Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de LucieGuillaume : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
Une mort qui en vaut la peine Une mort qui en vaut la peine
Donald Ray Pollock   
— La vie, c'est une culotte de misère : on trime comme des malades et qu'est-ce qu'on obtient en retour, hein ? Que dalle ! On crève de faim et le richard qui nous emploie se fout de notre gueule.

Non, non, non, ceci n'est pas tiré d'un discours syndicaliste juste avant de partir en grève, ceci est juste l'amer constat sur la vie que pourraient se faire les trois frères Jewett : Cane, l'aîné; Cob le second et un peu simplet sur les bords; et Chimney, le cadet, le plus teigneux.

Alors, quand papa casse sa pipe et qu'ils savent qu'ils n'arriveront jamais à défricher dans les temps le terrain que le richard du coin leur a demandé de faire, ils décident de changer de vie, de boulot, le tout sans passer par la case Pôle Emploi, bien entendu.

S'ils l'avaient fait, on leur aurait sans doute dit que « Braqueurs de banques en 1917 » n'était sans doute pas un métier d'avenir et qu'il fallait en tout cas une solide expérience. Mais s'ils les avaient écouté, on n'aurait pas eu droit à ce roman et épais.

Voilà ma came préférée : un putain d'excellent roman noir américain qui me fait le plaisir de me montrer plusieurs destinées, plusieurs vies, qui se croisent, qui s'entrecroisent, pour le meilleur ou… pour le pire.

Tous les personnages possèdent un pedigree certain, assez lourd, généralement, et on est souvent face à des bouseux qui n'ont jamais été plus loin que le bout de leur patelin ou face à d'autres qui se sentent plus élevés que le commun des bouseux.

L'écriture de Pollock est sans concession lorsqu'il nous parle des gens, du pays, de leur vie et il nous dresse un portrait brut du Nord de cette Amérique qui vient d'entrer dans le conflit de celle que l'on appelera – erronément – La der Des Der.

L'auteur a même réussi à me faire aimer ce trio de jeunes mecs qui se sont rêvés braqueurs de banque après avoir un peu trop lu l'unique roman des aventures du hors-la-loi Bloody Bill Bucket. Parfois, les lectures, ça n'a pas que du bon.

Certes, du trio, j'ai apprécié Cane, l'aîné, celui qui a le plus de plomb dans la cervelle, le littéraire, ce grand frère dévoué qui regarde à son second, Cob, le pas très futé, le simplet, le gourmand. Cob, je l'ai plus qu'adoré.

Chimney, par contre, c'est une tête brûlée, un mec qui veut en découdre avec tout le monde, baiser des femmes, braquer des banques, baiser, braquer, baiser… et qui à cause de son caractère belliqueux sera l'instrument de biens des ennuis.

Ce que j'aime, chez Pollock, c'est qu'un battement d'aile de papillon, ou le sifflement des balles de révolver, peuvent déclencher, 100 pages plus loin, un tsunami d'événements que tu n'aurais pas vu venir (ou pas oser voir venir).

À une époque où le dernier Tireur a rendu les armes, à une époque où la Frontière est révolue, à une époque où les Temps modernes font leur entrée avec la voiture, nos trois jeunes nous font revivre une épopée digne du far-west, digne d'un western de Sam Peckinpah qui se serait accoquiné avec Tarantino, nous donnant une longue chevauchée à travers les terres désolées de l'Alabama et de l'Ohio.

C'est du brutal, sans concession, sans lumières (enfin, presque sans), les personnages sont tous bien travaillés en peu de mot, la plupart sont des frappadingues, hauts en couleurs, maltraités par la vie, paranoïaques, alcoolos, ignares et j'en passe !

Un roman d'une force incroyable qui, comme un ouragan, a tout dévasté dans mon coeur, ne laissant que des ruines pour mon plus grand plaisir de lectrice. Une fois de plus, j'ai sondé des âmes aussi noires et aussi puantes (pour certaines) que le fond des latrines que Jasper inspecte.

Un roman qui se dévore d'un coup, le souffle court, tant il est bourré d'humour grinçant, de mots crus, de violence, le tout sur fond de misère humaine.

Un roman dont toutes les pièces s'emboitent à la fin, nous donnant un puzzle reconstitué et une vue d'ensemble sur tout le roman.

