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Bibliothèque de Ludivine-38 : Mes envies

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La Fille d'avant La Fille d'avant
J.P. Delaney   
http://sweetie-universe.over-blog.com/2017/06/fiche-livre-la-fille-d-avant-jp-delaney.html

La fille d'avant met en parallèle deux femmes habitant une très étrange maison à deux périodes différentes. Cette maison est extrêmement intrigante et originale. Aussi, pour y vivre, faut-il accepter de se plier à tout un tas de règles plus étonnantes les unes que les autres. En effet, le One Folgate Street est une habitation révolutionnaire, tant par son aspect austère proche de la philosophie de Marie Kondo (groso modo, le rangement par le vide) que par sa richesse technologique. Edward Monkford prétend pouvoir créer une maison capable de s'adapter en permanence à ses occupants. Le problème est que la locataire précédente est morte dans ce logement, dans des circonstances étranges. Jane, la nouvelle occupante se lance dans une enquête pour découvrir les raisons de la mort d'Emma, la fille d'avant.

C'était une lecture agréable mais assez banale en fin de compte. Si l'histoire se lit vite, à la façon d'un page turner, elle manque tout de même de créativité et de profondeur. J'ai apprécié les éléments nouveaux sur la psychologie des différents personnages. Cependant, je trouve qu'ils sont amenés un peu trop facilement. Bien qu'on ne sache pas aisément qui est le coupable et surtout s'il y en a bien un, le roman manque de manipulation et de finesse. Les suspects s'enchaînent, tous plus ou moins sur un même pied d'égalité, sans qu'il y ait vraiment de manipulation. On n'est pas sûr, on n'est pas surpris, on n'est pas déçu, en fait, on est de simples spectateurs. C'était peut-être l'effet recherché mais j'avoue que cela m'a empêchée de développer des sentiments pour les différents protagonistes. Ni haine, ni amour, ni compassion. Ils m'ont laissée indifférente.

Qui plus est, les questionnements qui auraient pu pousser à la réflexion ont été balayés très rapidement. Le deuil, la mythomanie, le sado-masochisme, le narcissisme, le handicap, ... autant de thèmes qui sont vaguement survolés et trop peu exploités alors qu'ils auraient pu permettre de semer le trouble et le doute dans l'esprit du lecteur.

Conclusion : ♥♥♥ C'est un roman plutôt banal en fait, une lecture agréable et vite faite mais qui s'oublie rapidement. Le scénario manque peut-être de fantaisie et les aspects névrotiques des personnages ne sont pas assez exploités selon moi. Dommage !
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers
Benjamin Alire Sáenz   
http://wandering-world.skyrock.com/3177420197-ARISTOTLE-AND-DANTE-DISCOVER-THE-SECRETS-OF-THE-UNIVERSE.html

Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. Voici la liste des premiers mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce roman. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est une lecture hyper forte, hyper prenante, hyper bouleversante et hyper intense. Je vous assure qu'en refermant le roman, j'affichais un immense sourire, et j'étais empli d'une espèce de joie étrange. Depuis combien de temps un livre aussi bon et aussi rafraîchissant n'avait-il pas croisé ma route ? L'histoire de Dante et d'Aristotle est juste poignante au possible. Poignante, et inexorablement réaliste. En effet, ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE traite de sujets qui concerne chacun d'entre nous. Le passage d'un âge à l'autre, l'acceptation de soi, de l'idée que certaines choses nous échappent, et que l'univers, et tout ce qu'il comporte, est aussi compliqué qu'il est magnifique. Benjamin Alire Sáenz nous livre ici un récit inoubliable et d'une puissance rare, écrit avec une plume qui mêle finesse et dureté. Et j'ai adoré, fatalement. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un très très très beau coup de foudre ♥
Comme l'indique extrêmement bien le titre, ce roman est avant tout basé sur l'histoire d'Ari et de Dante qui cherchent à découvrir tous les secrets de l'univers. Sauf qu'ils vont très rapidement comprendre que l'univers, c'est eux. C'est nous. Ce n'est pas compliqué : dès les premiers chapitres, j'ai complètement craqué pour Aristotle. Ce jeune homme est tout simplement ADORABLE. Il est drôle, attachant, et il voit la vie de manière réaliste et hyper juste malgré ses 15 ans. Tout, absolument tout, à son sujet m'a plu et m'a fait vibrer. Ari est un de ces héros. Vous savez, ceux qui nous ressemblent inexplicablement. Qui sont comme nous. Qui sont nous. J'ai vraiment du mal à mettre des mots sur toutes les sensations qu'il a provoqué en moi. La moindre de ses pensées, le moindre de ses sentiments, la moindre de ses impressions, le moindre de ses doutes... Tout m'a pulvérisé. Je veux dire... Vraiment pulvérisé. VRAIMENT. Comment pourrais-je vous faire comprendre ce que j'ai éprouvé... Haaaaaaaaaaaaa !!! Je suis hyper frustré !!! Il faut que vous réalisiez qu'Ari est un personnage en or, totalement humain et juste ultra passionnant. Je viens de regarder le mur de citations dans ma chambre et je crois en avoir trouvé une parfaite pour lui : « Les rencontres sont comme le vent : certaines vous effleurent juste la peau, d'autres vous renversent. ». Voilà, c'est ça. Aristotle m'a renversé. Aristotle m'a purement et simplement renversé.
Très rapidement dans l'histoire, Dante intervient. Et, là, je crois que même les mots ne vont pas suffire pour vous expliquer ce que j'ai pensé de sa relation à la fois hyper ambigüe et hyper claire avec Ari. J'ai envie de jurer, là tout de suite. D'écrire des "putain" et des "merde" à répétition. J'ai envie de crier. De hurler dans le désert. De courir au beau milieu d'une tempête. De me souvenir de la pluie. Parce que, merde, que l'amitié entre Ari et Dante est éblouissante. C'est le genre de lien que vous ne créez qu'une seule et unique fois dans votre vie. Et encore, si seulement vous êtes assez chanceux pour rencontrer la bonne personne. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE nous offre une amitié perdue entre confiance et loyauté, entre sentiments amoureux et remises en question, entre le soleil et les nuages, entre la répulsion et l'attirance, entre ce que les héros veulent être et ce qu'ils se laissent être. Putain, c'est magnifique. Excusez-moi pour les gros mots, mais je veux que vous compreniez à quel point ce roman est fort et captivant. Il y a quelque chose entre Ari et Dante d'admirable et de splendide. D'exaltant et de déchirant. De fascinant et de dévastateur. De créateur et de chaotique. Très souvent, la plume de l'auteur et sa manière de construire ses protagonistes m'a fait penser à l'écriture de John Green. Si vous avez aimé NOS ÉTOILES CONTRAIRES, vous allez adorer ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE. C'est promis. Ari et Dante sont merveilleux, réels, émouvants et touchants ♥
Si ce récit est aussi bouleversant, c'est également grâce à l'écriture poétique et parfaite de Benjamin Alire Sáenz. Ici, pas question de tourner autour du pot. La plume de l'auteur est vive et va droit au but. On ne s'encombre pas avec des mots inutiles et des phrases sans consistance, loin de là. Vous pouvez comprendre ce que j'essaie de vous dire grâce au dialogue entre Dante et Ari à la fin de ma chronique. Benjamin Alire Sáenz a une manière de retranscrire les échanges entre les garçons qui m'a totalement conquis. Tout serait tellement plus simple dans la vie si nous pouvions tous parler comme il écrit. Vous voyez ce que je veux dire ? On dit ce qu'on pense, point. On ne s'embête pas à prendre des détours, on exprime ce qu'on ressent. Purée ♥ J'ai complètement craqué pour la plume de cet auteur.
Autre point essentiel du roman : les messages qu'il possède. Benjamin Alire Sáenz, grâce à son écriture et à ses personnages, nous donne de grandes et magistrales gifles sur des thèmes qui sont plus que d'actualité. Entre l'homosexualité, le racisme, l'acception de l'autre ou encore la compréhension du monde qui nous entoure, l'auteur nous fait vivre de véritables montagnes russes émotionnelles. Je suis passé par toute une foultitude de sentiments : la haine, le chagrin, la peine, le bonheur, la joie, le plaisir, la rage et la détresse. Car ce qui arrive à Dante et Ari arrive à des millions de personnes. Je vous assure que j'ai été révulsé devant certains évènements qui sont pourtant bien réels. L'homosexualité étant un thème qui fait du bruit (et pour rien, en plus... Depuis quand devons-nous justifier nos choix en amour ?), je pense que ce récit devrait être lu par absolument tout le monde, histoire de faire ouvrir les yeux à un maximum de personnes. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE m'a dévasté de par ses magnifiques leçons de vie et de compréhension, mais également grâce au fait que je me suis reconnu dans énormément de messages. En effet, ce roman aborde aussi des sujets tels que le passage à l'âge adulte, les premières responsabilités, la découverte de soi et de nos ambitions. J'ai 18 ans, et comment vous dire... Je suis actuellement en train de découvrir tout ça moi aussi. Ce livre est arrivé entre mes mains au meilleur moment possible.
Jusqu'à la fin de l'histoire, j'ai été fasciné par le comportement d'Ari envers Dante, et inversement. Si leurs personnalités sont diamétralement opposées, leur relation est pourtant unique et renversante. La conclusion du livre est parfaite. Vraiment. Je m'en doutais un peu, mais ce n'est pas grave, car c'est ce que je voulais voir. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant aimer un happy ending. La boucle est bouclée. J'ai été subjugué par ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE de la première à la dernière page. J'ai également adoré les parents de Dante et d'Ari à la fin du livre. Seigneur, qu'ils nous transmettent de merveilleuses choses eux aussi *.* Vous l'aurez compris, cet ouvrage n'est que pure perfection d'un bout à l'autre de notre lecture.
ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est donc un véritable coup de foudre. Pas un coup de cœur, puisque je m'interdis presque d'en avoir un depuis ma lecture d'UNDONE de Cat Clarke, mais une véritable lecture coup de poing. Ari et Dante m'ont fait rêver. Il m'ont fait rêver et ils m'ont fait grandir. Ils m'ont inspiré, ils m'ont touché, et ils m'ont irrémédiablement marqué. Leur relation est magique. Il n'y a aucun mot pour la décrire. Aucun mot assez fort. Assez puissant. Grâce à sa plume, Benjamin Alire Sáenz nous livre d'importants messages et nous fait traverser de profonds instants de mélancolie et de pur bonheur. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un roman que je vous recommande plus que chaudement, et dont je conserverai un souvenir ultra lumineux. Putain, quelle lecture ♥

