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Bibliothèque de Lunarsenic : Je suis en train de lire

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Le Lit d'Aliénor Le Lit d'Aliénor
Mireille Calmel   
Aliénor d’Aquitaine, née en 1122, a été rein deux fois, d’abord femme de Louis VII à la cour de France, puis de Henri de Plantagenêt à la cour d’Angleterre. Elle enfanta 2 filles avec Louis et 3 rois avec Henri, dont Richard Cœur de Lion.
Ce livre retrace la partie de la vie d’Aliénor aux côtés de Louis VII, soit 15 années nous emmenant dans les méandre du 12ème siècle, de la cour de France, de ses intrigues, alliances, allégeances, mais aussi au-delà puisque nous partons aussi aux côté d’Aliénor dans la croisade dans laquelle elle accompagne Louis, de Constantinople  l’Asie mineure.

Le roman reprend toutes les grandes lignes de cette période qui associa Aliénor à Louis VII, et nous permet de découvrir (ou redécouvrir) ce pan de l’histoire de France autour de personnages qui en ont fait la légende : Aliénor, Louis, l’abbé Suger, le troubadour Jaufré Rugel notamment. Mais ce livre est aussi romancé, et, pour donner vie à l’histoire, peut être en combler les vides, lui donner une touche romanesque, l’auteure introduit le personnage de Loanna de Grimwald, narratrice la plupart du temps, aux côtés d’Aliénor. Elle serait la dernière descendante de la lignée de Merlin et des fées d’Avalon,  à une époque où les anciennes croyances, si elles persistent encore en certaines contrées, ont été délaissées et sont pourchassées au profit d’un Dieu unique. Placée auprès d’Aliénor, elle serait celle qui manipule sa vie pour écrire le destin de l’Angleterre en l’amenant à devenir par la suite reine aux côtés d’Henri plantagenêt.

On découvre au fil des pages une époque dépeinte dans ses rites et croyances, dans son verbe (bien que je doute que les personnages parlent vraiment comment avant). On rencontre Aliénor, reine en avance sur son temps qui soutient troubadours, poète et tout ce qui est arts, jeune fille passionnée, caractérielle et volage ; mais aussi jeune femme qui s’immisce dans la vie politique.On s’attache aussi à Louis, roi qui souhaitait devenir moine propulsé à cette place par la mort de son frère, celui qui aurait du régner. On fait aussi connaissance de Jaufré Rudel, troubadour chantant l’amour courtois et sans espoir, et dont certains de ses textes ont été retrouvés.

Force est de dire que l’on s’attache aux personnages, qu’ils nous émeuvent ou nous agacent. Le style romancé permet une certaine facilité de lecture, même si parfois les amours à la cour prennent trop le pas dans l’histoire et que l’on en oublie un peu la trame historique.

J’en suis sortie avec des doutes sur ce qui fait partie de l’histoire et ce qui a été ajouté et, après avoir épluché quelques articles sur la question, il s’avère que l’histoire est retracée dans nombre de ses dimensions et événements, du coup j’ai comme appris un bout d’histoire en me détendant car, sauf quelques moments plus longuets, j’ai apprécié ce livre de détente qui m’a emmenée bien loin de notre époque, entre monde médiéval, cour de France, et magie merlinienne.

