croyances et des rites intéressants selon moi et ils sont vus ainsi parce que comme tout le monde ils ont des ennemis et ceux-là ne vont certainement pas aller nous dire "Ils sont beaux avec leur peau sombre et leur côté aventurier, vive les Shotet!"
Sinon, les lecteurs pourraient aussi se sentir blessés par le fait que les Thuvhésit sont pâles et pacifiques et qu'ils sont littéralement des faibles et des mauviettes aux yeux des Shotet. Le monde n'est rose d'aucun côté. Donc, je ne pense pas qu'on puisse parler de racisme.
Aussi faut prendre en compte que les Shotet sont définis comme des sauvages aux yeux de leurs ennemis (qui ne vont certainement pas parler d'eux avec des mots doux) parce qu'ils ont débarqués de nulle part et ils se sont installés sur la planète des Thuvhésit sans avoir la moindre envie de changer ce qu'ils étaient aka leurs croyances et de s'intégrer au peuple de Thuvhé.
Pour en revenir aux mots doux, puisque certains trouvent ça insultant que les Shotet soient vu comme des brutes par les Thuvhésit. Quand vous avez des ennemis, ou simplement des personnes que vous n'aimez pas, rassurez-moi vous les insulter un minimum quand-même? Sinon la définition du mot ennemi est quand-même mal interprétée. AH aussi, si jamais Veronica Roth avait écrit un roman où les ennemis ne sont pas vraiment méchants les uns envers les autres, il y en auraient probablement qui auraient fait la remarque alors au bout d'un moment, faut savoir ce qu'on veut.^^
Au-delà de ça, des tas de personnes ont aimées Divergente et pourtant on aurait pu trouver insultant le fait que par exemple les Fraternels ont l'air de gars qui ont échangés leur cerveau contre une salade. Pourquoi aucune personne étant pacifique, végétarienne ou quoi que ce soit dans le genre n'a pas trouvé ça insultant? Comme je vous disais plus haut, on peut trouver des choses insultantes dans des tas de livres si on cherche à se faire insulter. Autrement, on peut juste apprécier une histoire à sa juste valeur sans se prendre la tête avec un détail qui n'a aucune portée sur l'histoire en elle-même. Personnellement, je lis pour le plaisir et pas pour trouver des défauts à chaque phrase.
Pour finir, s'il y avait eu un véritable problème de racisme ou quel qu’il soit avec ce roman, je doute que les maisons d'éditions auraient acceptées de l'éditer. Et puis sérieux, Veronica a une réputation à tenir après le succès de Divergent! ;)
Au final, Veronica Roth a juste voulu nous montrer différentes cultures, différents peuples et fallait bien qu'il y ait un méchant sinon ça n'aurait eu aucun sens, fallait bien qu'ils soient différents pour être nommés 'différents peuples' et dans le cas du méchant, il fallait bien qu'il appartienne au peuple le moins compris et accepté de leur galaxie sinon ça n'aurait eu aucun sens. Et je le rappelle, étant sans origine précise puisqu'ils étaient des nomades et qu'ils viennent donc d'un peu partout, il y avait plus de chances pour qu'ils soient bronzés, dirons-nous, plutôt que blancs comme des cachets d'aspirines. Voilà.

Cela mis-à-part, je vous présente mon avis sur ce livre. Non, ça n'avait toujours pas commencé.

Carve the Mark est un livre dont je ne savais pratiquement rien lorsque je l'ai commencé. Je suis donc partie à la découverte de cette histoire et j'ai été agréablement surprise.

Effectivement, en plus d'avoir une très belle couverture et une mappemonde dont je suis tombée amoureuse, l'histoire m'a énormément plu!

On découvre Akos Kereseth qui est un Thuvhésit et Cyra Noavek qui est une Shotet. Rien ne semblait pouvoir les mener à se rencontrer jusqu'au jour où Akos est emmené au manoir des Noavek aka la famille au pouvoir sur les terres Shotet.
(PAUSE: C'EST QUOI CES NOMS?!)
Ils vont tous les deux se retrouver à devoir cohabiter et ils vont devoir s'entraider pour obtenir ce que chacun désire. Mais bien-sûr, Ryzek Noavek, le grand-frère de Cyra et le tyran qui dirige les Shotet, va être un obstacle parmi tant d'autres entre Cyra et Akos et ce qu'ils désirent mais sûrement le plus dangereux de tous.
Je crois que j'ai jamais fait un résumé aussi nul. ☺

J'ai adoré le monde qu'a érigé Veronica Roth. Je l'ai trouvé intéressant et j'avoue que je ne serais pas contre un petit voyage là-bas en mode exploratrice (aka Louan la nouvelle Dora). Chaque planète a sa particularité, chaque peuple est différent et ça m'a plu cette diversité chez les personnages qu'on a l'occasion de croiser. En plus que les personnages en question ont des don-flux soit un pouvoir particulier et unique chez chacun d'entre eux.
Je serais curieuse de savoir quel serait mon don-flux, tiens...☺
BREF.
Le monde m'a amené à aimer l'histoire puisqu'ils sont liés. Sans le monde qui va avec, l'histoire n'aurait clairement pas beaucoup d'intérêt.

En plus de cela, je trouve que Veronica Roth a vraiment bien su mener les choses. Et je me suis plongée dans cette histoire avec une facilité qui ne m'était pas venue depuis un moment.
Une fois confortablement installée dans mon lit (et malade mais ce n'est qu'un détail), je n'ai plus arrêté de lire. (Sauf pour aller vider ce que contenait mon estomac. Et même ce qu'il ne contenait pas d'ailleurs. Charmant, hein?)

J'ai beaucoup aimé les personnages. Ils sont attachants et chacun est différent (comme je l'ai déjà dit) donc ça m'a énormément plu. Je suis le genre de personne qui béni la différence et Veronica Roth a su l'offrir avec tout ce que j'aime. Donc, je n'allais certainement pas venir m'en plaindre.

Cyra est une héroïne comme je les aime. Au début, elle ressemble à la copie parfaite d'une armoire à glace. Elle est menaçante et dangereuse grâce à son don-flux. Et au fil de la lecture on découvre qui elle est sous toute cette couche de glace et je l'ai trouvé lumineuse et attachante.
Bref, je l'ai beaucoup aimé. Je l'ai même carrément adoré. C'est mon nouveau modèle dans la vie. ;)

Quant à Akos, je m'y suis attachée de la même façon qu'avec Cyra. Il a une personnalité qui m'a beaucoup plu. Il semblerait presque plus sombre que Cyra par moments mais il a quelque chose de chaleureux comme un petit feu dans une cheminée que j'ai aimé. Bref, je vais tapisser les murs de ma nouvelle chambre (à la fin du mois) avec son nom. AKOS KERESETH. En plus, ça sonne bien. Que demander de plus?

Les personnages secondaires m'ont beaucoup plu. J'ai aimé détester Ryzek et j'aurais bien mis mon poing dans la figure de Vas plus d'une fois. Bien que j'aurais sûrement eu plus mal que lui, ce qui est carrément contre-productif mais bon. ☺
J'ai aussi beaucoup aimé Isae, Cisi, Jorek et Teka.

Par rapport à la romance, je suis bien heureuse que Veronica Roth ait su prendre son temps pour bien la développer. OK, ça fait un peu cliché les deux ennemis qui finissent par tomber amoureux. Mais quand un cliché est bien fait, il peut se révéler très plaisant. Et dans le cas présent, j'ai adoré la relation mise en place entre Cyra et Akos. Il y a des moments entre eux, j'ai cru que j'allais fondre (et ça n'avait rien avoir avec la fièvre).
Bref. J'ai trouvé qu'ils se complétaient très bien, tous les deux.
[spoiler]Oh et, suis-je la seule amoureuse de Isae/Cisi?[/spoiler]

Pour finir, parce que je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, la fin m'a clairement donné envie d'avoir le second tome tout-de-suite. Attendre va être une torture. [spoiler]Si Cyra n'est pas une Noavek, qui est-elle? Le père de Ryzek donc, toujours vivant? Il est où? Qu'est-ce qu'il foutait pendant tout ce temps? Vont-ils réussir à sauver Eijeh?[/spoiler]

En conclusion, Carve the Mark est pour moi un coup de cœur. Je suis de ceux qui ont aimé Divergent mais Carve the Mark, c'est un tout autre level.
Je conseille donc vivement à ceux qui auraient entendu parler de la polémique de passer au-dessus et d'aller se faire leur propre avis. Selon moi, Carve the Mark vaut le détour.

«we rose, and became soldiers, so we would never be overcome again.»

par Sheo

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