par Jordan
Sweet Sixteen Sweet Sixteen
Annelise Heurtier   
Un très beau livre, j'étais transporté en 1957, dans ce lycée, et tout au long de la lecture, je n'ai pu m'empêcher d'admirer le courage de ces 9 étudiants noirs, mais je me suis aussi demander, en tant que blanche, comment j'aurais réagis à l'idée de masse. Dans ce livre on y apprend le courage, mais aussi l'humilité.

par Lily-Ann
Chroniques des vampires, Tome 1 : Entretien avec un vampire Chroniques des vampires, Tome 1 : Entretien avec un vampire
Anne Rice   
un livre à dévorer tout cru!! le premier que j'ai lu sur les vampires! je le conseille vivement.

par Bella57
Tueurs en série: 41 portraits de serial killers Tueurs en série: 41 portraits de serial killers
Emily Tibbatts   
Difficile de le "ranger" celui-là! je l'ai mit tout de même dans ma liste de bronze, parce qu'il a su me tenir jusqu'au bout. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre, le sujet est trop fort, trop dur! mais il m'a marqué ... même plus que ça, choqué, alerté, horrifié, ému... Attention! ce n'est pas une lecture de détente, mais je dirais plus "instructive". Parce que oui, on en apprend sur la nature humaine, sur le contexte de l'époque, sur le "pourquoi" certains de ces monstres ont réussi à sévir pendant de longues années. On y retrouve également des personnes courageuses qui n'ont pas lâché l'affaire, des rescapés et les victimes ne sont pas oubliées. Bref, moi qui ne sait pas regarder un film d'horreur, j'ai réussit à le lire, ça n'a pas été sans mal pour certains portraits [spoiler]Albert Fish m'a traumatisé!! et les autres monstres qui s'en prenaient aux enfants, mais quelle horreur!! [/spoiler]. Un réel coup de pied dans mon train train quotidien!! L'humain est tellement complexe, ces portraits en sont une mesure.
Je ne peux m'empêcher de rajouter : "Mais quelle horreur!!!! comment c'est possible!!!!? c'est quoi ces tordus!? "
Cependant , je le recommande. Pourquoi ignorer le pire de l'être humain? Je m'en vais tout de même prendre une bouffée d'amour chez mére Teresa ou Gandhi ...
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
Only ever yours Only ever yours
Louise O'Neill   
Lu en anglais (apparemment inexistant en français), j'ai été déçue, il est long, la fin un peu décevante (je trouve).
Mais l'idée est super et la reflexion qu'il amène aussi !
Ecarlate Ecarlate
Hillary Jordan   
L’Etat (des religieux extrémistes), a remplacé l’emprisonnement de certains criminels par l’injection d’un virus qui les colore intégralement ! Selon la gravité des faits reprochés, les hors la loi sont remis en liberté surveillée, après avoir été teints en rouge, bleu, vert ou jaune.

Ainsi, chaque faux pas stigmatise le temps de la peine : de quelques mois à de nombreuses années.

Les personnes portent leurs péchés sur elle.

Dans la première partie du livre, on découvre l’héroïne Hannah, condamnée pour des actes jugés contre nature (une relation adultère, une grossesse non désirée, un avortement….) « accroche » avec son originalité, à partir de la fuite de l’héroïne cela devient plus classique, mais malgré des longueurs dans le récit, le personnage d’Hannah est attachant, tantôt fragile, en colère, faillible, loyale, amoureuse et insoumise.