par chrysta
Love Letters to the Dead Love Letters to the Dead
Ava Dellaira   
LOVE LETTERS TO THE DEAD est un récit magnifique et époustouflant. Je ressors de ma lecture conquis et bouleversé comme rarement j’ai pu l’être en terminant un roman. Avant d’entamer cette histoire, j’avais un peu peur d’être déçu et perturbé par le fait qu’elle soit exclusivement composée de lettres. Sauf que, à ma (très) grande surprise, ce système de narration m’a envoûté au plus haut point. Je me suis attaché aux personnages d’une manière indescriptible. J’ai été renversé, pulvérisé et déchiré par chaque mot et chaque message de l’auteure et j’ai été happé par l’ambiance enivrante et hyper hypnotique du roman. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à attribuer un note au livre. Habituellement, les critères sont pratiquement les mêmes. Mais, là, tout est différent. Il n’y a pas vraiment d’action, pas vraiment de rebondissements, pas vraiment d’énormes surprises qui nous coupent le souffle. Pourtant, ça ne m’a empêché d’adorer cette histoire. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que la plume d’Ava Dellaira m’a profondément, profondément touché. Genre, vraiment. L’auteure possède ce genre d’écritures, vous savez, celui qui vous donne envie d’écrire un livre et de laisser s’échapper les mots qui implosent en vous. Grâce à LOVE LETTERS TO THE DEAD, je me suis souvenu qu’un livre, ce n’était pas seulement un concentré d’action ou de retournements de situation. J'avais oublié à quel point les mots pouvaient être coupants, profonds ou libérateurs. LOVE LETTERS TO THE DEAD m’a permis de m’en rappeler. Et, rien que pour ça, ce roman mérite toute mon admiration.

SUITE : http://wandering-world.skyrock.com/3219030027-LOVE-LETTERS-TO-THE-DEAD.html

par Jordan
Simetierre Simetierre
Stephen King   
Wouah ! Terrifiant à souhait. Quand je l'ai lu, j'avais devant les yeux ces images de morts revenus au pays des vivants, les yeux pleins de terre et auréolés d'une odeur de pourriture. Excellent livre !!

par toukine
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
Salutem vel tenebris Salutem vel tenebris
Philippe Hetzel   
Chercher à connaître la nature du liquide miraculeusement inaltéré que contient une fiole de l’époque romaine découverte dans une crypte oubliée… Provoquer les forces du mal qui projettent de s’en emparer… S’engager contre elles dans un combat qu’ils sont, à priori, sûrs de perdre… Accorder leur confiance à ceux qu’ils pensent être dans leurs rangs, et se méfier de leurs amis… Autant de choses que Chloë et Éric n’auraient sûrement jamais dû faire. Mais avaient-ils d’autres alternatives ? Avaient-ils le droit d’ignorer le mystère et de poursuivre tranquillement leur vie d’étudiant ? Était-il préférable de cacher à leurs semblables l’incroyable imposture, et cette terrible vérité qui semblait ne vouloir se révéler qu’à eux, ou était-il nécessaire de mettre l’humanité au pied du mur, et de la contraindre à effectuer ce choix terrible et définitif : SALUTEM VEL TENEBRIS… LE SALUT OU LES TÉNÈBRES…
La Fille de la peur La Fille de la peur
Alex Berg   
Des gouttes de pluie perlaient derrière le hublot pendant que l’avion d’Air France roulait sur la piste pour gagner le terminal. Le rideau de pluie était si dense que les terminaux et les avions stationnés disparaissaient derrière. Les doigts de Marion Sanders se serrèrent sur son sac posé sur ses genoux. Le vol depuis Hambourg n’avait duré qu’une heure et quinze minutes et elle avait l’impression qu’elle venait de dire au revoir à Paul. Elle sentait encore la pression de ses doigts sur son bras, son dernier contact à travers l’étoffe de son manteau.
Paul avait insisté pour la conduire à l’aéroport mais ils n’avaient
pas échangé un mot pendant le trajet. Ils avaient désappris à par
ler des choses ordinaires, désappris à respecter ces nuances souvent trop fugitives pour être exprimées et qui sont pourtant l’essence d’une relation entre deux personnes. Les non-dits s’élevaient entre eux comme un mur et les séparaient l’un de l’autre.
Une trace d’insécurité était restée – il fallait s’y attendre après
tant d’années –, et jusqu’à présent Marion s’était demandé si elle avait pris la bonne décision, si elle était effectivement prête à en
subir les conséquences.
Quand en passant le contrôle de sécurité elle avait tiré sa carte
d’embarquement de son sac, elle s’était retournée pour chercher le regard de Paul. Il était toujours là où ils s’étaient dit au revoir et il répondit à son petit signe en inclinant légèrement la tête. Puis un groupe de jeunes voyageurs l’avait caché à sa vue. Quelques secondes plus tard, la place où avait été Paul était vide.

source : Actes Sud