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- Je te collerais bien une baffe, là tout de suite, mais j'ai une boule de quatre kilos dans les mains et j'ai peur que ça se solde par un meurtre. [Isis]

Jack ricane. Il se lève à son tout pour aller se servir un soda.

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- Oui. Je t'aime bien, tu sais. [Isis à Jack]

Je tends une main tremblante vers la sienne. Ses doigts sont longs, fins, doux. Et chauds. Je m'y agrippe comme à une corde de sécurité. À un radeau en pleine tempête. Ou à une échelle au fond d'un puits.

- Tu sens bon. J'adore te harceler. Et j'aime beaucoup ta mère. Tu es intelligent. Un peu con, mais intelligent quand même. Je me suis bien amusée à te faire la guerre. J'ai bien aimé quand tu m'as embrassée. Et notre rendez-vous. Et quand tu as dit que j'étais superbe, parce que c'était gentil. Donc même si on ne doit plus jamais de battre et même si tu le détestes pages que je dis que je t'aime bien, eh ben, tant pis, merci quand même, Jack. Merci beaucoup pour...

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase.

Jack se penche soudain vers moi et vient poser ses lèvres sur les miennes. Je roule sur le côté pour m'écarter, mais il me ramène contre lui. Je me retrouve la tête dans les coussins et les lèvres contre celles de Jack, qui recommence à m'embrasser...

... et elle m'embrasse aussi, cette fois. Elle n'est pas tétanisée. Et personne ne nous regarde. Elle en a envie. Sa langue cherche la mienne. Ses dents mordillent ma lèvre inférieure et tirent légèrement dessus jusqu'à ce que je pousse un cri rauque et que je réprime un halètement. Isis est curieuse et inexpérimentée, mais obstinée. C'est comme si elle cherchait à tout tester, embrasser, toucher...

... son cou a encore meilleur goût. Sa gorge est douce. Je sens sa pomme d'Adam monter et descendre tandis qu'il déglutit de nervosité (lui, nerveux ?). Je l'écarte et me mets à murmurer contre sa peau.

- Je sens ton pouls battre contre mes lèvres.

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Isis m'a regardé avec ses yeux de bras et m'a demandé pourquoi je sortais avec Kayla. Elle ne se doute de rien. Je n'en reviens pas. Même si c'est mieux comme ça.

Elle ne sait pas que voir Kayla sourire la fait sourire elle. Qu'une joie parfaite illumine son visage quand elle rit avec Kayla. Elle doit lui rappeler celle qu'elle était autrefois - une jeune fille naïve et innocente.

Mais lorsque Isis a incliné la tête et qu'elle a attendu ma réponse, elle a paru tout aussi ingénue que Kayla. Elle n'a jamais connu l'amour. Elle ne soupçonne rien des raisons pour lesquelles je pourrais sortir avec sa copine - pour la rendre heureuse, et elle par ricochet. Tant que Kayla pourra m'embrasser sur la joue et me parler de Vogue et de Nicki Minaj, Isis sera contente. Mais d'une manière sincère, libérée de toute douleur et de toute amertume. Isis est convaincue que personne ne l'appréciera jamais assez pour l'embrasser. Elle ne peut donc pas s'imaginer que quiconque fasse un effort pour la faire sourire. Il n'y avait aucune mièvrerie dans sa question. Elle n'a simplement aucune idée de ce que ça fait d'être aimée.

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Je referme la lettre en grimaçant. J’ai l’impression d’avoir commis un sacrilège en la lisant. Et je dois absolument redescendre et dégager de là. Le seul fait de tenir cette chose me colle une douleur au ventre.

Je sors mon téléphone. Si je prenais une photo, Avery pourrait parcourir la lettre sans que j’aie besoin de la voler. C’est la solution parfaite. Il faudrait juste la poser sur quelque chose de plat…

Je pivote sur moi-même, et percute un torse dur comme le marbre.

Des yeux bleu glacier m’envoient des éclairs, et le visage auquel ils appartiennent paraît sombre et en colère.

Je pousse un petit cri et esquisse un geste de défense.

— S’il te plaît, fais en sorte que mon cadavre soit identifiable !

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La sonnerie marque la fin du déjeuner. Des vagues d'élèves commencent à déferler de la cafétéria. Je complote de manière odieuse. Je continuerai de harceler Jack jusqu'à ce qu'il s'excuse auprès de Kayla. Au moins. Il n'est pas question de laisser faire ce connard qui se croit tout permis.

On m'attrape le poignet. Je pivote pour hurler sur mon assaillant, ou le repousser, quand je me retrouve plaquée contre une masse indistincte. Des hanches se pressent fermement contre mon ventre et une haute silhouette me fait de l'ombre. J'ai à peine le temps de remarquer l'éclat d'un regard bleu avant que ma tête bascule en arrière et que des lèvres se plaquent sur les miennes. Une langue étrangère parcourt ma bouche, puis se met à suivre le contour de les lèvres. Ce baiser provoque une vague de chaleur dans ma gorge, mes poumons, mon cœur, mon ventre, et même plus bas. J'ai l'impression d'être en feu. J'en suffoque presque. Ce baiser me cloue sur place. C'est mon premier. Mes genoux de dérobent sous moi. Je pousse une espèce de petit gémissement parfaitement débile. Quelle conne... Un vrai cliché. Il faut vraiment être bête pour laisser quelqu'un...