Après avoir subi les dégâts physiques et psychologiques Hannah se rend compte à quel point c’est inhumain et dégradant quel que soit le crime commis, à quel point la ségrégation détruit les vies des « chromés » et les rend à la merci des gens « libres et normaux », qui peuvent en faire ce qu’ils veulent : les chasser, les violer, les tuer.

Les dérives des fanatiques religieux sont largement dénoncées.

L’auteur s’est clairement inspirée de la lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne pour écrire ce roman : l’histoire d’Hester Prynne, au 17ème siècle, condamnée à porter sur la poitrine la lettre A, d’une couleur écarlate durant sa vie entière, pour avoir commis l’adultère avec un homme d’église, une fille naîtra de leur union, un livre majeur de la littérature classique sur l’amour, l’oppression de la société et la révolte d’une femme emprise de liberté.

Alors forcément le roman d’Hillary JORDAN souffre un peu de la comparaison.

Plusieurs thèmes sont abordés, notamment, la question du droit à l’avortement, le poids de la religion dans la société et sa confusion avec les règles de droit, le fanatisme religieux…
La Part de l'autre La Part de l'autre
Éric-Emmanuel Schmitt   
Ce livre ammène une question que l'on ne s'est pas assez posé : Et si Hitler avait été différent ? Si la vie l'avait rendu différent ?

L'auteur nous emmène dans un récit incroyable, car si les deux Hitler sont identiques au départ, ils s'éloignent, il se séparent. Le constraste devient à la fin total. Ils n'ont plus qu'en commun que le nom.

Ce qui est incroyable, c'est l'imagination et l'appui historique de l'auteur qui a su nous inventer un 20ème siècle sans le Hitler que nous connaissons.

On peut trouver dérangeant de ressentir les sentiments d'Hitler à toutes les périodes de sa vie. Puisque l'auteur décrit à merveille les sentiments. Le roman en lui même est assez choc. Les scènes de guerre sont parfois d'une violence presque intolérables. beaucoup d'allusions sexuelles aussi.

Chapeau très bas à l'auteur, avec un roman qui fait réffléchir.


par Altanais
Captive Captive
Margaret Atwood   
J'ai d'abord regardé la série sur Netflix avant de lire le roman...Haaaannn!! Qu'ai-je fais???? Eh bien, pour ma part, je pense que j'ai bien fait...En effet, lors de ma lecture, j'avais ainsi la voix de Grace Marks qui résonnait dans ma tête (comme celle de Mary Whitney résonne dans celle de Grace Marks?? Brrrr!!!) et je trouvais ma lecture bien plus vivante!
Allez, on y va pour le jeu de mots pourri? Ouais allez! Ben Captive, c'est captivant! Je sais je sais, très recherché mdr! Mais bon, fallait la faire de toute façon! ;-)

Bon, revenons à notre roman... comme dis plus haut, j'ai d'abord visionné la série, et je dois dire qu'elle est vraiment très bien faite. Du début à la fin, le doute concernant la culpabilité ou la santé mentale de Grace Marks reste entier...tout est fait pour que l'on se forge notre propre opinion, même si là encore, on reste bien indécis...
C'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongé dans le roman, avec dans l'idée que j'y trouverai sans doute plus d'informations ou d'anecdotes qui me permettraient de déterminer avec plus de certitude le cas Grace Marks...

Eh bien, effectivement, on apprend certaines choses en plus, mais là encore, cela nous plonge encore plus dans l'incertitude...Grace Marks ayant vraiment la faculté de vous tenir en haleine avec l'histoire de sa vie, sans pour autant en dévoiler trop...c'est juste suffisant pour que vous ayez envie de continuer à suivre ses confessions...et lorsque vous vous dites, bof, ça ça m'intéresse pas plus que ça, hop, elle raconte quelque chose de plus important, en général c'est quelque chose de plus dramatique, sa vie étant vraiment un enchaînement d'épreuves et d'infortune...
Bref, on se retrouve presque à la place du docteur Simon Jordan, scrutant activement chaque mot, chaque tournure de phrase afin de résoudre l'énigme Grace Marks.
Mais, tout du long et jusqu'à la fin, on doute, une fois on la croit coupable, le chapitre suivant on la pense innocente, et le chapitre suivant on hésite...
Malgré le fait que j'ai mis plusieurs jours pour le finir, le fait est que je voulais savoir qui était Grace Marks...innocente, coupable, manipulatrice ou manipulé? Rester sans savoir était impossible, il fallait que je finisse ce roman...

Et, on arrive à la fin, qui, comme dis, nous laisse sur notre faim, MAIS, tout en étant une fin heureuse, eh ouais...ça fait drôle hein?
Donc l'auteure souhaitait nous laisser entièrement le choix concernant la culpabilité de Grace Marks, chacun pouvant s'imaginer la jeune femme innocente ou alors dangereusement coupable...
Très bon!!