Livres
523 580
Membres
541 334

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par mamour04 2020-10-08T19:26:34+02:00

- Ne me laisse pas tomber amoureuse toute seule, Swan.

Je l’embrasse. Mon cœur me trahissant à son tour

Afficher en entier
Extrait ajouté par Marlene2303 2020-09-14T13:46:32+02:00

Le monde tourne autour de nous sans que nous y prêtions la moindre attention, focalisés l’un sur l’autre. Oui, rien n’existe. Je m’en contrefiche. Il pourrait exploser, s’embraser, cela ne m’intéresserait même pas. J’ai l’impression de me noyer dans ses prunelles presque inconvenantes, irréelles, et j’adore ça. Perdre pied. Avoir conscience de tout mon corps. De mon cœur qui bat trop fort, de ma tête qui s’embrase comme de la douleur dans mon ventre. Ma mère m’a un jour dit : »Quand tu tombes amoureuse, ton monde prend une autre couleur ». Le mien devient bleu. Plein de bleu. De ce bleu confondant, tour à tour glacial et brutal, enflammé et dérangeant. Il est verni, coloré, peint de tous les bleus de Swan. Ma vie n’est pas en rose, elle est toute bleue. Et c’est soudain magnifique.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-09-12T22:45:24+02:00

Moi, tout ce que je remarque, c’est Swan qui me dévisage sans ciller, les bras croisés sur la poitrine, avec un petit air à mi-chemin de la condescendance et de la raillerie. J’ai envie de lui tirer la langue. Les autres se moquent peut-être de lui, pour ma part, je me demande toujours si ce n’est pas lui qui se fout de nous. Il affiche constamment un air distant et blasé, comme s’il connaissait déjà tout de la vie, qu’il en avait goûté l’amertume sans jamais en savourer la douceur, alors qu’on a dix-sept ans tous les deux. Il scrute les gens, sans marquer la moindre pudeur, en donnant l’impression d’ôter les couches de façade dont la plupart s’entourent. Si quelqu’un l’insulte, ça semble le laisser de glace. Il est muet, pourtant pas sourd. De toute façon, il sait parler, son père me l’a confié. Il ne le fait pas, voilà tout. J’ignore pour quelle raison. Il s’agit d’un secret de famille jalousement conservé.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-09-12T22:44:19+02:00

Le mariage… Elle, qui en avait une sainte horreur, comme si c’était une corde pour la pendre, venait de retourner sa veste d’un coup, m’imposant par la même occasion un rythme de vie auquel je n’étais pas accoutumée. J’ai changé d’école un millier de fois, au gré de nos pérégrinations. J’ai appris autrement que la plupart des étudiants, à travers les gens, les livres, les histoires, les civilisations. Je déteste être prisonnière ici, dans ce salon fleuri, avec ce nouveau père et ce nouveau frère, à devoir m’habituer à une vie normale.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-09-12T22:41:58+02:00

Je découvre alors sous mes yeux une immense peinture qui colonise tout le mur du préau. Des couleurs vives m’explosent à la figure dans un chaos qui paraît absolu, avant de réaliser qu’il s’agit sûrement là de son but. Le chaos. Elles scintillent tels des rubis sanglants, dans un désordre recherché, une sorte de guerre abstraite qui semble déchirer le monde. Au milieu, un arbre est planté. Il est là, dressé au milieu du massacre, avec cette forme presque humaine, ses branches tordues, pareilles à des griffes fragiles. Une silhouette y est suspendue, comme si elle avait été crucifiée sur l’arbre ou sacrifiée en l’honneur d’un dieu quelconque. Il se dégage de la peinture une aura apocalyptique, blessée. Elle est magnifique, mais dérangeante. Elle me flanque des frissons sur les bras, si bien que je ne peux me retenir de les serrer contre ma poitrine. De la douleur s’en échappe. Elle semble chercher à attraper celui qui passe près d’elle, comme elle a happé Swan en un instant. Je recule d’un pas, sans pouvoir m’en empêcher. Elle n’a rien de beau, en réalité. Elle transpire la souffrance.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-09-12T22:41:03+02:00

Après avoir pris soin d’informer la classe du mutisme de mon nouveau frangin avec beaucoup de diplomatie, Monsieur Armand reprend le fil de sa liste, cependant, les regards interrogateurs fondent en direction de mon voisin de table à l’instar d’une meute de loups repérant son dîner. Swan ne semble pas s’en soucier, il pianote sur un cahier ouvert du bout des doigts, selon une rythmique qui lui appartient. Il regarde le tableau. Personne d’autre. Dans ses yeux, le monde a l’air de fondre, de ne pas avoir de consistance.

Afficher en entier
Extrait ajouté par -Lory- 2020-09-12T13:02:02+02:00

— Je ne savais pas que c’était si dur d’accorder sa confiance à quelqu’un, avoué-je avant de mordiller ma lèvre inférieure.

Ben ricane. Le regard de Swan devient dangereusement sombre.

— Ouais, quand on aime, on se met à découvert, on s’expose. Ça fait partie du jeu. C’est aussi ce qui le rend plus intense, non ? me fait remarquer Ben.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode