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Commentaires de livres faits par Lyanaa

Extraits de livres par Lyanaa

Commentaires de livres appréciés par Lyanaa

Extraits de livres appréciés par Lyanaa

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Une forme a traversé le chemin devant nous, si vivement que le cheval pourtant flegmatique de Shadid s’est cabré en hennissant. Dans sa langue natale, il a demandé : « Qu’est-ce que c’était ? » J’ai compris parce que j’en avais appris quelques mots quand j’étais gosse.
Je n’avais pu entrevoir qu’une silhouette : une espèce de loup monstrueux gris monté par une sorte de louveteau difforme cramponné à son dos. Le tout avait disparu avant que mon oeil puisse suivre.
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La femme lui a fait signe. Jamais le rêve n’avait été si clair. Et jamais à ce point synonyme de succès. Il s’est avancé vers elle, lui a pris la main, et elle l’a entraîné sur un sentier bordé d’arbres, frais et verdoyant. De fins rais de soleil perçaient le feuillage. Des arabesques de poussière dorée flottaient dans la lumière. Elle s’est mise à parler, mais il n’a pu comprendre ses paroles. Il s’en moquait. Il était heureux.
L’or est devenu argent. L’argent a pris la forme d’une grande lame émoussée tailladant un ciel nocturne, éclipsant les étoiles les plus pâles. La Comète est descendue, descendue… Un immense visage féminin s’est déployé devant lui. Qui hurlait. Hurlait avec colère. Mais lui ne pouvait entendre…
La Comète s’est estompée. Une pleine lune s’est levée dans le ciel constellé de diamants. Une très grande ombre a masqué les étoiles, obscurci la Voie lactée. Une tête, s’est dit Bomanz. Une tête de ténèbres. Celle d’un loup qui mordait la lune… L’instant d’après, elle avait disparu. Il retrouvait la femme, tous les deux déambulaient sur ce sentier forestier, foulaient les taches de soleil. Elle lui promettait quelque chose…
Il s’est réveillé.
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date : 30-11-2018
- Là d’où je viens, les paysans disent qu’il faut tuer les loups-garous avec de l’argent.
- Des conneries. On les tue comme on tue autre chose. Seulement, faut aller plus vite et taper plus fort, parce qu’on n’a droit qu’à un coup.
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date : 06-11-2018
Evan se préparait à partir quand son attention fut attirée par une gravure encadrée, près de la porte. Il s’approcha pour mieux l’étudier. Elle représentait une femme portant un arc et un carquois plein de flèches ; à ses pieds, des loups la considéraient, non pas d’un air menaçant, mais avec une sorte de loyauté. On voyait une forêt à l’arrière-plan et, au-dessus de l’épaule gauche de la femme, l’ovale pale de la lune. Sous la gravure était apposée une plaque de cuivre : Offert à la bibliothèque municipale Wallace Parkins par le Dr Kathryn Drago.
Evan observa le visage de la chasseresse : paisible, il reflétait une grande force intérieure. Il relut le texte de la plaque. Le Dr Kathryn Drago ? Ce nom ne lui disait rien, mais la gravure dont elle avait fait don à la bibliothèque exerçait sur lui une étrange fascination.
- Cela date du XVIIe siècle, dit Anne qui l’avait rejoint. Si l’art vous intéresse, nous avons une très bonne sélection…
- C’est censé représenter qui ? demanda Evan.
- La déesse grecque Artémis, dit la jeune femme.
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Geralt eut un léger mouvement d’humeur. Codringher aurait bien fait mine de n’avoir rien remarqué, mais cela lui fut impossible, car son chat, lui, l’avait remarqué. Il écarquilla tout grands ses yeux et émit un sifflement quasi silencieux en découvrant ses petites canines blanches.
- N’agace pas mon chat, dit l’avocat en caressant l’animal pour le calmer. C’est le mot « collègue » qui t’a ému ? C’est pourtant la vérité. Moi aussi, je suis un sorceleur. Moi aussi, je libère les gens des monstres et des soucis qui les accablent. Et moi aussi, je fais ça pour de l’argent.
- À quelques différences près, marmonna Geralt, toujours sous le regard désagréable du grippeminaud.
- En effet, acquiesça Codringher. Toi, tu es un sorceleur anachronique, et moi un sorceleur moderne qui suit l’air du temps. Voilà pourquoi tu te retrouveras bientôt au chômage, tandis que moi j’irai en prospérant. Les stryges, les wyverns, les endriagues et les loups-garous disparaîtront bientôt. Mais des salopards, il y en aura toujours.
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Des silhouettes indistinctes. Inquiétantes. Des scènes étranges. Funestes. Des paroles et des sons incompréhensibles qui faisaient naître l’effroi. De ce flot tourbillonnant une image, brusquement, émergeait, nette et précise : Ciri. Différente de la Ciri de Kaer Morhen dont se souvenait Geralt. Sur sa monture lancée au galop, ses cheveux couleur de cendre, en liberté, étaient plus longs, comme à Brokilone, la première fois qu’il l’avait vue. Quand elle était passée près de lui, il avait voulu crier, mais il avait été incapable d’émettre le moindre son. Il avait voulu courir derrière elle, mais il avait eu l’impression d’être pris jusqu’à la moitié des cuisses dans du goudron brûlant. Et Ciri galopait toujours plus loin dans la nuit comme si elle ne le voyait pas, parmi les saules et les aulnes disgracieux qu’on aurait dits vivants et qui agitaient leurs branches.
Et le sorceleur vit qu’elle était suivie. Un cheval moreau galopait à sa suite, à toute allure, et sur le cheval se tenait un cavalier en armure noire, portant un heaume orné des ailes d’un rapace. Le sorceleur était incapable de bouger, de crier. Il ne pouvait que regarder le chevalier ailé rattraper Ciri, la saisir par les cheveux, la faire tomber de selle et continuer à galoper en la traînant derrière lui. Il ne pouvait que regarder son visage bleuir de douleur et voir ses lèvres se crisper en un cri muet. Il était incapable de supporter son cauchemar. « Réveille-toi ! », s’ordonna-t-il à lui-même. « Réveille-toi ! Réveille-toi sur-le-champ ! »
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La bête était massive, presque deux fois grosse comme un destrier de guerre de chevalier. La tête du cheval était anormalement grande. Il avait une robe tachée, et chaque parcelle de son corps était couverte de marques de coups et de cicatrices. Il avait les oreilles rabattues contre le crâne, et les yeux noirs comme le charbon. Lorsqu’il ouvrit la bouche, je découvris qu’on lui avait taillé les dents en pointes. Il émit un son plus proche du grondement que de quoi que ce soit que j’aie pu entendre venant d’un cheval.
Patriana fit signe à Ugh de m’amener vers elle. Il me lâcha à quelques pas de la cage, mais je me mis à tomber et il me rattrapa précipitamment par le col pour que je ne livre pas ma tête aux crocs de la créature. Les yeux de l’animal lancèrent des éclairs de fureur quand il se vit privé d’une proie.
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- Bonsoir.
Une femme était assise sur un banc, parmi les ombres. Aline hurla et je tirai ma rapière en un éclair tandis que le cheval bondissait en avant, prêt à la frapper de ses sabots.
La femme ne prit pas la fuite, elle se leva lentement et posa la main sur le museau de l’animal, comme si la bête infernale ne lui faisait aucunement peur.
- Dan’ha neta vath fallatu, dit-elle. Je ne suis pas de ton troupeau, Mère, mais je ne suis pas ton ennemie.
- Qui êtes-vous ? demandai-je, l’épée toujours pointée vers elle.
Elle était très belle, vêtue d’une robe blanche qui la couvrait entièrement, d’une étoffe diaphane qui brillait sous la lune. Elle avait le visage partiellement caché par une sorte de capuche du même tissu, et ses cheveux noirs s’échappaient autour d’un visage lisse et doux, avec un sourire tendre.
Nul homme ne pouvait oublier pareil visage, mais je reconnus sa voix.
- Vous êtes bien réelle, dis-je. Vous êtes venue me parler dans ma cellule. Vous étiez au bal donné par le duc.
Je raffermis ma prise sur mon arme.
- Qui êtes-vous ? Qui servez-vous ?