Un roman qui m'a pris aux tripes, qui m'a fait frissonner de peur pour certains personnages et que je quitte avec regret.
0.4 0.4
Mike A. Lancaster   
waou!! ça c'est du livre!!! j'ai franchement trop aimé!!! c'est génial!! ça se lit super facilement et c'est très captivant!! on a vraiment envie de savoir ce qui leur est arrivé!!!
jusqu'a l'esplication dans la grange on se sais pas ce qui se passe et à près on a du mal à y croire mais ça se tient!!
je suis pressée de lire la suite!!

par vivicky
Un bonheur insoutenable Un bonheur insoutenable
Ira Levin   
Whaou !
Un excellent roman de dystopsie du début à la fin ! Pour moi, il n'est pas loin d'égaler le fameux 1984.
Je n'ai tout simplement pas pu le lâcher ; je continuais à y penser lorsque je vaquais à une autre occupation....

Le personnage de Copeau est réellement travaillé, on le suit à partir de son enfance ainsi que dans les différentes phases de sa vie (traité ou non). C'est loin d'être le héros parfait (il s'abaisse parfois à des comportement choquants) mais, il est l'un des seuls à vraiment être humain.
Ici, ce n'est pas par la peur que les êtres humains sont réduits mais, par des traitements qui les rendent non violent et les empêchent de penser jusqu'à imaginer prendre une décision par eux-même.
Tout est sous contrôle : le sexe, la natalité, la mort, les activités professionnelles...
J'étais loin d'imaginer une telle fin, cela m'a surprise et comblée. [spoiler]Toutefois, comme Nadia, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur la suite des évènements mais, cela évite probablement un risque d'être déçu...[/spoiler]

En conclusion, je le recommande fortement !

par dadotiste
Raison et sentiments Raison et sentiments
Jane Austen   
je craignais d'être déçue après avoir lu orgueil et préjugés, mais mes appréhensions n'avaient pas lieu d'être. Un petit bijou où le romantisme est toujours de la partie.
Je n'ai qu'une seule déception : jane austen n'a pas laissé assez de romans derrière elle!!!

par ludivine
La Constellation du chien La Constellation du chien
Peter Heller   
J'ai eu du mal à m'y mette mais une fois bien rentré dans le livre, c'est un R E G A L
On suit avec intérêt les pérégrinations de nos deux compères ainsi que les errances de notre héros. La cruauté est assumé et cela génère une ambiance terrible, vraiment un bon livre de ce genre.
Persuasion Persuasion
Jane Austen   
Ce livre va vite rejoindre Orgueils et Préjugés et Raison et Sentiments sur le piédestal de mes livres préférés !
L'histoire d'amour change agréablement, on sent la tension entre les deux personnages bien qu'ils se parlent à peine, on sent tous leurs regrets, leur rancœur ...
Jane Austen utilise son humour pour faire ressortir Anne (l'humour d'Austen hein, pas d'Anne). Bref, des personnages agaçants mais drôles pour la plupart, et deux personnages principaux absolument géniaux.
Bon je m'autorise une parenthèse hystérique : WENTWOOOORTH !!
Ça y est j'ai fini !

par Cazolie
La Passe-miroir, Livre 4 : La Tempête des échos La Passe-miroir, Livre 4 : La Tempête des échos
Christelle Dabos   
Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants : Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ?
Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Au sommet de son art, Christelle Dabos signe le final éblouissant d’une saga devenue un phénomène et une référence de la littérature fantastique.
« L'intelligence psychologique, la finesse du trait, l'humour discret du regard : c'est tout le charme de ces épais volumes. » Télérama
Le Pouvoir Le Pouvoir
Naomi Alderman   
Ce livre a fait beaucoup de bruit avant sa sortie en français. Je comprend pourquoi aujourd'hui.
Le Pouvoir est un livre de science-fiction dystopique où les jeunes femmes développent un pouvoir, ce qui bouleverse le monde pour plusieurs raisons. Les chercheurs s'acharnent à trouver une raison logique, pour comprendre ce qui se passe. Plusieurs accidents se produisent à travers le monde, ce qui panique le reste de la population. Le roman débute ainsi. Celui-ci se décompose entre plusieurs points de vue, dont trois femmes et un personnage masculin (ce que j'ai trouvé très pertinent comme choix, on a ainsi une vue d'ensemble sur la situation).

Les personnages s'avèrent très diversifiés, approfondis et ainsi, humanisés. Ces personnages pourraient exister dans notre monde actuel. On s'attache à certains plus qu'à d'autres, selon notre feeling personnel. J'ai beaucoup aimé le personnage de Roxy ; qui m'a davantage touchée que les autres personnages par sa personnalité et son histoire. Ses chapitres m'intéressaient donc davantage. En ce qui concerne les autres personnages, ils m'ont plutôt laissée de marbre. En y réfléchissant, ce n'est pas tant les personnages qui m'ont marquée, mais les événements qui se déroulent tout au long de l'ouvrage et des rappels constants à notre monde actuel.

