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— Où est Sean, aujourd’hui ? demanda-t-elle.

Elle faisait allusion à Sean Donahue, le détective privé très sexy qui travaillait à l’étage supérieur, mon partenaire à l’agence. Nous étions également partenaires sur un autre plan. Il suffisait que je pense à lui pour me sentir toute chose.

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— Moi ? fit-elle avec un geste désinvolte, avant de s’installer dans une chauffeuse. Rien. Rien du tout.

— C’est faux, intervint Suzannah en chassant Dovie de son fauteuil. Tu es superbe.

Elle haussa les épaules d’un air innocent.

— J’ai fait un petit régime.

— Un régime ?

Ma mère était réfractaire aux régimes. Elle mettait un point d’honneur à manger ce qu’elle voulait et se moquait éperdument des calories et du cholestérol. À ses yeux, vivre pleinement consistait à toujours avoir un cheese-cake en réserve dans son réfrigérateur. Le mot « régime » était une insulte en soi.

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Je me trompais. Ce don était bien plus précieux que je ne me l’étais imaginé.

— Qu’est-ce que tu fais là ? demandai-je à Dovie.

Mon père aurait eu une nouvelle crise cardiaque s’il l’avait trouvée en train de farfouiller dans ses dossiers. Essayait-elle de former des couples ou cherchait-elle le grand amour pour elle-même ? Sa dernière relation avec un homme que je lui avais présenté n’avait duré que le temps de trois week-ends, fort agréables au demeurant. Comme tous les Valentine, Dovie était réfractaire à tout engagement sentimental. Cela dit, elle changerait peut-être d’avis si le prince charmant frappait à sa porte.

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Sur les marches du perron menant au bureau, le froid commença à s’insinuer en moi. La porte de Valentine Inc. était entrouverte. En jetant un coup d’œil prudent à l’intérieur, je découvris Dovie, ma grand-mère, installée au bureau de Suzannah, en train de parcourir les dossiers des clients. Dovie était une entremetteuse dans l’âme. N’étant qu’une pièce rapportée dans la famille, elle ne possédait pas le don de voir les auras, que les Valentine se transmettaient de génération en génération. D’après la légende, nous tenions ce talent de Cupidon en personne.

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Voilà qui résumait à merveille la situation. C’est alors que je me rendis compte qu’il venait de s’exprimer en rimes.

Le regard pétillant de joie, Suzannah comptait ses billets en marchant vers nous. C’était incroyable comme les gens pouvaient se laisser emporter par cette situation insolite. Valentine Inc. la rétribuait généreusement. Pas seulement parce qu’elle était une employée précieuse mais aussi parce qu’elle faisait presque partie de la famille, dont elle connaissait tous les secrets.

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Rouge de honte, je ressortis mes vingt dollars pour les offrir au sans-abri.

Il leva vers moi un regard bleu très pâle. D’abord méfiant, il tendit une main gantée. Il était coiffé d’un bonnet de laine et l’épaisse doudoune qui le protégeait du froid glacial lui donnait l’air d’un bibendum. Il arborait une barbe de trois jours et son visage était maculé de crasse.

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La semaine précédente, le butin non officiel se montait à deux mille dollars. À en juger par le trésor éparpillé dans le parc ce jour-là, il allait battre des records. Preston était journaliste au South Shore Beacon, un quotidien couvrant les quartiers sud de la ville. Elle avait pris l’habitude d’arpenter le parc alors qu’elle était censée rédiger des articles sur mes clients des « Amours perdues ». Elle brûlait d’envie de démasquer l’homme que les médias appelaient le cowboy solitaire et d’expliquer dans un article à sensation ce comportement altruiste mais des plus étranges.

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Elle se fraya un chemin dans la foule, jouant des coudes pour écarter quiconque se dresserait sur son passage. Rien n’arrêtait une journaliste sur la piste d’un bon scoop.

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Suzannah Ruggieri entra en trombe dans les locaux de Valentine Inc. La lourde porte en acajou claqua, faisant trembler ses panneaux de verre biseautés. Échevelée, les yeux écarquillés, les joues écarlates, la réceptionniste reprit son souffle avant de s’exclamer :

— Venez vite ! Le cowboy solitaire est de retour !

Sur ces mots, elle tourna les talons et ressortit sans demander son reste pour se précipiter hors du bâtiment, sur Beacon Street.

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Extrait ajouté par Matoline 2015-08-17T14:05:17+02:00

"- C'est trop tôt.

- Il n'y rien de mal à vous installer ensemble, Lucy, dit ma mère.

- Tu devrais lui poser la question, renchérit Preston.

J'aurais dû me douter qu'elle ne prendrait pas mon parti.

- Tu n'as rien d'autre à faire, toi ?

- Tu sais bien que non. Nous avons un rendez-vous dans quelques minutes. Et inutile de t'en prendre à moi parce que tu as du mal à t'engager.

- Je n'ai aucun problème avec l'engagement.

J'avais craqué pour Sean Donahue à la seconde où j'avais posé les yeux sur lui. Un vrai coup de foudre. J'étais fichue. Pour moi, il n'y aurait pas d'autre homme que lui. Même si, comme tous les couples, nous avions nos difficultés.

- Elle est en plein déni, railla ma mère.

- Ce n'est pas un problème d'engagement, c'est la malédiction de Cup...

Je m'interrompit avant d'en dire trop."

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