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Bibliothèque de Ludo-1 : Liste de diamant

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Brève histoire de sept meurtres Brève histoire de sept meurtres
Marlon James   
« Le diable et moi, on se serre la main. Le diable a son rôle à jouer. Et c’est un ami, parce que c’est quand on le connaît pas qu’il peut t’anéantir. Je lui dis frère, t’es comme Robin des Bois. Mais il me répond j’ai jamais volé personne de toute ma vie. Frère, Robin des Bois non plus, que je lui dis. »

Extrait de : Marlon, James. Brève histoire de sept meurtres.

par Ludo-1
Le livre de la Jamaïque Le livre de la Jamaïque
Russell Banks   
Un voyage trés agréable (historique, géographique et mystique) parmi le peuple Jamaïcain, où Banks se fait ethnologue et historien.
Comment peut-on être happé par l'histoire ? En s'intéressant à ce qui nous entoure. En essayant de comprendre ceux qui nous entourent : d'abord l'esclavagisme, le colonialisme, puis le rastafarisme.
Mais, malgré l'ouverture d'esprit, les rêves d'unification sont parfois voués à l'échec. Car au delà de l'utopie, il reste le pouvoir de la politique, de l'asservissement colonial des populations, et la difficulté d'intégration de l'étranger.
Sous le règne de Bone Sous le règne de Bone
Russell Banks   
Russell Banks pose en filigrane la question suivante : comment des jeunes comme Chappie peuvent-ils garder le goût de vivre et échapper au naufrage d'une société gangrenée par l'argent et la drogue ?
J'ai adoré cet ouvrage, plongé dans le road trip de Bone, au début antipathique puis devenant très vite attachant avec sa franchise décapante, ses rencontres tordues avec les motards, puis mystique avec I-Man et ses potes jamaïcains
Ce livre touchant dresse, à travers cet ado, un portrait du côté sombre de la société américaine, une vraie découverte sur l'enfance abandonnée dans ces grandes villes.

Quelques critiques estiment que ce roman se situe dans la lignée d'autres romans qui traitent des rebellions propres à l'adolescence comme "L'Attrape-cœurs" de J.D.Salinger ou "Les Aventures de Huckleberry Finn" de Mark Twain.
Le livre contient des descriptions explicites d'utilisation de drogue et d'abus sexuel, qui en raison de l'âge du narrateur, ont contribué à susciter une polémique lors de la publication aux États-Unis.
La Jamaïque, les raisons d'un naufrage La Jamaïque, les raisons d'un naufrage
Fred Célimène    Romain Cruse   

Au sein dune Caraïbe qui s'épanouit existe une Jamaïque qui vit au rythme des violences, de la pauvreté, des trafics, de la corruption.

Comment en est-on arrivé à ce stade ?
Quels sont les facteurs qui expliquent un présent si incertain ? Faut-il blâmer une terre qui serait ingrate ? Ou bien faut-il explorer un faisceau de raisons historiques, sociales, économiques et politiques ?

Ainsi, en quoi la fondation même du pays, liée au génocide et à l'esclavage, ou encore la perpétuation dune économie de plantation ont-elles phagocyté l'avenir de tout un peuple ?

Quels sont les paradoxes et contradictions dune société qui a trop souvent fait les frais de la décision de ses dirigeants ?

Retour sur l'évolution, toujours-déjà chaotique, d'un pays pourtant infiniment riche.

Pour qui ne connaît pas la Jamaïque contemporaine, mais aussi celle du passé, l'ouvrage de F. Célimène et R. Cruse se révèle être la synthèse parfaite pour approcher ce pays frappé par la pauvreté, les désastres climatiques ou encore la criminalité.

Alliant précision dans le propos et limpidité dans la démonstration, cet essai offre ainsi une prise de contact saisissante avec toute une île, avec le quotidien de ses habitants, avec ses lignes de fracture et ses défis.

par LIBRIO64
Get up ! Stand up ! Get up ! Stand up !
Perry Henzell   
Un pays des Caraïbes, qui fait fortement penser à la Jamaïque. D’un côté, une caste privilégiée qui tient le gouvernement, l’armée, les médias, la justice et toutes les richesses locales, une élite corrompue, qui oscille entre volonté d’indépendance et soumission aux riches investisseurs étrangers. De l’autre, le ghetto, les gangs, le trafic de ganja, une misère de plus en plus noire. Un mélange explosif qu’une seule étincelle suffirait à faire exploser. Et si celle-ci venait de Zack Clay, une star du reggae de retour au pays après un triomphe international ? Lui seul a en effet le pouvoir de rassembler les gangs et la rue pour venir à bout de l’oppression, des injustices et des inégalités. Mais entre un message prophétique de paix et le passage à la lutte armée, le fossé est grand. Zack devra ainsi faire un choix dont pourrait dépendre le sort de l’île tout entière.