Grâce au personnage de la sénatrice, on peut mieux se rendre compte de l' « arrière plan » du point de vue politique, mais qui englobe les personnes qui ne sont pas concernées par le phénomène et qui en sont effrayées. Certains événements, qu'on apprend au fil de l'histoire, font écho à ce qui s'est déjà produit. Ce qui est intéressant et déconcertant à la fois : c'est vraiment un roman coup de poing, qui nous fait comprendre conscience que si les choses se passaient ainsi, il y aurait de grandes choses pour que la suite soit semblable.

De plus, les personnages vont voyager, ce qui va nous permettre de sortir de notre zone de confort, des pays que l'on connait à travers les romans. On va ainsi voyager aux côtés des personnages et voir tout un tas de choses. Etant donné que ce phénomène concerne uniquement les jeunes femmes (même s'il peut être transmis), on s'intéresse particulièrement à elles, par l'intermédiaire du personnage masculin journaliste. On nous rappelle leur situation dans différents pays du monde. Au-delà de ça, on remarque vite le reflet opposé entre notre monde et celui proposé dans Le Pouvoir : on reconnaît des phrases dites à l'adresse des jeunes filles, comme "Ne sortez pas trop tard le soir", "Ne soyez pas provocante". Dans Le Pouvoir, ces phrases-là visent les hommes. Le parallèle se fait progressivement, tout au long de l'histoire, sur plein de niveaux différents... et c'est passionnant.

Toutefois, on se doute que dans ce genre de contexte, cela peut vite dégénérer. Et cela va se produire à différents degrés. C'est très intéressant à lire. Je n'ai jamais été le genre de lectrice sensible aux détails d'horreur ; mais c'est important de le signaler. Il y a des passages vraiment prenants et qui pourraient être dérangeants pour certains. En ce qui me concerne, j'ai trouvé ce choix pertinent, on a ainsi la pleine mesure de ce dont sont capables les détenteurs de ce pouvoir. On est effarés par l'ampleur de leurs capacités et du phénomène de groupe, qui augmente les risques d' « accident ». L'autrice nous interpelle sur tout un tas de sujet : l'impact du phénomène de groupe, les manipulations politiques, la discrimination, et tellement d'autres choses. Si vous êtes intéressé, ne passez pas à côté.

C'est un livre à lire qui a le mérite de susciter la réflexion. Même après l'avoir terminé, j'ai continué à y penser, à réfléchir sur ce que j'ai lu. C'est ce que j'adore dans mes lectures et Naomi Alderman est parvenue à le faire. Grâce à son écriture simple et fluide, elle parvient à nous embarquer dans son histoire avec une facilité déconcertante, au point de nous en rendre captif jusqu'à la dernière page. Je ne peux que vous encourager à vous procurer cet ouvrage et à le lire.

par Eleanara
La Nuit des temps La Nuit des temps
René Barjavel   
Un livre fantastique ! Dès la première page, on se trouve entraîné dans l'histoire et on s'attache aux personnages. Une magnifique histoire d'amour, mais aussi de découverte et d'exploration. Le récit nous tient en haleine tout du long, et ne nous déçoit pas à la fin. Superbe !
L'Attrape-cœurs L'Attrape-cœurs
J. D. Salinger   
Un très bel ouvrage traitant de l'adolescence dans son état « brut », son fonctionnement et les sentiments qu'il en découle. Car, c'est certainement la compréhension de la vie et du monde qui entoure le narrateur et l'amène à être si déçu.
Le spontané Holden est très attachant. Il décrit (avec un langage argotique) l'absurdité de la société de perdition et ses valeurs perverties par le sexe et l'argent.
On passe du sarcasme méprisant du début à la bonne âme tourmentée au fil du texte. Mais, on ne lâche jamais la souffrance et l'humanité de cette adolescence. Le désenchantement de sortir de l'enfance pure.
Alors, ne serait-ce pas l'intelligence de l'adolescence qui refuse simplement cette adaptation à la société trouble ? Et finalement se jette dans le désespoir de cette noirceur, cet avenir d'adulte méprisable, perverti que tout être doit devenir.
Seules les âmes sensibles auraient une adolescence difficile ?
Cela amène de belles réflexions et en tant que parent, je trouve que le contenu de cet ouvrage est philosophiquement intéressant... Je comprends tout à fait qu'il soit qualifié comme tel !