- Je suis l’amie des heures sombres, dit-elle. La brise contre le soleil brûlant. L’eau, offerte librement, et le vin, partagé avec amour. Je suis le repos après la bataille, le soin sur une plaie. Je suis l’amie des heures sombres, répéta-t-elle, et je suis ici pour toi, Falcio val Mond.
- Une soeur, murmurai-je. Une soeur de la Lumière Clémente.
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date : 31-10-2018
Melke soupira et ôta le verrou de la réserve. La pièce sentait le jambon fumé, le fromage bien fait et les fines herbes. La faim lui tirailla l’estomac. Elle regarda les ingrédients sur les étagères, fouilla dans les sacs, et élabora son menu. Encore des pommes de terre, avec du jambon et… il y avait un bouquet de romarin mais pas de ciboulette. Y en avait-il dans le jardin ?
Endal bondit sur ses pattes et s’ébroua de nouveau lorsqu’ils sortirent. Il avait l’air d’un chiot. Il voulait gambader et jouer.
- Tiens, dit-elle en s’approchant à pas douloureux de la pile de bois. Va chercher.
Elle jeta un bâton et observa la parabole qu’il décrivit avant de retomber au sol. Un nuage de poussière s’éleva.
- Va, l’encouragea-t-elle en lui désignant le point de chute. C’est pour toi.
L’humeur joueuse d’Endal s’était envolée. Il restait immobile et rigide, l’observant au travers de ses étroits yeux de loup. Sa fourrure noire luisait au soleil. Son poil n’était pas hérissé, ses babines pas retroussées, mais il était tout près de le faire. Melke put presque l’entendre grogner.
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date : 31-10-2018
Melke s’assit à même le sol, collante de sueur et de poussière. Elle plongea sa tête dans ses mains.
Endal pesa soudain chaleureusement contre son épaule. Elle redressa brutalement la tête. Ses yeux étaient au niveau de ceux du molosse, pâles comme ceux d’un loup ; elle eut le souffle coupé par la peur. Puis il s’allongea, remuant la poussière, et s’étendit, le dos contre sa jambe.
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date : 31-10-2018
Endal s’allongea avec raideur sur le plancher. Melke le regarda. Les iris du chien étaient pâles comme la glace. Des yeux de loup. Mais il ne grogna pas, ne dévoila pas ses crocs terrifiants.
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date : 31-10-2018
Lorsque Melke se réveilla, un carré lumineux de soleil lui chauffait la poitrine. Elle ouvrit des yeux ensommeillés pour découvrir un mur nu et une petite cheminée vide. La conscience lui revint douloureusement. Il y avait trop de choses à se rappeler, trop de fragments de mémoire à réorganiser. Voler et courir. La peur. Le molosse noir. L’eau froide de la rivière dans sa bouche et la chanson du collier qui lui picotait la peau. La chaude odeur étouffante des salamandres. Hantje.
- Qu’est-ce que j’ai fait ?
Elle s’assit trop rapidement. Ses muscles hurlèrent silencieusement. Elle prit une longue inspiration sifflante et entendit un grondement profond en retour. Le chien se trouvait au pied du lit, plus noir encore dans la lumière qu’il ne l’était la nuit précédente.
Melke inspira une nouvelle fois et l’observa. Il était de la taille d’un loup, plus grand même ; ses yeux pâles étaient féroces et ses crocs menaçants. Elle n’osait pas bouger, ni même cligner les yeux. De longues secondes s’écoulèrent, des minutes entières. Le carré de soleil se déplaça sur le matelas. Sa vessie était pleine et la faim lui tordait l’estomac. La soif causait une douleur aiguë dans sa gorge. L’eau qu’elle avait avalée dans la carriole la veille n’avait pas suffi.
- Froussarde.
- Bonjour, Endal, murmura-t-elle.
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date : 31-10-2018
Un chien émit un aboiement rauque derrière elle. Elle se crispa de terreur, pivota rapidement sur les genoux. La peur étouffa son souffle comme son cri. La bête se tenait sur la poussière rouge, aussi grande qu’elle. Plus grande. Énorme.
Les larmes avaient déserté ses yeux. Son coeur battait à tout rompre. Elle découvrit des oreilles pointées, des poils de cou dressés, noirs et raides, et de pâles yeux de loup.