Mêlant musique et politique, Perry Henzell nous offre un portrait sans concession d’une société dévorée par les inégalités et la corruption. On reconnaîtra à travers la figure de Zack l’ombre de Bob Marley.

par x-Key
Le premier rasta Le premier rasta
Hélène Lee   
Qui sont les Rastas ? Comment une poignée de Jamaïcains illettrés, à peine sortis de l'esclavage, a-t-elle eu dans les années vingt la révélation de la divinité d'Hailé Sélassié, et fondé le mouvement mystique le plus populaire du XXe siècle ? C'est l'étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers Rastas. Un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. Au retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, Leonard Howell, alias le Gong, ressort inébranlé de cette épreuve. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui devient la première entreprise industrielle de production de marijuana. Mais, dès la fin des années cinquante, la communauté est contrainte de s'éparpiller, disséminant l'enseignement rasta dans tous les ghettos de l'île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader, " Tuff Gong ", et son message. Le reggae est prêt à exploser. Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee donne une vision inédite d'un mouvement aux racines complexes. L'itinéraire exceptionnel d'un homme grâce auquel un peuple d'esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

par Bouddhid
Guérilleros Guérilleros
Vidiadhar Surajprasad Naipaul   
Une île des Antilles à l'allure déglinguée à la suite de tensions post-coloniales. Elle tient beaucoup de la Jamaïque par ses exploitations de bauxite. Sans doute aussi un peu de Trinidad, la terre natale de Vidiadhar Surajprasad Naipaul. Le nouveau pouvoir noir est fragile. La domination néo-colonialiste, comme disait le discours tiers-mondiste, est représentée par l'industrie de la bauxite, exploitée par une société étatsunienne, Naipaul-Guerrillas.pngtandis que l'US Navy croise au large. Les gens du pays vivent dans la misère au son du reggae repris par les radios locales. Des opposants du nouveau régime ont déjà été réprimés. Une nouvelle flambée de violence surgira au cours du roman.

• Passons aux personnages. À côté de Jimmy, le noir métissé d'un père chinois, chef d'une communauté agricole en voie d'abandon et inspirateur d'un groupe révolutionnaire, les deux autres personnages principaux sont Roche et Jane. Roche vient de publier un livre sur sa lutte contre l'apartheid ; il a dû quitter l'Afrique du sud et a rencontré Jane chez son éditeur londonien. Dès que le couple s'est installé aux Antilles, Roche et Jane s'écartent l'un de l'autre. Ce sera fatal pour Jane qui ne réalise pas à quel point Jimmy reste un criminel qu'elle ne devrait pas fréquenter. Roche a été recruté par une compagnie locale jadis fondée par un Prussien esclavagiste, et qui semble compter sur lui pour tenter d'étouffer le foyer révolutionnaire qu'est la coopérative de Jimmy.

La courbe de l'action est habilement tracée : d'abord une longue et lente montée du climat de violence — une violence plus suggérée que détaillée. Le "sous-développement" de l'île est peint par petites touches, par l'eau coupée jusqu'au soir, et par ce que voient les personnages à l'occasion de leurs déplacements : véhicules abandonnés, rouillés, incendie de dépôts d'ordures, bâtiments en ruines, mendicité… À ce tableau conventionnel s'ajoute l'ambiance caraïbe du reggae et des cérémonies du vaudou sur la plage. Sans oublier un fréquent sentiment d'incertitude et de malaise.

• Roman intéressant par sa date — 1975 — en un temps où l'opinion libérale et progressiste ne voyait pas le naufrage que le Tiers-Monde allait vivre jusqu'à la fin du siècle. Mais le lecteur d'aujourd'hui restera sur sa faim, peu convaincu des raisons d'agir des personnages principaux. Les enjeux politiques eux-mêmes restent vagues — ce qui peut surprendre un lecteur occasionnel de Naipaul. On doit se souvenir que cet auteur n'aime pas faire étalage de considérations idéologiques dans ses fictions ; c'est par le comportement des personnages que les enjeux devraient monter à la surface.