Quand soudain, je m'aperçois que ces yeux bleus appartiennent à Jack Hunter.

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— J’ai trouvé cette fille vraiment charmante. Sincèrement. Et ce que tu lui as dit, injuste et cruel.

— Je sais.

— Alors pourquoi tu as fait ça ?

— Parce que j’ai paniqué. Elle et moi… maman, nous avons une relation…

— Vous ne sortez pas ensemble, si ?

— Non ! Non…

Spoiler(cliquez pour révéler)
Je dois m’occuper de Sophia.

— Je sais, mais Jack, elle ne…, fait ma mère en s’avançant vers moi. J’adore Sophia, vraiment. Et je sais à quel point elle t’aime. Mais je crois que, quelque part, son amour pour toi t’empêche d’avancer…

— J’irai m’excuser auprès d’Isis.

Maman se tait à ces mots, et me sourit.

— Merci, mon chéri.

Elle s’approche et me tapote l’épaule.

— Ça me chagrinerait de te voir perdre une amie potentielle. Tu en as si peu.

— C’est parce que personne n’en valait la peine, je déclare avant de jeter un dernier coup d’œil par la fenêtre. Jusqu’à maintenant.

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— Je vais te tuer…, je menace entre mes dents serrées.

— Est-ce que c’est pour ça que tu me détestes ? Parce que tu crois que je suis comme lui ?

— La ferme !

La voix de Jack devient encore plus douce.

— Est-ce qu’il t’a forcée ?

Les propos de Sans-Nom me reviennent en tête.

Je t’aimerai peut-être, si tu te laisses faire…

— Jack ! lance Mme Hunter.

Les aboiements de Dark Vador se transforment en hurlements.

— Je te promets, si tu ne te tais pas tout de suite, je t’étrangle !

Je me mords la lèvre si fort pour me retenir de hurler qu’elle en saigne.

— Est-ce que c’est pour ça que tu hais tout le monde ? Parce qu’il t’a fait du mal ? Parce que tu lui faisais confiance et qu’il a tout cassé ?

— Jack Adam Hunter ! Tu vas te taire immédiatement !

Jack sourit d’un air goguenard.

— Voilà ce qui arrive quand on fait confiance à quelqu’un. Ça peut faire mal.

Je m’avance brusquement vers lui, mais pas assez vite parce que le claquement d’une gifle retentit déjà et que la tête de Jack pivote sur le côté alors que je n’ai rien fait. Un silence lourd de plusieurs tonnes tombe sur la cuisine. Dark Vador réprime un gémissement puis se fige. On n’entend plus que le sifflement de l’autocuiseur. Mme Hunter abaisse la main, le visage tordu de colère et de regret.

— Je t’interdis de t’adresser à Isis jusqu’à ce qu’elle soit partie, c’est bien compris ?

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- Ouais, eh ben, je ne vais plus jamais aimer personne, donc tout va bien...

- Tu es sûre de ça?

- Sûre de quoi ? fais-je surprise par sa question.

- Que tu ne tomberas plus jamais amoureuse ? Tu l'as dit avec une telle conviction. Comme si c'était gravé dans du marbre.

- Parce que c'est le cas ! je dis en souriant.

- Donc tu ne tomberas plus jamais amoureuse malgré les milliards de possibilités qui s'offriront à toi ?

- Exactement ! Ca fait trois ans, quatorze semaines et zéro jour que ça ne m'est pas arrivé. Et ça n'est pas près de se reproduire. Parce que j'ai retenu la leçon, crois-moi.

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C'est l'un des éléments du pacte que j'ai passé avec moi-même : perdre du poids, me teindre les cheveux, et porter des vêtements qui m'aillent vraiment. Devenir quelqu'un de meilleur.

Isis

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Il n'y a eu qu'une exception, à la fête. Peut-être sous l'effet de l'alcool, ou de la nuit. Ou alors, elle a simplement senti que c'était le moment. Mais c'est la seule et unique fois où elle a laissé entrevoir qui elle était vraiment derrière son personnage de nouvelle désinvolte avec un gros penchant pour les farces débiles. En fait Isis a un coeur tendre et na¨f par rapport à la cruauté de ce monde. Vu l'épaisseur de son bouclier, je pensais trouver du vide de l'autre côté, un coeur froid. Mais lorsqu'elle m'a remercié pour l'avoir embrassé, quand elle a confessé qu'elle avait renoncé à être embrassée un jour, je n'ai pas pu lever les yeux. Mon regard risquait de peser un peu trop fort sur ce moment fragile où elle n'attendait rien, totalement différente de la fille en apparence si sûre d'elle qui arpente les couloirs en déversant ses sarcasmes. Une fille qui s'estime si peu qu'elle est convaincue de ne pas mériter d'être embrassée.

Will Cavanaugh l'a détruite.

Elle était sans doute naïve et confiante, avant de le rencontrer. Mais il a débarqué, il lui a arraché ses pétales l'un après l'autre, et l'a contrainte à s'entourer d'épines pour survivre.

Sauf qu'il en raté un. Et depuis, Isis le protège comme une lionne.

J'ai entrevu ce trésor qu'elle fait mine d'ignorer, durant quelques secondes. Et aujourd'hui, je l'ai menacé.

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