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Sio entra dans le monte-charge, referma la grille d’un geste las. Je sursautai lorsque ses yeux croisèrent les miens. Il m’avait vue. Son regard triste me serra le coeur.

À ma grande stupéfaction, Sio rouvrit la grille, sortit et se dirigea vers moi. Lentement, pas tel un fauve en pleine partie de chasse, mais prudemment, comme un homme redoutant d’être mal accueilli.

Collée à mon mur, tendue, je ne bougeai pas. Son attitude était si surprenante, presque attendrissante même que j’en aurais de toute façon été incapable. Restant néanmoins sur mes gardes, j’attendis de savoir ce qu’il me voulait.

Il s’arrêta si près de moi qu’il me touchait presque.

— Sláine, murmura-t-il, plongeant son regard d’obsidienne dans le mien.

— Ça n’a pas l’air d’aller ? soufflai-je, troublée par la chaleur irradiant de son corps, son odeur qui m’enveloppait.

— Non, ça ne va pas. Je me sens mal.

— Tu te sens mal ? m’étonnai-je impuissante à concevoir qu’une telle chose soit possible. Tu es rongé par le remords peut-être ? ironisai-je.

— En quelque sorte, oui.

— Ah bon ? Vous êtes capable de ça aussi ? fis-je, déconcertée.

Je perçus son effort pour ne pas me remettre à ma place, sa contrariété se dévoilant sous la forme d’un infime battement de cils.

— Nous pouvons beaucoup de choses, y compris de reconnaître nos torts, articula-t-il un peu sèchement avant de me servir ce qu’il devait penser être des excuses : J’ai pété un câble, mais jamais je n’ai voulu en arriver là.

— Il n’en reste pas moins que tu m’as manipulée sans tenir compte une seconde de ce que je pouvais ressentir.

— Toi non plus. Tu m’as rejeté à cause de ce que je suis.

— Et toi, à cause de ce que je ne suis pas.

Une lueur de jubilation s’alluma dans ses yeux. Le dépit que j’éprouvais à l’idée que ce n’était pas moi qu’il voulait, mais son amie, avait été trop présent dans mon ton pour que ma jalousie lui échappe.

— Tu te trompes. J’espérais la retrouver, savoir où elle était, mais c’est toi que je veux.

— Ben voyons ! répliquai-je sarcastique, car extrêmement peu convaincue. Tu me veux, mais tu t’es tapé Léa et tu as embauché une dominatrice en guise de serveuse. Tu me prends vraiment pour une imbéc…

— Merde Sláine, arrête ça ! me coupa-t-il. Que dois-je faire pour que tu comprennes que je crève de jalousie dès qu’un homme te mate et que j’ai tellement envie de toi que je serais capable de te sauter, là, contre le mur, tout de suite et devant tout le monde ? gronda-t-il en pressant son bassin contre moi.

Sio ne mentait pas sur un point au moins, il avait bien envie de quelque chose.

— Faut-il que je te demande pardon à genoux ? murmura-t-il en rapprochant encore son visage du mien.

Ah oui, tiens ! Bonne idée !

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Extrait ajouté par laetitia90 2017-09-08T08:04:03+02:00

"Chez nous". J'adorais cette expression! Elle avait le don de me faire frissonner de bonheur,

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Extrait ajouté par Marine974 2015-12-06T20:07:47+01:00

"Voan était un être beau, grand et puissant, mais lui, ce qu'il était au delà des apparences, semblait doux, habité par une tendresse qui me bouleversa.

j'aurai même était jusqu'à dire qu'il y avait en lui une certaine pudeur particulièrement touchante."

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