Melke tendit la main vers son couteau. Le molosse retroussa les babines, dévoilant des crocs acérés. Il fit un pas raide dans sa direction.
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date : 31-10-2018
Melke était tapie sur l’arbre mourant. La soif lui déchirait la gorge. Le soleil cognait si dur que ses cheveux semblaient sur le point de s’embraser. La sueur lui picotait les pommettes. Curieusement, le collier qu’elle avait dérobé demeurait froid, et son contact sur sa peau lui rappelait celui de gouttes d’eau glacées. Elle relâcha la branche et s’essuya le visage de ses doigts gourds ; l’animal en dessous d’elle gronda.
Ce bruit fit se hérisser tous les poils de son corps. Elle frissonna en dépit de la chaleur. Comment avait-il su qu’elle, un spectre, avait bougé ? Aucune créature vivante ne pouvait la voir ; pourtant, à chacun de ses mouvements, le molosse retroussait les babines et un grognement naissait du fond de sa poitrine. Son pelage noir se dressait le long de son échine, ses crocs blancs et acérés se faisaient menaçants.
Melke se saisit de nouveau de la branche et inspira faiblement. Va-t’en, pensa-t-elle. Tu ne peux pas me voir, je ne suis pas là. Le chien se remit à gronder. Ses pâles yeux de loup étaient rivés sur elle.
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date : 31-10-2018
L’air de la nuit rafraîchissait son visage moite de sueur.
Endal trottait devant lui sur le chemin pentu et inégal, telle une sombre silhouette de loup dans la lumière de la lune.
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date : 31-10-2018
Une humidité froide contre sa joue la fit glapir et hurler de terreur.
- Endal !
Le molosse battait violemment la queue. Il lui lécha le menton. Le coeur de Melke s’emballa. Elle jeta un regard derrière elle mais ne vit que de l’herbe sèche et l’horizon désert.
Elle était partagée entre un profond soulagement et une énorme déception. Son coeur ralentit quelque peu.
- Viens ici.
Elle ouvrit les bras et laissa Endal grimper sur ses genoux, lourd et chaud. Elle le prit dans ses bras et le serra fortement avant de plonger la tête dans son épaisse fourrure. Les touffes d’herbe bruissaient doucement dans la brise tandis que les vagues murmuraient sur le sable. Endal respirait fortement. Le coeur du chien battait plus vite que le sien.
- Tu vas me manquer, Endal.
Le molosse pantelait joyeusement, pesant sur ses genoux de manière inconfortable. Son jarret s’enfonçait douloureusement dans sa cuisse. Melke respira son odeur de chien et frotta sa joue contre la rugosité douce de sa fourrure. Elle ne voulait pas cesser de l’étreindre. Elle soupira et le fit gentiment descendre de ses genoux.
- Viens, Endal. Allons nous tremper les pieds avant de rentrer.
Le chien bondit devant elle tandis qu’elle avançait avec difficulté dans les dunes de sable. La queue du chien flottait dans le vent. Il ressemblait à un loup, avec son long museau, ses oreilles dressées et ses yeux pâles. Elle prit conscience qu’ils étaient blancs comme la lune. Une créature merveilleuse dans son pelage noir, aussi merveilleuse que son maître. Et, comme son maître, il lui arrivait de grogner, de montrer les dents et de prendre un air sauvage. Et, comme son maître, il avait grand coeur.
Endal courait le long de la plage. Melke suivait lentement. Elle abandonna ses chaussons au-dessus de la ligne de brindilles, de feuilles et d’algues qui délimitait la marée haute. Les minuscules grains de sable étaient froids sous la plante de ses pieds. Elle avait le goût du sel sur les lèvres et l’odeur dans le nez, pure et fraîche.
Endal se précipita dans la mer en aboyant, pourchassa une vague lorsqu’elle reflua. Il se fit plus timide lorsqu’une nouvelle vague siffla en remontant la plage. Melke sourit à la vue du chien s’empressant de retourner sur le sable.
- Tu n’aimes pas être mouillé ? demanda-t-elle à Endal venu à son côté. (Elle lui tira gentiment l’oreille, douce comme du velours.) La mer ne te fera pas de mal. Plus maintenant. La malédiction est levée.