Bien que secondaire, le thème de l'avion ajoute au suspense. De leur résidence sur les hauteurs de la ville, Roche et Jane — Jane surtout — peuvent observer l'aéroport et les carlingues brillantes des avions au soleil. L'avion pour venir. L'avion pour repartir. Cette astuce de l'écrivain donne bien le sentiment d'une présence étrangère, provisoire, irrégulière même. Le passeport de Jane n'avait même pas été visé à son arrivée !


par Ludo-1
Babylon on a thin Wire Babylon on a thin Wire
Michael Thomas    Adrian Boot   
Prouver que l'on peut courir plus vite ou sauter plus haut ou baiser plus longtemps ou fumer plus de drogue ou débattre d'un point de détail quelconque avec plus de machiavélisme et de crânerie qu'autrui, rester de marbre en toutes circonstances et ne jamais montrer la moindre faille, au point de pouvoir arrêter la circulation par la seule autorité qui émane de sa personne et tuer les mouches par la férocité et l'intensité de son regard – être la plus cool et la plus dangereuse et la plus raffinée des petites frappes sur Beeston Street – telle est l'épreuve de force quotidienne des rude boys. On appelle ça la pression.
Des flingues, de l'herbe, des gangsters, la CIA, des intrigues politiques, des morts, des rastas mystiques, le tout sous les tropiques et sur fond, bien sûr, de musique reggae. Dans les années 1970, la Jamaïque, c'est l'ennui et, surtout, la peur. Bob Marley lui-même n'échappe pas à cette réalité. Quand on lui demande comment un rasta issu des bidonvilles ose s'afficher au volant d'une BMW, il ne se démonte pas : "BMW, c'est une caisse conçue pour moi, c'est l'abréviation de Bob Marley and the Wailers." Les Jamaïcains découvrent dans le mouvement rasta une échappatoire dans une société schizophrène, l'île connaissant un fort taux de chômage. Dread locks et kilos de ganja ne représentent que les pendants de l'angoisse sourde qui envahit de part en part la Jamaïque. Les rastas ont coutume de dire "Babylon on a thin wire", tant le pays est au bord de l'implosion. Dans le même temps, c'est là que s'enracinent le reggae, le ska et les sound systems. On apprend beaucoup sur la musique, sur l'industrie du disque, sur les conflits post-coloniaux et jusqu'aux expressions locales, des plus savoureuses.
Traduit de l'anglais par Vincent Tarrière.
Édition bilingue et illustrée disponible chez Patate Records.

par Bouddhid
La fille de Kingston La fille de Kingston
Nicole Couderc   
La Jamaïque est la troisième des Grandes Antilles, au sud de Cuba et à l'ouest d'Haïti. C'est un état membre du Commonwealth, indépendant depuis 1962. C'est aussi le premier producteur de bauxite, le champion du monde de cricket, le lieu du reggae avec son festival : le Sunsplash de Montego Bay. Mais aujourd'hui Bob Marley est mort. Et comme il disait : " d'un côté Dieu a créé la terre, le soleil, l'eau et les mangues, de l'autre le Diable a créé ce ridicule petit bout de papier, l'argent, pour contrôler le monde et le contrôler sottement. " Et c'est dans ce monde écartelé que commence notre histoire...

par Ludo-1
Voyager Voyager
Russell Banks   
« Une nuit, à la Jamaïque, je me trouvais à Port Antonio, assis à la fenêtre d’une chambre d’hôte donnant sur la baie argentée par le clair de lune, et j’écoutais les palmiers cliqueter dans la brise nocturne. À quatre-vingts kilomètres de là, dans un village de campagne du nom d’Anchovy, de l’autre côté de l’île, Christine et nos trois enfants dormaient dans la maison que nous avions louée. J’examinais, disséminés sur la pente de la colline couverte de jungle, les points lumineux qui montaient depuis la baie en dansant le long de la montagne volcanique qui se découpait contre le ciel derrière moi. Je me demandais vaguement si ces points lumineux n’étaient pas des lucioles, lorsque j’ai tout d’un coup saisi que c’étaient des maisons, espèce d’abruti, des maisons où de vraies gens mènent de vraies vies – des centaines de minuscules cabanes d’une seule pièce, en parpaings et torchis surmontés de tôle ondulée, éclairées par des bougies et des lampes à pétrole qui fument, où des hommes, des femmes et des enfants étaient plongés dans une réalité totalement différente de la mienne et dans un monde tout aussi subjectif que le mien mais infiniment plus difficile et exténuant[…] »

par Ludo-1
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