Les yeux blancs comme la lune la fixèrent. Il lui lécha la main.
- Tu es une belle bête, lui dit-elle en caressant son oreille noire.
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date : 31-10-2018
Lune, guide-moi, souffla-t-elle sans un bruit. Ne me laisse pas succomber à moi-même. Ne me laisse pas devenir ce que je ne souhaite pas être.
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date : 31-10-2018
- Il m’a appelée Asta, qu’est-ce que cela signifie ?
- Asta ? Cela veut dire Fille de la Lune.
Liana retira sa main du visage de Hantje.
- C’est un compliment.
- La lune ?
La voix de la fille était sérieuse.
- De là où nous venons, nous ne craignons pas la lune. Pour vous, elle est mauvaise ; pour nous, elle est… bonne, douce et pure.
- Pure ?
- Oui. (Melke hocha la tête. Elle pouvait presque sentir l’air frais nocturne chargé de fumée de cheminée, le tissage grossier de sa cape de laine, presque entendre la douce voix de maman lorsqu’elle lui désignait la lune.) Elle guide les innocents et protège leur âme. Et elle leur pardonne.
Tels étaient les mots de maman, lorsqu’elles se tenaient sur la colline qui dominait leur maison.
Liana reposa gentiment le bout des doigts sur la joue de Hantje.
- Vraiment ?
Melke opina du chef.
- Votre perception de la lune est très différente de la nôtre.
- Oui.
- Je préfère la vôtre.
- Moi aussi. (Melke suivit le regard de la fille. Hantje dormait paisiblement.) Il t’a appelée Asta parce que tes cheveux sont de la couleur de la lune. C’est signe de beauté pour notre peuple.
- De beauté ?
Liana rougit. Elle regarda timidement en l’air.
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date : 31-10-2018
Un courant d’air joua avec les rideaux tirés et les flammes vacillèrent. Les motifs d’ombre et de lumière dansèrent sur les murs. Les cheveux de Liana brillèrent, blancs comme la lune.
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date : 31-10-2018
Le soleil illuminait les cheveux de la fille. Leur blancheur était presque aveuglante. Lunaire. À la maison, Liana aurait été appelée Asta. Fille de la Lune.
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date : 31-10-2018
La lune déclinait, n’était plus qu’un épais croissant difforme. Opalescent. Diabolique. Pas un nuage ne l’obscurcissait. Bastian frissonna et remonta le col de sa chemise sur son cou. Cet horrible spectre voyageait bien avec la lumière de la lune pour guider ses pas. L’heure de la lune. L’heure du spectre. L’heure des ombres sournoises, des spectres, des bandits, de tous ceux dont l’âme est obscurcie.
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C’était la pleine lune. Khensa et Seti s’étaient absentés, mais reparurent bientôt le visage paré d’un masque de craie blanche. Je pris un air intrigué.
- Pour honorer nos dieux, expliqua Khensa avant de sourire à pleines dents. Et emplir de crainte le coeur de nos ennemis.
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Le jour s’étire, la nuit est brune, seul un enfant peut atteindre la lune.
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Retrouver sa voie dans la Désolation n’est jamais chose aisée. Faute de bon navigateur, il est possible d’avancer pendant trois jours dans la même direction et de se retrouver à son point de départ. Une autre bonne raison pour ne pas envoyer Tnota au casse-pipe au fond de la gorge. Les seules constantes dans la Désolation sont les trois lunes : la rouge, la dorée et la bleue. Sans doute trop lointaines pour se laisser corrompre par la magie venimeuse exsudant de la terre.
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Tnota braqua de nouveau l’oculaire en verre vers le ciel couleur vieil hématome. Des ors sales, quelques pointes de vert, des violets déchiquetés et des sangs rouille hideux s’y mêlaient en une palette évoquant fluides organiques et vaisseaux éclatés. Il compta sur ses doigts, traça une ligne invisible d’une lune à la suivante. Les fissures étaient immobiles dans le ciel, ses nuages à peine traversés d’un murmure.
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Ce n’est pas parce que la meute de loups redoute vos frondes qu’il faut cesser de charrier des pierres.
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